9 juin 2026
Faut-il devenir vég...
 

Faut-il devenir végétarien pour sauver la planète ?

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ourfarewell
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BON, pour reprendre la question DE DÉPART: évidemment, moins de viande pour ceux qui en consomment trop, la question ne se pose pas... MAIS pousser à être végétarien (sauf pour ceux à qui ça convient) pour "sauver la planète", non: il y a plutôt un équilibre à rechercher. D'ailleurs, les végétariens dont c'est le choix (pour X raisons) doivent observer un régime assez strict, diversifié, afin d'éviter toute carence prolongée en certaines vitamines (ex.la vit. B12), en minéraux ou en acides aminés. Sinon, pour "sauver la planète" (humour sarcastique), on peut aussi se suicider, par exemple!
:paf

Après, le pourquoi du comment (but caché, recherche de dédouanement des lobbys, limites), oui, mais on est bien forcé d'admettre que nutritionnellement, on s'accorde sur le fait que l'être humain occidental moyen (globalement, bien sûr) consomme nettement trop de viandes par rapport à ses besoins - pire, que cette sur-consommation concourt ou contribue (en particulier parce qu'elle est aussi trop salée/grasse/cuite, etc.) à l'apparition de bien des maux (cancer de côlon, hypertension, par exemple).
Au-delà du problème écologique qui y est lié, c'est le problème de santé qui est posé: une question d'équilibre nutritionnel (et consommer trop de céréales, en part. le blé, est tout autrement nuisible). Mais écologiquement, ce "problème' est dû avant tout à une sur-population démographique de "riches", pas tellement à la consommation de viande stricto sensu.
Si une population ne consomme pas "trop" de viande mais très modérément, il suffit que cette population s'accroisse énormément pour que la consommation carnée pèse lourdement sur l'environnement - tout est rapport d'empreinte écologique soutenable vis-à-vis de ressources et de capacités terrestres limitées. Par exemple, la consommation de viande par individu en Inde est très faible; il n'empêche qu'une augmentation même modérée des quantités de viande (par enrichissement, par acculturation), rapporté à une population énorme, peut entraîner de vifs bouleversements, particulièrement inquiétants voire ingérables. C'est pareil pour le reste. On ne peut pas "accuser" les plus indigents de manger un peu plus de viande alors que la plupart d'entre nous en avale librement, à foison. On se doit donc de chercher un certain compromis: accepter que les plus indigents "enrichissent" leur bol alimentaire (sans donc nuire à leur santé, au contraire) tout en acceptant d'amoindrir une consommation de viande sans aucun problème pour sa santé (mais aussi de certains poissons, pollués et menacés par la surpêche, j'ajoute).
Sinon, diminuer la démographie, c'est facile à dire mais les efforts ne vont guère dans ce sens (et dans nos pays, on en appelle imbécilement au toujours plus sinon statu quo, par crainte de déséquilibre économique, de perte de place...bon exemple!) alors il faudra compter avec les disponibilités en ressources, sans forcer la nature et la terre plus qu'elle ne peut (les ravages sont déjà gigantesques).

On peut juste promouvoir les alternatives à la viande en terme protéiques, sans que ce soit trop cher (même dans le bio, qui génère plus de micro-nutriments en proportion), avec les légumineuses (lentilles, haricots mungo, blancs, rouges, azukis, pois, soja, tofu, pois chiches...), insuffisamment consommées et pourtant riches en fer, zinc (etc.) et les aliments simples riches en acides aminés essentiels (soja et dérivés, quinoa, sarrasin, avocat...)

Je cite, en outre:
"même si je suis a 100% pour l'agriculture biologique, il faut se rendre a l'évidence que cette agriculture ne pourra pas etre suffisante pour l'humanité qui s'agrandit de façon exponentielLE (etc.)"

