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Lien entre stérilité-cancer et vêtements, hygiène de vie, produits chimiques
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16 Pertinence |
Il y a 20 ans |
ourfarewell |
La nudité, rapport au corps |
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Le risque de stérilité masculine, de cancer et de dégénérescence familiale est favorisé par une désorganisation et une perturbation du métabolisme humain, dûes à ces raisons:
a) une alimentation inadaptée, pauvre, des aliments trop raffinés/transformés: pas assez de fibres (fruits et légumes, pruneaux) et trop de graisses saturées ; manque de vitamines, d'A.G.E. (acides gras essentiels: huile de noix, de colza, poissons pêchés au large), de sélénium (levure de bière, foie, céréales complètes, oignons, ail, brocoli, choux, poissons), de zinc (betterave, tomate, chou, laitue, pêche, épinard), de vitamine C (chou rouge, cresson, kiwi, poivron, plantes et végétaux frais), E (pain complet, farines complètes, laitue, huiles extraites à froid, oeuf), de certaines vitamines B en raison d'une carence en produits non-raffinés (germe du blé, levure de boulanger, riz complet et soja sans pesticides sauf pour les intolérants), oubli du sucre complet, céréales mortes recouvertes artificiellement de vitamines (paquets de céréales à pesticides), enfin un excès en viande (proportionnement au reste) mais surtout en laitages: laits, fromages ne devraient être consommés qu'en quantité restreinte et peuvent même être abandonnés car trop acides (les algues fournissent bien plus de calcium, la figue presque autant).
b) le port (trop fréquent) de vêtements serrés : ceinture, slip, string, matières synthétiques (y compris le nylon), maillot mouillé...Chaleur, compression, humidité prolongée, macération: tout ça ne fait pas bon ménage, c'est à éviter!...Doctissimo:"Si les testicules sont placés en dehors du corps, c'est parce qu'ils doivent être à une température légèrement inférieure à 37 degrés, pour fabriquer les spermatozoïdes. Ils sont également responsables de la sécrétion d'une hormone : la testostérone."À quoi cela sert-il donc de les "chauffer" encore plus??
Certes, des sous-vêtements en coton non colorés, changés quotidiennement et lavés à 60° à part, c'est très bien pour l'hygiène, surtout en cas d'exercice, mais il est néfaste de porter un jean (ou autre bas, collant) serré, surtout sur une longue période et, si c'est possible, mieux vaut ne porter qu'un short souple, en coton ou fibres naturelles (lavé comme le sous-vêtement) ou encore (sans échanger son linge ou sa serviette avec autrui) mieux vaut ne rien porter du tout!
Cela favorise en partie les cas de varicocèle (15% des hommes), qui correspond à une insuffisance de la veine testiculaire, généralement dilatée à gauche ; elle est acquise (à partir de 20 ans), plus rarement congénitale (dans ce cas, une ligature permet d'éviter la stérilité. Cette "varice" (grosse veine, sans symptôme évident sauf si elle est très gênante) provoque une augmentation générale de la température locale des bourses de 1,5 à 2,5°C, à l'origine d'une diminution de la fertilité. Dans le cas d'une embolisation (ou sclérose endoveineuse percutanée) tardive, cela peut aboutir à une infécondité définitive dans les cas décelés après 20 ans.
c) un mode de vie agressif qui perturbe notre fonctionnement hormonal: tabac, canabis, déplacements en voiture en traffic dense, alcool, stress émotionnel durable, pensées négatives prolongées, prises répétées d'antibiotiques, d'anxiolytiques, sédentarité c'est-à-dire manque d'exercices réguliers (respiration, entretien, assouplissements), de décontraction, d'aération...
d) certaines techniques de procréation artificielle (fécondation in vitro).
e) l'exposition rapprochée et prolongée à certaines fréquences d'infra-ondes rend stérile: four à micro-ondes (qui en outre détruit davantage les vitamines, surtout B, et le potentiel de vie des aliments), portables cellulaires (risques de cancer de la peau, déclenchements de leucémie, surtout chez les plus jeunes exposés), l'exposition à certains rayonnements électro-magnétiques favorise les fausse-couches, des lésions latentes au cerveau, fait baisser les défenses immunitaires (ordinateurs à écran non plats), endommage l'oeil (télévision trop proche, reflets)
f) la pollution chimique et pétrochimique (et plus rarement d'origine nucléaire: fuites, ionisation), catastrophique, qui engendre une transmission d'anomalies reproductrices sur toute une descendance: cancers des glandes sexuelles, stérilité, baisse du taux des spermatozoïdes, féminisation des hommes... Le rôle de la pollution sur les cancers est prépondérant.Selon le professeur Luc Montagnier (info ici), 80% des cancers seraient dûs à la pollution (d'où une partie plus développée)...
Dans les aliments de l'agriculture conventionnelle, on trouve les pesticides avec, jusque dans les années 1970, le criminel DDT (pesticide organochloré), les organo-phosphorés.Les OGM (développés par la firme Monsanto en particulier, avec le soutien direct de politiques), une technologie impossible à sécuriser (la vie n'est pas une machine!), recèlent aussi un risque absolument réel pour la santé, n'éliminent pas les pesticides, et détruisent et la biodiversité et l'indépendance paysanne.Dans le domaine agro-alimentaire, je mentionne les additifs à risque (tel le glutamate, cancérigène), responsables à la longue de nombreux maux: voir liste et nature ici.En matière de viandes en élevage industriel intensif, on trouve des conditions de vie terribles (y compris pour les poules, poussins, poissons), la dioxine (le bébé en absorbe beaucoup plus que l'adulte), les antibiotiques (par ex. pour le saumon d'élevage, une supercherie plus grosse que le surimi: colorants, hormones, anxiolytiques et autres produits toxiques). L'élevage intensif, "de masse", confiné, est sanitairement dangereux (dénonciation).A noter aussi, le danger de l'aluminium (canettes de boissons, papier, etc., par ingestion d'infimes quantités), incriminé dans le déclenchement de l'Alzheimer, tout comme les autres polluants et métaux lourds qui attaquent le cerveau.On trouve aussi des aliments irradiés ou "ionisés" au césium 137 et au cobalt 60 - pratique scandaleuse pratiquée en France sur certains aliments (herbes sèches, oignons, volaille sous plastique, crevettes, eaux...), qui détruit les vitamines, attaque nos cellules, engendre des mutations et génère des alkylcyclobutanones cancérigènes : infos pour comprendre.Dans les produits ménagers non écologiques, les peintures et vernis, on trouve les solvants organiques et, jusque dans les années 1970, les PCB (polychlorobiphényles, retardateurs de flamme), toujours présents dans les transformateurs électriques et les matériaux de construction...Dans les piles (à rendre usagées en magasin), les carburants, les rejets industriels, on trouve les métaux lourds (arsenic, plomb, mercure....) mais aussi dans les fibres synthétiques des vêtements.Dans les contre-plaqués et tapis bon marché, les durcisseurs d'ongle, on trouve les formaldéhydes, cancérigènes et très allergogènes.
Savez-vous ce que vous achetez quand vous achetez des produits de ménage et d'hygiène ?La plupart des produits industriels vendus en magasin pour nettoyer la vaisselle, les vitres, les sols, la baignoire (anti-calcaire), les vêtements, etc., sont très agressifs pour la nature et souvent pour les muqueuses (il n'y a qu'à voir les avertissements écrits en tout petit: "en cas de ... n'hésitez pas à consulter un médecin", etc.). À part les hypoallergéniques, tous les adoucissants sont allergogènes. Les lingettes diverses, moins biodégradables encore, sont à boycotter. Pourtant, des équivalents très peu toxiques, non agressifs et surtout 100% biodégradables existent.
Vos crèmes pour la peau, vos gels douches, vos lessives, parfums, savons, shampooings, déodorants peuvent comporter des produits pétrochimiques (PEG=polyéthynoglycol), des parfums chimiques. Il faut s'intéresser à la base (excipient) et aux agents actifs (ou principes), soit aux premiers ingrédients de la composition.Se méfier en particulier :- des SLS (Sodium-Laureth-Sulfate ou le Sodium-Lauryl-Sulfate), agressifs pour les muqueuses, responsables d'irritations cutanées et allergiques au niveau de la peau, des yeux et de muqueuses.! A ne pas confondre avec le Laurylsulfate et le Disodium-Laureth-sulfate, tirés de l'huile de noix de coco ou de palme, naturels et très doux pour la peau (de même que la bétaïne, issue du beurre de coco).- des polyéthylenglycols (PEG) et autres parabens - très présents dans les crèmes, gels, dentifrices - dont l'obtention se fait à partir de gaz et de manipulations extrêmement dangereux. En outre, ils augmenteraient le phénomène de boutons et points noirs et sont cancérigènes. Problème : pratiquement toutes les crèmes solaires en contiennent, comme si on ne pouvait pas faire autrement (la preuve que si: les produits Photoderm n'en présentent pas).- des BHT et BHA (antioxydants), à remplacer par la vit. E.- des sels d'aluminium et du triclosan (cancérigènes pour le cerveau, le foie à un certain niveau); également, le DMDM hydantoïne, le bronopol, les nitrosamines, l'EDTA et l'Etidronic acid , les composés musqués, les substances polyglycolisées......source sur la stérilité.
