Ben voilà, suffit d'interdire les voitures polluantes dans les centres des villes:
En France, l'année 2017, a vu une très forte augmentation d'achats de véhicules neufs.
En particulier, il y a eu une ruée sur ce type de véhicule appelé SUV

Les acheteurs de ces voitures se fichent des rejets e CO2 et ne sont pas prêts d'opter pour la bicyclette.
L'achat d'un tel véhicule qui dégage de la puissance est une façon de mettre en avant son statut social, son pouvoir d'achat,voire sa virilité
C'est cela que les écolos n'arrivent pas à comprendre.
Les gens trouvent humiliant et dévalorisant de rouler en vélo ou de marcher à pied.
D'où aussi leur aversion pour les transports en commun qui est un marqueur de pauvreté.
Là, tu as raison. Il suffirait de rétablir la vignette, les grosses voitures en payaient déjà une très grosse (vignette).
Comme ça, certains mettraient encore plus en valeur leurs statuts sociaux, leurs pouvoirs d'achat, et même leurs virilités.
Paris est une ville désagréable et complètement inadaptée, à fuir (si on n'a pas besoin de s'y trouver pour le travail, évidemment). Ceux qui ont voyagé ces derniers temps et visité d'autres capitales et/ou mégapoles confirmeront.
.C'est une opinion, mais pour moi c'est, et de loin, la plus belle ville du monde...
Évidemment pour y vivre certains quartiers sont plus agréables que d'autres, mais on trouve partout des endroits tranquilles, comme des appartements donnant sur des cours intérieures ou des rues peu passantes (car la plaie c'est le bruit).
Pour la pollution évidemment il faut faire quelque chose, mais les voitures ne sont qu'une partie du problème.
Pour ce qui est de la pollution, Paris est bien sûr polluée, mais moins que Marseille ou Grenoble.
Paris est une ville difficile à vivre, chère, stressante, O.K., mais c'est sans doute, et sans chauvinisme, la plus belle ville du monde. Et j'ai visité pas mal de villes.
Le Kremlin, c'est grandiose, mais le reste de Moscou n'est pas à la hauteur.
Rome est fantastique, Prague magnifique, Séville superbe, Lisbonne dépaysante, la grand-place de Bruxelles est à tomber raide etc., mais toutes ces villes se visitent plus vite que Paris, dont on n'aura jamais fait le tour.
Un mot quand on parle de pollution: il y a aussi la pollution sonore. A l'heure où l'on fait des voitures électriques, des hybrides, ou des voitures à essence mais silencieuses, je ne comprends pas qu'on autorise ces voitures au bruit dit "sportif" (sportif? N'importe quel gringalet ou bedonnant peut faire du "sport" en faisant vroum vroum), ces voitures qui font le bruit des voitures de formule 1, qu'on entend à 500 mètres.
Qu'attend-on pour interdire à ces voitures de frimeurs (ils pensent qu'on les admire: 99% des Français vont trouver que ce sont des ploucs) de rouler ailleurs que sur des circuits?
Et dire que Peugeot ou d'autres en commercialisent :paf.
A Tyllamy (avec lequel je suis ici d'accord 😀 ): quelle est la différence entre un SUV et les hémorroïdes?
Eh bien il n'y en a pas: tous les trous-du-cul finissent par en avoir un jour ou l'autre.
J'ai aussi entendu l'autre jour une dame parler des "gens du métro". J'ai dénoté une certaine dose de mépris dans cette expression...
Je pense qu'elle devait en penser à peu près autant des gens du vélo.
Moi, je suis le Vénus de Milo, ou plutôt le minus du vélo ;).
Un suv n'est pas spécialement une grosse voiture, tu prends le Renault capture, vendu en 2 roues motrices, n'est pas plus polluants qu'une petite berline. :#
Un suv n'est pas spécialement une grosse voiture, tu prends le Renault capture, vendu en 2 roues motrices, n'est pas plus polluants qu'une petite berline. :#
Oui, je sais.
je pensais évidemment aux gros 4 x 4 qu'on voit à Neuilly-sur-Seine ou St-Germain-en-Laye.
J'ai envie un jour de faire l'idiot avec ces gens là si je les vois sortir de leur voiture à Paris et leur demander:
- SVP, pouvez-vous me renseigner? Est-ce que dans les Yvelines ou les Hauts-de-Seine, les routes sont goudronnées ou est-ce qu'il n'y a que des pistes? Parce que j'ai un agent immobilier qui me propose d'acheter un appartement dans ces départements, il me dit que c'est moins cher qu'à Paris, mais avec tout ce qu'on entend sur la banlieue et ceux qui y habitent, j'ai un peu peur d'aller acheter en pleine cambrousse.
Les gens de Neuilly ou St-Germain adorent qu'on leur dise qu'ils vivent en banlieue ;).
Ne soyez pas trop pressé de prendre les transports en commun ou le vélo, les policiers s'adaptent. 60 euros pour un piéton en sens interdit dans le métro.
60 euros pour un piéton en sens interdit dans le métro.
