Merci à tous pour votre mobilisation, j'ai donc collecté plus de 300 pétitions. Je pense qu'entre 120 et 150 lettres sont parties directement au commissaires enquêteurs.
Sachant que les associations auxquelles je me suis associés ont approximativement collecté 6000 pétitions, je pense pouvoir dire que notre mobilisation a été forte et qu'on peut être FIER DE NOUS !!!
Ce jeudi, je suis invité à participer à une conférence de presse auprès de représentants des mairies de la Ciotat et de Ceyreste (voir fichier ci-dessous).
Amicalement,
Bruno
Sur les 242 associations qui ont participé à la phase de concertation durant ces 3 dernières années, seulement 133 association, dont l'APNEL, ont répondu à la consultation institutionnelle qui s'est déroulée de la mi-août à la mi-octobre....après certains disent qu'ils ne sont pas écoutés mais ils ne donnent pas leur avis ! MDR !
Sur ces 133 dossiers, 67% des avis ont donné un avis positif à la charte version 3 du projet de Parc des Calanques.
Pour les résultats de l'enquête publique, on les aura à la fin décembre.
En attendant, vous pouvez lire un article concernant la conférence à laquelle j'ai participé sur le site de la Provence (on me voit en bas à gauche sur la photo mais l'article ne parle pas de mes interventions)
http://www.laprovence.com/article/la-ciotat/le-va-tout-des-defenseurs-du-parc-des-calanques
Amicalement,
Bruno
Note de Fred : Bruno, toi qui aime les grands espaces ... Mets un tout petit espace devant tes liens pour les rendre directement cliquables 😉
Message édité par : fredericdromois / 22-11-2011 18:01
Bruno et ton bureau ; vous êtes aussi des artisans d'un Monde plus humains .
(grace au conseil de Fred sur le "petit espace ", j'ai "sauvé le lien Artisans du Monde)
Merci
Appréciez les arguments des anti-Parcs....
Donc, une mise au point semble encore nécessaire, après 3 ans de concertations et plus de 500 heures de consultations !
Pour la chasse, on peut lire dans le dernier dépliant réalisé par le GIP des Calanques Une protection durable du patrimoine terrestre "qu'en tant qu'activité traditionnelle, elle sera autorisée sur les territoires actuellement chassée. La gestion cynégétique visera, avec la participation des chasseurs, à assurer une chasse durable, plus respectueuse de la faune, des sites et des autres usagers, en privilégiant les lâchers de repeuplement aux lâchers de tir qui seront interdits au bout de 3 voir 6 ans, à compter de la création du Parc National, afin d'obtenir progressivement un retour du gibier sauvage".
Analyse personnelle :
* Dans le dossier de la Charte du PN des Calanques, la chasse est inscrite dans le patrimoine culturelle (page 37) du site, c'est donc une des activités qui symbolisent l'art de vivre des Calanques.
Cette reconnaissance légitime à elle seule, sa pérennité au delà de la création du Parc.
* La chasse fait l'objet de 5 pages format A4 dans l'annexe II de la charte concernant les modalités d'application de la réglementation en coeur. A aucun moment, on ne dit que la chasse y sera interdite.
* Le GIP est allé au delà des recommandations du CNPN qui demandait à ce que les lâchers de tirs et la chasse à la glu soient interdits dès la création du Parc, ils seront autorisés encore 3 ans et renouvelable une fois.
* Ils ont aussi étendu les zones de chasses par rapport aux requêtes demandées par le CNPN au risque de mettre en péril le projet du PN des Calanques et de recevoir des avis négatifs de certaines associations environnementales....
Ange dit que le Parc est le désir d'un seul homme poussé par son orgueil, mais c'est rabaisser tout le travail qu'ont réalisé plus d'une centaine d'associations depuis 10 ans et ignorer volontairement le sondage indépendant réalisé par Sofrés qui démontre que 76% des personnes interrogés sont POUR LE PARC !
http://www.tns-sofres.com/_assets/files/2010.12.20-calanques.pdf
Je sais pas, que veulent ils de plus à 2 mois de la version finale de la charte, de nouvelles concertations peut être ? Histoire de faire échouer le Parc ?
