J’étais en juin sur la plage de Macarelleta. Bien que décrite comme naturiste dans bien des sites internet, elle est souvent totalement textile. Lorsque j’y suis allé, je me suis mis nu sur la plage (le seul car un autre couple naturiste venait de repartir) dans l’indifférence de tous. Après, c’est vrai que c'est pas cool d’être le seul nu sur une plage bondée, mais c'est une façon de conserver la nudité sur nos sites...
https://www.lagazettedemontpellier.fr/societe/2026-07-23-la-revanche-des-culs-nus/
La revanche des culs-nus
Après avoir sauvé in extremis leur plage de Villeneuve-lès-Maguelone au début de l'été, les naturistes veulent désormais changer le regard porté sur leur pratique. Loin des clichés qui leur collent à la peau, ils revendiquent un art de vivre fondé sur la liberté, le respect et l'acceptation de soi.
Publié le jeudi 23 juillet 2026
Après avoir sauvé in extremis leur plage de Villeneuve-lès-Maguelone au début de l'été, les naturistes veulent désormais changer le regard porté sur leur pratique. Loin des clichés qui leur collent à la peau, ils revendiquent un art de vivre fondé sur la liberté, le respect et l'acceptation de soi. Des plages aux “randonues” en passant par les repas partagés au bord du Vidourle, rencontre avec ces femmes et ces hommes qui vivent nus.
“Il m'arrive de remettre un maillot de bain quand je n'ai pas le choix. Quelle horreur ! Le tissu mouillé sur la peau, c'est désagréable au possible !” Sur la plage du Prévost, à Villeneuve-lès-Maguelone, Virginie Menneteau fait quelques pas sur le sable chaud, le regard tourné vers le large. Une légère brise venue de la mer soulève ses cheveux. “J'aime cette liberté de vivre en relation avec les éléments. Sentir le soleil, le vent, la mer sur tout mon corps”, s'émerveille la Montpelliéraine de 58 ans, masseuse de profession, vêtue d'une simple paire de lunettes de soleil rondes et fumées. Fille de naturistes, elle a grandi sur les plages de Vendée avant de prendre ses distances avec la nudité. “Le naturisme, ça parle aussi de confiance en soi et du regard des autres.” Elle s'arrête un instant, cherche ses mots. “Ce n'est pas toujours simple.” Avec le temps, elle y est pourtant revenue, convaincue d'y retrouver une liberté précieuse. “C'est aussi une manière de faire tomber les barrières. L'habit est un masque. Il dit d'où l'on vient, ce que l'on fait dans la vie, dans quel milieu on évolue. Quand on est naturiste, on s'en fout de tout ça.” Quelques mètres plus loin, Jackie, 76 ans, teint ambré par le soleil et ongles soigneusement manucurés, acquiesce avec un sourire en s'approchant :
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Après avoir sauvé in extremis leur plage de Villeneuve-lès-Maguelone au début de l'été, les naturistes veulent désormais changer le regard porté sur leur pratique. Loin des clichés qui leur collent à la peau, ils revendiquent un art de vivre fondé sur la liberté, le respect et l'acceptation de soi. Des plages aux “randonues” en passant par les repas partagés au bord du Vidourle, rencontre avec ces femmes et ces hommes qui vivent nus.
“Il m'arrive de remettre un maillot de bain quand je n'ai pas le choix. Quelle horreur ! Le tissu mouillé sur la peau, c'est désagréable au possible !” Sur la plage du Prévost, à Villeneuve-lès-Maguelone, Virginie Menneteau fait quelques pas sur le sable chaud, le regard tourné vers le large. Une légère brise venue de la mer soulève ses cheveux. “J'aime cette liberté de vivre en relation avec les éléments. Sentir le soleil, le vent, la mer sur tout mon corps”, s'émerveille la Montpelliéraine de 58 ans, masseuse de profession, vêtue d'une simple paire de lunettes de soleil rondes et fumées. Fille de naturistes, elle a grandi sur les plages de Vendée avant de prendre ses distances avec la nudité. “Le naturisme, ça parle aussi de confiance en soi et du regard des autres.” Elle s'arrête un instant, cherche ses mots. “Ce n'est pas toujours simple.” Avec le temps, elle y est pourtant revenue, convaincue d'y retrouver une liberté précieuse. “C'est aussi une manière de faire tomber les barrières. L'habit est un masque. Il dit d'où l'on vient, ce que l'on fait dans la vie, dans quel milieu on évolue. Quand on est naturiste, on s'en fout de tout ça.” Quelques mètres plus loin, Jackie, 76 ans, teint ambré par le soleil et ongles soigneusement manucurés, acquiesce avec un sourire en s'approchant : “On se parle plus facilement quand on est à poil !”
