Certains appelle cela de l'art, moi, j'appelle cela de la provocation....
Je ne suis pas fin connaisseur en matière artistique Dan, mais j'aime bien "l'art de la provocation" 😉
Merci pour ce clin d'oeil, Deborah. Tu as apporté un peu de fraîcheur, d'humour et d'humanité dans ce "miroir aux alouettes".Message édité par : jfreeman / 02-09-2018 22:07
Jacques, dans le petit monde du naturisme tu es un responsable connu, puisque tu es vice-président de l'Apnel. Tu devrais donc faire attention à ce que tu écris. Voir un "clin d'oeil" (à quoi, d'ailleurs ?) dans la performance de cette "artiste" alors qu'il s'agit d'une provocation de par sa localisation dans un haut lieu religieux (quoi qu'on pense des religions, et du catholicisme en particulier), c'est de la cécité.
Se mettre nue sous l'Origine du monde, on peut comprendre, il y a une logique. A côté de la Joconde, c'est déjà plus énigmatique, mais à la rigueur... Devant la grotte de Lourdes, au milieu des fidèles, c'est invraisemblable.
J'espère que l'Apnel ne va pas défendre cette femme, qui n'existe qu'en voulant choquer les gens. La provocation, d'accord, mais à condition qu'il y ait un contenu, un message, une idéologie. Là c'est purement gratuit.
Oui, et moi qui suis catholique peu pratiquante, je suis énervée par la créativité de ces "artistes" qui ne "créent" jamais devant ou dans les mosquées. "Créative" mais pas téméraire, non ?
Une Femen s'est dénudée devant la Grande Mosquée de Paris, ce qui n'est pas le meilleur choix, parce que le recteur de cette mosquée, Dalil Boubakeur, incarne un islam ouvert et ennemi des salafistes.
Une Femen s'est aussi invitée au Salon de la femme musulmane, au Bourget, et est intervenue au moment où l'orateur parlait du droit pour le mari de corriger sa femme, il devait le faire sans lui infliger de blessures (quelle sollicitude!)
Ceci dit, sans être mou de la fesse, euh pardon, fou de la messe, et encore moins de la mosquée, je trouve que cette "performance", que je ne qualifie pas pourtant d'exhibition sexuelle, est quand même de la provocation (inutile, et même contre-productive), et devrait être sanctionnée, non pour exhibition sexuelle, mais pour trouble à l'ordre public.
(C'est l'incrimination que je souhaite pour les nudités provocatrices de par leur lieu ou mode d'action, parce qu'exhibition sexuelle, ça suppose des actes sexuels, ou du moins des gestes, postures, attitudes, sexuelles, et c'est abusif d'englober sous ce qualificatif des nudités qui ne correspondent nullement à cette définition, tant bien même seraient-elles provocantes et provocatrices).
Ceci dit, sans être mou de la fesse, euh pardon, fou de la messe, et encore moins de la mosquée, je trouve que cette "performance", que je ne qualifie pas pourtant d'exhibition sexuelle, est quand même de la provocation (inutile, et même contre-productive), et devrait être sanctionnée, non pour exhibition sexuelle, mais pour trouble à l'ordre public.
(C'est l'incrimination que je souhaite pour les nudités provocatrices de par leur lieu ou mode d'action, parce qu'exhibition sexuelle, ça suppose des actes sexuels, ou du moins des gestes, postures, attitudes, sexuelles, et c'est abusif d'englober sous ce qualificatif des nudités qui ne correspondent nullement à cette définition, tant bien même seraient-elles provocantes et provocatrices).
:# De là à considérer que les "ennemis" du naturisme, ce sont d'abord les naturistes eux mêmes,
ou tout du moins certains naturistes, il n'y a qu'un pas, que l'on ne peut que franchir, bien évidement.
Merci Jean-François pour ta pédagogie...
Au passage, je note aussi que le discours discordant de l'ami Philippe m'étonne un peu,
lui qui s'était mis nu devant la basilique du Sacré-Coeur sans trop d'état d'âme pour ce "lieu sacré".
https://www.apnel.fr/actu/index.php?2008/03/04/8-rock-and-nude
je suis surpris que personne n'ai repris ici la référence biblique que Deborah de Robertis avait mise sur son site :
"L'Origine de la vie"
Magnifique le ventre qui t'a porté .
Magnifique le sexe qui t'a enfanté.
Magnifique le sein qui t'a allaité.
d'après l'Evangile de st. Luc XI,27
Deborah De Robertis
Allez, ouvrons les fenêtres et respirons comme le dit DEMAGO, avec cette communauté chrétienne aux USA qui n'aurait pas désapprouvé Déborah De Robertis
Vidéo du reportage ici : https://actualitechretienne.wordpress.com/2014/02/13/leglise-nudiste-du-pasteur-allen-parker/
Pour prier, les fidèles de cette chapelle aux Etats-Unis viennent entièrement nus !