Le but de ces gens est de jeter le trouble et la discorde pour vilipender de fausses informations car on a toujours tendance à croire celui qui annonce que tout va mal !
:paf :paf
Amicalement,
Bruno
Message édité par : BrunoSaurez / 24-11-2011 01:08
Message édité par : BrunoSaurez / 24-11-2011 01:12
Très malin de ta part, Bruno, de reprendre les arguments ( si l'on peut dire ...) en tout cas les interventions des anti-parc des Calanques pour mieux les démonter et en montrer la vacuité.
Faut dire que les chasseurs, en général et celui de la première vidéo en particulier , sont des bons clients avec, comme à chaque fois, l'argument : on restreint ma liberté sans jamais prendre en compte l'intérêt général , la projection dans le temps et les implications au-delà de son intérêt particulier... classique ...
pierrot
Pour faire plaisir à Pierrot, voici un autre exemple. Ce ne sont pas franchement des opposants au Parc mais lisez plutôt, vous allez comprendre...
Un ami m'envoie ce message :
Tu as surement vu ce dossier. Je le trouve intéressant, et aussi les remarque du secrétaire de l'asso des grimpeurs, F Ferreira. En tout cas, j'ai regardé rapidement le pdf joint : nulle trace du naturisme dans le projet de parc et encore moins dans le conseil d'administration qui est très politique et qui invite peu les asso. (3 places)...
http://les-calanques.org/dossiers/newsletters/newsletter-no9.html
Ma réponse :
Le fichier joint à cette newsletter n'est pas la charte, c'est un résumé des procédures des réglementations, ce résumé fait 28 pages alors que la charte (deux cahier en tout) fait presque 600 pages !
Donc, dans ce résumé, oui il n'y a rien sur le naturisme, c'est normal car ça ne concerne pas leur attribution, ils n'ont pas à légiférer sur une pratique qui n'a pas d'impact négatif sur l'environnement. Par contre, la "pratique libre du naturisme " est bien marquée dans la charte.
La newsletter N°9 du 20 octobre 2011 de l'association des Calanques et des hommes dit qu'ils auraient souhaité que la charte V3 permette de "garantir la préservation du site, qu'il cadre les activités pratiquées au sein des calanques et qu'elle offre des garanties pour ces pratiques".
Or, c'est précisément ce que propose la charte (forcément si on se base sur le résumé, on risque d'être d'accord avec eux mais c'est voulu de leur part). Il y a assez d'engagements, de mesures partenariales pour qu'on ait la garantie que les activités soient respectées et continuent à être pratiqué à l'avenir. La vraie inquiétude de cette association est que ce soit le directeur ou le conseil d'administration qui donne l'autorisation d'ouvrir de nouvelles voies d'escalades et, pour eux, c'est un frein au développement de leur pratique. C'est ce qu'ils sous entendent quand ils parlent de garanties pour leurs pratiques.
Quelques associations pointent du doigt (souvent les opposants) le problème des rejets d'égouts de Cortiou. Il y a eu de grosses améliorations apportées avec le Géolide mis en place en 2007 mais pourtant ils l'ignorent volontairement, personne n'en parle. Le but est de pointer du doigt ce qui fait mal en refusant de reconnaître les améliorations qui sont incontestables. Actuellement, aucune amélioration rapide ne sera possible pour les rejets de Cortiou sans la mise en place du Parc national. Car le Parc apportera des moyens financiers supplémentaires et surtout des objectifs d'excellences obligatoires et datés (écrits dans la charte). Dire que rien n'est stipulé à ce sujet est un mensonge (qui va le vérifier dans un dossier de 600 pages ?).
Sur les risques d' incendies, il est vrai que les mesures restent à prendre et que les choses devraient être plus claires dans la version 4. Pour le mouillage, il semble que les négociations soient toujours en cours, ce qui a été marqué dans la version 2 a été remis en cause par le monde de la plaisance (oui celui qui a délivré illégalement 7000 permis !) ils le savent, pourquoi ne rien dire ?
J'ai souligné ce problème de manque de réglementation concernant le mouillage dans mon analyse lors de la phase institutionnelle.
Sur le vélo, les itinéraires autorisés ne seront décidés uniquement quand le Parc sera acté. Apparemment, c'est pour un problème de droit, tant qu'ils n'ont pas la gestion du domaine, ils ne peuvent rien acter.