Histoire au moins d'être averti. Bonne route dans cette vie de fous!
Message édité par : ourfarewell |
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Plages naturistes proches de playa del Carmen (Mexique)
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16 Pertinence |
Il y a 21 ans |
gilles |
Amerique du Sud |
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En remplacement d'un sejour au sport d'hiver nous partons ce dimanche 5 fevrier, ma femme et mes 2 enfants a playa del carmen au mexique , à l'hotel illusion, qui n'est pas naturiste evidemment. Mais jerome jolibois m'a gentillement donné les infos suivantes :
Le naturisme est interdit au Mexique sur les plages, mais les authorités semblent très bien le tolérer dans les endroits touristiques. Sur la plage princiaple de Playa del carmen a 1 kilométre vers le nord le naturisme est fréquent et toléré. Tu peux aussi aller voir l'Hotel Hidden Beach Resort que nous proposons. Hotel 5***** pour naturistes, avec 2 piscines, et une superbe plage. Je te joint des infos sur cet hôtel. Photo aérienne : Site de l'hotel : A Tulum il y a aussi un petit hotel naturiste et donc une plage naturiste :
Si vous avez d'autres infos je suis preneur
ps : voir les photos du secteur : le site incontournable pour les infos du secteur et les forums du routard ou j'ai lancé un sujet à
Message édité par : gilles |
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Que proposer aux tv françaises comme sujet de reportages naturistes
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16 Pertinence |
Il y a 21 ans |
duke |
Reportages, Emissions TV |
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Il y a eu pendant cette année 2005 plusieurs émissions favorables au naturisme :
- sur Liberty TV: Pub pour Riva Bella:
- "'On ne peut pas plaire à tout le monde' dimanche 19 juin 2005": (ancien lien viewtopicH.php?topic=1535&forum=24"target="_blank" class="noir">(ancien lien viewtopicH.php ?topic=1535&forum=24
- "JT France3 Languedoc-Roussillon: Sérignan": (ancien lien viewtopicH.php?topic=1543&forum=24"target="_blank" class="noir">(ancien lien viewtopicH.php ?topic=1543&forum=24
- "Reportage sur l'ile du Levant au JT de France 2 (samedi 16/7/5)": (ancien lien viewtopicH.php?topic=1716&forum=24"target="_blank" class="noir">(ancien lien viewtopicH.php ?topic=1716&forum=24
- "On a tout esssayé" du mardi 27 septembre": (ancien lien viewtopicH.php?topic=2253&forum=24"target="_blank" class="noir">(ancien lien viewtopicH.php ?topic=2253&forum=24
- "Nu et Libre, Histoire du Naturisme sur Arte le 11 mai": (ancien lien viewtopicH.php?topic=1270&forum=24"target="_blank" class="noir">(ancien lien viewtopicH.php ?topic=1270&forum=24
- "Une émission TV sur la naturisme Lundi 12 septembre sur la RTBF": (ancien lien viewtopicH.php?topic=2059&forum=24"target="_blank" class="noir">(ancien lien viewtopicH.php ?topic=2059&forum=24
- "Emission "On a tout essayé" (Laurent Ruquier) du 20 juin 2005": (ancien lien viewtopicH.php?topic=1556&forum=24"target="_blank" class="noir">(ancien lien viewtopicH.php ?topic=1556&forum=24 |
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RE: À Muids, dans l’Eure, le maire prend un arrêté contre la nudité en public
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16 Pertinence |
Il y a 4 semaines |
Jeff87 |
Naturisme et droit |
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@misly08
Cette interprétation de la loi est un abus d'autorité
Le délai de 2 mois étant écoulé, seule une personne verbalisée pourrait s'en défendre, sauf à demander au Maire de revoir cet arrêté visiblement illégal, puis de s'attaquer à son refus ou son silence qui constituerait de fait un refus.
En France, la réforme du Code pénal de 1994 a voulu distinguer la simple nudité de l’exhibition sexuelle
INTERPRÉTATION STRICTE
L’article 222-32 ne réprime pas une « nudité publique », une « indécence », une « atteinte aux bonnes mœurs » ou un « outrage à la pudeur ». Il réprime une « exhibition sexuelle ».
L’adjectif qualificatif « sexuelle » ne peut être juridiquement traité comme s’il était dépourvu de portée normative, sauf à réintroduire par voie d’interprétation une incrimination générale que le nouveau Code pénal de 1994 a précisément abandonnée.
Cette lecture est encore plus confortée par la rédaction actuelle de l’article 222-32, issue de la loi du 21 avril 2021. Le législateur y précise désormais que « même en l’absence d’exposition d’une partie dénudée du corps », l’infraction peut être constituée lorsque l’auteur impose à autrui la commission explicite d’un acte sexuel, réel ou simulé. Le texte distingue donc lui-même clairement nudité corporelle et comportement sexuel : un comportement peut être sexuel sans nudité, de même que la nudité ne constitue pas, par elle-même, un acte sexuel.
INTERPRÉTATION TÉLÉOLOGIQUE
Quand l'interprétation littérale fait débat, il est alors obligatoire d'avoir recours à l'interprétation téléologique, pour rechercher l'intention du législateur. C'est ce que j'ai fais.
L’ancien article 330 d'outrage public à la pudeur du Code pénal permettait de poursuivre très largement la nudité publique. Mais il a été abrogé par le législateur ! Cette notion n'a donc plus lieu d'être en droit.
La chronologie entre la dernière jurisprudence en la matière (avant la réforme), et le dossier législatif, ne fait aucun doute quant à la volonté du législateur de dépénaliser la simple nudité, comme en Espagne et en Angleterre.
1- Le 28 sept.1989 - Cour d'appel de Douai : « La simple nudité d’un individu, sans attitude provocante ou obscène, ne suffit pas à constituer le délit d’outrage public à la pudeur. » - Raisonnement : la cour opère une distinction claire entre l'état de nudité (même complète et visible), d'un comportement obscène, provocant ou sexuel (CA Douai, 28 septembre 1989, JurisData n° 1989-052784 ; D. 1991, somm. p. 65, obs. Azibert).
2- Le 18 avril 1991 - Rapport n° 295 C. Jolibois - Président de la Commission des lois au Sénat :
Ce rapport rappelle que cette infraction n’était pas définie par le texte lui-même et que la jurisprudence y faisait notamment entrer l’« acte de nature sexuelle, geste ou attitude impudique, exhibition obscène ».
« Le droit positif ne définit pas cette infraction. Mais la notion est clairement arrêtée dans la jurisprudence. Pour que ce délit soit constitué, plusieurs éléments doivent être réunis. »
« Il faut d’abord un acte matériel impudique (acte de nature sexuelle, geste ou attitude impudique, exhibition obscène). »
Le rapport Jolibois précise en outre que ce projet de loi n'a pas vocation à revenir sur cette jurisprudence qui défini la matérialité des faits, mais qu'il prévoit au niveau de la 3e condition, celle de l'élément moral, une scission entre :
un outrage public à la pudeur, commis par négligence sans volonté de nuire à qui que ce soit, appelé à devenir une simple contravention ;
un exhibitionnisme sexuel volontairement infligé à un tiers, conservant un caractère délictuel.
Le rapport explique que dans ce projet de loi, la différence devait essentiellement résider dans l’élément intentionnel :
« Le délit serait caractérisé par l’intention coupable d’imposer l’acte à la vue d’autrui, alors que la contravention serait constituée par l’acte aperçu d’autrui sans qu’il y ait eu volonté d’offenser la vue d’autrui. »
La commission du Sénat accepte cette distinction et adopte l’article sans modification.
Le législateur n’a pas simplement rebaptisé l’ancien outrage public à la pudeur. Il a substitué à une incrimination fondée sur la morale publique, une infraction exigeant un acte matériel constituant une agression sexuelle (titre de la nouvelle section 3 ) qualifiée d'exhibition (de nature sexuelle) imposée à autrui.
L’interprétation qui assimilerait automatiquement toute nudité visible à une exhibition sexuelle tendrait à rétablir, sous une autre appellation, l’ancien article 330 pourtant abrogé.
Source : rapport Jolibois n° 295 du 18 avril 1991, Sénat, spécialement pp. 87-8
3- Questions écrites au gouvernement et réponse H. Nallet, Garde des sceaux et Ministre de la justice en charge du dossier :
Intervention du député Michel Sainte-Marie, député socialiste de la Gironde et maire de Mérignac. Lors de l’examen du projet de nouveau Code pénal, Michel Sainte-Marie s’inquiétait de la portée du futur article 222-32. Sa question était :
La nouvelle incrimination d’« exhibition sexuelle imposée à la vue d’autrui » permettra-t-elle encore de poursuivre les personnes qui pratiquent simplement le naturisme, alors même que leur nudité n’est accompagnée d’aucun comportement sexuel, obscène ou provocateur ?"