Bien que cette chapelle située aux États-Unis se présente sous un aspect tout à fait banal, les offices religieux qui s'y tiennent à l'intérieur sont pourtant loin d'être conventionnels. Invités à venir prier dans le plus simple appareil, les fidèles de la White Tail Chapel se rendent ainsi tous les dimanches à la messe... entièrement nus!
En s'appuyant sur les versets de la Bible et l'histoire d'Adam et Eve, le pasteur Allen Parker a récemment décidé d'inviter ses fidèles à venir prier entièrement nus dans son église. Loin de vouloir choquer ou provoquer qui que ce soit, ce pasteur aux idées larges souhaitent au contraire permettre à tout le monde de se sentir à l'aise dans son église en aidant à sa manière à la réconciliation du corps et de l'esprit.
Tout le monde sur le même pied d'égalité
Située dans le comté de Southampton dans l'Etat de Virginie, la White Tail Chapel accueille ainsi tous les week-end une étonnante communauté de chrétiens qui n'hésitent pas à débarquer à l'église comme d'autres débarquent sur une plage de nudistes. Si quelques-uns préfèrent garder un t-shirt ou encore un soutien-gorge, d'autres en revanche n'hésitent pas à se rendre topless dans la maison de Dieu, lorsque ce n'est pas entièrement dévêtus de la tête aux pieds.
Selon le pasteur Allen Parker, venir nu à l'église permettrait de mettre tout le monde sur le même pied d'égalité et aiderait à ramener les gens à leur simple condition d'êtres humains. "Il n'y a pas le sentiment de devoir physiquement être mieux qu'un autre. Nous sommes humains. Nous avons des cicatrices... Nous avons ce que nous avons. Nous apprenons à aimer et à accepter cela", explique le pasteur.
Des offices religieux et des mariages célébrés dans le plus simple appareil
Lui même convaincu par sa méthode, le pasteur qui officie au sein de la White Tail Chapel vient ainsi tous les dimanche réaliser ses sermons sans un seul vêtement sur lui. Entièrement nu lorsqu'il s'adresse à ses fidèles, Allen Parker dit être fier du corps que Dieu lui a donné et se félicite que les gens soient si nombreux à suivre sa démarche. Comme le font bien volontiers Robert et Katie Church qui se rendent ainsi tous les weekends nus à l'église et se sont même mariés sans aucun vêtement au sein de cette église décidément pas comme les autres.
Le 23 février 2014 à 12:38 o Maxime Lambert
On peut penser aussi au mouvement des adamites. Voir la fiche Wikipédia ici, avec tous les liens : https://fr.wikipedia.org/wiki/Adamites
Les adamites (ou adamiens) étaient un mouvement religieux intermittent inspiré par la nostalgie de l'Éden et peut-être par la pensée de Carpocrate.
Pour Jean-Luc Bouland, dans Tout en nu (1997), c'est le premier mouvement nudiste organisé connu, revendiquant le retour au paradis d'Adam et Ève.
Pour Marc-Alain Descamps, dans Vivre nu (1987), « Les mouvements nudistes ont été créés par le christianisme. Avant lui, il n'existait ni interdiction ni proscription du nu dans toute l'Antiquité, que ce soit chez les Celtes, les Grecs, ou les Romains, donc personne ne cherchait à le défendre. »
Rattachés au christianisme, les adamites tentaient d'imiter Adam avant la chute. Suivant l'amour libre, ils rejetaient le mariage de même que le travail et vivaient nus le plus souvent possible, dans une sorte d'état d'innocence originelle. Après une notoriété rapidement éclipsée dans l'Antiquité (iie siècle apr. J.-C.), les adamites réapparaissent en Europe vers la fin du xiiie siècle, en Autriche, en Bohême et en Flandres, mais les pillages dont ils se rendent coupables, ainsi que leur doctrine théologique indisposent les autorités. Persécutés, ils tentent de survivre mais, avant la fin du xve siècle, ils auront tous disparu. On en trouve néanmoins des traces au XVIIe siècle, par exemple dans les agissements de religieux (Pierre David) mentionnés dans les aveux de Magdelaine Bavent1.
Le fond de leur proposition était que « l'homme doit être aussi heureux ici-bas qu'il sera un jour dans le ciel » (Tommaso Campanella, La Cité du Soleil, 1568).
On a pu penser que Le Jardin des délices, le célèbre triptyque de Jérôme Bosch, était une représentation de la mythologie adamite, parce que la secte des Frères du Libre-Esprit (qui suivait ses principes) se développait à Bois-le-Duc, la ville où il résidait2. Cette thèse n'est plus soutenue aujourd'hui3.
Se référer à Wikipedia est assez risqué. N'importe qui peut y rédiger ce qu'il veut et modifier les articles sans plis de formalités ou de vérification.
Et pour ceux qui pensent que seule la religion chrétienne serait la seule à être "attaquée" (moi je dirais abordée ou interpelée), par les artistes contemporains :
http://identitejuive.com/coran-et-nudite-font-scandale-dans-une-oeuvre-au-maroc%E2%80%8F/
Ceci dit, sans être mou de la fesse, euh pardon, fou de la messe, et encore moins de la mosquée, je trouve que cette "performance", que je ne qualifie pas pourtant d'exhibition sexuelle, est quand même de la provocation (inutile, et même contre-productive), et devrait être sanctionnée, non pour exhibition sexuelle, mais pour trouble à l'ordre public.