Sur la circulation de nuit, on parle bien de trame nocturne. Là aussi, cette association est de mauvaise foi.
Quand la newsletter dit qu'il n'y a rien de contraignant, ce qui est marqué pour l'amélioration de Cortiou est clairement datée, donc il y a une contrainte de résultat.
La newsletter dit que "la délimitation de réserves intégrales est inacceptable", hors, l'association a mis en ligne durant l'enquête publique une pétition "contre les réserves intégrales infondées"...un petit peu contradictoire, non ? C'est donc pas les limites de la réserves qui sont inacceptables pour eux mais l'existence de ces réserves. Il semble pourtant qu'il y ait deux discours chez eux.
Par contre, la proposition du GIP de mettre ces zones en réserve est le fruit d'études scientifiques (il est obligatoire de proposer des zones en réserve intégrale depuis 2006 à la création d'un Parc national) l'association dit que ces propositions sont infondées mais eux ne proposent aucune étude scientifique.....
J'ai pu assister à des réunions ou il y avait le président de cette association. Il veut toujours prendre la parole, coupe la parole aux autres et connais tout...Quant aux écolos, ce ne sont que "des vieux cons qui ne mettent jamais les pieds dans les calanques" (il l'a écrit dans un mail que j'ai eu par erreur)....
Je dois quand même reconnaître que c'est grâce à eux qu'on pourra continuer à accéder à la corniche Paretti car leurs actions a fait diminué la superficie de la réserve intégrale. Cependant, qui dit diminution de la réserve entraine un effet de réserve moins important sur la biodiversité et en l'occurence sur les oiseaux nicheurs des falaises.
Mais, contrairement à ce qu'ils disent les activités douces n'ont jamais été en danger, aucune activité douce n'est menacée de disparition...sauf peut être à terme le naturisme sans mon implication (je m'envoie des fleurs mais plus j'y pense plus je m'en rends compte) surtout à cause de la sur-fréquentation, du manque de reconnaissance et du manque de médiatisation sur ce secteur.
Ils ont par contre raisons quand ils parlent du risque de création d'un Parc d'attraction mais ce risque là existe sans la création du Parc, ceci dit il faudra que les organisations environnementales soient vigilantes après la mise en place du Parc. Ce que je regrette c'est que ces associations là, créées depuis deux ou trois ans, leurs représentants étaient absents aux dernières pressions qu'a subit le massif (1992 révision du Plan d'occupation des sols, 2006 privatisation du mont rose, 2009 destruction de la Marronaise, et actuellement création illégale d'un restaurant sur la route des Goudes dans un ancien bunker). En résumé, ils disent qu'ils défendent le site mais on ne les voit jamais dans les manifestations ou les réunions avec la presse ou les partis politiques (sauf au GIP pour défendre leur pratique).
Pour éviter que le conseil d'administration du Parc ne soit représenté que par des élus, j'ai personnellement intégré dans mes demandes que deux sièges soient réservés aux représentants d'associations de défense de l'environnement. Je me suis associé à un collectif et ensemble nous avons fait signé plus de 4000 pétitions contenant cette demande.
Il y a quand même un revirement de situation assez comique car beaucoup d'associations disaient au départ qu'elles étaient contre l'idée d'un Parc National alors que maintenant elles sont pour....mais pas dans cette version. Ce qui permet de faire reculer l'échéance de création en prolongeant la phase de concertation, au risque que le Parc ne se créait pas avant l'échéance présidentielle.
Amicalement,
Bruno
Message édité par : BrunoSaurez / 27-11-2011 08:10
Bonjour,
Je vous informe des dates prochaines qui vont suite à l'enquête publique à laquelle vous avez participé.