Élan du cœur
Comme de nombreux habitués de cette plage “mixte”, où naturistes et “textiles” (le surnom donné aux baigneurs en maillot) cohabitent depuis les années 1970, Virginie a bien failli devoir se rhabiller. Le 9 juin dernier, à quelques jours du début de la saison estivale, la mairie de Villeneuve-lès-Maguelone crée la surprise en annonçant la fin du naturisme sur cette partie de la plage, invoquant “la présence de familles et de clubs de vacances dans cette zone”. La décision provoque immédiatement un vent de protestation. “Il y a eu un élan du cœur et de colère. Quelque chose nous a rassemblés, au-delà de toutes nos différences”, raconte Virginie. Après une pétition ayant recueilli plus de 2 500 signatures, la municipalité finit par faire marche arrière. Le naturisme est officiellement autorisé sur une bande d'environ 500 mètres (voir carte ci-dessous). En contrepartie, les usagers créent l'association Les Amis de la plage naturiste du Prévost, chargée de faire le lien avec la mairie. Virginie en prend la présidence. Une victoire, certes, mais incomplète.
Les habitués ont conservé leur plage… tout en perdant une partie de l'espace qu'ils occupaient depuis des décennies. Sous son chapeau de paille, Julien tasse le sable du bout du pied, encore agacé. “Cette plage est précieuse car elle est facilement accessible depuis Montpellier”, estime-t-il. “Habituellement, les lieux naturistes sont peu accessibles, il faut marcher longtemps avant d'y parvenir, c'est caché.” Il hausse le ton : “Mais on en a marre d'être mis à l'écart comme des pestiférés. Laissez-nous vivre à poil !”
Body shaming
Derrière cette bataille pour quelques centaines de mètres de sable se cache un combat plus vaste : celui d'un mouvement qui tente de faire tomber les préjugés dont il estime encore être victime. Loin des amalgames avec le libertinage, les naturistes revendiquent un art de vivre fondé sur la liberté, le respect des autres et l'acceptation de tous les corps. En 2024, la Fédération française de naturisme a d'ailleurs lancé une grande campagne contre le body shaming, ces moqueries ou discriminations liées à l'apparence physique.
À travers des affiches mettant en scène des hommes et des femmes de tous âges, de toutes morphologies et de toutes couleurs de peau, elle revendique une vision du corps libérée des injonctions esthétiques. “Il n'y a pas de honte à avoir un corps qui a souffert de la vie”, assure Dominique Clément, 63 ans, secrétaire du Club du Soleil Languedoc, association locale de naturistes, qui travaille dans l'informatique. “Bien sûr, il y a des Apollons, mais cela concerne quel pourcentage de la population ? On apprend à s'accepter. On a d'ailleurs pas mal de personnes en situation de handicap qui viennent sur nos plages parce qu'elles s'y sentent mieux, moins jugées. Nos valeurs, c'est la liberté et la tolérance.”
Retour à l'essentiel
Cette philosophie, bien que marginale, semble trouver un nouvel élan. Près de 3,7 millions de Français entre 18 et 75 ans seraient adeptes du naturisme, selon une étude de l'institut Ipsos dévoilée par le Figaro en juillet 2025, soit un tiers de plus qu'il y a dix ans. Toujours selon cette étude, un Français sur quatre a déjà pratiqué le naturisme au moins une fois hors de son domicile. Contrairement aux idées reçues, ce sont les jeunes qui s'y montrent les plus réceptifs : 37 % des 25-34 ans disent s'être déjà mis nus sur une plage, dans la nature ou dans un centre naturiste. Rémi en fait partie. Sur la plage de Villeneuve-lès-Maguelone, le trentenaire a étendu sa grande serviette bariolée, jeu de cartes en main, bouteille de rosé dans la glacière : il attend ses amis.
“À une époque d'hyperconnexion, où l'image prend une place si importante, il y a quelque chose de profondément libérateur à se retrouver sans rien, en lien direct avec les éléments. C'est un retour à l'essentiel.” Il jette un œil autour de lui et ajoute, dans un sourire en coin : “Et puis ici, ce n'est pas comme à Carnon : on n'est pas entassés les uns sur les autres !” Quelques dizaines de mètres plus loin, Sarah , comptable, profite du soleil avec ses copines, allongée seins nus sur sa serviette, un magazine ouvert qu'elle ne lit pas vraiment. “Ici, on n'est pas emmerdées. On ne sent pas les regards rivés sur nous. On est vraiment tranquilles.” Elle marque une pause, plisse les yeux vers la mer. “Et même s'il peut arriver que quelques voyeurs viennent mater, on sait que les autres personnes présentes sur la plage veillent et interviennent si besoin.”