Autrement dit, il demandait au garde des Sceaux de préciser ce qui distinguerait juridiquement le naturiste de l’exhibitionniste et si le remplacement de l’ancien outrage public à la pudeur protégeait effectivement la pratique naturiste.
C’est bien ainsi que la question est résumée par Le Monde :
« Qu’est-ce qui distingue un naturiste d’un exhibitionniste ? Le point [avait été] soulevé dès 1991 par le député Michel Sainte-Marie… »
Intervention du député socialiste d'Indre-et-loire Jean Proveux, publiée au JOAN du 29 octobre 1990, était formulée ainsi :
Le député
« M. Jean Proveux attire l’attention de M. le garde des Sceaux, ministre de la Justice, sur les dispositions de l’article 330 du Code pénal. Malgré l’évolution des pratiques et des mœurs, le texte de cet article et la jurisprudence maintiennent que le principe de la nudité dans un lieu public, ou seulement visible d’un tiers dans un lieu privé, est attentatoire à la pudeur d’autrui et constitutif du délit d’outrage public à la pudeur.
Or, l’évolution des mœurs au cours des dernières décennies a profondément modifié les attitudes et les comportements au regard de la nudité. La presse, la publicité, les attractions tant récréatives que sportives ont banalisé le nu. Sans tomber dans une permissivité excessive, il semble néanmoins que l’article 330 du Code pénal, dans sa rédaction actuelle, ne réponde plus aux nouvelles exigences sociales.
Son harmonisation avec la réglementation des pays voisins de la Communauté européenne apparaît souhaitable. C’est pourquoi il lui demande si le Gouvernement envisage d’adapter la législation pour poursuivre et sanctionner les faits d’exhibitionnisme, mais autorisant la pratique du naturisme sous certaines conditions. »
Référence : question écrite n° 34956 de Jean Proveux, JOAN, 29 octobre 1990, rubrique « Délinquance et criminalité – Attentats aux mœurs ». Texte officiel de l’Assemblée nationale.
M. Proveux ajoute à celle de M. Sainte-Marie la question importante de l'harmoniosation de notre législation avec celle des autres pays voisins de la Communauté européenne, et celle de la limite et des conditions pour le naturisme.
4 - Le 14 octobre 1991, Henri Nallet leur répond :
La volonté poursuivie par le Gouvernement (il s'agissait d'un PROJET de loi, présenté par le gouvernement), lors de cette réforme a, de surcroît, été explicitée sans ambiguïté par le garde des Sceaux de l’époque. Interrogé précisément sur l’inadaptation de l’ancien article 330 et sur la nécessité de distinguer la pratique du naturisme de l’exhibitionnisme, le ministre de la Justice, M. Henri Nallet, répondait au Journal officiel de l’Assemblée nationale du 14 octobre 1991 que le nouvel article 222-32 devait se substituer à l’ancien délit d’outrage public à la pudeur et que :
« La nouvelle incrimination devrait répondre à votre attente. En application de cette nouvelle disposition, seuls les comportements sexuels présentant le caractère d’une exhibition imposée à des tiers tomberont sous le coup de la loi pénale, et ne seront incriminées que les attitudes obscènes et provocatrices qui sont normalement exclues de la pratique du naturisme. »
Cette réponse revêt une importance particulière pour l’interprétation téléologique du texte, puisque les questions parlementaires portaient précisément sur le problème qui nous occupe aujourd’hui : l’ancien article 330 permettait avant la jurisprudence de Douai, de considérer « la nudité en tant que telle » comme constitutive du délit d’outrage public à la pudeur, et les parlementaires demandaient expressément au Gouvernement de modifier ce régime afin de distinguer le naturisme des comportements exhibitionnistes. La réponse du garde des Sceaux indiquait que « le nouvel article 222-32 devait répondre à cette attente ».
Cette évolution doit donc être rapprochée du principe d’interprétation stricte de la loi pénale, posé par l’article 111-4 du Code pénal.
INTERPRÉTATIONS EXTENSIVES dans l'application du droit
Il est exact qu’une jurisprudence ultérieure de la chambre criminelle de la Cour de cassation (pour ne parler que de celle-là), a retenu une interprétation plus extensive de l’article 222-32 (à la défaveur du plaignant, donc illégale), en considérant que « l’exposition volontaire des organes sexuels à la vue d’autrui dans un lieu accessible au public pouvait entrer dans le champ de cette incrimination indépendamment de l’intention sexuelle alléguée par son auteur ». La Cour administrative d’appel de Paris a encore rappelé cette jurisprudence en 2022.
Mais cette jurisprudence ne saurait effacer ni le changement volontaire de terminologie opéré en 1994, ni les travaux préparatoires, ni le principe d’interprétation stricte de la loi pénale. Elle ne permet surtout pas à une autorité administrative de considérer comme juridiquement acquise une assimilation générale entre nudité, naturisme et comportement sexuel.
Ce sont des décisions contra legem !
Il y a dérive contra legem lorsque le juge écarte sciemment les conditions restrictives posées par un texte pour éviter qu'un coupable n'échappe à la sanction. La jurisprudence récente des années 2020 montre un contrôle renforcé de la Chambre criminelle pour casser les décisions des cours d'appel qui élargissent le sens des mots afin de répondre à une demande sociale ou politique de répression.
Une interprétation contra legem désigne une décision ou une application du droit dont le sens ou la solution est contraire à la lettre ou à l'esprit d'un texte de loi en vigueur.
Définition : Du latin « contraire à la loi », elle qualifie le fait pour un juge, une autorité ou une coutume de s'écarter ouvertement d'une règle écrite.
Rôle du juge : En théorie, le juge doit appliquer la loi et non la contredire. Une jurisprudence contra legem pose donc une question de légitimité normative, car elle revient à écarter un texte clair.
Limite européenne : En droit de l'Union européenne, le principe d'interprétation conforme du droit national ne peut jamais servir de fondement à une interprétation contra legem.
Or, dans le cas qui nous préoccupe, c'est la Chambre criminelle elle-même qui commet cette interprétation extensive...
CONCLUSIONS
Nous ne sommes donc pas confrontés à un problème de rédaction de la loi (même si on peut l'améliorer en la dotant d'une définition de la matérialité des faits qui reprendrait explicitement les termes que l'on peut trouver dans le dossier législatif), mais à des abus d'autorité, commis par des magistrats qui se font législateurs.
Il s'agit d'une violation du principe constitutionnel de séparation des pouvoirs. Or :
En vertu de la théorie de Montesquieu, le rôle du magistrat est d'appliquer la loi et non de la créer.
Le pouvoir législatif appartient exclusivement au Parlement.
Un magistrat qui se fait "législateur" commet une usurpation de fonction sur le plan institutionnel ou un excès de pouvoir jurisprudentiel (souvent qualifié de "gouvernement des juges")
Il n'existe plus depuis la réforme du code pénal en 1994, de texte qui réprime explicitement cette usurpation de fonction, pourtant très grave... au nom de l'indépendance de la justice. Les juges ne risquent pratiquement rien au plan pénal, en commettant cette violation des principes fondamentaux d'un État de droit. C'est pourquoi LMN veut rétablir la responsabilité pénale des magistrats en restaurant pour eux le crime de forfaiture.
Les quelques moyens qui existent aujourd'hui en matière de responsabilité pénale, n'ont quasiment aucune chance d'aboutir... dans le contexte actuel. Car ils sont jugés par leurs pairs et cela sans compter que les procédures coûtent très cher ! Il faudra nécessairement créer des mécanismes qui permettent de rétablir un bon équilibre dans ce domaine, et faire disparaître cette impunité.
La loi française, même si elle ne donne pas explicitement de définition du délit d'exhibition sexuelle, s'inscrit dans la même logique que celle de nos voisins, notamment espagnols et britanniques. Le dossier législatif le prouve explicitement. Les interprétations extensives, qui sont majoritairement (mais pas systématiquement) commises dans la mise-en-oeuvre, relèvent d'une violation des articles 111-3 et 111-4 du code pénal (interprétation stricte), et par voie de conséquence, l'art. 8 de la DDHC de 1789, ainsi que des articles 7, 9, 10 et 14 de la Convention européenne des droits de l'homme.
L'interprétation stricte de la loi pénale protège les libertés individuelles contre l'arbitraire. Or le naturisme est une philosophie qui relève bien des articles 9 "Liberté de conscience, de pensée et de religion" et 10 "liberté d'expression" de la Convention européenne des droits de l'homme.
ARTICLE 9 Liberté de pensée, de conscience et de religion 1. Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites. 2. La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d’autrui.
Assimiler une philosophie sociologiquement, anthropologiquement, et historiquement documentée (le naturisme) à un délit sexuel, et demander à ses adeptes d'aller dans des "lieux dédiés faits pour cela", violent l'art. 14 "de non discrimination", de la même convention.