Décembre 2011
Rédaction du rapport et des conclusions de la commission d'Enquête
Nous devrions avoir connaissance de ce rapport entre la mi-décembre et la fin décembre
Janvier 2012
Discussions locales sur l'intégration des observations de la consultation institutionnelle et de la Commission d'Enquête pour propositions de modifications à la version 3.1
Février Mars 2012
Assemblée générale du GIP pour approbation de la version 4. Passage en CNPN et CIPN pour avis définitifs et examen du projet de décret et de charte par le Conseil d'Etat
Avril 2012
Signature du décret de création du Parc National par le 1er ministre
Mai 2012
Formation du conseil d'administration du Parc National
Juin 2012
1er conseil d'administration : élection du Président du Parc et des membres du comité de proposition du directeur
Juillet août 2012
Phase de recrutement du directeur, proposition par le comité issu du conseil d'administration de 3 noms au ministre de l'écologie
Septembre Octobre 2012
Arrivée du directeur et recrutement du personnel
***********
Au passage, Mr Jean Marie Lafond, le directeur du GIP a démissionné pour raisons personnelles au 1er décembre. C'est bien dommage car je m'entendais particulièrement bien avec lui mais il avait tout le temps dit qu'il ne serait pas le futur directeur de l'établissement public du Parc. Son adjoint a pris la place, je le connais moins.
Certaines mauvaises langues ne le croyait pas quand il disait qu'il n'envisageait pas d'être le futur directeur, là c'est clair..... :paf
Amicalement,
Bruno
Avril 2012
Signature du décret de création du Parc National par le 1er ministre
hum !
En pleine période d'election presidentielle avec la nomination d'un nouveau gouvernement ?
Très étrange leur calendrier.
Message édité par : goofy / 05-12-2011 11:49
Avril 2012
Signature du décret de création du Parc National par le 1er ministrehum !
En pleine période d'election presidentielle avec la nomination d'un nouveau gouvernement ?
Très étrange leur calendrier.Message édité par : goofy / 05-12-2011 11:49
Oui mais ce n'est pas voulu et ça s'explique.
En fait, le dossier a pris plus de deux ans de retard. Il faut que le décret soit signé avant les élections car sinon, il faut tout reprendre à zéro (la concertation, les dossiers, l'enquête publique, etc...). Le risque est donc grand car il y a aussi des chances que le projet tombe à l'eau s'ils arrivent à tenir ce nouveau calendrier.
Les opposants sont arrivés à leurs fins, repousser l'échéance pour mettre dos au mur le GIP et faire capoter le dossier faute de temps.
Pour l'instant, pas de nouveaux retards par rapport à ce calendrier prévue depuis juin mais rien n'est gagné.... :#
Amicalement,
Bruno
Réunion de restitution sur la phase de concertation du Parc National des Calanques 9.12.2011
Programme Concertation décision environnement financé par le ministère de l'écologie et du développement durable
PARTIE 1
Mettre en exergue les articulations entre exigence de protection de l'environnement et la pérennisation des usages (c'est ce qu'on appelle une inégalité environnementale)
Trois entrées :
- Par la concertation (modalité, acteurs, enjeux)
- Par les usages (patrimoine industriel et naturel, chasse, escalade et d'autres usages controversés en rapport avec leur impact potentiellement négatif sur l'environnement)
- Entrées territoriales (PN, Sormiou - la cayolle, Frioul, La ciotat)
1 - La concertation - Introduction
Posture : non évaluative mais analytique
L'histoire des mobilisations politiques et citoyennes autour des Calanques
Méthodologie : étude des modalités et débats (fond et forme)
Analyse des nombreux documents diffusés par le GIP, les associations, articles de presse ou internet
Des objectifs ambitieux
1er Parc national en métropole depuis 2006, notion de jurisprudence, 1er parc nouvelle génération
Définir le projet du territoire, établissement d'une charte avec le principe participatif de concertation
Mais objectifs ambigus
Préoccupations naturalistes/Culturalistes
Rôle de la concertation
Rôle de la charte (prévenir les problèmes qui pourraient se poser à l'avenir)
Concerter n'est pas décidé puisque ce rôle revient à l'établissement, aux Mairies et en dernier à l'Etat
Et fortement contraints par le temps imparti et la multiplicité et la complexité des enjeux socio-politiques présents dans la région
Plus de 150 réunions et 500 heures de discussions
Réunions publiques, territoriales, gestions, caractères, ateliers, bilatérales.
Plus de 230 structures concertées
Pilotage politique et animation technicienne en tension
Pilotage assuré par la Commission Parc National du GIP, dans les faits quelques élus, Animation assurée par l'équipe du GIP
Les premiers dans un rôle d'entrepreneur de débat public se sont souvent positionnés souvent comme porte parole de leur électorat.
