Académique Renoir dans la bouche de Kirchner qui s'attaquait aux normes en vigueur de l'art impressionniste complètement figé, en inventant avec ses aminches l'expressionnisme flamboyant qui sera ensuite décrié par les aminches Dada, ainsi va l'art dans sa perpétuelle évolution et révolution et tant mieux.....
Tu peux essayer de faire des phrases claires, sans artifices inutiles (tu es sur un forum, pas dans un salon de lecture) et avec des phrases un peu plus courtes ? ça permettrait peut-être de comprendre ce que tu dis :#
Désolé c'est ma façon d'écrire et ne n'ai pas du tout l'habitude de fréquenter les salon, je suis bien trop sauvage pour ça !
En résumé, pour ceux qui ne suivent pas au fond de la classe près du radiateur (c'était ma place bien au chaud quand j'étais môme)... Mais je vais faire un effort bien naturel.
Les mouvement artistiques se suivent et ne se ressemblent pas.
Chaque mouvement remet en question le précédent et créé à son tour un nouveau avec ses propres règles souvent en révolte contre le précédent et ainsi de suite. Dans mon exemple je citais l'impressionnisme qui a été détrôné par l'expressionnisme, puis le dadaïsme a tourné en dérision le précédent et ainsi de suite.
Mon coeur balance pour l'expressionnisme de die Brücke (le Pont entre tous les arts et expressions avant la grande boucherie de 1914 / 1918) et les dadaïstes. Ces derniers avaient une bombe dans la tête et étaient très provocateurs dans leurs manifestations artistiques aux multiples happenings et collages délirants. Ils annonçaient déjà le petit peintre raté en la personne de Hitler. Ils étaient des visionnaires de la République de Weimar, la République de tous les dangers avec les socio-démocrates à la tête du régime. Il y a maints points de similitudes entre notre époque et ce temps-là, mais c'est une autre histoire.
Dans ma conférence « die Brücke (Dresde 1905 / Berlin 1913), un art entre révolte et naturisme » je finissais justement par le dadaïsme qui tirait à boulets rouges contre les expressionnistes....
Tu me dis si cette fois je suis compréhensible.
J'aime bcp les peintres allemands des années 20-30, surtout du mouvement du Blaue Reiter (le cavalier bleu), mais je ne regrette pas leur époque. Tous ces artistes ont vécu la grande boucherie de la guerre de 14 et en plus à l'inflation catastrophique des années 20, et les allemands d'aujourd'hui n'ont pas perdu la mémoire de cette époque. Pour eux l'inflation de 1924 a amené Hitler, pour nos dirigeants l'inflation c'est la croissance d'après guerre. Pas très compatible.
Sur un registre plus lèger, le thème de la foire d'art contemporain de la Bastille le 1-5 mai est l'Art du Nu. Je ne suis pas sur que tous les artistes présentés finiront au musée comme Renoir et Franz Marc:
http://www.joel-garcia-organisation.fr/ev_234.html
Un petit espace devant les liens les rend actifs 😉
Message édité par : mapommedapi / 21-03-2013 06:44
Comme quoi, tout novateur devient tôt ou tard l'académique de quelqu'un. Dans quelques années, fdb sera traité d'académique...
Oui ce qui le plus souvent vrai pour l'art, il en est tout autrement pour la littérature. Et en ce qui me concerne, étant publié chez des éditeurs tout-petit, puisque le naturisme n'intéresse pas grand monde, je ne suis pas lu et ne pèse d'aucun poids dans les changements et orientations littéraires.
Comme quoi, tout novateur devient tôt ou tard l'académique de quelqu'un. Dans quelques années, fdb sera traité d'académique...
Eh oui! On peut traiter Kirchner et Nolde ou Marc d'académiques, eux qui restaient figuratifs par exemple.
En fait, Renoir a eu tellement de succès que d'autres l'ont imité, mais s'il y a beaucoup de tableaux dans son style, ce n'est pas parce que lui s'est coulé dans le style des autres (ce qui pourrait être une définition, ou du moins une illustration, de l'académisme).
Que tu n'aimes pas Renoir est ton droit le plus strict.
En revanche, je maintiens, académique est un terme qui est manifestement à-côté de la plaque en ce qui le concerne, et il sera difficile sans se ridiculiser de le traiter de peintre mineur ou sans talent.
Contente-toi de dire que tu n'aimes pas, tout le monde respectera ton opinion et on ne se crêpera pas le chignon.
Bien sûr que je n'aime pas Renoir et tous les peintres qui figurent sur des boites de chocolat, bien évidemment !
Ma critique de l'académisme, de ne pas dépasser les maîtres, de se servir uniquement d'une technique apprise sans soi-même oeuvre vers un autre style dans des recherches picturales, oui je l'affirme pour Renoir en regard justement de Kirchner et sa bande de peintres révolutionnaires à leur époque qui distordaient les corps pour les restituer dans leur immédiateté et qui furent traiter dans un salon de « singes hurleurs jetant des pots de peintures » puisque leurs couleurs éclataient leurs toiles, tout comme leurs aminches les Fauves en France qui ont beaucoup de points communs à partager dans l'esprit avec leurs oeuvres.
Quant à se crêper le chignon, sans moi aucun souci. J'aime la discussion contradictoire sans pour autant affirmer que j'ai raison. J'exprime juste un point de vue au regard de mes études de l'oeuvre de Kirchner et de ses amis de die Brücke. Je pourrai aussi parler d'Egon Schiele (que j'adore aussi) qui dépassa son maître Klimt qui aimait lui peindre des grandes bourgeoises nues et les recouvrir de parures en or sur ses toiles.
