"Qu’on soit gros ou mince" : le naturisme attire encore, mais la pratique évolue, notamment au camping des Bogues, près d'Orléans
Aux Bogues, près d’Orléans (Loiret), on se met à nu depuis plus de soixante-dix ans. Un noyau dur de 140 adhérents, pour la plupart seniors, partage ce mode de vie en communauté. Si la pratique attire aussi les jeunes, cette culture associative s’estompe peu à peu, au profit des séjours occasionnels. Reportage.
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Publié le 24 juillet 2026 à 19h50

Paulette, 90 ans, adossée nue à son transat en plein soleil, remplit avec soin les grilles de son carnet de mots croisés. Pourtant dans la vie, les cases ne sont généralement pas faites pour elle. Cela fait plus de soixante ans qu’elle est adhérente de l’association gérante du camping naturiste Les Bogues, près d’Orléans : "Tout a commencé avec mon mari lors d’un dîner avec des amis qui pratiquaient le naturisme. Ils nous ont incités à essayer. On a fait le reste du repas à poil." Comme une vingtaine d’autres adhérents, Paulette est propriétaire d’un bungalow au sein du camping, où elle passe la plupart des beaux jours.
C’est bien la possibilité d’être nue six mois sur douze qui l’attire, mais le naturisme est plus que cette sensation de liberté que lui procure la nudité. Ses valeurs, selon Zoé, 68 ans, bénévole au camping : "Le respect de l’autre, de la nature et surtout la tolérance."
Un des quatre bungalows en location. Photo Louis Nowell