Les seconds comme porte parole de la nature avec un référentiel CNPN.
Ce partage des tâches ont provoqué des dissonances fortes dans les discours sur les effets du Parc sur la rhétorique du pouvoir local / l'Etat et ses vues techniciennes.
Un processus souple et polymorphe : « dialogue territorial »
concertation mais aussi informations, consultation, négociations (ateliers, réunions bilatérales, réunions publiques)
perméabilité des frontières
discontinuité des échanges
fragmentation des échanges et des enjeux
La concertation n'a pas de valeur de décisions mais doit favoriser un échange en vue d'une étude négociée (échanges d'informations, rééquilibrage des forces)
Ici la polymorphie et perméabilité du processus bousculent la logique concertation-négociation-décision. Ce consensus est fragilisé car une majorité silencieuse ne se prononce pas soit parce qu'elle ne connaît pas le dossier, soit parce qu'elle n'y a pas accès, soit parce qu'elle est mal informée. Dans tous les cas, cette majorité silencieuse est, en partie, en proie aux rumeurs et autres contre-vérité.
La loi sur les parcs de 2006 s'inscrit dans un mouvement de reconnaissance des usagers locaux et de l'impératif participatif, ceci pour éviter des tensions futures qui risquent sinon de se prolonger dans le temps indéfiniment.
Deux principes admis pour constituer les ateliers thématiques de la concertation.
- représentation des 5 types d'acteurs de la société civile (Grenelle de l'environnement)
- représentation de la majorité des usages et activités des sites
Deux principes de représentations controversés pour limiter les effectifs et monter en généralités. Faire ressortir une certaines majorités, une tendance générale par rapport à un usage.
Population concernée, les usages récréatifs dits traditionnels, résidents et riverains des calanques. Ce sont les usages les plus visibles sur l'espace publics. Cette tendance est liée aux principes inhérents de la concertation. Elle touche une minorité de personnes visées par les réunions de concertations. Elles sont organisées en associations et touchent en général les classes aisées ou classes moyennes de la société. Historiquement, elles sont souvent impliquées dans la mise en place du GIP ou dans la protection des calanques.
Elles sont liées à l'histoire des calanques (randonneurs, chasseurs, cabanonniers, pêcheurs, grimpeurs).
Le rapport à la décision publique des acteurs
Rapport de proximité des résidents usagers aux élus, institutionnalisé dans le temps (collectif, CIQ)
Ces usages ont une influence sur les décisions concernant leur environnement de proximité.
La concertation vient s'inscrire dans cette histoire, mais avec un rapport indeterminé du pouvoir.
La concertation ne se substitue pas mais s'ajoute aux autres modes d'intervention.
2 - ENJEU FONDAMENTAL
Concilier la protection des sites dotés de patrimoine exceptionnels avec des usages multiples et potentiellement impactants
Patrimoine naturel (biodiversité) paysager (le plus consensuel) et culturel (tradition et histoire locale)
Le patrimoine paysager (sa beauté, son inspiration qu'il suscite) fut celui sur lequel s'est dégagé très rapidement une vision unanime de la part des différents participants.
Déclinaison du premier en enjeux thématiques structurant la concertation, identifiés dans l'avant projet et natura 2000.
Les enjeux naturalistes vont être reconfigurés dans les échanges en termes d'implications concrètes pour les participants.
- contours des enjeux tiennent à la constitution des assemblées
- reformulation à partir d'usages récréatifs et résidentiels
- souvent micros locaux (urbanisations limitrophes hors air de compétence du futur PN)
Enjeux plus transversaux
L'accessibilité, l'attractivité
Espace de liberté, responsabilité de chacun, équité de traitement (qui semble juste par rapport à ce qu'on représente)
Les critères de différenciation des usages :
- impactant / non impactant (philosophie d'un PN)
- économique / récréatif (pèche par exemple)
- Local / non local et traditionnel et non traditionnel
La tradition, critère de légitimité dominant
- occulte l'évolution des usages dans le temps (cabanons par exemple)
- sous entend la compatibilité écologique de ces traditions avec l'exigence d'un PN
Principe de justice
Le besoin de nature, légitimité de notre droit à bénéficier des calanques, accès à la nature et besoin de contact envers cette nature à proximité d'une ville d'un million d'habitants.