Bien sûr que je n'aime pas Renoir et tous les peintres qui figurent sur des boites de chocolat, bien évidemment !
J'aime la discussion contradictoire sans pour autant affirmer que j'ai raison. J'exprime juste un point de vue au regard de mes études de l'oeuvre de Kirchner et de ses amis de die Brücke. Je pourrai aussi parler d'Egon Schiele (que j'adore aussi) qui dépassa son maître Klimt qui aimait lui peindre des grandes bourgeoises nues et les recouvrir de parures en or sur ses toiles.
dixit fdb
Je n'ai pas fait d'études de peinture. Mais il me semble que ce n'est pas la faute de Renoir si ses tableaux se retrouvent sur des boîtes de chocolat, peut-être simplement parce qu'ils expriment une joie de vivre sensuelle qui plaît aux gourmands. Mais qui ne plaisait pas du tout aux académiques de son temps. Il est vrai que, s'agissant de Renoir, le Cagnois que je suis a peut-être un préjugé favorable...
J'aime aussi la discussion sans pour autant affirmer que j'ai raison, et j'apprécie que tu affirmes que c'est ton cas. Qu'on se le dise, car je crois qu'on t'aimerait mieux si , parfois, on n'avait pas l'impression du contraire.
En tout cas j'aime le passage de Dagmar que tu cites. Peut-être ai-je eu tort de me laisser impressionner par le document de promotion qui accompagnait sa sortie.
Message édité par : fredericdromois / 21-03-2013 18:36
Oui en effet, je ne cherche surtout pas à convaincre qui que ce soit mais que chacune et chacun se fasse sa propre opinion à partir de son histoire et ses propres connaissances et ses appréhensions de la réalité.
Non, ce qui peut choquer, et j'en ai bien conscience dans mes propos, c'est le ton que je donne dans la forme et le danger dans toutes les communications, c'est justement de s'attacher en premier à la forme ce qui gomme le fond, avec toutes les contre-sens que cela peut impliquer.
Je suis très heureux que ce passage très représentatif de Dagmar te plaise, alors que je sais que tu n'as pas apprécié Carl. Comme tu vois, on évolue en vieillissant et pour chaque ouvrage que j'écris j'essaie de varier la forme. Ainsi dans Dagmar il y a quelques envolées lyriques et poétiques qu'il n'y avait pas dans Carl. Et la quatrième de couverture peut aussi être très trompeuse, c'est une accroche au lectorat, un résumé en raccourci et racorni, un peu et souvent un jeu de dupe, comme la pute qui attire le chaland dans ses filets, si tu me permets cette expression châtiée et directe. Tous les livres fonctionnent de la même façon. On accroche ou on décroche au quatrième de couverture. Je suis comme toi, dès fois je me fais avoir. Mais tout le temps, j'ouvre au hasard des pages pour vérifier si d'abord le style me plait, car je suis très sensible au style et surtout s'il y a des dialogues. Et puis après si l'histoire a un sens pour moi....
Pour en venir à ta superbe région qui a inspiré maintes peintres, je préfère Matisse et son exubérance sensuelle dans ses collages festifs à Renoir. Mes grands-parents qui étaient prof de francais habitaient Antibes et m'invitaient souvent à pâques pour passer des vacances quand j'étais enfant et j'en garde un souvenir très coloré, pour un parisgigot tête de veau habitué à la grisaille. Déjà môme, je hantais les traces de l'ami Prévert que j'aurai rêvé rencontrer au Bastion, un resto qu'il affectionnait. Et puis il y a aussi bien entendu l'ombre de Picasso qui charme tes contrées..... Encore rien à voir avec l'art d'un Renoir qui n'a jamais évolué dans son art, alors que Picasso, je le compare souvent avec Miles Davis comme un créateur au multiple pistes et un inventeur perpétuel en action qui se remettait toujours en question et prenait beaucoup de risque dans ses créations.
Ce sont des crétateurs que j'apprécie. Ils ne sont jamais statiques. Ils sont en mouvement perpétuel comme les expressionnistes à leur époque, visionnaires des villes tentaculaires et de la guerre qui allait poindre et tous les autres drames encore pire.....
Non, ce qui peut choquer, et j'en ai bien conscience dans mes propos, c'est le ton que je donne dans la forme et le danger dans toutes les communications, c'est justement de s'attacher en premier à la forme ce qui gomme le fond, avec toutes les contre-sens que cela peut impliquer.
Non, ce qui me choque c'est de vouloir absolument comaprer l'incomparable, de penser qu'en rabaissant un peintre cela va contribuer élever les autres. Alors que la richesse de l'art et justement dans la diversité et que dénigrer tout ce qui s'écarte d'un mouvement donné à une époque donnée c'est tout simplement de l'intolérance.
Pour en revenir au deux films objets initiaux de ce sujet, le reproche que je ferai à celui avec Jean Rochefort est le choix des oeuvres présentées qui ne collent pas vraiment avec le récit : les deux huiles qu'il peint dans la nature sont d'un niveau très amateur, quant au "chef d'oeuvre" final (un Maillol d'après le générique), il est très statique et peu expressif et donc très décevant par rapport à la personnalité du modèle que le sculpteur aurait du chercher à traduire.
Ajoutons que l'action se déroulant durant la seconde guerre mondiale, le sculpteur en question, qui est censé être un artiste reconnu internationalement, est d'un académisme qui ne colle pas vraiment à cette époque...
Mais bon, l'un des intérêts majeur de ce film est la qualité des images, même si celle-ci est assez académique et déplaira peut-être, à ceux qui préfèrent des vidéos plus actuelles filmées en caméra hyper mobile, qualité vidéo et mise au point décalée.
Le film vient de paraître en DVD et blue Ray
