Peu a peu désertés de leur feuillage
Les arbres de mon jardin restent silencieux
Sous le ciel voilé ils ne font plus ombrage
A mon corps dénudé audacieux
Soudain, le vent se lève
Et voici que je frissonne
Brrr, c'en est fini de la trêve !
Ca y est, c'est vraiment l'automne
Il me faut bien me rhabiller
Alors que les arbres se dénudent
Trop frileuse pour résister
Quand l'aquilon est si rude
Taisy
:=! :=! :=! quel remarquable poésie.
Il est vrai que l'automne est là et que le chauffage va bientôt être remis en route
vivement le printemps 😎
Hier soir, je mets le nez dehors
Et, surprise, dans l'air je sens
L'hiver... Ça y est, c'est bien la mort
Des jours beaux, doux, longs, insouciants !
Grisaille et crachin au menu,
L'automne goutte et nous dégoûte
À l'intérieur, je suis moins nu
Pour l'économie du mazout
Tournent les vents, rentrent les gens
Derrière leurs cloisons de verre
Couvrent les corps, finit le temps
Le long des rives et clairières
Ourfarewell
(merci taisy pour ce petit exercice)
😉
Message édité par : ourfarewell
BONJOUR
😛 Votre poësie m'a beaucoup touché.. C'est beau...:-D
Malheureusement il faut savoir préparer l'hiver en attendant le printemps et l'été prochains..
MERCI pour votre idée 😉
:=! :=! :=! :=!
bravo et merci pour ces mots qui "réchauffent" notre âme engourdie!
Message édité par : françois
Bonsoir à tous,
MERCI Taisy et Ourfarewell :=! :=! vos promenades poétiques d'automne réchauffent les coeurs à défaut de réchauffer les corps, tristement emmitouflés sous des pelures de vêtements pour les frimas de l'hiver pour enfin au printemps éclore et vivre en liberté au contact des bienfaits de la chaleur solaire.
Euh, je m'arrête là car je n'ai pas votre talent !! 😕
Bises 😀
Sous les derniers soleils de l'automne avancée,
Dans les derniers rayons des plus pâles beaux jours,
Il est une douceur plus tendre à la pensée,
Et belle encor d'effets et de riches retours.
Dans le déclin aussi de la beauté qu'on aime,
Dans ses yeux, dans des traits et sur son sein pâli,
Il est un dernier charme, une haleine suprême,
Une blancheur de pampre, et comme un fruit d'oubli.
C'est la rose mourante et toujours plus touffue ;
Plus désirée à l'oeil, la pêche qui va choir ;
La prune qui se fend et sa chair entrevue,
Ivresse de l'abeille à son butin du soir !
[Charles Sainte-Beuve]
Ton Souvenir est comme un livre bien aimé,
Qu'on lit sans cesse, et qui jamais n'est refermé,
Un livre où l'on vit mieux sa vie, et qui vous hante
D'un rêve nostalgique, où l'âme se tourmente.
Je voudrais, convoitant l'impossible en mes voeux,
Enfermer dans un vers l'odeur de tes cheveux ;
Ciseler avec l'art patient des orfèvres
Une phrase infléchie au contour de tes lèvres ;
Emprisonner ce trouble et ces ondes d'émoi
Qu'en tombant de ton âme, un mot propage en moi ;
Dire quelle mer chante en vagues d'élégie
Au golfe de tes seins où je me réfugie ;
Dire, oh surtout ! tes yeux doux et tièdes parfois
Comme une après-midi d'automne dans les bois ;
De l'heure la plus chère enchâsser la relique,
Et, sur le piano, tel soir mélancolique,
Ressusciter l'écho presque religieux
D'un ancien baiser attardé sur tes yeux.
[Albert SAMAIN]
Une remonté et une de plus.
Et puis une contribution en plus:
De boue le chemin est devenu.
Les arbres encore vivement vêtus.
La pluie récente parfume l'air.
Un million de feuilles se couchent par terre.
A la descente de la brume,
le bois secret s'allume.
L'enchantement est divin,
le temps n'a plus de fin.
Errer dans le bois,
voler du passé,
ramasser du thym
gentiment faire du thé.
Rarement le silence reste
dans ce ruisseau fascinant.
Caresser tout le savoir
dans les bras de maintenant.
Chloe Douglas, 1991
Je viens de passer un bon moment ! Quelle bonne idée, dubou de nous avoir permis de lire ou relire tous ces merveilleux contributeurs ! Retourne bien les vieilles terres, mon ami, et tu finiras aussi sanglier que moi (un état enviable !)
La mer (prose)
J'offrais mon visage à la caresse
du vent qui apportait l'embrun à chaque vague.
Elles s'échouaient bruyamment sur les galets,
bouillonnant jusque sur mes pieds,
puis se retiraient lentement
pour revenir avec à chaque fois plus de vigueur.
Je ne pensais pas, je me laissais bercer par le ressac,
mon âme s'évadait devant cette force de la nature
déchaînée et qui sait pourtant se faire si calme.
Elle est l'amante des mains qui aiment
à la fois sa douceur, sa traîtrise.
Elle est semeuse de mots aussi.
C'est un perpétuel recommencement
On peut la mettre en cage, mais
il faut savoir la dompter,
sinon c'est le vide, le néant.
Malheur aux imprudents qui glisseront
dans un sommeil qui ne finira plus.
M-J E
VOILE octobre-novembre 2011
Une voile suit le rail de l'horizon
Aucune houle ne l'agite
Nu sur la plage je profite
Du soleil généreux de ses rayons
De la bise qui caresse
Et connaissant mes faiblesses
De l'eau suave qui m'enlace.
Nul temps ne passe
Dans la beauté du monde
Je me prélasse
Mais dans ce monde
La pensée aussi est ronde
Demain sera l'envers
Alors, je hisserai le pavillon
Et combattrai le pervers
Ni poudre ni canons
Mais de belles oraisons
Qui donneront raison
Au bel horizon
Aux doux rayons
A la beauté de la vie
Et à l' extase aussi.