Je réponds 'faux", cette idée reçue étant démontée par bien des rapports. Il suffit de lire certains articles parus récemment encore pour découvrir qu'une agriculture même biologique suffirait amplement à nourrir l'humanité (si l'on s'en tient à pas plus de 7-8 milliards - ce qui, sous la contrainte de ressources moindres, est possible). Au contraire c'est même une meilleure voie, puisque (comme le savent ses adeptes) l'agriculture sans pesticides produit des aliments souvent plus riches en nutriments donc plus nutritifs (sans parler du goût, vue la teneur moindre en eau) pour une même quantité qu'en conventionnel (ex., les céréales non raffinées sont beaucoup plus riches tandis que les pesticidées, gorgées de toxiques). Et on peut améliorer la productivité du bio/organique, ça demande plus de main-d'oeuvre (ce qui donne du travail).
L'obsession du quantitatif... lié au raffiné (sucré/salé): c'est justement en effet ce qui favorise l'augmentation des cas d'obésité, de "mal-nutris", d'hypertendus! Phénomène qui a gagné la Chine et l'Amérique centrale! L'intérêt premier (bien que le plaisir ait bien sûr sa place) est d'encourager la production de l'utile, pas du superflu, de la diversité utile, dans de bonnes conditions (pour la terre, la mer, l'Homme, l'animal), pas des régimes nocifs à terme à la santé comme à la nature par leur modèle acculturant (type frites-ketchup-steak de pôv'vache malmenée et bout de salade pesticidée). Si tous les peuples de la terre se mettent à vouloir manger la même chose par uniformisation (à l'avantage souvent du mode de vie occidental médiatisé), quelle régression... la cata. Et pourant ça existe (la baguette de pain de blé en Afrique noire au lieu des cultures vivrières).

Le problème ne vient pas de la question "agriculture conventionnelle ou mixte ou ou biologique" (l'organique ou bio est hautement souhaitable, sinon ce n'est pas soutenable pour l'humus), mais des techniques, des pratiques de culture employées (nettement perfectibles dans certaines zones du Sud, avec élimination progressive des mauvaises pratiques). Je précise que l'Afrique utilise (encore -eh oui, c'est cher- mais heureusement que) très peu de pesticides/fongicides par rapport à l'UE (surtout à l'Ouest) ou aux USA et que ce n'est pas l'augmentation de leur usage qui pourra accroître la production, ni les plants transgéniques (ce serait un désastre, malheureusement les multinationales attaquent) mais d'autres voies. Toutes les surfaces cultivables ne sont pas exploitées.

Je cite:
"Une démarche naturiste, outre la nudité en commun, préconise un style de vie assez sobre. Il n'est pas question de crever de faim, mais de manger juste ce qu'il faut. J'en ai personnellement assez d'être assimilé à un "consommateur", de bouffe, de bagnole, de train... et même de naturisme dans certains centres (déclaration dans la presse du directeur du CHM de Montalivet). Le terme client est nettement plus approprié dans tous les cas."
oui! :=!

"On peut très bien manger sans se ruiner, en ayant à l'esprit en entrant dans un magasin que 95% de ce qui est proposé à la vente ne nous fait aucun bien."
> oui, re :=!
effectivement il faut plutôt se plaindre de la publicité, de tous les produits plus ou moins bidon (et donc chers pour ce que c'est) faussement nourrissants, de tout ce tape-à-l'oeil de produits nocifs ou inutiles ou superflus qui malheureusement tendent encore, par leur omni-présence, leur propagande, leur séduction, à aliéner la plupart d'entre nous.

"chaque jour je vois même en france des gens qui derrières les supermarché fouilles les poubelles pour chercher de quoi survivre, et certains bobo ici parle de bien mangé ?
et apres l'on s'étonne que des gens crèvent dans la rue ?"
...c'est sur il y a deux milliards de personnes qui souffrent de malnutrition, et 18 millions qui meurent chaque année de faim" (etc.)

>> C'est ici un raisonnement-raccourci occultant. Evidemment, les inégalités sociales sont criantes et des gens souffrent, on n'avance pas le contraire. Pour résoudre ces problèmes se posent des choix d'ordre politique (pas vraiment les bons, on peut dire). Mais un problème n'en efface pas un autre. D'autre part, il existe un lien fort entre crise écologique et crise sociale. C'est complexe, mais l'une ne va pas sans l'autre. Comme j'écrivais plus haut, à l'heure du dépassement des capacités naturelles de la planète, on ne peut pas permettre une élévation du niveau de confort vital quelque part sans accepter une baisse autre part. On ne peut pas souhaiter une amélioration de la situation sociale (moins de violence injuste) sans accepter une redistribution des richesses, un rééquilibrage sage des consommations. Ca ne va pas sans transformations. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ça bloque, que ça traîne énormément. Cruel, irresponsable... Perso j'ai honte de nos gouvernants.

🙂

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Marco35
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ourfarewell :=! :=! :=!
Jolie présentation. J'adhère.

Marco


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Nudiworld
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😀 Une excellente synthèse.


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Nudiworld
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ourfarewell
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Au sujet de la CONTAMINATION CHIMIQUE, j'accusais les pesticides (précédent post), un terme générique qui englobe les produits phytosanitaires* (engrais chimiques), malheureusement soutenus par de puissants lobbys (qui ont contribué et contribuent à «empêcher» la France d'accroître, comme la demande et l'évolution l'exigent, ses surfaces de culture sans pesticides et contraint à recourir à des importations plus coûteuses, pas qu'écologiquement). Ces produits, utilisés en mode intensif, agressent et fragilisent énormément les sols cultivés, qui sont devenus extrêmement pauvres du point de vue vitalité autonome (tout comme ils font baisser les taux de substances anti-oxydantes et de certaines vitamines dans les fruits et légumes).
*Produit phytosanitaire

Ces pesticides, plus globalement les biocides (littéralement "qui tuent la vie"), concourent énormément au fonctionnement de l'industrie de l'élevage conventionnel et pour la production du lait (non organique): produire "de la viande"/du lait (de vache) demande énormément de céréales (avec leurs résidus de pesticides), d'eau (le maïs en requérant le plus), d'énergie, de médicaments (antibiotiques), d'additifs, et une bonne part des animaux sont nourris au maïs ou aux tourteaux de soja transgéniques en complément protéique - ce que, sur les étiquettes, on a beau jeu de faire ignorer au public. C'est tout un ensemble que l'on peut faire évoluer en moins pire.

En outre (autre raison parmi de nombreuses d'un choix végétarien voire végétalien**), on peut considérer comme affreuses les conditions de vie des animaux en intensif par rapport aux méthodes bio, sans parler des nouveaux nés castrés ou tués, etc. Un végétarien radical n'appelle pas la chair de l'animal tué "viande" mais morceaux de "cadavre"...
Les pratiques et conditions d'élevage ont d'ailleurs des conséquences sur la qualité nutritionnelle des produits issus d'animaux. Par exemple, l'oeuf au naturel (nourriture saine, peu de stress, repos, espace, parcours en plein air) est un aliment intéressant (malgré un jaune à cholestérol) mais il l'est beaucoup moins s'il provient d'un élevage non biologique ou sans alimentation diversifiée bien orientée (oméga 3 via graines de lin par ex.). Concernant le lait de vache, on sait maintenant qu'en acidifiant et en intoxiquant le corps, il est plus néfaste qu'utile (un calcium puisé dans le végétal est bien mieux assimilé).
** Définition des «végératienS» / végétalisme

Enfin, les viandes sont aussi plus ou moins polluées (niveau teneur en plomb, en particulier), par ex. boeuf, abats - encore plus que les céréales ou les fruits et légumes (ici, les effets des métaux lourds, un rapport passé au Sénat - une étude sur pesticides et santé est en projet). Bien sûr, nous sommes soumis à une multitude de facteurs polluants (exemple sur les enfants). Raison de plus pour au moins modérer et diversifier son alimentation protéinée. Les céréales, même cultivées biologiquement, contiennent aussi une part de toxines «naturelles» ou issues des flux d'air, de l'eau, de résidus de champs récemment ou partiellement convertis au bio mais bien moins systématiquement.
Comme l'élevage de ruminants consomme beaucoup de céréales, la lutte contre les mycotoxines (métabolites issus de champignons, intoxicants et même cancérigènes) est une autre préoccupation: mycotoxines et ruminants. Elle passe par l'usage de diverses pratiques, certaines sans danger (repérage, lavages, action micro-biologique), d'autres douteuses ou à risque avéré (donc exclues de la filière bio), qui détruisent une bonne part des propriétés vivantes de l'aliment (hautes températures, irradiation ou ionisation par rayons et certaines méthodes chimiques). Ainsi, les volailles cuisinées de l'ind. agro-alimentaire peuvent être irradiées, cette technique anti-vie permettant en outre une conservation prolongée. Si le nombre de pays sous réglementation a augmenté, cela n'empêche pas la présence de ces diverses toxines dans des compotes/jus/légumes/céréales, car elles se développent sous climats chauds. Le fait d'importer des céréales à moindre coût (pour l'instant) à destination des ruminants en provenance du Sud, oblige à l'usage de traitements coûteux.

On peut donc volontiers manger moins de viande (par rapport aux habitudes générales - excessives, superflues), voire très peu, en mangeant mieux (ex. labels de qualité) et en compensant.
D'abord, on peut, très important, compenser les apports par des légumes et des légumineuses diversifiés, riches en nutriments. Ceci permet de re/découvrir certaines aliments «oubliés».
-> Légumineuses (dans leurs diverses préparations)
Ensuite, seconde alternative partielle à la viande: manger plus régulièrement des petits poissons gras. Attention, choisir des poissons non menacés[EUR] et peu pollués au méthylmercure[EUREUR] - sont pollués thon, espadon, dorade, bar, saumon Atlantique, et au plomb-cadmium certaines huîtres et moules peu saines. En effet, inutile de troquer la viande pour le poisson si c'est pour contribuer à vider les stocks des mers et des océans! On a même appelé tous les magasins de distribution alimentaire un minimum engagés à stopper la vente de thon (au moins rouge). Pour les femmes non ménopausées, population qui a besoin de plus de fer naturel, il est très important de ne pas éliminer la viande sans contrepartie - mais vigilance donc, enfants et femmes enceintes en priorité, en raison de l'empoisonnement possible et aux dégâts neurologiques (effet tératogène) d'une intoxication chronique au mercure[EUREUREUR].

EUR Poissons menacés ou comment acheter du poisson sans menacer la biodiversité
EUREUR Comment choisir un poisson / quelles solutions, dangers? liens
EUREUREUR Attention mercure

Par une telle adaptation (progressive au besoin), les effets sont identiques à meilleurs (moins de toxines et de graisse saturée) pour pas plus cher, en plus d'être écologiquement positif. Le soja, le quinoa, le sarrasin ou l'avocat fournit en particulier les acides aminés essentiels pour une expérience végétarienne. Si le niveau moyen de conso carnée (excessif donc) de pays occidentaux baisse, outre les conséquences positives sur la santé (qu'auraient aussi une baisse des quantités/pers./jour de sel ou de sucre), ça permet de libérer de l'espace pour les cultures alimentaires à destination humaine (directe) -donc de lutter contre la hausse de leurs cours- et de diversifier des terrains jusqu'alors appauvris par leur soumission à la monoculture intensive (ex. soja latino).
😉

Au fait, le titre du sujet de ce discuss' provient (rendons à César...) de l'ouvrage suivant et des pages du gratuit NeoPlanete N° 2 (y a mieux comme référence mais bon):
Faut-il être végétarien ? Pour la santé et la planète, Claude Aubert , Nicolas le Berre, éditions Terre vivante.

Message édité par : ourfarewell


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Nudiworld
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:b A nouveau, une excellente synthèse !