Des athlètes tout nus
Le naturisme a même eu son heure de gloire lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris, en juillet 2024. Grimé en Dionysos, dieu de la fête, avec presque rien sur lui, Philippe Katerine a chanté un passage de sa chanson “Nu” : “Est-ce qu'il y aurait des guerres si on était resté tout nu ? Non. Où cacher un revolver quand on est tout nu ? Où ?” Choquant pour certains, qui oublient que, dans la Grèce antique, les premiers champions ne portaient ni maillot ni tunique. Ils couraient, luttaient et lançaient le disque entièrement nus. Cette nudité n'avait rien de provocant : elle incarnait la liberté, l'excellence physique et l'égalité entre les compétiteurs. Pour autant, trois millénaires plus tard, les préjugés restent tenaces. L'étude Ipsos montre aussi qu'un Français sur deux redoute encore des dérives et que près d'un tiers considèrent cette pratique comme dépassée, voire “un peu ridicule”.
“Peut-être parce qu'ils n'ont pas essayé”, s'amuse Dominique Clément, convaincu que faire tomber chemise et short est une expérience qui transforme le regard. “On se dépouille, on s'accepte, on se montre tel que l'on est…” Son association, basée autour de Montpellier, déploie tout un panel d'activités : sorties à la plage, repas, bowling, randonues (randonnées nu), ou encore randonulunes pour leur version nocturne. “Marcher dans la nature sans rien sur soi, c'est fabuleux ! On a l'impression que c'est l'origine du monde. Cela nous arrive de croiser d'autres randonneurs habillés, mais cela ne nous a jamais posé de problème. La plupart du temps, cela les fait rigoler !”
Paradis
À Sardan, dans le Gard, le naturisme se vit dans un cadre plus intime. Au bord du Vidourle, six hectares de verdure forment un petit havre de paix où le chant des cigales couvre presque les conversations. “Bienvenue dans notre petit paradis !”, sourit Philippe, 61 ans, en faisant le tour de la propriété d'un pas tranquille, désignant au passage la piscine, le coin pétanque, la bibliothèque… Dans ce club, accessible via une adhésion annuelle (110 €) ou à la journée (10 €), baignade dans le Vidourle, farniente et balades dans la nature rythment les journées. Chacun pousse la porte lorsqu'il en a envie, pour vivre dans son plus simple appareil, sans crainte d'être jugé ou repoussé.
Créé en 1968, le Club Nature et Soleil de Sardan accueille aujourd'hui une cinquantaine d'adhérents. Depuis que les inondations de 2002 ont entraîné la fermeture du camping, le site est devenu un terrain de loisirs naturiste. Assis à l'ombre, Jacques, ancien militaire, 82 ans au compteur mais dix de moins sur le visage, savoure cette sérénité retrouvée, en connexion directe avec la nature. “Ici, on retrouve des personnes d'horizons différents, mais avec un même état d'esprit : l'acceptation de l'autre.” Pour Célia, bientôt 39 ans, le club est presque une seconde maison. Elle surveille du coin de l'œil sa fille qui court nue dans l'herbe. “J'allais à la plage de l'Espiguette, mais j'avais envie de vivre en communauté, de partager. Je suis venue ici avec ma fille lorsqu'elle avait deux mois. Avec un peu d'appréhension au départ, évidemment. Mais mes craintes se sont vite envolées. Elle y a fait ses premiers pas.” En cet après-midi d'été, une petite dizaine d'adhérents a dressé une table à l'ombre des chênes. Il est plus de 15 heures, mais le déjeuner s'éternise. Chacun a apporté un plat à partager. “Qui veut du tiramisu ? Un café ?”, lance Cathy en se levant à moitié, avant de se rasseoir aussitôt, distraite par la suite de la conversation. Les propos glissent d'un sujet à l'autre, sans qu'aucun des convives ne s'attarde sur le fait que personne ne porte de vêtements. “Adam et Ève étaient aussi tout nus”, sourit Philou, 64 ans. Avant de conclure, dans un éclat de rire : “On veut juste vivre à poil sans se faire emmerder.”
BJ. Tout est dit.
je vie nu cher moi, pratique le yoga, renfort musculaire, méditation, dors nu et comme en ce moment nu devant le pc.
Je vais sur mon balcon naturellement nu , avec une serviette sur l'épaule qui cache mon pénis -;) le matin prendre son café nu à 5h00 et ressentir l'air parcourir son corps -;) . Alors vive le naturisme et vivre nu.