Le mérite : l'effort physique, la vigilance ordinaire, la mobilisation collective pour préserver les calanques. On est dans une société qui fonctionne au mérite et non pas à l'égalité.
Appel au mérite :
Evolution sociale globale
La concertation a contribué à pré configurer les enjeux à traiter entre des enjeux naturalistes et les usages.
Elle a permis de fonctionner comme un espace de reconstruction des enjeux. Confrontation de principes et registre de légitimité. Définition de l'intérêt général / à l'intérêt particulier.
N'aboutit finalement qu'à un consensus apparent mais remis régulièrement en cause hors instance de concertation.
Les principes de légitimité et de justice n'ont pas été discuté, mais confortent les usages les mieux représentés, pas de revendications plus égalitaires.
L'opposition qui éclate au terme de la concertation.
Porte sur la concertation, sur le projet de charte ou sur l'idée même d'un PN.
Elle ne rééquilibre pas le rapport de force entre usages professionnels et traditionnels.
LE CLIVAGE Pro et anti parc ?
Même profil sociodémographique et parfois même types d'usages.
Ils adhérent souvent aux mêmes principes de légitimité et de justice.
Entendent maintenir un rapport direct au pouvoir et leur autochtonie.
Mais pour les uns, leur reconnaissance est une garantie de pérennisation par le futur parc (loi de 2006) pour les autres cela opérera une rupture (pouvoir du directeur de l'EPPN).
PARTIE 2
Les usages
Contexte du poids historique des usages
La question des usages au coeur de la concertation
Zoom sur 3 usages controversés : chasse terrestre et chasse sous marine et l'escalade
Usages mis en cause par le 1er avis du CNPN ce qui a entraîné chez certains une levée de boucliers et beaucoup d'incompréhensions.
Mais très différents par ailleurs (relations avec le GIP apaisés, légitimité d'en débattre à priori pour un PN)
Selon les regards des usagers :
La chasse
Revendication d'une tradition populaire par une lignée de chasseurs qui se confrontent à un jeu avec l'animal. Une passion cognitive reconnue par une communauté de passionnées par rapport à leur pratique.
Ils ont une connaissance « in situ » et s'approprient un territoire.
Leur usage s'intègre dans un mode de vie, c'est une parenthèse dans leur vie citadine.
Leur légitimité traditionnelle occulte la mutation de la pratique (investissement plus urbain des calanques et la cohabitation avec les autres usages)
La chasse sous marine
Une argumentation écologique mobilisée (dés l'avant projet)
Deux fédérations ont participé à la phase de concertation : Chasse sous marine passion et fédération sportive en mer
Exemplarité écologique, mailles écologiques, favorables à des réserves (tournantes et équitables) mais restent souvent opposées aux projets actuels de la charte car ils recherchent un compromis entre patrimoine naturel et diversité de pratiques de chasses sous marine. Ils n'ont pas accepté le fait que cette concertation n'avait pas valeurs de décisions, du coup ils pensent qu'ils n'ont pas été écoutés et qu'on a pas pris en compte leurs arguments.
Ils ont l'impression d'être souvent jugés par l'image qu'ils véhiculent.
Ils ont souvent refusés des décisions jugées partiales en rapport avec l'esprit d'un PN.
Les voies de la critique se basent sur la légitimité de leurs pratiques.
Construction d'un compromis (mai 2009 au printemps 2010 phase de concertations)
Rôle des chasseurs gestionnaires
Rôle des experts cynégétiques et naturalistes
Convergence vers le référentiel de la chasse raisonnée (agrifaune, chasse respectable de l'Etat de conservation des espèces)
Le dialogue a permis un référentiel qui reste ambigus (gestion naturaliste ou cynégétique, lequel devait primer ?).
Rupture de dialogue (printemps 2010 à aujourd'hui - décembre 2011)
Les objectifs naturalistes ont été primés pour élever le débat (compétition de chasse sous marine interdite en rapport avec l'esprit d'un PN)
Crainte d'une perte de prérogatives sur le territoire (organisation de l'activité et décisions du directeur du parc) surtout pour la chasse terrestre.