On peut remarquer sur la photo du PV la date de promulgation de l'article du réglement de la RATP . Décembre 1968 !
Après les évènements de Mai 68 et la reprise en main réactionnaire qui a suivi, la RATP a inclus, dans son règlement, des dispositions visant à faciliter le contrôle des agitateurs.
A regarder, de plus près le règlement ferroviaire de la RATP, affiché dans certaines stations, on constate, aussi, que sont toujours en vigueur des dispositions prises sous l'Occupation en 1941, pour que la Gestapo puisse mieux contrôler les stations.
Il est quand même assez honteux que la RATP n'ait pas abrogé et conservé en l'état, des points du règlement, édictés par les forces d'Occupation.
Ne soyez pas trop pressé de prendre les transports en commun ou le vélo, les policiers s'adaptent. 60 euros pour un piéton en sens interdit dans le métro.
Oui il semble que certains contrôleurs manque de jugements. Une des femmes verbalisée est enceinte.
Il semble aussi que ce ne soit que des femmes verbalisées, ou ce n'est que des femmes qui se manifestent.
Si la Ratp, veut appliquer son règlement à la lettre, pourquoi, y à t'il toujours autant de personnes qui font la manche dans le métro, c'est interdit, et les resquilleurs, toujours autant. Mais ce sont souvent des hommes jeunes qui peuvent être violent, et la, les agents de la Ratp dotés d'un réel courage ne les voient pas.
Mais ces règles sont aussi à cause de la mentalité des Français, je suis allé à Bruxelles, et j'ai prit le métro. J'ai étais surpris de ne pas trouver de portillons, juste des bornes ou il faut composter son billet. Accès libre donc au métro. J'avoue avoir hésité une seconde, mais j'ai acheté un billet. 😉
Message édité par : jeanclaude91150 / 03-03-2018 15:54
Mais ces règles sont aussi à cause de la mentalité des Français, je suis allé à Bruxelles, et j'ai prit le métro. J'ai étais surpris de ne pas trouver de portillons, juste des bornes ou il faut composter son billet. Accès libre donc au métro. J'avoue avoir hésité une seconde, mais j'ai acheté un billet. 😉
Message édité par : jeanclaude91150 / 03-03-2018 15:54
Idem à Berlin. Mais des contrôles peuvent avoir lieu dans la rame, ça m'est arrivé. (J'avais mon billet.)
A ceux qui crient à la folie au sujet de la piétonisation des berges de la Seine, eh bien cette politique plait à une majorité de parisiens.
Vous savez ma position personnelle à ce sujet, mais au-delà de la question de savoir si c'est une bonne mesure ou une mauvaise mesure, eh bien c'est une mesure qui plait à la majorité, surtout chez les plus jeunes:
"Selon un sondage, 55% des Parisiens sont favorables à la piétonnisation des voies sur berges. Un chiffre identique à celui déjà observé en 2016.
Attaquée de toutes parts, Anne Hidalgo peut se réjouir d'avoir potentiellement de nombreux soutiens silencieux. C'est du moins ce que laisse entendre un sondage* commandé par la mairie de Paris à l'institut Ipsos et selon lequel 55% des Parisiens se disent favorables à l'interdiction de la circulation des voies sur berges, et au maintien de la piétonisation.
...
Les jeunes plus favorables à la piétonnisation
Deux tiers des Parisiens (66%) interrogés se disent également favorables à la politique de réduction de la place de la voiture dans Paris. À commencer par les jeunes de moins de 35 ans qui sont 62% à l'approuver quand 60% des plus de 60 ans y sont défavorables.
Les opinions divergent par ailleurs selon un critère géographique puisque 58% des habitants du Nord-Est de Paris sont pour ces mesures contre 52% des habitants de l'ouest de la capitale. Aussi, les nouveaux arrivants (moins de 5 ans) sont 83% à approuver piétonisation des voies sur berge contre 52% des habitants plus anciens (plus de 15 ans).
*Sondage réalisé du 2 au 6 mars 2018, par internet, auprès de 1000 personnes constituant un échantillon représentatif de la population parisienne âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas."
Après, on verra ce que cela donne. Si les emplois désertent Paris, on se retrouvera avec un immense Harlem au milieu de l'île de France.
Après, on verra ce que cela donne. Si les emplois désertent Paris, on se retrouvera avec un immense Harlem au milieu de l'île de France.
C'est le reproche qui avait été fait aux rues piétonnes quand on a commencé à en faire.
A Strasbourg, l'Algeco qui présentait le projet de piétonisation du centre historique avait été incendié, "vous voulez notre mort" disaient les commerçants.
Et puis...
il suffit de regarder l'évolution des baux commerciaux dans les rues piétonnes pour voir que ceux qui craignaient la désertion (et désertification) des centre-villes s'étaient trompés dans des proportions monumentales.
Maintenant, toutes les villes ont leurs zones piétonnes, même celles sans attrait touristique particulier.
Autre levée de boucliers du même ordre, "vous voulez notre mort", quand on a interdit de fumer dans les tabacs et restaurants.
