Si je puis me permettre, je ne rejoins pas pour ma part l'anthropocentrisme dont vous faitres preuve dans ce que vous écrivez. Qu'est-ce qui permet de croire que l'espèce humaine est le but ultime de la Nature et de la vie sur Terre ? Que l'Homo sapiens sapiens (celui qui "sait" et qui "sait qu'il sait") se caractérise par des traits qui n'appartiennent qu'à lui comme la conscience, la technologie ou l'expression de la pensée abstraite par le langage articulé ne fait en rien de lui une créature "supérieure", comme il aime à s'auto-proclamer depuis des siècles.
Si en effet l'origine du mot "écologie" est bien "oïkos" qui signifie maison, habitat, c'est à mon avis une erreur de considérer que tout ce qui existe sur la Terre ne tendrait que vers un seul but, une seule fin : l'homme. C'est également une erreur de penser que la Terre est l'habitat de l'espèce humaine avant tout ce qui vit en sa compagnie. "Vivre en harmonie avec la Nature", selon les termes mêmes de la définition officielle du Naturisme, c'est déjà cela : respecter les autres espèces, toute autre forme de vie et tout milieu peuplé d'autres êtres vivants.
L'écologie, au sens étymologique du terme (Le Grand Robert de la Langue Française) c'est : "la science qui étudie les milieux où vivent et se reproduisent les êtres vivants, ainsi que les rapports de ces êtres avec le milieu." L'homme fait partie de ces êtres vivants au même titre que les autres, ni plus ni moins. Il n'est pas propriétaire de la planète Terre; tout au moins il ne devrait pas se considérer comme tel.
En disant cela je réfute l'argument couramment asséné qui dit que les écologistes sont des misanthropes, des illuminés qui n'aiment pas les gens. Il y a bien quelques extrémistes imbéciles mais ils sont au bout du compte très marginaux. Il ne s'agit pas du tout d'opposer l'homme et l'animal, l'homme et la Nature, l'homme et "l'environnement" (mot que je déteste car il met justement l'homme au centre de toutes choses). L'être humain doit comprendre qu'il fait partie d'un ensemble de grands équilibres qu'il doit respecter, sous peine de disparaître lui-même en effet.
L'écologie ce n'est donc pas sauver la planète pour sauver l'Homme, c'est préserver la Nature dont l'homme fait partie.
Tu n'as pas tort Jean-Yves
C'est déformation professionnelle de ma part de dire que la préservation de l'environnement a pour but "unique" de préserver l'Homme au final...
Mon boulot, c'est justement de réaliser des études d'impacts sur l'environnement et la santé, en milieu industriel. Et dans ces situations, l'argumentation de préserver la nature au sens large a du mal à passer, sauf quand on explique qu'au bout du compte c'est notre cadre de vie et notre santé qui est en jeu.
Mais, on s'éloigne du sujet, même si la discussion est intéressante.
Mr Lindt
Je ne crois pas du tout qu'on s'éloigne autant que ça du sujet ! Le naturisme pose par définition la question essentielle du rapport de l'être humain avec la nature, individuellement et collectivement. Nous sommes donc à mon avis tout à fait dans le sujet...
Bonjour à tous,
Que nous soyons naturiste ou pas, nous partageons tous la même planète.
Il faut que tout le monde y fasse le plus attention car jusqu'à présent, la Terre est la seule planète connue qui puisse accueillir des êtres humains.
Alors si les naturistes sont plus proches de la nature, c'est magnifique : montrons l'exemple par des gestes citoyens et éduquons certains "textiles" qui repartent le soir de leur plage dans un état pas si "nature" que cela même si des efforts sont de plus en faits.
Etre NATURELLEMENT bien dans sa peau
Effectivement dans le naturisme c'est en premier lieu la nudité qui fait la différence!
Mais sans vouloir polémiquer cela est un peu réducteur. Pour moi le naturisme est un tout et la nudité à elle seule ne justifie pas le naturisme.En poussant le raisonnement jusqu'à occulter la nature, pourquoi ne pas imaginer un naturisme qui se passerait totalement de la nature.... pour moi c'est un non sens!
La nudité n'importe où, n'importe comment sans se préoccuper des problèmes environnementaux est un échec à moyen terme.
Il y a de nombreux clubs ( dont le nôtre: l'ANF) et de nombreux centres de vacances pour lesquels l'osmose est nécessaire entre la nudité,le respect de ce qui nous entoure (êtres humains ) et la nature.Et ces dans ces centres et ces clubs que l'on trouve un naturisme responsable qui a toutes les chances de durer. 🙁
Très juste Jean-Yves. J'endosse tout à 100%. Je rajoute ceci :
Comme le fait remarquer Gilles, que le naturisme permette un rapprochement qui favorise la découverte et une meilleure compréhension de "La Nature Humaine" oui je veux bien. Et c'est très vrai. C'est une composante majeure du naturisme.
Parcontre "La Nature Humaine" n'aurait guère d'arèna pour s'exprimer si notre jolie planète bleue était irrémédiablement bouzillée. Nous ne sommes pas les maîtres du monde végétal et animal. Nous sommes au sommet de rien du tout; ni chaîne alimentaire ni règne ni quoi que ce soit. Nous avons l'impression de tout maîtriser mais ça n'est là qu'une impression. Si nous devions disparaître, comme les dinos avant nous, la vie suiverait son cours sur notre planète, et ce, sans même se rendre compte de notre disparition.
Et puis même si nous découvrons (ce qui ne saurait tarder) une autre planète comme la nôtre, ça ne règle pas le problême : Comment y transporter 6,5 milliards de petites bestioles humaines ??? et quel impact aurait l'arrivé massive de toute cette vermine dans le nouveau monde convoité ?