Patrimoine culturel / patrimoine naturel
Le culturel est porté par les usagers et relayé auprès des élus par leurs représentants.
Le naturel a une certaine exigence écologique.
a) La chasse
Exemple : Débats sur la chasse à la glu dans la concertation (10% des chasseurs des calanques)
Une importance symbolique
Représentants des chasseurs : arguments culturel assorti de gage scientifique (étude naturaliste « birdlife » sur le bon état de conservation des grives.
Elus pilotes de la concertation : défendre la chasse à la glu au nom de la spécificité méditerranéenne.
Des tensions et des contestations
Appropriations et connaissance du territoire revendiquées / compétences profanes
Débat sur hiérarchie des objectifs (cynégétiques/naturalistes) des problèmes à traiter (pollutions)
Registre écologique présent chez les représentants des chasseurs
Effet d'apprentissage, capacité à s'approprier le registre environnemental (natura 2000, Grenelle)
Référence au bon état du milieu pour défendre leur pratique, capacité à mettre en place une contre expertise scientifique pour défendre leur usage
- convergence vers une chasse raisonnée, les lignes commencent à bouger chez les chasseurs
- le clivage principal reste entre les gestionnaires ou les experts et les profanes
b) L'escalade
De part l'histoire du massif des calanques, les escaladeurs ont toujours été des interlocuteurs privilégiés dans les calanques. Capacité à produire des connaissances naturalistes sur les calanques.
Balisage et entretiens des sentiers et mobilisation pour sa protection.
Dans les années 60, il y a de nouvelles technologies qui sont apparus et de nouveaux grimpeurs.
De nouvelles associations ont vues le jour (mountain wilderness)
Des calanques territorialisées
Une passion cognitive (connaissances naturalistes et empiriques)
Vécus comme espace de nature sauvage et de régénération par rapport à la ville
Protecteurs historiques des calanques, pratiquant une activité douce et emblématique et consommateurs éclairés de la nature.
Des falaises inégalement valorisées chez les grimpeurs
Etat des rochers et des ancrages (indice de naturalité)
Qualité du parcours et des mouvements (critère technique)
L'ambiance : éléments (mer, absence d'anthropisation) qui permettent de constituer une belle scène de nature
Réputation des voies (histoire de la voie)
Pour beaucoup de grimpeurs, certaines voies qui sont inaccessibles ont une valeur « réputationnelles », elles ont la faculté de transmettre une notoriété patrimoniale et culturelle. Elles représentent un symbole emblématique de la pratique de la part des experts.
Tensions suscitées par les réserves intégrales
Qualifications antagonistes des falaises littorales
Espaces naturels de référence (exigence d'un PN) et l'aspect emblématique des voies (protection des usages et leur pérennisation)
Les formes de mobilisation hors concertation ont été invoquées en rapport au patrimoine culturel de la pratique et l'attachement des usagers envers ces parois.
Les opposants se reconnaissent dans une appréhension similaire des calanques qui se distinguent des touristes lambda qui ne cherchent pas à sortir des sentiers battus.
En concertation, le patrimoine naturel cadre le patrimoine culturel, il prime sur les usages car il se doit d'être impartial.
Natura 2000, le rôle des experts et l'histoire des parcs nationaux français.
Parfois certains usages deviennent des experts (chasse sous marine, escalade) et ont
Exception : la chasse à la glu
Aux niveau des usagers : la légitimité traditionnelle en se basant sur le patrimoine culturel est prépondérante
- dans le but de remettre en cause le consensus quitte à ce que soit en dehors des réunions de concertations
Il y a peut être eu, d'après le CAF, au départ une manque de connaissance chez les responsables du GIP vis-à-vis de la pratique locale de l'escalade et d'autres part sur la valeur patrimoniale et affective des pratiquants des Calanques. Ce qui a suscité une levée de boucliers et une incompréhension forte pour ce qui concerne le projet initial de réserve intégrale qui était trop étendue. Cette mobilisation a entraîné une phase de concertations, parfois longue, qui a abouti à un compromis acceptable par les deux parties.