Eh bien, à rebours des craintes, ça a fait augmenter la fréquentation: des tas de gens n'y allaient pas (moi notamment) parce qu'ils n'aimaient pas en ressortir en toussant et avec des vêtements puant la clope.
Harlem est de plus un fort mauvais exemple, parce qu'aujourd'hui, habiter Harlem, c'est très "trendy".
(Ce quartier avait du caractère à l'origine, il était devenu ghetto dans les années 30 parce que ruinés par la crise de 1929 des propriétaires blancs avaient du vendre, des noirs avaient acheté, tous les blancs étaient partis. Mais on n'avait pas détruit ces maisons de ville à 3 ou 4 étages pour y construire des gratte-ciel, le quartier était resté un peu tel quel, et ensuite, il a suffi de le réhabilité, de rénover les appartements, pour qu'on puisse ainsi avoir en plein Manhattan des appartements dans des maisons ou de petits immeubles, avec un côté "quartier" qui est la plupart du temps absent de New York).
Un exemple de la "gentrification", Bill et Hillary Clinton s'y sont installés.
je ferme la parenthèse Harlem, je reviens au fond du sujet: ce qui fait que Paris est attractif, c'est justement qu'il n'y a pas que la bagnole, c'est une ville où l'on va à pied acheter son steak ou sa baguette, où l'on va à pied à son lycée ou son bureau, et si le bureau est loin, on va à pied à la station de métro qui n'est jamais bien loin.
La ville record du monde des embouteillages est Los Angelès, qui est aussi, comme par hasard, la ville où il y a le plus d'autoroutes (il n'y a même à peu près que ça, et elles ne font pas 2 x 2 voies, mais 8 ou 10 x 2.
Séoul détruit des autoroutes urbaines, ou les reconvertit. Ils ont compris, eux!
Il y a maintenant 25 ans et quelques (déjà? eh oui), on avait reproché à Vaclav Havel de refuser de "moderniser Prague", comme disaient ses adversaires, qui disaient "ça coûte trop cher de restaurer ces maisons baroques, abattons-en un bon nombre pour faire de Prague une ville moderne avec des larges avenues".
Havel (ça se prononce en fait Ravel; oui, comme Maurice Ravel, dont les ancêtres venaient de là) a tenu bon, "nous avons une mine d'or", et Prague est devenue une des villes les plus visitées (je parle des visites touristiques; sinon bien sûr, Londres ou New York ou Tokyo et autres Dubaï ou Singapour seront loin devant, mais ça compte comme visiteurs ceux qui y vont pour affaires, et même ceux qui y vont simplement en transit à l'aéroport), certes derrière Paris, derrière Rome, derrière Venise mais de peu, et devant Florence ou Madrid.
Pour une ville de rien du tout, je rappelle que l'agglomération pragoise est plus petite que Marseille).
Une ville, c'est d'abord fait pour y vivre.
Ces villes qui ont avant tout voulu être fonctionnelles, faites pour y produire, y étudier, y acheter, y dormir, éventuellement pour s'y distraire ou cultiver, mais pas pour y vivre, ont été des échecs:
qui a envie d'aller vivre (oui, VIVRE) à Meulun-Sénart, Marne-la-vallée, Cergy-Pontoise, Saint-Quentin en Yvelines, ou Val-de-Rueil ou l'Ile-d'Abeau?
Du coup, malgré des subventions à n'en plus finir, malgré les plans-banlieue etc. les entreprises ne s'y installent pas, ou ne s'y installent qu'en plateformes de distribution ou entrepôts etc.
Parce qu'il n'y a pas un endroit pour se promener à l'heure de la pause repas, parce qu'il faut prendre sa bagnole pour aller faire ses courses quand on sort du boulot le soir etc.
L'automobile, ça rend service, mais ça tue les villes, ça "banlieueise" les villes qui n'ont plus de centre, plus d'intérêt.
Je rappelle quand même que les berges de la Seine, chauvinisme français ou parisien mis à part, sont un des plus beaux paysages urbains du monde, et elles avaient été massacrées par la voie Georges Pompidou (oui, Pompidou, celui-là même qui, parce qu'il fallait "adapter Paris à l'automobile", voulait assécher le Canal St-Martin, atmosphère atmosphère, pour en faire une autoroute urbaine (la traversée de l'île Notre-Dame à Montréal était sa référence), qui voulait détruire la Gare d'Orsay pour y installer une barre de 30 étages pour Sofitel, et qui dans le XIIIème arrondissement n'a réalisé que 10% de son programme immobilier parce que sa mort y a mis fin, Giscard d'Estaing ayant fait cesser immédiatement tous les travaux dès le premier jour de son installation à l'Elysée).
Malheureusement pour lui mais heureusement pour Paris, il est mort avant d'avoir pu finir son massacre à la bétonneuse.
Pour Nudiworld, je vais rappeler que Londres (du moins jusqu'au Brexit) avait plutôt l'image d'une ville attractive, avec beaucoup moins d'autoroutes que dans l'agglomération parisienne (et c'est le cas pour toute la Grande-Bretagne d'une manière général, c'est un pays de petites routes) qu'à Paris, remets une photo du progrès:
