Il a vraiment des idées glauques, notre Rogermil!
J'avoue qu'à la vue de la vidéo, j'ai été profondément perturbé. Je n'aurai pas les propos extrêmement tranchés de rogermil mais je me suis demandé : « C'est quoi ça ? ».
Ce n'est pas du théâtre, les « acteurs » nus se lèvent et lisent un texte, ils ne l'ont même pas appris. Ce n'est pas de la danse. On a évoqué « c'est une performance ».
Je suis certainement un vieux ringard borné mais pour moi le mot « performance » permet de tout mettre dans le grand sac du n'importe quoi. Les 9 secondes 58 au 100 m d'Usain Bolt, c'est une performance, mais derrière le même mot, on peut mettre maintenant tout et n'importe quoi.
Je reste hermétique à beaucoup de « performances » d'art nouveau. Il m'a toujours été impossible d'écouter en entier un disque de Pierre Henri, s'extasier devant une toile bleue uniforme d'Yves Klein relève pour moi du foutage de gueule et j'en passe.
Il est mentionné aussi que nous sommes dans la section "la nudité, rapport au corps", ce qui justifierait de citer ce spectacle sur « vivre nu ». Poussons ce raisonnement à l'extrême, et citons tous les salons de l'érotisme qui fleurissent aux quatre coins de France avec plein de corps nus sur scène et en action.
Et ma réaction n'a aucun rapport avec l'esthétisme des corps présents dans la vidéo. L'amas sur scène aurait été constitué d'Apollons et de top models que j'aurais réagi de la même façon.
André
Je suis certainement un vieux ringard borné mais pour moi le mot « performance » permet de tout mettre dans le grand sac du n'importe quoi. Les 9 secondes 58 au 100 m d'Usain Bolt, c'est une performance, mais derrière le même mot, on peut mettre maintenant tout et n'importe quoi.
C'est pourquoi j'ai pris la précaution de préciser que c'était "au sens anglo-saxon". En français c'est ce qu'on appelle un "faux ami".
Cela dit, tu as tout à fait le droit de ne pas aimer. Mais cette prestation n'a pas il me semble de visé esthétique, elle veut sans doute transmettre un message, provoquer une réflexion, et peut-être aussi pour les participants c'est une façon de se dépasser en osant faire quelque chose d'inhabituel, qui sorte de l'ordinaire, afin de retrouver l'estime d'eux-mêmes.
Chacun se fera son opinion !
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Je suis certainement un vieux ringard borné mais pour moi le mot « performance » permet de tout mettre dans le grand sac du n'importe quoi. Les 9 secondes 58 au 100 m d'Usain Bolt, c'est une performance, mais derrière le même mot, on peut mettre maintenant tout et n'importe quoi.
C'est pourquoi j'ai pris la précaution de préciser que c'était "au sens anglo-saxon". En français c'est ce qu'on appelle un "faux ami".
Cela dit, tu as tout à fait le droit de ne pas aimer. Mais cette prestation n'a pas il me semble de visé esthétique, elle veut sans doute transmettre un message, provoquer une réflexion, et peut-être aussi pour les participants c'est une façon de se dépasser en osant faire quelque chose d'inhabituel, qui sorte de l'ordinaire, afin de retrouver l'estime d'eux-mêmes.
Chacun se fera son opinion !
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"Performance" en anglais désigne en effet un spectacle: danse, théâtre, musique (on est un "performer", ça correspond en gros à ce qu'en français on appelle le "spectacle vivant"), mais ça peut désigner aussi un peintre ou sculpteur qui peint devant vous ("action painting"), une "installation", ou même une lecture (poésie ou tout autre texte).
Parmi ces "performances", il peut y avoir ces présentations de corps nus, les photos de groupe genre Spencer Tunick etc.
Pardon pour la pédanterie, mais si l'on définit les mots qu'on emploie, on peut éviter les malentendus.
Les réactions hostiles de certains m'étonnent. C'est peut-être à cause de ma "belgitude" mais je vois dans cette performance l'effet de choc cher aux surréalistes. Les textes lus en toute simplicité sont de qualité, sans la moindre vulgarité. En dehors du contact inhérent à "l'amas de chairs", élément visuel central, l'on ne décèle aucun geste équivoque ou de nature sexuelle. A mes yeux ces personnes acceptant de montrer en public leurs imperfections physiques se comportent en vrais naturistes.
Pardon pour la pédanterie, mais si l'on définit les mots qu'on emploie, on peut éviter les malentendus.
"Mal nommer les choses c'est ajouter au malheur du monde" (A. Camus)
Un autre terme utilisé en anglais prête aussi à confusion: c'est "exhibition". Là, ce n'est plus seulement un faux ami, c'est un ennemi ! 😉
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« Performance », « exhibition », « installation », au sens anglais, français, bulgare ou javanais de ces termes, ces « spectacles vivants » et autres me laissent vraiment dubitatifs.
Je me souviens d'une « installation » à Paris il y a 2 ou 3 ans où l'artiste exposait un tumulus de détritus et chaque visiteur pouvait emporter un des déchets exposés. Et dans l'interview, il estimait que sa « performance » serait réussie si à la fin de l'expo le tas d'ordures avait disparu !
Je maintiens que, pour moi, c'est bien du foutage de gueule.
André
Bon, on va considérer qu'en art tout est permis ou presque. Chacun peut avoir l'opinion qu'il veut, et ce que pense l'un n'est pas forcément partagé par l'autre. Fermons le ban.
« Performance », « exhibition », « installation », au sens anglais, français, bulgare ou javanais de ces termes, ces « spectacles vivants » et autres me laissent vraiment dubitatifs.
Je me souviens d'une « installation » à Paris il y a 2 ou 3 ans où l'artiste exposait un tumulus de détritus et chaque visiteur pouvait emporter un des déchets exposés. Et dans l'interview, il estimait que sa « performance » serait réussie si à la fin de l'expo le tas d'ordures avait disparu !
Je maintiens que, pour moi, c'est bien du foutage de gueule.André
N'importe quel imbécile peut produire une oeuvre d'art contemporain, mais il faut être rudement intelligent pour arriver à la vendre.
Il y en a certains, je ne les embaucherais pas pour enseigner aux Beaux Arts, mais en revanche, pour enseigner le marketing à HEC.
Jeff Koons par exemple.