PARTIE 3
Travailler sur le projet du parc national des calanques en privilégiant l'aspect social par rapport aux entrées territoriales (la Cayolle, la Ciotat, l'archipel du Frioul et Sormiou).
1 - Pourquoi un PN des calanques ?
Approche historique et territoriale de 1910 à aujourd'hui.
L'importance des actions de la cosina (1965) en faveur de la protection des calanques.
2 - Sormiou - la Cayolle, un exemple d'entrée territoriale
3 - La Cayolle, représentations sociales
La construction du parc national des calanques à l'épreuve du territoire ou comment ces façons de vivre vont influer le parc lui-même.
Le quartier de la cayolle est très fort en terme de contrastes entre la nature et la ville.
C'est un quartier qui est en marge de la ville car elle est liée au massif et tournée vers
Sormiou.
Pour chaque usage se dessine une géographie parfois microscopique à l'échelle du territoire. Cette cartographie peut être porteuse de revendications parfois virulentes.
Le quartier comme un ensemble de « jardins » dont certains fonctionnent comme des clubs privés.
Un point particulièrement sensible réside dans ce qui permet la liaison entre les deux sites :
- l'accès viaire à la calanque de sormiou transforme la cayolle en « porte »
- son contrôle va être l'objet de tensions
L'accès à la mer (depuis la terre) : objet de convoitise et de régulation sociale
Décalage entre l'affirmation du caractère périurbain du futur parc et la faible prise en compte du potentiel d'urbanisation en frange et son développement en dehors des zones d'adhésions.
Il est apparemment contradictoire d'arriver sur un parking privé (sormiou) à la fin d'un domaine public.
La Cayolle - un quartier aux portes du futur parc national des calanques
1 - un quartier hétérogène et à mauvaise réputation
Un habitat hétérogène, il y a aussi bien des domaines anciens (dés 1927) pourvus de grands jardins, villas de classes aisées dans des communautés fermées et des HLM. Ces deux mondes ne se côtoient pas et s'ignorent volontairement (par exemple ignorance mutuelle entre les habitants du Logis de la Gradule (HLM) et des Terrasses de Sormiou (copropriétés)).
2 - Des tensions entre les différents groupes d'habitants
Mais avec une certaine amélioration notable depuis 10 ans.
C'est une sociabilité cloisonnée : peu d'échanges entre les différents ensembles d'habitations. Isolés du centre ville : les bus s'arrêtent trop tôt (21 heures).
Le projet du PN des calanques est mal compris, ignoré ou mal connu.
Il y a des inquiétudes sur la compatibilité parc et le quartier de la Cayolle (agressions sur les touristes, par exemple).
Pourtant, la vue et la proximité des calanques sont des arguments de poids qui sont en faveur d'une meilleure attractivité et valorisation du quartier.
Les ingérences sonores sont les nuisances dont se plaignent le plus les habitants mais ils ont aussi des inquiétudes sur le fait de circuler le soir ou de pas avoir accès à sormiou (barrière).
3 - Les institutions de cohésion du quartier
Un CIQ au président engagé
Concilier les intérêts de chacun (aisés et démunis, de toutes origines, propriétaire et locataires)
Batailler contre ceux qui défendent sans nuance les usages traditionnels et peu contrôlés de la zone des calanques (chasseurs....)
Conserver la mixité du quartier à travers le plan ANRU. Densifier mais dans la qualité.
Pour l'entrée du Parc, le faire sous forme d'un chemin doux (avec pistes cyclables et piétonnes). Renforcer l'aspect du mérite.
Un équipement qui fait l'unanimité : le centre Leclerc
Accès pour tous les habitants aux commerces de proximité
Lieu de rencontres (la galerie, sa cafétéria...)
Emplois pour les habitants du quartier
Bonnes relations avec le CIQ
4 - Ce que le Parc peut faire pour la Cayolle
Un risque de développement urbain excessif (qui nuirait au parc et à la vie du quartier)
Un risque de valorisation financière excessive du territoire et donc exclusion des plus démunis
--> vers des inégalités écologiques ?
Espoir de faciliter la traversée d'un quartier qui lui-même resterait cloisonné donc protégé.
Message édité par : BrunoSaurez / 12-12-2011 10:46
Message édité par : BrunoSaurez / 12-12-2011 11:20






