"Sur les 48 parlementaires s'étant pliés à l'exercice - de treize nationalités et de toutes les couleurs politiques - tous présentaient une teneur détectable de glyphosate dans leur urine. A des taux souvent élevés, la moyenne étant de 1,7 microgramme par litre (µg/l), soit dix-sept fois le seuil légal toléré dans l'eau potable. Les taux de contamination les plus élevés sont plus de trente-cinq fois supérieurs à ce seuil."
"ils sont parfaitement cohérents avec les résultats d'autres enquêtes, en particulier celle conduite en Allemagne voilà quelques mois, qui mettait en évidence des taux de contamination semblable."
Puisque ça ne semble pas évident pour Le Monde (et ses lecteurs), rappelons qu'il n'est pas conseillé de boire de l'urine d'eurodéputé : elle n'est pas potable.
Puisque ça ne semble pas évident pour Le Monde (et ses lecteurs), rappelons qu'il n'est pas conseillé de boire de l'urine d'eurodéputé : elle n'est pas potable.
:b Ca, c'est sûrement TON meilleur argument du sujet. :=! :=! :=!
[...]soit dix-sept fois le seuil légal toléré dans l'eau potable. [...]
Cette comparaison est doublement grotesque :
d'abord parce que l'urine n'a pas vocation à être bue, donc les seuils de l'eau potable n'ont pas de sens ;
ensuite parce que le rein étant l'organe chargé de concentrer les déchets solubles avant leur expulsion, il est normal de trouver dans l'urine des composés bien plus concentrés que dans nos aliments.
C'est un bel exemple du manque de sérieux du Monde, et du haut niveau de désinformation qu'il pratique ...
parce que le rein étant l'organe chargé de concentrer les déchets solubles avant leur expulsion, il est normal de trouver dans l'urine des composés bien plus concentrés que dans nos aliments.
Excuse moi, mais on ne peut pas trouver dans l'urine des produits qu'on n'a pas ingurgité sous forme d'aliments. De plus, on sait que le corps n'arrive pas à tout éliminer, donc s'il y en a autant dans l'urine, il y en avait davantage dans les aliments.
Nota bene: Tu vois que ton histoire de potabilité de l'urine, c'est du délire avant tout.
Nota bene: Tu vois que ton histoire de potabilité de l'urine, c'est du délire avant tout.
C'est pourtant le Monde qui fait les comparaisons à ce seuil de potabilité. Et c'est toi-même, dans ta citation du Monde, qui le met en exergue en graissant ces informations à deux reprises.
« Que l'on trouve du glyphosate dans l'urine n'est de toute manière guère surprenant. Parce que, avec les méthodes de mesure sans cesse améliorées, on peut trouver à peu près tout - également dans l'urine. Mais cela ne dit absolument rien du danger. Et on commence à trouver fatiguant de le répéter : la valeur pour l'eau potable n'est pas une valeur de référence appropriée, elle ne dit rien sur les dangers d'une substance. »
Vous voyez la différence de traitement ?
Et pourquoi cette différence de traitement ? Parce que le Stern fait son boulot, a vérifié vraiment si l'étude reflète ou non un risque sanitaire.
Catte vérification est à notre portée, voyons ça ...
L'étude précise avoir relevé 1,7 microgramme de glysophate (en moyenne) par litre d'urine. Sachant qu'on évacue environ 1.5 litres d'urine par jour, ça nous fait : 1.7 x 1.5 = 2.55 microgrammes par jour.
La dose journalière admissible (DJA) du glyphosate est de 500 microgrammes par jour et par kg corporel. Une personne de 50 kg peut donc absorber sans risque pour sa santé : 50 x 500 = 25000 microgrammes par jour.
Résultat : les quantités trouvées correspondent à 25000 / 2.55 = 9804, soit à peu près 10000 fois moins que la dose admissible sans risque sanitaire !
Conclusion : une fois encore, l'article du Monde nous présente une situation bien anxiogène en torturant la présentation des données disponibles, alors que celles-ci ne reflètent aucun risque sanitaire ...