Naturiste depuis plus de 20 ans, la moitié de ces années en vacances sur des plages et depuis plus de 10 ans en centre, inscrit depuis de nombreuses années sur le site, je lis quasi quotidiennement les forums et j'en arrive à me poser la question : « Suis-je un naturiste normal, rétrograde, traditionnaliste, dépassé ? Suis-je un des derniers représentants de ce type de naturisme ? »
Je m'explique : au long de tous ces posts, je ne me reconnais plus guère. Je ne suis pas tatoué, je n'ai aucun piercing (j'ai déjà du mal à faire une prise de sang !), je ne suis pas épilé. Tous les arguments des partisans de ces pratiques me passent au dessus de la tête et me semblent ridicules : Pourquoi aurais-je moins d'hygiène parce que mon sexe n'est pas rasé ? Se placer des bijoux à des endroits stratégiques est bien destiné à attirer les regards ce qui est contraire à ma conception du naturisme où le corps dans son entier est respectable. Les autres exemples sont nombreux.
J'aime être nu le plus longtemps possible sur une plage naturiste et 24 h sur 24 en centre naturiste même quand les frileux ou les pudiques (?) se rhabillent le soir. Mais la nudité urbaine est totalement opposée au naturisme. Où est le contact avec la nature dans une ville ? Où est ce « vivre en harmonie avec la nature caractérisée par la pratique de la nudité en commun » présent dans la définition du naturisme lors des WNBR où quelques centaines de cyclistes nus traversent une métropole à vélo devant des milliers de spectateurs amusés ? Certes ils ne désapprouvent pas, ils sont satisfaits de se rincer l'oeil devant le spectacle de ces joyeux exhibitionnistes. Je suis certain que malgré mes années de naturisme et de vision de corps nus, j'apprécierais de les voir passer si ça se présentait, mais ce serait par pur voyeurisme et non pour les féliciter de faire avancer la cause du naturisme. Si la nudité publique était autorisée, je ne pourrais concevoir d'aller nu chez le boulanger ou le libraire car notre société est bien une société textile. En centre, je fais tout nu, y compris mes courses bien sûr, l'endroit étant dédié à la nudité, c'est donc normal. Ca devrait même être imposé mais c'est un autre débat. "Faire avancer l'acceptation de la nudité sociale", mais à part dans les sociétés primitives où cette nudité sociale est pratiquée et acceptée, toutes les autres sociétés sont textiles et quelques coups d'éclats genre WNBR ou rassemblement de Tunick n'y changeront rien. C'est de l'utopie que de prétendre le contraire.
Dans les grands centres où j'ai séjourné, si des randonnées étaient balisées dans l'enceinte du centre, je les ai faites nu. Hors cadre naturiste, j'aime me balader mais sur des chemins prévus et repérés. L'idée d'une randonnue, hors des chemins, qu'il faut prévoir à l'avance pour éviter de croiser des textiles ou la maréchaussée me gâcherait le plaisir malgré le bien-être de la nudité.
Bien sûr je dors nu, me balade de la chambre de la salle de bain à la chambre dans cette tenue, dans la maison l'été. Mais je me suis toujours refusé de pousser le chauffage l'hiver pour pouvoir clamer comme certains ici été nus 365 jours par an. Naturisme rime pour moi avec respect de nos ressourses.
Voilà pourquoi je me demande si ma conception du naturisme est dépassée, plus en rapport avec notre époque. Suis-je un vieux survivant du naturisme à papa ? Pas grave, je ne changerai pas. C'est un des plaisirs de la vie et je ne compte pas m'en priver.
André
Message édité par : Balou / 07-02-2010 14:48
Salut André,
chuis comme toi... sauf que pour moi, pour être réac', il faut aller emmerder les autres! 😉
Cela dit, je défends quand-même le naturisme sauvage, toute petite nuance...
ju
Je te rassures, je me sent aussi complètement dépassé par toute ces évolutions.
A qui bon s'affranchir des vêtements si pour se mettre des piercings dans tous les sens ? Quand je suis nu, je ne met même pas de montre !
Quant aux piercing sur les parties génitales, effectivement, il me semble que leur vocation est plutôt d'attirer le regard, mais peut être que je suis dans l'erreur. En tout cas, je suis dans l'incompréhension :#. Mais malgré tout tolérant, sauf dans les centres naturistes à "vocation" familiale (qui sont ceux que je fréquente). Maintenant, je ne sais pas si un "prince albert" porté toute l'année peut se retirer facilement ??
Pour le rasage, je suis plus nuancé. Je ne me vois pas m'épiler ... Mais c'est vrai que j'apprécie l'absence de poils sur les gambettes de ma femme. Donc pourquoi pas les hommes ?? Qui sont somme toute nombreux à s'épiler le cuir chevelu 😉
Dans les centres, je ne suis pas forcément un fervent défenseur du 100% à poil ... Mais c'est vrai aussi qu'il m'est parfois senti mal à l'aise d'être nu, ce qui n'est pas normal.
