Je voudrais demander à Luke 0139 quelle pourrait être l'attitude de parents dont les enfants demandent avec insistance "pourquoi tu n'enlèves pas le maillot?"
J'apprécie qu'on n'impose pas la nudité aux enfants, et notamment qu'on ne leur impose pas d'être nus, eux, mais il faut garder en mémoire que, sauf les naturistes, la quasi-totalité des parents imposent le maillot de bain (et souvent le pyjama) à leurs enfants.
J'ai même vu sur une plage (Val André, 22) un gamin de 4 ans environ qui ne voulait pas mettre de maillot, et la mère lui disait "un zizi, ça se cache! tu veux que je te le coupe?", et le gosse qui hurlait.
Alors, c'est très bien de ne rien imposer; vive la liberté, dans les deux sens!
Notez aussi que s'il est bon que les parents tiennent compte de l'avis de leurs enfants, il ne faut quand même pas se laisser gouverner par eux, pas seulement sur la question de la nudité.
Exemple : une fois que je préférais faire une balade en montagne plutôt qu'une sortie en bateau sur le lac (du Bourget), mon père m'a répondu :
"tu as de la chance que tu aies des vacances, la plupart des gamins au monde n'ont pas cette chance là et c'est quand même pas mal que tu puisses faire un tour en bateau sur le lac. Alors, tu te tais!"
J'ai bien sûr grommelé, mais bon, je l'ai apprécié, le tour en bateau.
Mais j'ai une amie, on ne peut pas s'asseoir sur un de ses fauteuils, parce que le chien ne serait pas content...
Et à Maraman maintenant : j'aurais, moi, apprécié que mes parents me laissent être nu, du moins quand vers l'âge de 14 ans je me suis débarrassé (merci les Allemands) de ma peur et de ma honte de la nudité.
En fait, j'ai dû attendre d'être assez grand pour pouvoir aller seul à la plage (et grâce à ma grand-mère, j'avais appris l'existence d'une plage naturiste : "n'allez jamais à Nantois! il y a des nudistes!" et elle nous a montré horrifiée le journal : merci du tuyau), pour pouvoir profiter du plaisir d'être nu.
Abandonner le pyjama a aussi représenté pour moi une petite transgression. Ma mère a accepté, mais elle a trouvé ça bizarre, elle m'a dit "tu verras quand tu seras marié".
Mes parents ne sont pas pour autant des bourreaux d'enfants, mais comme tous les parents, ils ont un peu reproduit l'éducation qu'ils avaient eux-même reçue. Tout en me laissant quand même m'en dégager plus tard.
Mais ma petite nièce (5 ans) a l'habitude de dormir nue, et quand elle va chez son arrière-grand-mère (ma mère), elle met une chemise de nuit.
Il faut cesser de croire que tout le monde souhaite être habillé et que les parents naturistes imposent la nudité.
Au contraire, au début tous les enfants aiment être nus, et les parents et la société nous imposent de nous habiller.
Merci pour l'info, Jacques. Pas rassurante !...
Une fois de plus, donc, on constate qu'il suffit d'être estampillé psy pour s'arroger le droit de légiférer en matière de morale et d'éducation et imposer ses préjugés à des millions de naïfs en quête de vérités révélées pour répondre à leurs questionnements.
Je ne suis pas assez savant, mon cher Paul, pour me permettre une appréciation globale de la psychanalyse mais il est hélas à craindre que la dame en question en soit férue. Et que ce soit précisément au nom d'une conception freudienne qui ramène tout au sexe qu'elle affirme tranquillement comme une certitude, parlant de la nudité de l'enfant qu'"il l'exhibe le plus souvent dans une volonté de séduction (inconsciement incestueuse)". L'inconscient a bon dos. Comme c'est un domaine dans lequel on ne peut rien prouver objectivement, la subjectivité de l'analyste peut donner libre cours à ses propres obsessions.
Si c'est cela qu'elle voit dans un enfant de 4 ans heureux de courir tout nu !... Hé oui Phil, elle a raison la maman que tu cites ! Et faute d'oser le faire concrètement, castrons allègrement les enfants dans leur tête !
Tout compte fait, je serais curieux d'entendre Claude Halmos commenter la belle photo qui illustrait l'article ...
Tu sais, j'ai entendu Halmos sur France Info qui citait parmi les agressions à l'enfant le fait d'exhiber sa nudité !
Il y a des fois où c'est tellement outrancier qu'on en reste les bras ballants... 🙁
La théorie évoquée par Claude Halmos ressemble à ce que l'on appelle d'une manière caricaturale du "politiquement correct": être conforme à ce qui semble être la moyenne des jugements moraux de la société. Et malheur à celui qui s'en écarterait. Ca s'appelle de la suggestion, c'est juste destiné à s'en remettre à la bienveillance de ceux qui vont se charger de guider votre existence. Le problème est que l'inconscient, c'est l'incorrect par excellence, le non conforme. Essayer de devenir psychiquement conforme à quoi que ce soit, c'est renoncer à vivre, à douter, à exister, à être.