ARTICLE 14 - Interdiction de discrimination : La jouissance des droits et libertés reconnus dans la présente Convention doit être assurée, sans distinction aucune, fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, la langue, la religion, les opinions politiques ou toutes autres opinions, l’origine nationale ou sociale, l’appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance ou toute autre situation.
Voilà pourquoi LMN se bat et propose une pétition, en faveur d'une loi qui protège la Culture du Corps Libre et sanctionne les actes de nudophie, qu'ils soient commis par des magistrats, des préfets, des institutions, n'importe quelle personne physique ou morale.
L'État de droit est en train de disparaître sous nos yeux... et nous ne sommes pas les seuls à en pâtir. Il faut se réveiller. |
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RE: Etonnant pour l'Espagne, mais il faut voir ce que ça va donner
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16 Pertinence |
Il y a 4 semaines |
Jeff87 |
Naturisme et droit |
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@phile Toujours la même erreur mon cher Watson, pour ce qui concerne la France...
Tu oublies toujours l'essentiel : la loi est d'interprétation stricte (art. 111-4). Et cette interprétation stricte est soit littérale, soit téléologique. La loi ne peut avoir d'interprétation extensive... qu'à la faveur du prévenu (et pas l'inverse). Or, c'est bien ce que pratiquent les tribunaux pour condamner des naturistes "hors lieux dédiés".
Je repose ici la démonstration pour d'autres que toi, puisque tu la connais déjà... mais refuses de la comprendre, comme tant d'autres. Il faut en effet un p'tit peu travailler pour ça et ne pas se contenter de discussions de comptoir.
Comme je ne loupe jamais une occasion de faire de la pédagogie auprès des naturistes qui continuent d'ignorer leurs droits... et renoncent à se défendre, sachez ceci :
En France, la réforme du Code pénal de 1994 a voulu distinguer la simple nudité de l’exhibition sexuelle
INTERPRÉTATION STRICTE
L’article 222-32 ne réprime pas une « nudité publique », une « indécence », une « atteinte aux bonnes mœurs » ou un « outrage à la pudeur ». Il réprime une « exhibition sexuelle ».
L’adjectif qualificatif « sexuelle » ne peut être juridiquement traité comme s’il était dépourvu de portée normative, sauf à réintroduire par voie d’interprétation une incrimination générale que le nouveau Code pénal de 1994 a précisément abandonnée.
Cette lecture est encore plus confortée par la rédaction actuelle de l’article 222-32, issue de la loi du 21 avril 2021. Le législateur y précise désormais que « même en l’absence d’exposition d’une partie dénudée du corps », l’infraction peut être constituée lorsque l’auteur impose à autrui la commission explicite d’un acte sexuel, réel ou simulé. Le texte distingue donc lui-même clairement nudité corporelle et comportement sexuel : un comportement peut être sexuel sans nudité, de même que la nudité ne constitue pas, par elle-même, un acte sexuel.
INTERPRÉTATION TÉLÉOLOGIQUE
Quand l'interprétation littérale fait débat, il est alors obligatoire d'avoir recours à l'interprétation téléologique, pour rechercher l'intention du législateur. C'est ce que j'ai fais.
L’ancien article 330 d'outrage public à la pudeur du Code pénal permettait de poursuivre très largement la nudité publique. Mais il a été abrogé par le législateur ! Cette notion n'a donc plus lieu d'être en droit.
La chronologie entre la dernière jurisprudence en la matière (avant la réforme), et le dossier législatif, ne fait aucun doute quant à la volonté du législateur de dépénaliser la simple nudité, comme en Espagne et en Angleterre.
1- Le 28 sept.1989 - Cour d'appel de Douai : « La simple nudité d’un individu, sans attitude provocante ou obscène, ne suffit pas à constituer le délit d’outrage public à la pudeur. » - Raisonnement : la cour opère une distinction claire entre l'état de nudité (même complète et visible), d'un comportement obscène, provocant ou sexuel (CA Douai, 28 septembre 1989, JurisData n° 1989-052784 ; D. 1991, somm. p. 65, obs. Azibert).
2- Le 18 avril 1991 - Rapport n° 295 C. Jolibois - Président de la Commission des lois au Sénat :
Ce rapport rappelle que cette infraction n’était pas définie par le texte lui-même et que la jurisprudence y faisait notamment entrer l’« acte de nature sexuelle, geste ou attitude impudique, exhibition obscène ».
« Le droit positif ne définit pas cette infraction. Mais la notion est clairement arrêtée dans la jurisprudence. Pour que ce délit soit constitué, plusieurs éléments doivent être réunis. »
« Il faut d’abord un acte matériel impudique (acte de nature sexuelle, geste ou attitude impudique, exhibition obscène). »
Le rapport Jolibois précise en outre que ce projet de loi n'a pas vocation à revenir sur cette jurisprudence qui défini la matérialité des faits, mais qu'il prévoit au niveau de la 3e condition, celle de l'élément moral, une scission entre :
un outrage public à la pudeur, commis par négligence sans volonté de nuire à qui que ce soit, appelé à devenir une simple contravention ;
un exhibitionnisme sexuel volontairement infligé à un tiers, conservant un caractère délictuel.
Le rapport explique que dans ce projet de loi, la différence devait essentiellement résider dans l’élément intentionnel :
« Le délit serait caractérisé par l’intention coupable d’imposer l’acte à la vue d’autrui, alors que la contravention serait constituée par l’acte aperçu d’autrui sans qu’il y ait eu volonté d’offenser la vue d’autrui. »
La commission du Sénat accepte cette distinction et adopte l’article sans modification.
Le législateur n’a pas simplement rebaptisé l’ancien outrage public à la pudeur. Il a substitué à une incrimination fondée sur la morale publique, une infraction exigeant un acte matériel constituant une agression sexuelle (titre de la nouvelle section 3 ) qualifiée d'exhibition (de nature sexuelle) imposée à autrui.
L’interprétation qui assimilerait automatiquement toute nudité visible à une exhibition sexuelle tendrait à rétablir, sous une autre appellation, l’ancien article 330 pourtant abrogé.
Source : rapport Jolibois n° 295 du 18 avril 1991, Sénat, spécialement pp. 87-8
3- Questions écrites au gouvernement et réponse H. Nallet, Garde des sceaux et Ministre de la justice en charge du dossier :
Intervention du député Michel Sainte-Marie, député socialiste de la Gironde et maire de Mérignac. Lors de l’examen du projet de nouveau Code pénal, Michel Sainte-Marie s’inquiétait de la portée du futur article 222-32. Sa question était :
La nouvelle incrimination d’« exhibition sexuelle imposée à la vue d’autrui » permettra-t-elle encore de poursuivre les personnes qui pratiquent simplement le naturisme, alors même que leur nudité n’est accompagnée d’aucun comportement sexuel, obscène ou provocateur ?"
Autrement dit, il demandait au garde des Sceaux de préciser ce qui distinguerait juridiquement le naturiste de l’exhibitionniste et si le remplacement de l’ancien outrage public à la pudeur protégeait effectivement la pratique naturiste.
C’est bien ainsi que la question est résumée par Le Monde :
« Qu’est-ce qui distingue un naturiste d’un exhibitionniste ? Le point [avait été] soulevé dès 1991 par le député Michel Sainte-Marie… »
Intervention du député socialiste d'Indre-et-loire Jean Proveux, publiée au JOAN du 29 octobre 1990, était formulée ainsi :
Le député
« M. Jean Proveux attire l’attention de M. le garde des Sceaux, ministre de la Justice, sur les dispositions de l’article 330 du Code pénal. Malgré l’évolution des pratiques et des mœurs, le texte de cet article et la jurisprudence maintiennent que le principe de la nudité dans un lieu public, ou seulement visible d’un tiers dans un lieu privé, est attentatoire à la pudeur d’autrui et constitutif du délit d’outrage public à la pudeur.
Or, l’évolution des mœurs au cours des dernières décennies a profondément modifié les attitudes et les comportements au regard de la nudité. La presse, la publicité, les attractions tant récréatives que sportives ont banalisé le nu. Sans tomber dans une permissivité excessive, il semble néanmoins que l’article 330 du Code pénal, dans sa rédaction actuelle, ne réponde plus aux nouvelles exigences sociales.
Son harmonisation avec la réglementation des pays voisins de la Communauté européenne apparaît souhaitable. C’est pourquoi il lui demande si le Gouvernement envisage d’adapter la législation pour poursuivre et sanctionner les faits d’exhibitionnisme, mais autorisant la pratique du naturisme sous certaines conditions. »
Référence : question écrite n° 34956 de Jean Proveux, JOAN, 29 octobre 1990, rubrique « Délinquance et criminalité – Attentats aux mœurs ». Texte officiel de l’Assemblée nationale.
M. Proveux ajoute à celle de M. Sainte-Marie la question importante de l'harmoniosation de notre législation avec celle des autres pays voisins de la Communauté européenne, et celle de la limite et des conditions pour le naturisme.