Fred.
Message édité par : fredericdromois / 07-02-2010 17:42
Le naturisme sauvage est une avancée considérable, vu que c'est un naturisme qui s'est affranchi de la barrière de l'argent pour se promener nu. Tout ce qui permettra la banalisation de la simple nudité est bon à prendre, y compris pour ceux qui vont uniquement dans les centres payants : ce sera toujours plus facile à expliquer à son entourage par la suite.
Et c'est quoi d'etre un vrai naturiste ? :#
Tu es nu dans un lieu naturiste mais tu ne respecte pas la nature "tu n'es pas naturiste"
Tu respecte la nature mais tu n'es pas nu dans un lieu naturiste "tu n'es pas naturiste"
Tu portes un piercing sur les parties génitales,tu es nu dans un lieu naturiste,tu respecte la nature "tu n'es pas naturiste" ben oui tu portes un piercing et donc c'est pour que les gens soit attiré par cette endroit de ton corps et donc tu es exhibitioniste donc pas naturiste, mais faire de la randonnue ou le wnbr ça l'est peut etre un peu aussi (j'exagére peut etre) :#
On dit que le naturisme c'est la liberté mais qu'es ce que c'est que la liberté ?
"La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres."
C'est un sujet qui n'est vraiment pas facile :#
"Il y a plusieurs demeures dans la maison du Père..."
Il n'y a pas pesoin d'avoir un naturisme unique... Il y a bien sûr le naturisme que je dirais "classique" (plutôt que "reac" ou même "conservateur"), ou alors "régulier" au sens de "fidèle à la règle de 1974".
Mais il y a 35 ans de cela, le monde a évolué et il y a certainement place pour des variantes.
Avec un risque d'abus de langage comme le "naturisme progressiste" qui est principalement une couverture (si j'ose dire) de l'échangisme ou du moins de pratiques sexuelles plus ou moins en commun.
Mais le naturisme sauvage, la randonue, la cyclonue, la nudité urbaine, etc qui ne s'intègrent pas dans le "naturisme 1974" ne lui sont pas en opposition pour autant. Une activité qui n'est pas orientée "respect de la nature" n'est pas pour autant de l'irrespect, la nudité "pas en commun" n'est pas privée de valeurs pour autant.
Je ne sais pas si les "naturistes réguliers" devraient revendiquer l'exclusivité du terme "naturisme" - c'est probablement illusoire.
Parfois je me dis qu'il faut aussi revaloriser le terme "nudisme". Celui-ci est beaucoup plus ancien, est compris de tous - et en version anglaise est beaucoup plus courant (et moins péjoratif).
Ce n'est pas une version édulcorée du naturisme, c'est un principe et un mouvement beaucoup plus large, qui "couvre" la nudité en public quelle qu'elle soit.
Le "naturisme-1974" est alors une variété de nudisme, plus restrictif car adhérant à des principes supplémentaires, tout en étant plus profond.
Mais il reste d'autres nudismes, plus tièdes ou plus revendicatifs, parfois plus extrèmes, et tous ont le droit d'exister. Et ne méritent pas nécessairement le qualificatif de "vulgaire nudisme".
Message édité par : Europhom / 07-02-2010 18:50
- J'ai ajouté des parenthèses pour clarifier.
Message édité par : Europhom / 07-02-2010 19:49
"La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres."
Nan! "La liberté d'autrui étend la mienne à l'infini!", c'est mieux, non?
Naturiste depuis plus de 20 ans, la moitié de ces années en vacances sur des plages et depuis plus de 10 ans en centre, inscrit depuis de nombreuses années sur le site, je lis quasi quotidiennement les forums et j'en arrive à me poser la question : « Suis-je un naturiste normal, rétrograde, traditionnaliste, dépassé ? Suis-je un des derniers représentants de ce type de naturisme ? »
Je m'explique : au long de tous ces posts, je ne me reconnais plus guère. Je ne suis pas tatoué, je n'ai aucun piercing (j'ai déjà du mal à faire une prise de sang !), je ne suis pas épilé. Tous les arguments des partisans de ces pratiques me passent au dessus de la tête et me semblent ridicules : Pourquoi aurais-je moins d'hygiène parce que mon sexe n'est pas rasé ? Se placer des bijoux à des endroits stratégiques est bien destiné à attirer les regards ce qui est contraire à ma conception du naturisme où le corps dans son entier est respectable. Les autres exemples sont nombreux.
