La contre-attaque tourne court au lycée Geoffroy-Saint-Hilaire d'Etampes (Essonne).
Une des élèves a été temporairement exclue de l'établissement pour avoir organisé une « manifestation », a annoncé, hier, l'inspection académique. Elle et ses camarades avaient en effet décidé d'organiser une « Journée du short » pour protester contre les réflexions que cette tenue suscitait de la part de l'encadrement. Selon le proviseur, qui a pris ses fonctions à la rentrée, la sanction a été prise pour le trouble causé à l'ordre de l'établissement. L'inspecteur d'académie, Christian Wassenberg, a expliqué qu'il n'était pas « exclu » que des maladresses côté encadrement aient entraîné cette réaction.
Q : Si des élèvent décident d'organiser un "manifestation" sans chaussettes, riquent-ils l'exlusion ?
On peut légitimement se le demander.
Carrefour n'a t-il pas refusé l'entrée à un client qui était... pieds nus
Point de vue d'un ancien proviseur.
La réaction de l'inspecteur d'académie me paraît rassurante.
En ce qui concerne la sanction disciplinaire prise contre l'élève, à moins que les règles aient évolué, le chef d'établissement est en droit de décider seul d'une exclusion temporaire, comme d'imposer sa propre définition de la tenue "correcte" qu'exige probablement le règlement intérieur de son lycée. (C'est un peu comme la fameuse notion d'exhibition sexuelle imposée à la vue d'autrui, diversement définie selon les tribunaux). Mais il ne faudra pas qu'il s'étonne si son autoritarisme le conduit à se retrouver à brève échéance dans une position intenable face à son conseil d'administration.
Je précise que je ne suis naturellement pas partisan d'accepter n'importe quoi en fait de tenue des élèves. Mais il semble, si nous avons été bien informés, que ce chef d'établissement ait poussé le bouchon un peu loin et toute ma sympathie va à cette élève insoumise qui prend ses responsabilités, et qu'il devrait apprécier de trouver en face de lui plutôt que de vouloir la mater.
Et je me souviens de ce ministre de l'Education (Alain Peyrefitte) qui se souciait de règlementer la longueur des minijupes... quelques semaines avant mai 68 !
Bon sang, j'aurais été exclu, moi, moi qui avait l'habitude d'aller en short au collège, et au lycée (et même aux écrits d'entrée à Sciences Po.; eh oui, j'étais peut-être le seul, mais aux écrits, qu'est-ce que ça pouvait bien faire?) dès qu'il faisait beau.
Rappelons même qu'autrefois, il y a seulement une soixantaine d'années, les jeunes n'allaient qu'en short au collège, le pantalon, ce n'était qu'une fois qu'on était au lycée, c'était le signe du passage de l'enfance à l'âge du jeune homme. Idem, les filles n'allaient qu'en jupe.
Il est vrai qu'on portait des chaussettes montantes (et que dans les années soixante, on pouvait se faire réprimander si l'on était pieds nus en sandales).
A rebours de l'évolution vers toujours plus de vêtements, il a été organisé, et on a demandé que les chefs d'établissement s'impliquent, des "journées de la jupe", pour lutter contre la pression sociale de la part des autres élèves qui fait qu'une fille en jupe est jugée "allumeuse" ou autre qualificatif de cet acabit.
Il y a 40 ans et des poussières, on luttait contre l'uniforme à l'école; aujourd'hui, regardez une sortie de classe, c'est jeans-baskets pour tout le monde, ou peu s'en faut.
Ils sont un rien conformistes, nos ados...
Et dire que nos parents nous obligeaient à aller à l'école en culotte courte, certes c'était à l'âge du kiri, en primaire et collège.
Aujourd'hui les shorts sont encore plus long que les maillots de bains ras du genou chez nos chers ados, et le bas du falzar flirte avec le haut des chaussettes courtes.
Vive ces jeunes qui osent l'insoumission et la désobéissance civile.
A nous quinquas cela, ne peu rappeler que des moments forts, à moins que nous souffrions déjà de la maladie d'Alzeimer.
Thierry
😉 Faire référence à la décence
est une offense à la conscience !