Vous avez dit conditionnement?
En écho aux propos de Papygb :
"Une fois de plus, donc, on constate qu'il suffit d'être estampillé psy pour s'arroger le droit de légiférer en matière de morale et d'éducation et imposer ses préjugés à des millions de naïfs en quête de vérités révélées pour répondre à leurs questionnements".
Autrefois (ou ailleurs), il suffisait d'être estampillé curé (ou immam, pasteur, rabbin) pour s'arroger le droit de dire le bien et le mal.
Mais en tant qu'ancien kantien (ce n'est pas que pour l'allitération que je cite Kant), je me pose la question "sur quoi peut-on fonder la morale?" (minute de pédantisme : c'est la question de la Critique de la raison pratique).
Et ma morale, je la fonde sur le souci de faire le bien pour moi et pour autrui.
Ce qui nuit à moi-même ou à autrui est mauvais, ce qui ne nuit pas est bon. Et les psys ou dieux peuvent toujours causer...
Je prends un exemple : pendant des siècles, la masturbation était un péché qui menait droit en enfer.
Puis on a déplacé le terrain : c'était une grave maladie qui devait être soignée, sinon, elle provoquait à son tour de graves maladies (épilepsie, crises cardiaques, ou sinon, aç rnediat dyselixqeu.
Mais les médecins ont abandonné ces délires, et aujourd'hui il est admis qu'il n'y a pas de mal à se faire du bien.
Les médecins peuvent changer, parce que quand même, ils se posent (ou on leur pose) la question "sur quoi vous fondez-vous pour votre affirmation? Quelle étude, quelles observations ou expériences, sur quel échantillon etc"
Mais les psys, on ne leur pose pas la question, je n'ai jamais lu (et j'ai pourtant cherché) la moindre étude (avec un protocole méthodologique) sur les effets de la nudité.
Le psy, il parle et on doit le croire sur parole.
Le psychologue, et le psychanaliste encore plus, Freud lui-même ayant affirmé "la psychanalyse n'a nul besoin de preuves".
Ben voyons!
Et oui, PhilE, les églises archaïques ne répondant plus à l'attente de spiritualité des gens pour guider leur vie, les sectes et les psychanalistes ont de l'avenir.
cette dame sevir sur les radios assez souvent!!! que fait la FFN?
ne pourait elle pas demander un droit de réponse?
.Les filles et fils de soixante-huitards se seraient-ils tous ligués contre la nudité parentale ? « La pudeur, c'était pour eux un concept bourgeois, une prison judéo-chrétienne », témoigne Marine, 35 ans, encore gênée d'évoquer la vision de ces adultes « qui déambulaient à poil pour montrer combien ils étaient loin des conventions sociales.
Ce passage aussi personne n'a pensé à le commenter; pourtant il figure aussi dans l'article de Nice-Matin.
Comme si la beaufitude de certains parents devait être excusée parce qu'ils avaient soit-disant des idées d'avant-garde. :paf
Message édité par : goofy / 11-12-2008 21:50
Les médecins peuvent changer, parce que quand même, ils se posent (ou on leur pose) la question "sur quoi vous fondez-vous pour votre affirmation? Quelle étude, quelles observations ou expériences, sur quel échantillon etc"
Mais les psys, on ne leur pose pas la question, je n'ai jamais lu (et j'ai pourtant cherché) la moindre étude (avec un protocole méthodologique) sur les effets de la nudité.
Le psy, il parle et on doit le croire sur parole.
Une précision pour étayer les propos de Philippe : il y a 3 sortes de "psy" :
- les psychiatres, qui sont des médecins spécialisés
- les psychologues, qui sont diplomés de l'université (bac+4 ou 5)
- les psychanalystes, qui n'ont à justifier d'aucune étude pour avoir le droit de poser une plaque devant leur domicile... le problème étant que leur clientèle ignore ces distinctions subtiles.
Mme Halmos, comme beaucoup d'autres, est psychanalyste.
Certains psychanalystes n'ont pas besoin de plaques pour exercer, par contre, ils ont reçus une formation et doivent donner une thèse en fin de parcours et c'est sur celle-ci que l'on décidera de l'autorisation à exercer.
Dans ce domaine, on trouve de tout: des gens formidables qui aident le patient à résoudre ses problèmes et des malades plus atteints que leurs patients; à croire qu'ils ont choisi cette discipline pour régler leurs propres problèmes.
Maintenant je parle de 6 cas rencontrés et de là à en faire une généralité.... (3/3) Mais merci aux 3 professionnels "géniaux"; pour les autres j'ai des bonnes adresses de psy.