J'aime être nu le plus longtemps possible sur une plage naturiste et 24 h sur 24 en centre naturiste même quand les frileux ou les pudiques (?) se rhabillent le soir. Mais la nudité urbaine est totalement opposée au naturisme. Où est le contact avec la nature dans une ville ? Où est ce « vivre en harmonie avec la nature caractérisée par la pratique de la nudité en commun » présent dans la définition du naturisme lors des WNBR où quelques centaines de cyclistes nus traversent une métropole à vélo devant des milliers de spectateurs amusés ? Certes ils ne désapprouvent pas, ils sont satisfaits de se rincer l'oeil devant le spectacle de ces joyeux exhibitionnistes. Je suis certain que malgré mes années de naturisme et de vision de corps nus, j'apprécierais de les voir passer si ça se présentait, mais ce serait par pur voyeurisme et non pour les féliciter de faire avancer la cause du naturisme. Si la nudité publique était autorisée, je ne pourrais concevoir d'aller nu chez le boulanger ou le libraire car notre société est bien une société textile. En centre, je fais tout nu, y compris mes courses bien sûr, l'endroit étant dédié à la nudité, c'est donc normal. Ca devrait même être imposé mais c'est un autre débat. "Faire avancer l'acceptation de la nudité sociale", mais à part dans les sociétés primitives où cette nudité sociale est pratiquée et acceptée, toutes les autres sociétés sont textiles et quelques coups d'éclats genre WNBR ou rassemblement de Tunick n'y changeront rien. C'est de l'utopie que de prétendre le contraire.
Dans les grands centres où j'ai séjourné, si des randonnées étaient balisées dans l'enceinte du centre, je les ai faites nu. Hors cadre naturiste, j'aime me balader mais sur des chemins prévus et repérés. L'idée d'une randonnue, hors des chemins, qu'il faut prévoir à l'avance pour éviter de croiser des textiles ou la maréchaussée me gâcherait le plaisir malgré le bien-être de la nudité.
Bien sûr je dors nu, me balade de la chambre de la salle de bain à la chambre dans cette tenue, dans la maison l'été. Mais je me suis toujours refusé de pousser le chauffage l'hiver pour pouvoir clamer comme certains ici été nus 365 jours par an. Naturisme rime pour moi avec respect de nos ressourses.
Voilà pourquoi je me demande si ma conception du naturisme est dépassée, plus en rapport avec notre époque. Suis-je un vieux survivant du naturisme à papa ? Pas grave, je ne changerai pas. C'est un des plaisirs de la vie et je ne compte pas m'en priver.
André
Message édité par : Balou / 07-02-2010 14:48
malheureusement c est l evolution des moeurs qui change tout,maintenant tout devient normal piercings,epilations,exhibitions 🙁
J'aime beaucoup ta réflexion Europhom!
En particulier sur le nudisme!
Bravo!
ju
Naturiste depuis plus de 20 ans, la moitié de ces années en vacances sur des plages et depuis plus de 10 ans en centre, inscrit depuis de nombreuses années sur le site, je lis quasi quotidiennement les forums et j'en arrive à me poser la question : « Suis-je un naturiste normal, rétrograde, traditionnaliste, dépassé ? Suis-je un des derniers représentants de ce type de naturisme ? »
Je m'explique : au long de tous ces posts, je ne me reconnais plus guère. Je ne suis pas tatoué, je n'ai aucun piercing (j'ai déjà du mal à faire une prise de sang !), je ne suis pas épilé. Tous les arguments des partisans de ces pratiques me passent au dessus de la tête et me semblent ridicules : Pourquoi aurais-je moins d'hygiène parce que mon sexe n'est pas rasé ? Se placer des bijoux à des endroits stratégiques est bien destiné à attirer les regards ce qui est contraire à ma conception du naturisme où le corps dans son entier est respectable. Les autres exemples sont nombreux.
J'aime être nu le plus longtemps possible sur une plage naturiste et 24 h sur 24 en centre naturiste même quand les frileux ou les pudiques (?) se rhabillent le soir. Mais la nudité urbaine est totalement opposée au naturisme. Où est le contact avec la nature dans une ville ? Où est ce « vivre en harmonie avec la nature caractérisée par la pratique de la nudité en commun » présent dans la définition du naturisme lors des WNBR où quelques centaines de cyclistes nus traversent une métropole à vélo devant des milliers de spectateurs amusés ? Certes ils ne désapprouvent pas, ils sont satisfaits de se rincer l'oeil devant le spectacle de ces joyeux exhibitionnistes. Je suis certain que malgré mes années de naturisme et de vision de corps nus, j'apprécierais de les voir passer si ça se présentait, mais ce serait par pur voyeurisme et non pour les féliciter de faire avancer la cause du naturisme. Si la nudité publique était autorisée, je ne pourrais concevoir d'aller nu chez le boulanger ou le libraire car notre société est bien une société textile. En centre, je fais tout nu, y compris mes courses bien sûr, l'endroit étant dédié à la nudité, c'est donc normal. Ca devrait même être imposé mais c'est un autre débat. "Faire avancer l'acceptation de la nudité sociale", mais à part dans les sociétés primitives où cette nudité sociale est pratiquée et acceptée, toutes les autres sociétés sont textiles et quelques coups d'éclats genre WNBR ou rassemblement de Tunick n'y changeront rien. C'est de l'utopie que de prétendre le contraire.
