Il me semble que lorsqu'on devient naturiste, on abandonne une pudeur corporelle.
Dans un centre, si je me trouve et discute avec des voisins habillés, car ils envisagent de sortir du centre cela ne me gêne absolument pas d'être nu.
Le soir, avec mon épouse, nous les rencontrons au restaurant. Ils sont habillés, et là j'ai la sensation désagréable non pas d'être nu, mais « à poil » . Il y a une pudeur qui revient. Pourtant, ils acceptent ma nudité, et je suis dans un centre naturiste.
Comment expliquer cette sensation différente
Je ne sais pas si mon explication est la bonne mais j'en ai une.
Je ne crois pas qu'on soit moins pudique lorsqu'on est ou devient naturiste.
Par exemple, je ne me présenterai jamais en un lieu non naturiste (lieu de travail ou de culte) dans une tenue incorrecte, indécente ou provocante. Je ne me mettrai pas nu sur une plage textile. C'est une question de respect des autres, de respect du lieu et de respect de soi-même.
Pour ce qui concerne le restaurant dans un centre naturiste, comme les gens ont pris la fâcheuse habitude de s'habiller pour aller manger, je crois que tu te sens « à poil » parce que tu te retrouves en un lieu qui est devenu majoritairement une zone de non nudité et que certains la considèrent même comme malvenue ; leurs regards te le font sentir peu ou prou, c'est probablement ce qui cause ton malaise.
Par contre si tu te rends dans un centre où tout le monde est nu au restaurant, ce malaise n'existera pas.
Ce n'est en fait qu'une question de situation, de circonstance et de convention implicite puisque, comme tu le dis toi-même, en un lieu où la nudité est majoritairement la tenue de rigueur, tu es à l'aise, nu, devant les gens habillés. Eux-mêmes ne seraient pas en situation de porter sur toi un regard réprobateur de nature à créer ce fameux malaise.