(C'est l'incrimination que je souhaite pour les nudités provocatrices de par leur lieu ou mode d'action, parce qu'exhibition sexuelle, ça suppose des actes sexuels, ou du moins des gestes, postures, attitudes, sexuelles, et c'est abusif d'englober sous ce qualificatif des nudités qui ne correspondent nullement à cette définition, tant bien même seraient-elles provocantes et provocatrices).
Trouble à l'ordre public, cela m'a d'abord séduit à la lecture (l'injure n'est souvent retenue que verbale), mais moins à la réflexion:
- Elle a apparemment été écartée très pacifiquement par le service d'ordre, il y a eu plus d'"émoi" que de "bagarre".
- Ce "trouble" est souvent un argument de brimade, et retombe plus sur un dénonciateur que sur celui qu'il dénonce ("l'inconnu a dit la vérité, il doit être exécuté"). utilisé
La notion de trouble public est un fourre tout assez facilement utilisé par les forces de l'ordre dès lors que quelque chose dérange dans l'espace public sans qu'on sache véritablement si c'est un délit ou pas.
Pour démonstration : Un de mes amis a été contrôlé par la police récemment (cet été) au motif qu'il faisait beaucoup de vidéos dans la rue, des gens s'étant sentis filmés ayant apellé la police qui a évoqué lors de son contrôle des débordements possibles et un trouble à l'ordre public (donc supposés mais non prouvés ) du fait d'une conversation animée ente le vidéaste et des passants.
Ils voulaient lui faire effacer ses enregistrements (ce que PERSONNE même pas la police ne peut faire dans un lieu public).
Alors si avoir tel ou tel comportement, telle ou telle attitude, je ne parle même pas de simple nudité, est un "trouble à l'ordre public" dès lors que des gens n'en sont pas d'accord et apellent les forces de l'ordre, et que la police utilise cette notion... OU VA T ON ? :paf
Message édité par : Onno / 06-09-2018 21:47
Onno, tu as raison, il reste toujours une grande marge d'appréciation dans la notion de trouble à l'ordre public, mais il me semble que c'est plus "encadré" que l'exhibition sexuelle.
Comme les nuisances sonores, il y a une grande marge d'appréciation, mais aussi des mesures objectives (différentiel avec le bruit ambiant, notamment).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_public_en_droit_fran%C3%A7ais
https://www.info-juri.fr/trouble-lordre-public-definition-sanctions/
je note que ces deux sites mentionnent l'exhibitionnisme, pourtant poursuivi en vertu de l'article 222-32 du Code Pénal.
On en revient toujours au même problème: définir précisément ce qu'est et n'est pas l'exhibition sexuelle.
Il y a 25 ans, les Espagnols l'ont fait, les Français non. 🙁
Est-ce qu'un juge ne pourrait pas, dans sa délibération, examiner le mobile du geste, le "pourquoi", ce qui a motivé "l'artiste" ?
Le naturiste qui bronze tranquillement dans son jardin ne le fait certainement pas avec le but de choquer.
Mais l'"artiste" en question recherche clairement la provocation, ce qui pourrait assimiler son geste au sens propre à de l'exhibition...
Je suis d'avis que ce genre de manifestation est franchement contre-productif pour notre cause.
Pour deux raisons:
1. Elle risque quand même de se faire condamner un jour, et on se retrouvera avec un cas de jurisprudence hostile.
2. Il faut bien avouer que ces "performances" se nourrissent clairement du côté "sensationnel" de la nudité publique. Le jour ou la nudité sera banalisée, comme nous le souhaitons tous, les "performeuses" en question seront au chômage... ce qu'elles ne cherchent certainement pas. Nos intérêts sont donc diamétralement opposés 😉
Le juge est tenu de juger ce qu'on lui demande de juger, seulement ce qu'on lui demande de juger, mais tout ce qu'on lui demande de juger.
Dès lors qu'il pèse sur lui cette obligation il ne peut s'en libérer.
Toutefois juger, dire le droit c'est une chose et suffisamment motiver c'est autre chose.
Il n'est pas rare de lire des commentaires juridiques de professionnels sur les motivations de jugements, mais qui ne changent rien et d'autant moins que chaque juge à chaque affaire peut juger différemment les mêmes faits.
La notion de jurisprudence ne peut être évoquée pour une seule décision.
Il faut donc que le législateur précise plus clairement la notion de nudité simple et d'exhibition. Vu l'air du temps pas certain que une réforme du code pénal aille dans le (bon) sens des naturistes.
Quant aux performances elles sont au nom de la liberté d'expression, ici artistique, difficiles à combattre complètement dès lors qu'il n'y a pas, on y revient, exhibition.
De Robertis n'est la seule personne à user de la nudité pour telle ou telle raison, telle ou telle cause.