😕 Heu. Non ! Le titre de ce sujet de discussion vient de moi. Mais j'imagine que beaucoup d'autres l'ont aussi écrit avant moi...Depuis le temps...

😛 En Croatie, je mange, au resto, des sardines (beaucoup dans le menu) et des maquereaux (2 petits ou un grand). Il paraît que ce sont deux poissons excellents pour la santé et sans risque, actuellement, de disparition de l'espèce.
On conseille aussi les huitres et les moules, toujours sans risque de disparition. J'en mange 2 douzaines chaque semaine grâce à un vendeur, "du producteur au consommateur", qui vient de l'île d'Oléron chaque semaine sur le marché.

:=! Que c'est bon tout ça !!!


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ourfarewell
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Ben c'est un hasard, alors!

Sinon, niveau "viande", il faut ajouter (ceci pour les élevages de type non biologiques/organiques) que DDT et pesticides liposolubles s'accumulent dans les matières grasses (lait) et sont stockés dans le tissu adipeux (gras) en raison de leur forte persistance. Quant aux dioxines (réabsorbées via l'air), on peut en retrouver un peu partout dans les produits issus du sol mais surtout dans la viande et le lait. Raison de plus... pour s'en désintoxiquer ou en choisissant de la qualité.

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Nudiworld
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ourfarewell
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La sur-production de viande a un impact gravissime sur les données environnementales (pollution des eaux, nitrates, retombées acides, déjections) :
http://www.vegetarisme.fr/Vegetarisme/index.php?p=veg-enviro.html Smile Ca recontextualise bien la question du point de vue écologiquee.

Comme on peut le lire, manger donc produire de la viande au-delà des besoins nécessaires entraîne non seulement une augmentation significative des risques de cancer, mais un gaspillage dans la production de céréales. En outre, la production par certains pays (USA, Brésil, Argentine...) de protéines végétales pour le bétail est liée aux cultures génétiquement modifiées et à la surexploitation des sols. Au lieu de consommer directement des protéines végétales, on en importe massivement (pour fabriquer de la "viande") de pays du Sud dont une partie de la population souffre de déficits alimentaires.

Il faut (en gros) 100 fois plus d'eau voire plus encore (si l'on inclut l'eau utilisée pour l'importation des céréales du bétail et pour entretenir le confort de ce dernier) pour fabriquer 1 kilo de viande de boeuf standard que pour générer un kilo de céréale (par exemple blé), 50 fois pour le soja. Ce kilo de boeuf génère aussi beaucoup plus de CO2 (élevage=1/5e des émissions de gaz à effet e serre). Les protéines animales demandent environ dix fois plus d'espace de culture pour être produites. En terme de besoins équivalent pétrole, le rapport global viande-céréales est encore plus grand.

«Les céréales dont se nourrissent les animaux aux États-Unis seulement pourraient nourrir 850 millions de végétariens, selon le professeur David Pimentel, de l'Université Cornell, cité dans le magazine Macleans.»
😕
45% des céréales du monde sont destinées à nourrir des animaux domestiques.
7 à 10 calories de céréales ingérées = 1 calorie de viande.

Selon les calculs, on pourrait bien nourrir toute l'humanité (même plus nombreuse) en limitant simplement au maximum la consommation et donc la production de "viande" (tout en acceptant de mettre fin à la croissance des plus riches).

Message édité par : ourfarewell


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Nudiworld
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aztek32
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Bonjour

Je suis d'accord avec Nudiworld, diminuer notre consommation de viande permettra, à mon avis :
- de diminuer l'émission des gaz à effet de serre
- de diminuer les risques de cancers
- de diminuer la consommation d'eau
- de diminuer la consommation de céréales et donc leur prix

J'ai acheté un dessert à la banane à base de soja (au lieu de lait), j'ai été positivement surpris par le goût, qui était aussi bon que celui d'un dessert lacté.

Cordialement

Hubert


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Nudiworld
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