Dans les grands centres où j'ai séjourné, si des randonnées étaient balisées dans l'enceinte du centre, je les ai faites nu. Hors cadre naturiste, j'aime me balader mais sur des chemins prévus et repérés. L'idée d'une randonnue, hors des chemins, qu'il faut prévoir à l'avance pour éviter de croiser des textiles ou la maréchaussée me gâcherait le plaisir malgré le bien-être de la nudité.
Bien sûr je dors nu, me balade de la chambre de la salle de bain à la chambre dans cette tenue, dans la maison l'été. Mais je me suis toujours refusé de pousser le chauffage l'hiver pour pouvoir clamer comme certains ici été nus 365 jours par an. Naturisme rime pour moi avec respect de nos ressourses.
Voilà pourquoi je me demande si ma conception du naturisme est dépassée, plus en rapport avec notre époque. Suis-je un vieux survivant du naturisme à papa ? Pas grave, je ne changerai pas. C'est un des plaisirs de la vie et je ne compte pas m'en priver.
André
Message édité par : Balou / 07-02-2010 14:48
malheureusement c est l evolution des moeurs qui change tout,maintenant tout devient normal piercings,epilations,exhibitions 🙁
Mon dieu, c'est pas possible que de tels propos sortent de la bouche d'un naturiste ...
C'est digne d'un textile réfractaire intégriste 😐
Donc si on est épilé, tatoué, piercé, on est exhibitionniste ?
Il faut faire attention à ce que l'on dit et à la façon dont on le dit ...
Comme ça a été justement dit dans un autre post (sur le handicap), il faut prendre soin de la formulation de ses propos sur internet, l'interprétation peut être très mauvaise ...
Une preuve de plus ... 😐
Comme j'ai du mal avec les citations de message, je tiens à préciser que c'est le message de Taz59 que je commente ...
Message édité par : mapommedapi / 07-02-2010 19:16
Message édité par : mapommedapi / 07-02-2010 19:21
André,
tu n'es pas "contre" l'évolution : tu regrettes simplement certaines pertes de qualité.
Europhom a entièrement raison de te qualifier de conservateur plutôt que de réactionnaire .
Personnellement, je suis plutôt partisan de la nudité urbaine, mais c'est essentiellement pour que les bigots puritains soient remis à leur place. Mine de rien, c'est un combat important.
Pour l'avoir expérimentée à Pampelune, avec des amis activistes, la nudité urbaine revendicatrice ne m'est pas agréable du tout, bien au contraire : je me suis senti très vulnérable dans un monde hostile. Seul l'effet de groupe a pu me motiver .
Mais je pense vraiment que c'est grâce à des cyclonues, ou à des manifestations "grand public", qu'on laissera enfin tranquilles les gens qui aiment se balader nus autre part que sur une plage, et qui sont stupidement privé d'un doit élémentaire qui en fait ne gène personne.
Aucun bigot pudibond n'a jamais pu prouver avoir REELLEMENT été choqué par une vue de nu . Ces gens sont des simulateurs... des complexés qui désirent imposer leurs complexes morbides à l'ensemble de la population . En réalité, ils n'éprouvent aucun malaise à la vue de la nudité de qui que ce soit, ce sont tout simplement des sadiques, qui prennent plaisir de leur pouvoir et qui s'amusent à empêcher les autres de "jouir" en paix
André,
ton positionnement sur le naturisme en liberté me surprend quelque peu.
Conscrits, nous avons vécu une période qui a pas mal bousculé d'idées reçues à ce sujet.
Certes, on peut avoir la forte impression que les générations actuelles ont fait un sacré bon en arrière, certes la nudité sociale n'est pas encore pour demain, mais qu'importe.
Des manifestations publiques, une pratique dans des lieux pas forcément prévus à cet effet (je parle en pleine nature ou en bord de lac, rivière ou mer) ne peut que banaliser la nudité et favoriser son acceptation.
Quand aux piercing, épilation etc..., cela ne me dérange pas plus que ça, je ne m'en aperçois pas forcément. Nous vivons dans une société qui évolue, il est naturel que le naturisme évolue lui aussi.
Il n'y a pas de naturisme réac, mais peut-être des gens réac qui disent faire du naturisme, (voir une autre forum que je ne citerai pas).
A chacun de vivre son naturisme comme il l'entend. Il est bon de renouer avec cette utopie que nous avons tant espérée dans notre jeunesse.