En bref : Je veut bien aborder l'aspect "Jean-Jacques Rousseau" du naturisme avec toute sa composante concernant la "nature humaine", mais je crois scincèrement que l'aspect "Nature" tout court, au plan environnemental, mérite une attention encore plus urgente de notre part. Pour ne pas dire criante. :#
De Gérard(gg29). Je ne peux qu'être en accord avec ce discours. Car mettre l'être humain comme finalité sur cette planète c'est oublié que nous sommes les derniers à nous être installé sur cette terre. La quasi totalité des espèces animales et végétales étaient la bien avant nous. Et tout ce que nous sommes arrivés à faire c'est de détruire sans tenir compte de ce qui existait déja.A l'origine c'était excusable, mais à notre époque cela est devenu inadmissible.De quel autorité avons nous décidé que notre droit à l'existence passait avant celui des autres espèces.
😐 Tout est devenu une question d'équilibre et de gestion du patrimoine naturel: Nous avons mis des siècles à le détruire pour prendre de plus en plus de places aux autres êtres vivants.Il est grand temps d'arrêter tout cela, si c'est encore possible, et de nous dire que nous ne vivons pas à coté des autres mais avec les autres espèces.
Peut-être parce que nous sommes la seule espèce animale qui mange, qui s'interroge pourquoi mange-t-elle et qui plus est s'interroge sur cette interrogation ?
Autrement écrit, pourquoi nous interrogeons-nous sur notre place sur cette planète, si cette question n'a pas d'objet ?
Quand à inverser les choses, il faut bien reconnaître qu'il est trop tard. Nous allons vers une mort certaine. Mais puisque cela n'a pas d'importance, pourquoi en sommes nous tristes ? A-t-on jamais parler de la tristesse des dinosaures !
Si les fourmis veulent réorganiser la terre qu'elles se mettent au travail, ces bosseuses.
Vouloir protéger leur univers, c'est déjà faire du paternalisme animal. Leurs ancêtres n'avaient pas l'occasion de finir un repas de chez MacDo !
Je ne voudrais pas empêcher la terre de tourner en rond.
Les dinausores n'ont pas provoqué leur propre disparition et n'ont pas entrainé les autres espèces dans la tombe. Nous ,nous suicidons à petit feu: soit, libre à nous si nous sommes assez stupides pour n'avoir pas compris que la terre aurait pu être un paradis où tout le monde y avait sa place.
Mais le plus grave c'est que nous entrainons avec nous d'autres formes de vie. Si la terre doit disparaître , après tout pourquoi pas, ce ne sera que de notre faute. Mais au fond de moi je suis sur qu'il subsistera une forme de vie ( bactéries ou autres) pour relancer le processus; mais malheureusement( ou peut être heureusement) nous ne serons plus la pour le voir. 😀
Gérard,
peux-tu m'expliquer en quoi c'est grave que nous entrainions avec nous d'autres formes de vie ?
Baloo, ta question me stupéfie.
Effectivement, si on va par là, rien n'est grave : dans à peu près 5 milliard d'années le soleil va se dilater et englober une bonne partie du système solaire. Alors de toutes façons, on finira tous dans la fournaise...
Mais d'ici là, il y a quand même une question d'éthique : a-t-on le droit de disposer à notre convenance des formes de vie présentes sur cette petite planète ? A-t-on le droit de s'arroger un pouvoir de vie ou de mort sur les espèces vivantes ?
Pour ma part je ne le crois pas, sans compter que nous dépendons nous-mêmes de ce fragile équilibre du vivant.
Ca serait quand même pas mal si la Terre restait vivable encore pour ces 5 prochains milliards d'années, non ?
Message édité par : JeanYves
Bonjour Jean Yves,
Dans de nombreux lieux, forums, réunions diverses et variées, la question de l'écologie est à l'ordre du jour. C'est tendance. Bien sûr je partage cette conviction que la terre et l'univers sont un magnifique écrin de la vie.
Mais qu'est-ce que la vie ?
Avant de m'interroger sur la vie des insectes qui sont infiniment plus nombreux que nous, je constate que l'homme lui-même ne respecte pas sa propre vie. Depuis vingt deux ans que j'exerce professionellement, nous avons accepté la mort de presque cinq millions d'êtres humains, rien que dans notre hexagone. Cela me touche plus, et excusez-moi, que la disparition de gastéropodes. En tous les cas, ils avaient autant le droit de vivre que moi, et que des batraciens. Je sais que je touche là à l'un des plus puissants tabous de notre société. Tout homme ou toute femme politique risquerait le bûcher des médias. Mais qu'elle est l'avenir d'une espèce qui tue consciemment ses petits.
Chacun d'eux auraient apporté à la communauté ses richesses. Peut-être même y avait-il parmi eux des savants, des chercheurs, qui auraient découvert les vaccins aux maladies qui blessent encore beaucoup d'être nous.
J'entends les réactions sur la surpopulation. Au fond, merci aux autres de ne pas naître, car cela me permet de profiter davantage des richesses de ce monde. Quelle étrange pensée ! Je partage certaines analyses qui affirment que la population mondiale diminue par manque de naissances et par la prolongation de la vie, grâce aux techniques médicales qui sont aussi mangeuses d'énergie et de ressources. Mais sans hésiter nous y recourons.
La réflexion sur l'avenir de notre belle planète est importante. Mais je ne partage pas du tout l'accent homanophobe. Car alors il ne nous reste plus qu'une seule perspective. Mais la loi interdisant d'en faire l'apologie, je tairai cette action.
Je reste ouvert au dialogue, même s'il est difficile, loin de l'angélisme.
Merci d'avoir pris le temps de lire ma participation et à mon tour de vous lire avec bienveillance.
Amitié
