Je quhaite rebondir sur les propos de Taisy et lui assurer que ses filles rencontreront ,je leur souhaite ,comme aux enfants de toutes les personnes soucieuses de l'éducation de leur(s) enfant(s) , des adultes (enseignants, éducateurs de jeunes enfants et autres animateurs de centres de vacances) soucieux de respecter la singularité des enfants qu'on leur confie et qu'ils n'auront pas de ce fait à dissimuler cette singularité qu'est le naturisme.
Je crois que les éducateurs ( au sens large, ce qui est valable aussi pour les enseignants) se doivent de ne pas porter de jugement moral sur le cadre éducatif privé.
Les enfants ont droit aussi à leur vie privée et je souhaite qu'ils n'aient pas à rougir ( et encore moins à pâtir des engagements éducatifs de leur famille).
En tant qu'enseignant dans le primaire, j'accompagne ma classe à la piscine pour m'occuper du vestiaire des garçons.
Je me mets en maillot (il faut bien ...) dans une cabine, pour ne pas m'exposer aux enfants et je me suis souvent querellé avec les maîtres nageurs pour que les enfants qui le souhaitent puissent se changer également dans une cabine individuelle... même si mes choix de vie naturiste me porteraient vers des options évidemment différentes. Le respect même s'il est employé à toutes les sauces pour justifier tout et n'importe quoi, n'est pas un vain mot et pourrait être érigé en véritable culture de société. Mais qui s'en soucie vraiment ? une minorité de nos jours, peut-être ?
Je me souviens d'une campagne organisée par un groupe de pression favorable au tabac et qui demandait sous l'égide du respect le droit ... de pouvoir fumer au milieu des non fumeurs !! :paf . On croit rêver quand à l'usage de la notion de respect ...
amitiés à tous et particulièrement à Taisy, qui a une plume agréable à lire ...
pierrot
Je vous soumets ce texte très intéressant d'un anonyme, repiqué dans le forum d'un site naturiste concurrent (nous dirons plutôt « ami ») :
« Un sujet qui concerne en effet les parents mais aussi les enseignants, car c'est vrai que le « concept » de naturisme, avec tout ce qu'il comporte n'est pas l'unique élément qui constitue le cadre éducatif. Par contre, l'ensemble des valeurs dont il se réclame forme certainement des clés utiles pour réussir cette tâche délicate.
« Ces valeur, à savoir le respect de soi-même et des autres, le respect de la différence, le respect de son environnement, la tolérance, le partage, la modestie et le dialogue, n'appartiennent pas exclusivement au monde naturiste (et heureusement!) mais, ne constituent-elles pas son fondement (c'est en tout cas ce que je pensais)?
« Alors, y a-t-il une seule vérité et, de ce fait, une seule bonne méthode dans ce domaine? Personnellement je ne le crois pas; chacun la trouvera à sa manière en fonction de son vécu, des réalités et de son contexte. Par contre, n'est-ce pas dans l'application de sa méthode qu'on peut s'inspirer en particulier des valeurs défendues, en autres, par le naturisme? Que l'enfant soit élevé par le couple que forme ses parents ou par un couple reconstitué ou seulement par l'un des conjoints ou même, allons plus loin, par un couple homosexuel, l'essentiel est que les méthodes choisies soient appliquées avec les valeurs décrites : amour, respect, tolérance et écoute de l'autre (même s'il s'agit d'un enfant) par un vrai DIALOGUE. Ce dernier point n'est-il pas capital, car c'est souvent son absence qui provoque de grosses difficultés dans le domaine éducatif dès le plus jeune âge? Le dialogue est malheureusement trop souvent transformé en monologue pour gérer les relation adultes enfants, c'est tellement plus facile.
«Alors, c'est là que le naturisme a peut-être un atout solide. Peut-on vivre le naturisme en famille sans établir un véritable et continuel dialogue? Cela me paraît difficile; le naturisme reste encore assez marginal dans nos sociétés et on ne doit pas pouvoir le vivre qu'avec un relation d'autorité.
« Si tout cela pouvait au moins aider les parents en difficulté (naturistes ou non) dans leur tâche éducative et apporter des éléments constructifs à ceux qui débutent dans cette aventure difficile mais combien passionnante! Le monde a un besoin urgent d'une jeunesse équilibrée, bien dans son corps, sa sexualité et son esprit et aussi, pour les parents, quelle satisfaction, plus tard! »
Dans le texte de ademimo, un mot a attiré mon attention "dialogue". C'est bien un des problèmes importants de la société actuelle. Bien des situations embarrassantes pourraient être évitées si la communication parents/enfants était meilleure.
En tant que parents (grands-parents maintenant), nous avons éduqué nos enfants comme nous l'avions été, en l'actualisant quand même un peu : nous n'étions plus dans les années 20 à 30 !
Respect de l'environnement, de la nourriture, des biens matériels, éviter le gaspillage. Valeurs du travail et de l'argent. Amour des animaux (et s'en occuper : responsabilisation), savoir être à l'aise dans la société. Celle-ci commence à l'école maternelle, pour être actuellement présente dans leur vie d'adulte. Nous avons toujours dialogué avec les mots correspondants à leur âge. Ce qui a évité l'incompréhension...et les sanctions, que nous avons très peu utilisées. Cette réussite a été permise parce que nous avions déjà la "formation", que nous étions dans l' environnement de la campagne, et que nous deux pouvions être assez disponibles. Ce n'est pas, hélas, le cas pour tous.
Au niveau naturisme : nous le pratiquions "naturellement" dans la vie de tous les jours. Et en vacances, sur des plages mixtes. Ce qui donne qu'il n'y a jamais eu de questions délicates à répondre, et de "crise" d'adolescence. Le naturisme a sans doute fait partie des atouts pour passer cette période. En 2005, nos enfants sont à l'aise aussi bien dans leur tête que dans leur corps. Nos belles-filles le confirment...
Je trouve cette discussion fort intéressante et merci à ceux qui y ont participé ainsi que Faratoa qui nous oblige (pas vraiment je le sais) à nous creuser la cervelle sur cette question d'éducation.
Je reprends les propos d'Etapol pour ce qui concerne le dialogue.
Je pense effectivement qu'il en faut même aux moments où il devient difficile et parasité par de nombreuses influences qui sollicitent nos enfants vers d'autres valeurs que celles que nous (parents / éducateurs) défendons.
Les enfants se retrouvent parfois bien seuls pour affronter des choses qui les dépassent et même notre société où l'information pullule, est bien avare pour donner du sens à des choses essentielles. En fait ce n'est pas la pauvreté des informations en direction de nos chers enfants qui est en cause mais parfois le trop plein d'informations les plus diverses (certatines relevant même du canular) qui est en cause qui en appauvrit la portée.
Comment valoriser le travail et la valeur de l'effort devant l'argent facile du loto et des jeux idiots de la télé où le gain est inversement proportionnel à la pauvreté de l'épreuve ?
Comment valoriser la réussite personelle quand la jauge est graduée par le salaire en milliers d'euros ?
Comment défendre le naturisme quand on assiste de manière récurrente à son rapprochement avec l'échangisme voire même la pédophilie ?
Allez j'arrête là pour aujourd'hui ces quelques éléments de réflexion, il fait trop beau dehors pour rester davant sa machine ...
pierrot