4 - Le 14 octobre 1991, Henri Nallet leur répond :
La volonté poursuivie par le Gouvernement (il s'agissait d'un PROJET de loi, présenté par le gouvernement), lors de cette réforme a, de surcroît, été explicitée sans ambiguïté par le garde des Sceaux de l’époque. Interrogé précisément sur l’inadaptation de l’ancien article 330 et sur la nécessité de distinguer la pratique du naturisme de l’exhibitionnisme, le ministre de la Justice, M. Henri Nallet, répondait au Journal officiel de l’Assemblée nationale du 14 octobre 1991 que le nouvel article 222-32 devait se substituer à l’ancien délit d’outrage public à la pudeur et que :
« La nouvelle incrimination devrait répondre à votre attente. En application de cette nouvelle disposition, seuls les comportements sexuels présentant le caractère d’une exhibition imposée à des tiers tomberont sous le coup de la loi pénale, et ne seront incriminées que les attitudes obscènes et provocatrices qui sont normalement exclues de la pratique du naturisme. »
Cette réponse revêt une importance particulière pour l’interprétation téléologique du texte, puisque les questions parlementaires portaient précisément sur le problème qui nous occupe aujourd’hui : l’ancien article 330 permettait avant la jurisprudence de Douai, de considérer « la nudité en tant que telle » comme constitutive du délit d’outrage public à la pudeur, et les parlementaires demandaient expressément au Gouvernement de modifier ce régime afin de distinguer le naturisme des comportements exhibitionnistes. La réponse du garde des Sceaux indiquait que « le nouvel article 222-32 devait répondre à cette attente ».
Cette évolution doit donc être rapprochée du principe d’interprétation stricte de la loi pénale, posé par l’article 111-4 du Code pénal.
INTERPRÉTATIONS EXTENSIVES dans l'application du droit
Il est exact qu’une jurisprudence ultérieure de la chambre criminelle de la Cour de cassation (pour ne parler que de celle-là), a retenu une interprétation plus extensive de l’article 222-32 (à la défaveur du plaignant, donc illégale), en considérant que « l’exposition volontaire des organes sexuels à la vue d’autrui dans un lieu accessible au public pouvait entrer dans le champ de cette incrimination indépendamment de l’intention sexuelle alléguée par son auteur ». La Cour administrative d’appel de Paris a encore rappelé cette jurisprudence en 2022.
Mais cette jurisprudence ne saurait effacer ni le changement volontaire de terminologie opéré en 1994, ni les travaux préparatoires, ni le principe d’interprétation stricte de la loi pénale. Elle ne permet surtout pas à une autorité administrative de considérer comme juridiquement acquise une assimilation générale entre nudité, naturisme et comportement sexuel.
Ce sont des décisions contra legem !
Il y a dérive contra legem lorsque le juge écarte sciemment les conditions restrictives posées par un texte pour éviter qu'un coupable n'échappe à la sanction. La jurisprudence récente des années 2020 montre un contrôle renforcé de la Chambre criminelle pour casser les décisions des cours d'appel qui élargissent le sens des mots afin de répondre à une demande sociale ou politique de répression.
Une interprétation contra legem désigne une décision ou une application du droit dont le sens ou la solution est contraire à la lettre ou à l'esprit d'un texte de loi en vigueur.
Définition : Du latin « contraire à la loi », elle qualifie le fait pour un juge, une autorité ou une coutume de s'écarter ouvertement d'une règle écrite.
Rôle du juge : En théorie, le juge doit appliquer la loi et non la contredire. Une jurisprudence contra legem pose donc une question de légitimité normative, car elle revient à écarter un texte clair.
Limite européenne : En droit de l'Union européenne, le principe d'interprétation conforme du droit national ne peut jamais servir de fondement à une interprétation contra legem.
Or, dans le cas qui nous préoccupe, c'est la Chambre criminelle elle-même qui commet cette interprétation extensive...
CONCLUSIONS
Nous ne sommes donc pas confrontés à un problème de rédaction de la loi (même si on peut l'améliorer en la dotant d'une définition de la matérialité des faits qui reprendrait explicitement les termes que l'on peut trouver dans le dossier législatif), mais à des abus d'autorité, commis par des magistrats qui se font législateurs.
Il s'agit d'une violation du principe constitutionnel de séparation des pouvoirs. Or :
En vertu de la théorie de Montesquieu, le rôle du magistrat est d'appliquer la loi et non de la créer.
Le pouvoir législatif appartient exclusivement au Parlement.
Un magistrat qui se fait "législateur" commet une usurpation de fonction sur le plan institutionnel ou un excès de pouvoir jurisprudentiel (souvent qualifié de "gouvernement des juges")
Il n'existe plus depuis la réforme du code pénal en 1994, de texte qui réprime explicitement cette usurpation de fonction, pourtant très grave... au nom de l'indépendance de la justice. Les juges ne risquent pratiquement rien au plan pénal, en commettant cette violation des principes fondamentaux d'un État de droit. C'est pourquoi LMN veut rétablir la responsabilité pénale des magistrats en restaurant pour eux le crime de forfaiture.
Les quelques moyens qui existent aujourd'hui en matière de responsabilité pénale, n'ont quasiment aucune chance d'aboutir... dans le contexte actuel. Car ils sont jugés par leurs pairs et cela sans compter que les procédures coûtent très cher ! Il faudra nécessairement créer des mécanismes qui permettent de rétablir un bon équilibre dans ce domaine, et faire disparaître cette impunité.
La loi française, même si elle ne donne pas explicitement de définition du délit d'exhibition sexuelle, s'inscrit dans la même logique que celle de nos voisins, notamment espagnols et britanniques. Le dossier législatif le prouve explicitement. Les interprétations extensives, qui sont majoritairement (mais pas systématiquement) commises dans la mise-en-oeuvre, relèvent d'une violation des articles 111-3 et 111-4 du code pénal (interprétation stricte), et par voie de conséquence, l'art. 8 de la DDHC de 1789, ainsi que des articles 7, 9, 10 et 14 de la Convention européenne des droits de l'homme.
L'interprétation stricte de la loi pénale protège les libertés individuelles contre l'arbitraire. Or le naturisme est une philosophie qui relève bien des articles 9 "Liberté de conscience, de pensée et de religion" et 10 "liberté d'expression" de la Convention européenne des droits de l'homme.
ARTICLE 9 Liberté de pensée, de conscience et de religion 1. Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites. 2. La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d’autrui.
Assimiler une philosophie sociologiquement, anthropologiquement, et historiquement documentée (le naturisme) à un délit sexuel, et demander à ses adeptes d'aller dans des "lieux dédiés faits pour cela", violent l'art. 14 "de non discrimination", de la même convention.
ARTICLE 14 - Interdiction de discrimination : La jouissance des droits et libertés reconnus dans la présente Convention doit être assurée, sans distinction aucune, fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, la langue, la religion, les opinions politiques ou toutes autres opinions, l’origine nationale ou sociale, l’appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance ou toute autre situation.
Voilà pourquoi LMN se bat et propose une pétition, en faveur d'une loi qui protège la Culture du Corps Libre et sanctionne les actes de nudophie, qu'ils soient commis par des magistrats, des préfets, des institutions, n'importe quelle personne physique ou morale.
L'État de droit est en train de disparaître sous nos yeux... et nous ne sommes pas les seuls à en pâtir. Il faut se réveiller. |
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Les jeunes sont-ils devenus plus prudes?
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16 Pertinence |
Il y a 5 ans |
PhilE |
La nudité, rapport au corps |
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Je ne peux que vous citer le début de l'article, la suite est réservée aux abonnés.
Les jeunes sont-ils devenus plus prudes ?
Publié le 27 mars 2022 à 13h30
Biberonnée au porno mainstream et à la déconstruction des rôles de genre sous la couette, la génération Y a tout pour être beaucoup plus libérée sur le plan sexuel. Pourtant, les chiffres disent tout le contraire ! Mais loin des études, la réalité est un peu plus complexe.
Sur nos écrans, sur les panneaux publicitaires placardés à chaque coin de rue ou encore dans toutes les bouches (sans mauvais jeu de mots), le sexe est omniprésent. Depuis quelques années, on commence même à saisir l’importance des discussions autour du consentement, des représentations et des injonctions liées à la sexualité. Pourtant, au même moment, les plus jeunes semblent de moins en moins intéressés par « la chose » à titre plus personnel. En d’autres termes, la génération Y ferait moins l’amour et éprouveraient moins de désir que ses aînés.
Lire aussi >> Sexualité : les Américains font de moins en moins l’amour
C’est en tout cas le constat de plusieurs études sur le sujet. Les professionnel.les, pour la plupart, s’empressent de blâmer la pornographie, qui exalterait « la performance aux dépens de la spontanéité et conduirait à un désintérêt chez les filles », comme estimait un article du « Parisien » en 2019.
Alors, les 20-40 ans sont-ils vraiment devenus plus chastes ?
Génération no sex et pudeur ?
