Je pense que ceux qui sont allés voir ce spectacle y sont allés plus pour la danse que pour la musique.
(D'autant qu'il est probable, d'après les images, que c'était de la musique enregistrée, et non un orchestre et des chanteurs sur scène ou même dans la fosse).
Pour les danseurs et les amateurs de danse, la musique est un support. Les mélomanes ayant tendance à considérer que si une musique est belle, elle se suffit à elle-même et danser dessus n'apporte quelque chose qu'aux amateurs de danse (qui peuvent aussi être mélomanes, ce n'est pas exclusif), et que si la musique n'est pas belle, pourquoi danser sur une musique laide?Message édité par : PhilE
J'aime la musique depuis ma plus tendre enfance. Alors que mes camarades de classe écoutaient U2 et autres Dire Straits, moi j'étais fans de Beethoven, Mozart et Bach. J'ai eu l'occasion d'aller voir un spectacle de danse à Lyon. Il y avait Dupont et Pietragala. Ils ont notamment dansé sur l'Adagietto de la 5ème symphonie de Malher. J'en garde un souvenir ému tant la danse et la musique s'enrichissaient mutuellement. Bon, je sors du débat naturiste mais j'avais envie de réagir!!
Une réflexion générale sur la démarche artistique. Rien ne doit exister qui ne puisse se justifier par une impériosité au regard de l'esthétique, du language visuel ou de la dramaturgie. si on ne peut répondre valablement à un "pourquoi", on est dans le gratuit (ici on pourrait encore discutzer sur le "gratuit" en tant que que signifiant).
Tout peut être dit, montré, représenté à condition d'avoir du sens. Alors pourquoi pas Mozart nu ou n'importe quoi d'autre. Mais ici seul le créateur (pas le bon dieu...) est en mesure de répondre.
le risque avec la gratuité est de sombrer corps et âmes dans l'académisme. Montrer du nu au théâtre n'a plus rien de provocateur, bien au contraire. c'est comme les scènes de cul au cinéma( c'est pour cela qu'on n'en voit plus ou rarement dans les productions de ces 5 dernières années). on peut presque dire que ça ne fait pas un spectateur de plus.