Récemment, une étude commandée par la boutique érotique « Passage du Désir » rapportait que les 18-30 ans faisaient partie des moins épanouis et actifs sexuellement. Les personnes âgées entre 31 et 44 ans seraient, quant à elles, celles qui seraient les plus libérées et aventureuses au lit. Si l’âge médian du premier rapport sexuel n’a pas évolué depuis les années 80 (il est de 17 ans pour les hommes et de 17,6 ans pour les femmes), les pratiques sexuelles des jeunes ont, elles, beaucoup changées, et pas forcément comme on aurait pu s’y attendre. Les jeunes adultes de la génération Y auraient sept rapports sexuels de moins par an que celles et ceux né.es au début des années 90. Quant aux femmes, le pourcentage de celles étant sexuellem |
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RE: Ouest France (article 1/4)
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15 Pertinence |
Il y a 3 ans |
Benoit |
Revues Naturistes, Journaux, Presse papier ou numerique |
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voilà @phile 😉
« Voir la diversité des corps a été libérateur » : ce que le naturisme a apporté à de jeunes adultes
Enfants, ils ont découvert le naturisme avec leurs parents, dans les campings et villages dédiés. Ados, ils se sont souvent éloignés de ce mode de vie, avant d’y revenir plus tard. Rencontre avec de jeunes adultes, qui racontent dans ce quatrième et dernier épisode de notre série consacrée au naturisme comment cette éducation a façonné leur rapport à eux-mêmes, aux autres et au monde.
Margaux Cassan a beau fouiller dans ses souvenirs d’enfance, elle a du mal à imaginer son oncle Anselme et sa tante Jeannette habillés. Enfant, elle les rejoignait chaque été dans un village naturiste du Vaucluse. Ce que la philosophe et autrice de 26 ans raconte dans Vivre nu (2023, Grasset), un récit intime, où se mêlent témoignage et documentaire.
Lire aussi : Le naturisme, un mode de vie qui se dévoile… Notre série en quatre épisodes
« La première fois que je suis allée à Bélézy, j’avais 2 ans. Je pouvais rentrer en petite section avec un an d’avance à condition de me passer de la couche avant le 1er septembre. Mes parents ont pensé que passer des vacances avec Anselme et Jeannette m’y aiderait. » Cet été-là, sa grand-mère parviendra à la faire aller sur le pot. Le début d’une longue série d’apprentissages au milieu de la nature.
« Je fréquentais les villages naturistes comme beaucoup d’enfants : pour moi, ça n’était même pas une question », raconte l’écrivaine, venue d’une famille « classique de naturistes » : issus de la « classe moyenne communiste, devenus hippies, fonctionnaires puis habitués des campings du Vaucluse ». « C’est une culture familiale qui m’a été transmise et qui me rendait très heureuse. »
Le rachat du village en question par un grand groupe propriétaire de campings donne l’idée à Margaux Cassan d’une réflexion « plus générale » sur ce mouvement, son histoire et son déclin en France. Même si le pays reste la première destination naturiste mondiale, des villages ferment chaque année. Et ses adeptes, en majorité des plus de 50 ans, ne rajeunissent pas.
« Pratique de boomers »
En 2019, 60 % des plus de 55 ans et 57 % des 35-44 ans interrogés dans le cadre d’une étude sur l’évolution des pratiques naturistes entre 2016 et 2019 déclaraient être déjà partis en vacances naturistes. Contre 28 % chez les 18-24 ans, toujours selon le même sondage pour le compte de Last mui « Cela reste une pratique de « boomers », souligne le sociologue Christophe Colera, auteur de La nudité : pratiques et significations (éditions du Cygne). Même s’il y a un rajeunissement récent dans les années précédent le Covid, il est relatif. »
Cette année, le rallye européen de la jeunesse naturiste (18-27 ans), organisé par la Fédération naturiste internationale, a eu lieu près de Nice (Alpes-Maritimes) durant le week-end de l’Ascension. Mais aucun jeune Français n’est venu. Et c’est justement pour attirer cette génération qu’Elwann, 17 ans, a relancé au printemps la commission jeunes de la Fédération française de naturisme (FFN), créée en 1950.
« Au gala de natation organisé par l’association des naturistes de Paris et la FFN en avril, on était trois jeunes alors que c’était un événement national. On s’est dit qu’il fallait faire quelque chose, relate Elwann, qui a rencontré trois autres ados naturistes en vacances l’été dernier. L’idée, est de faire connaître le naturisme à d’autres jeunes et de les faire s’y sentir bien. Parce que si on ne connaît pas notre art de vivre, ce n’est pas entre 15 et 20 ans qu’on essaiera. »
Amour de soi fragilisé
Même pour celles et ceux qui ont grandi entourés de corps nus, l’adolescence reste un passage durant lequel il est difficile d’afficher son corps en mutation. Comme beaucoup, Margaux Cassan s’est éloignée du naturisme à cette période. « L’amour de soi est fragilisé par nos transformations, écrit-elle. Les boutons, les appareils dentaires, le corps qui grandit plus vite que le sexe, les poils qui apparaissent par endroits, jamais là où l’on voudrait, la démarche dégingandée. »
Et lorsqu’on peut à peine regarder son propre corps, se montrer nu(e), qui plus est devant les membres de sa famille, paraît alors impensable. « Vous ne pouvez plus regarder le sexe de quelqu’un de votre famille comme si c’était son coude, estime l’autrice. Ce n’est pas que certaines parties du corps deviennent moins respectables, mais forcément, à cet âge-là, on sait que le sexe, les seins, changent de place. Et parce qu’ils changent de place, ils prennent toute la place. »
Sans compter la découverte du désir, le sien et celui des autres. « Dans mon cas, la difficulté a aussi été que je suis devenue un objet de désir, parfois chez des adultes, alors je ne l’avais pas souhaité, témoigne Margaux Cassan. Ça brise l’innocence, ça brise le rapport fluide qu’on avait aux autres et à la nature. »
Consciente du problème, la FFN indique qu’il y a une tolérance pour les adolescents qui peuvent ainsi déroger à la nudité, règle de base de la vie naturiste. Les chartes des sites naturistes consacrent un passage à cette question, autorisant ainsi les ados à se vêtir d’un paréo ou d’une serviette. Ce qui n’est pas forcément une solution opportune pour Margaux Cassan.
« Comme la nudité est de mise sur le site, si vous mettez une culotte ou un paréo, c’est encore pire, tout le monde vous regarde. Et adolescent, on a déjà l’impression que tout le monde nous regarde. C’est aussi pour ça que beaucoup cessent d’y aller. Mais souvent, on revient quand on considère que son corps est dans un état définitif. »
Remède à l’obsession d’un corps idéalisé
Avec le recul, ils sont plusieurs à dire que ce mode de vie les a aidés à s’accepter tels qu’ils sont. C’est le cas de Pauline (prénom d’emprunt), 20 ans, que sa mère a emmenée au camping naturiste derrière chez elles lorsqu’elle avait 13 ans. « C’était compliqué pour moi et je ne l’avais pas très bien vécu. Je n’y étais jamais retournée jusqu’à mes 16 ans. J’avais envie d’aller à la piscine, narre l’étudiante, danseuse et vidéaste. Ma relation à mon corps avait évolué et je commençais un peu plus à m’en foutre. »
Puis d’autres types de complexes sont arrivés vers ses 16-17 ans, intensifiés par les images de corps idéalisés sur les réseaux sociaux. À 18 ans, elle commence à travailler au camping en tant que saisonnière. Là, Pauline se retrouve confrontée au quotidien aux corps des uns et des autres, sans filtre. « Ayant toujours vécu avec les réseaux, ça a été très libérateur pour moi. Je regardais beaucoup le corps des femmes. La réalité m’a aussi aidée à prendre conscience qu’on ne se voit jamais objectivement. »
Elwann ne dit pas autre chose. Lui a découvert le naturisme en famille à ses 5 ans, au Club gymnique de l’Ouest, à Couëron (Loire-Atlantique), où il n’a jamais cessé d’aller. Aujourd’hui, sans être « trop gêné vis-à-vis de son corps », l’adolescent reste moins à l’aise avec son dos, « courbé en haut ». Mais personne ne lui en a jamais parlé. Alors il dit : « Si personne ne voit cette différence, est-ce qu’elle existe réellement ? Peut-être que oui elle existe, mais que tout le monde s’en fout. À moi de m’en foutre aussi. »
Relations plus « vraies »
Tous rapportent une ouverture d’esprit plus grande que chez les « textiles » grâce à la diversité des personnes rencontrées. Parfois, des conversations plus vraies aussi. « On a une autre vision de la vie, moins de préjugés aussi peut-être. Comme on se montre aux autres, on devient moins timide, juge Pierre, 22 ans, apprenti en mécanique agricole et habitué du CHM Montalivet (Nouvelle-Aquitaine). Quelque chose se débloque, on se fait confiance et ça ouvre des discussions plus vraies. »
Pour Margaux Cassan, c’est dû à l’effet de « lisseur social ». Soit l’idée que la nudité gomme la différence sociale entre les gens. « Vous ne pouvez pas tellement vous raconter d’histoire quand vous êtes nu face à quelqu’un. Et à ce que la nudité implique, notamment chez les hommes, qui se retrouvent dans une situation de vulnérabilité acceptée, chose ultra-rare dans notre société. Cette acceptation dit déjà beaucoup de choses de l’autre et crée un sentiment d’appartenance. À mon sens, c’est ce qui fait qu’on peut avoir des discussions authentiques. »
« Safe space » inattendu
Pour Pauline, ça a aussi été l’occasion de rencontrer des jeunes étrangers. « Il y a beaucoup d’Anglais, de Hollandais et d’Allemands où je vais. On parle sans qu’il n’y ait de lien avec la sexualité. Et ça repose. Le fait de savoir qu’on peut vivre nu entouré d’autres gens et que c’est complètement safe, plus safe que dans d’autres endroits où on est habillé, c’est inattendu et vraiment libérateur. »
@p..e..p..o Réponse à @Kilian Grèze ca y est la trend du naturisme est lancée sur titok desolee cest ma faute 😭🌱🌱 #naturiste #naturisme #naturista #fypシ゚viral ♬ You - Petit Biscuit
Le naturisme est aussi pour eux une façon de s’affirmer. Cela passe d’abord par expliquer ce qu’est le naturisme. Que ça soit au travers de la FFN comme Elwann, sur Tik Tok comme Pauline ou encore dans un livre comme Margaux Cassan, qui défend « l’esprit de sérieux » du naturisme. Chacun à leur façon, ils participent à la diffusion des valeurs du naturisme, comme le respect de soi, d’autrui et de l’environnement.
Autant de thèmes auxquels les générations Y et Z peuvent être sensibles. « Si vous parlez à des moins de 35 ans de sobriété, de déconsommation, de végétarisme… – qui sont au cœur des valeurs naturistes –, ça peut raccrocher politiquement des gens », pense Margaux Cassan. Pierre, lui, s’est décidé : il fera bientôt partie des quelque 15 000 licenciés de la FFN. « C’est une forme d’engagement pour préserver ce mode de vie. » |
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j'emballe ...sec et chez vous ?
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15 Pertinence |
Il y a 19 ans |
ourfarewell |
Ecologie Nature Santé Diététique |
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Bien dit ndlait :=!, on est franchement à la traîne (pas seulement en France mais surtout en France) en terme de réduction et de recyclage des déchets.
L'article de "rue89.com" donne le chiffre de 20% des déchets recyclés, j'ai lu sur un gratuit du matin qu'il s'agirait plutôt de... 12% effectifs. Et surtout les quantités de déchets ont doublé en vingt ans et continuent à augmenter, plus vite que la population (et les déchets nucléaires avec!...) Nombreux chiffres et états affolants.
Déjà, les industriels, les fabricants devraient s'entendre, au niveau européen, pour inscrire sur chacun de leurs emballages "recyclables" une indication claire afin de savoir où, avec quoi il faut le jeter, parce que c'est pas évident du tout (et avec le vieillissement de la population, bonjour). Le logo "recyclable" vert apposé sur l'article, l'indication (par exemple, "2" PE-HD pour une bouteille à partir de plastique) n'assure aucun recyclage automatique: en effet si on ne jette pas soi-même le produit là où il faut, ça ne sert à rien!Des millions de tonnes de déchets sont ainsi rendus inrecyclables faute de jeter un peu n'importe quoi vite fait dans les conteneurs inadaptés, et partent généralement à l'incénérateur (une solution nocive pour la santé puisque source de fumées à micro-particules particulièrement toxiques, rejetées dans l'atmosphère) ou dans les décharges (rejetées en périphérie, ainsi dévalorisées).Si c'est pour ne pas avoir au bout un recyclage efficace, à quoi ça sert l'effort? TRIER implique de S'INFORMER sur le tri. Mieux vaut ne pas jeter n'importe quoi dans les poubelles de tri en se disant "ça doit être mieux que rien", parce qu'au contraire c'est pire que rien.
Ensuite, sur la question des volumes d'emballages, y a qu'à voir l'exemple pathétique des fast-foods, symbole d'un système où l'on croit devoir tout emballer pour emballer le client. Avant de faire payer leurs volumes de déchets aux consommateurs (qui peuvent abuser aussi par sur-consommation), il faudrait d'abord faire payer les fabricants contre l'abus d'emballages: ce sont quand même les premiers de la chaîne! :paf Il faudrait faire pression sur les marques, sur les concepteurs, les marketeurs, les fabricants pour avoir moins d'emballages: l'évolution est en cours, des techniques permettant de réduire les quantités de matière et d'énergie utilisées.Côté particulier, il faut faire de la "prévention aux déchets": faire l'effort d'acheter plus local, davantage en vrac, au marché -ce qui évite de se perdre à tracer les rayons pour acheter n'importe quoi-, en boutique bio ou en tous cas des trucs plus frais, opter pour les recharges, renoncer aux petites portions (type Actimel: nul), si possible éviter les emballages individuels et, sinon, les recycler en les triant (si une filière locale existe)...
Gros problème: la question de l'incitation à trier.
Quelques ressources:-
Message édité par : ourfarewell |
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Escapade à Karlsruhe
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14 Pertinence |
Il y a 2 mois |
lepingouin |
Allemagne |
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Un petit compte rendu d'une escapade réalisée à Karlsruhe.
Pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit d'une ville allemande proche de la frontière française, a 2h30 de train depuis la Gare de l'Est. Un peu loin pour une journée, mais parfait pour un week end !
Jour 1
Donc arrivée à la gare par le train de 9h30, et location d'un vélo a l'aide de
C'est le système de location en libre service, qui coute 9€ par jour au maximum.
Direction : Lac d'Epplesee
C'est un lac situé a 40m minutes en vélo de la gare, dont une bonne moitié dans une foret. Il fait déjà très chaud donc une fois dans la foret, j'enlève mes vêtements et continue mon trajet nu sur le vélo.
La dernière partie longe une route, je passe un vêtement.
Une partie du lac est naturiste obligatoire, une partie mixte, et le reste textile. Il y a déjà beaucoup de monde sur toutes les parties, on est dimanche. Je m'installe sur la partie naturiste obligatoire.
Le paysage est magnifique, et l'eau claire, c'est le paradis. La nudité est bien entendue respectée sur la partie obligatoire, et majoritaire dans la partie mixte.
A la limite de la zone naturiste et mixte, on trouve une paillote Seegugger
On y mange bien, à prix correct. Deux bémols : argent liquide seulement et on doit se rhabiller.
J'avais prévu d'y passer quelques heures, j'y ai passé la journée.
Retour en ville en vélo, petite visite (c'est tres joli) et dodo.
Jour 2
Le lendemain j'avais prévu d'essayer un autre lieu Baggersee Grötzingen
C'est un lac situé au nord est de la ville, mais j'ai tellement été enthousiasmé par Epplesee que j'y suis retourné.
On était lundi, donc beaucoup moins de monde.
En fin de journée pour se détende un passage aux Therme Vierordtbad
C'est un complexe situé proche de la gare, avec des saunas et des piscines intérieures et extérieures.
Le complexe est mixte (les naturistes et textiles s'y côtoient joyeusement) sauf dans les sauna ou la nudité et obligatoire, et le restaurant ou elle est interdite.
On passe donc de piscine en sauna au gré de ses envies ou des animations dans certains saunas.
Bref a faire.
Conclusion
Les endroits visités sont géniaux, et la ville est vraiment à voir.
J'aurais aimé visité le terrain Lichtbund Karlsruhe
Malheureusement ils n'ont pas répondu à mes mails.
En espérant que ça va vous donner envie
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L'Institut National d'Histoire de l'Art (INHA) s'intéresse aux Femen
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14 Pertinence |
Il y a 2 ans |
PhilE |
Nudité urbaine et militante |
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En libre accès, dans la limite des places disponibles
Adresse
INHA, galerie Colbert, salle Walter Benjamin
Avril 2025
mardi 8 avril 2025 INHA, galerie Colbert, salle Walter Benjamin
18:00 20:00
À cette occasion, nous nous intéresserons aux activistes de Femen, mouvement féministe né en Ukraine en 2008. Seins nus, elles protestent contre la prostitution, les dictatures et les religions. Ces performances facilitent la médiatisation de l’organisation ainsi que son internationalisation. Toutefois, l’utilisation de la nudité suscite de nombreuses critiques et parfois de la violence. Nous nous concentrerons particulièrement sur les dispositifs juridiques de cadrage, qui agissent comme une forme de censure.
IntervenanteJallal Mesbah (laboratoire Temps, Mondes, Sociétés – TEMOS, CNRS)
À propos de la Résidence INHALab
Dans une volonté politique de privilégier et soutenir la jeune recherche, l’Institut national d’histoire de l’art invite chaque année un collectif de chercheurs à proposer un projet scientifique créatif dans un domaine se rapportant à l’histoire de l’art. L’association Sartoria est le neuvième collectif à être accueilli dans le cadre d’INHALab.
L’association Sartoria
Créée en 2019, l’association Sartoria souhaite envisager les études sur la mode par le prisme de l’histoire de l’art. Par-delà les approches formalistes que les rapports entre art et mode ont souvent favorisées, il s’agit de considérer les tournants méthodologiques qui ont façonné la recherche en histoire de l’art, mais aussi les débats et les notions qui en émergent aujourd’hui. Tout en mettant à disposition une plateforme d’échange interdisciplinaire visant à diffuser les savoirs et les questionnements que soulèvent ces nouveaux horizons de la recherche chronologiquement et géographiquement étendus.
Mode(s) & Censure(s)
S’inscrivant dans un intérêt croissant porté par l’histoire de l’art aux études de mode, mais aussi dans une actualité de la recherche s’intéressant à la dimension politique du vêtement, le projet INHALab 2025 du collectif Sartoria propose d’aborder cet aspect à travers le thème de la censure vestimentaire. Une série d’événements, comprenant séminaires, projections, performances, ateliers pédagogiques et exposition, vise à esquisser une histoire globale de la censure vestimentaire et de ses contestations, de l’époque moderne à nos jours.
Porteurs et porteuses du projetSarah Banon (université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis), Marine Chaleroux (université d’Angers), Camille Hanen, Adrian Kammarti, Zoé Kiner-Wolff, Lison Le Guen, Maialen Salcedo Berrueta (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Ariane Serck (EHESS), Paul Soptirean (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) |
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Christiane Lecocq parmi 6 femmes du Nord
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14 Pertinence |
Il y a 2 ans |
PhilE |
Revues Naturistes, Journaux, Presse papier ou numerique |
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Extrait:
Christiane Lecocq, la pionnière du naturisme
Christiane Lecocq, c’est l’histoire d’une ouvrière de Tourcoing qui va se faire inviter en 1932 au Club Gymnique du Nord à Seclin et qui va y découvrir le naturisme. D’abord surprise, elle adopte vite cette philosophie des fesses à l'air.
Albert et Christiane Lecocq.
Elle y fait la rencontre d'un journaliste, militant naturiste d'Arras et créateur du fameux club, Albert Lecocq. Et ensemble, iels vont sortir le naturisme de l’ombre : création du premier Club du Soleil pendant la guerre, du premier camping naturiste en France à Montalivet, et de la Fédération Française du Naturisme. Pour Christiane, c'est un art de vivre, un moyen de liberté et d’égalité sociale. Elle restera fidèle à ce combat jusqu’à sa mort en 2015, à 103 ans, laissant derrière elle un mouvement plus vivant que jamais.
Article complet (sur Christiane Lecocq):
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[Flashback] Christiane Lecocq, la Tourquennoise pionnière du naturisme en France
Justine Pluchard, 6 min de lecture 14 fév. 2021, Flashback
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Il caille alors on va parler soleil et été en ce week-end de Saint-Valentin, histoire de vous réchauffer un peu. Peut-être même de quoi vous donner envie d'enlever quelques couches de vêtements malgré le froid. Aujourd'hui on vous raconte la vie de Christiane Lecocq, la Tourquennoise qui a fondé, avec son mari Albert, la célèbre Fédération nationale de naturisme.
Comme tout le monde, Christiane est née toute nue. Elle, c'était à Tourcoing, le 6 avril 1911. Sa famille est modeste et Christiane va très vite entrer dans le monde du travail pour devenir ouvrière dans une lainerie, toujours à Tourcoing. En 1932, la jeune femme a 21 ans et se rend au dancing avec sa cousine comme c'est de coutume à l'époque. C'est un samedi soir d'août, la salle est comble et les cousines ne trouvent pas de place pour s'asseoir.
Comment fait-on par chez nous dans une telle situation ? Et bien on va gentiment demander à des gens déjà attablés si on peut squatter leur table avec eux. Christiane tente auprès d'un couple et ça marche. Forcément ça papote, ça fait connaissance et avant que tout le monde ne rentre chez soi, le mari propose aux cousines de venir avec eux le lendemain (ou le week-end d'après selon les versions) pour une virée au Club Gymnique du Nord au fort de Seclin.
Les deux jeunes femmes sont ravies : à l'époque, ces lieux et ces loisirs sont réservés à une classe au-dessus de la leur. Elles ne se font donc pas prier et les voilà le dimanche, près du grand théâtre de Lille, à attendre le car pour filer à Seclin.
Porter ou ne pas porter la culotte
Une fois sur place, elles trouvent bel et bien des gens en train de faire du sport. Sauf qu'ils sont nus. Tous et toutes. En 1932, on n'a pas trop l'habitude et on est encore loin de l'apparition du bikini. Mais une fois la surprise passée, Christiane fait elle aussi tomber les vêtements. "Moi, ça a été facile : je n’avais pas grand-chose, une petite robe et une culotte et j’adorais le sport. Ça ne m’a pas choquée, je ne me posais pas de question", explique-t-elle dans une interview au quotidien Sud-Ouest en 2010. Elle dira encore au même journal :
J’avoue que je n’ai pas réfléchi, et je l’ai fait, mais bizarrement, ça ne m’a pas du tout choquée et je me suis sentie très à l’aise pour jouer au ballon dans le plus simple appareil. Moi qui n’avais jamais vu d’homme tout nu !
Bien entendu, ce club naturiste est clandestin. Christiane s'inscrit quand même : "Il fallait un certificat de bonnes mœurs, un extrait de casier judiciaire et un certificat médical, vous vous rendez-compte...". Elle le fait en revanche sans rien dire à ses parents, surtout que sa mère est ultra catholique. Mais cette dernière va vite découvrir ce que fait sa fille chaque week-end : la jeune femme avait oublié que son inscription au club lui donnait aussi droit à un abonnement automatique à une revue naturiste, "Vivre d'abord". Avec plein de jolies photos à l'intérieur, bien évidemment. Et elle arrive où la revue ? Chez les parents de Christiane.
Imaginez un peu la tête de maman quand elle est tombée dessus. Surtout que Christiane est alors à peine majeure (c'était 21 ans à l'époque). Elle se serait écriée : "C'est pêché tout ça !" Le père, lui, ne trouve rien à redire. Du coup pas d'interdiction mais bizarrement juste une recommandation de sa mère : "Si tu y vas, mets au moins une culotte".
Mouvement d'utilité publique
Christiane ne portera jamais la culotte au fort de Seclin. Par contre elle va s'y faire passer la bague au doigt. C'est là qu'elle rencontre Albert Lecocq : il est originaire d'Arras, il est journaliste, militant naturiste et, surtout, le créateur de ce fameux Club Gymnique du Nord. Ils se marient dès l'année suivante, le 28 octobre 1933, et ne rêvent plus que d'une chose : "sortir le naturisme de son ghetto."
Ce n'est pas uniquement pour le plaisir d'être nu qu'ils font ça : dans le plus simple appareil, les classes sociales tombent. Ouvrier, bourgeois ou patron sont sur le même pied d'égalité en tout simplicité. Et en 1936, le naturisme franchit un cap : le mouvement est reconnu officiellement comme étant "d’utilité publique" par Léo Lagrange (premier sous-secrétaire d’État aux Sports et Loisirs pendant le Front Populaire), alors proches des époux Lecocq.
Sauf que la Seconde Guerre mondiale éclate et ne va pas aider le mouvement. Vers la fin du conflit, Christiane et Albert fondent quand même clandestinement le premier Club du Soleil dans les Yvelines avant de chercher quelques années plus tard un nouvel endroit, mais proche de la mer cette fois-ci. Les voilà en Gironde, pour la création du tout premier camping naturiste de France : le Centre héliomarin de Montalivet.
Un art de vivre
Ils en profitent aussi pour fonder la même année la Fédération Française du Naturisme, puis la Fédération Naturiste Internationale en 1953. Albert mourra en 1969 mais Christiane lui survivra de nombreuses années en étant toujours une fervente militante du naturisme. Elle a continué de travailler au sein de la Fédération et a également été à la tête de la revue "La Vie au soleil".
Pour elle, le naturisme était un art de vivre : "On ne fait de mal à personne, ce n’est pas honteux, et puis c’est si bon de profiter de la lumière, d’être libre. Pour moi, c’est une thérapie", expliquait-t-elle en interview. Elle a pu profiter de la lumière jusqu'à ses 103 ans : elle est décédée dans Yvelines le 24 décembre 2015.
A l'annonce de sa mort, le président de la Fédération dira que "si la France est aujourd’hui la première destination naturiste mondiale, avec 3,5 millions de pratiquant.e.s, dont plus de 1,5 million de Français, elle ne peut nier que c’est notamment grâce à elle !"
Pour vous écrire cet article, on s'est basé sur plusieurs sources, à savoir :
Deux articles du journal Sud Ouest, l'un datant de 2010, l'autre de 2015.
Deux articles de La Voix du Nord, l'un de 2015, l'autre de 2017.
Du site de la Fédération Française de Naturisme
De la chaîne Naturisme TV |