Je ne prendrai qu'un seul exemple, qui me paraît pertinent : le recyclage des déchets.
Nous avons tous, maintenant, différentes poubelles chez nous : jaune, verte, bleue, etc. Ou alors au coin de la rue, ou à l'entrée des supermarchés. Elles correspondent à un usage précis : les emballages récupérables, les déchets non recyclables, le verre, le tissu, les piles, etc. L'action de jeter chaque déchet dans la poubelle idoine est du ressort de tout un chacun. Personne n'est derrière vous pour vérifier que vous ne vous trompez pas de poubelle. C'est l'écologie individuelle, le comportement vertueux.
En revanche, pour qu'il en soit ainsi il a bien fallu mettre en place des filières de récupération, avec usines de tri et de transformation, circuits de ramassage indépendants les uns des autres. Et quant aux déchets ultimes, faire des choix entre la méthanisation, l'enfouissement et d'autres solutions. Et entamer une action de réduction des sacs en plastique par exemple. Cela, c'est de l'écologie politique, qui a nécessité des prises de décisions politiques à différents niveaux, du ministère de l'environnement et des autres ministères concernés jusqu'aux communes et communautés d'agglomération (sivom, syctom, etc.).
Sans implication au niveau politique, il ne peut y avoir de comportement vertueux, ne serait-ce que dans ce domaine-là. Je vous laisse découvrir les autres.
Je ne prendrai qu'un seul exemple, qui me paraît pertinent : le recyclage des déchets.
Nous avons tous, maintenant, différentes poubelles chez nous : jaune, verte, bleue, etc. Ou alors au coin de la rue, ou à l'entrée des supermarchés. Elles correspondent à un usage précis : les emballages récupérables, les déchets non recyclables, le verre, le tissu, les piles, etc. L'action de jeter chaque déchet dans la poubelle idoine est du ressort de tout un chacun. Personne n'est derrière vous pour vérifier que vous ne vous trompez pas de poubelle. C'est l'écologie individuelle, le comportement vertueux.
En revanche, pour qu'il en soit ainsi il a bien fallu mettre en place des filières de récupération, avec usines de tri et de transformation, circuits de ramassage indépendants les uns des autres. Et quant aux déchets ultimes, faire des choix entre la méthanisation, l'enfouissement et d'autres solutions. Et entamer une action de réduction des sacs en plastique par exemple. Cela, c'est de l'écologie politique, qui a nécessité des prises de décisions politiques à différents niveaux, du ministère de l'environnement et des autres ministères concernés jusqu'aux communes et communautés d'agglomération (sivom, syctom, etc.).
Sans implication au niveau politique, il ne peut y avoir de comportement vertueux, ne serait-ce que dans ce domaine-là. Je vous laisse découvrir les autres.
Jean Michel, je suis bien conscient que le politique est indispensable.
Ton exemple est un peu extrème car pour le coup, avec le recyclage nous sommes vraiment pris par la main, et comme des enfants il faut juste choisir la bonne couleur.
Et le problème est bien là, c'est que la plupart des gens ont besoin d'être pris par la main.
Par exemple pour les transports, il faut bien que les élus organisent tout ça. Mais ça ne suffis pas. Parce qu'il faut un peu plus de temps pour aller au boulot en bus qu'en bagnole, beaucoup voudraient par exemple que ce soit gratuit, en compensation financière parce qu'ils perdent un peu de leur confort.
Dans ma région des lignes SNCF sont supprimées parce que les trains roulent presque vide. Le politique organise le transport, le consommateur boude.
Pendant le pic de pollution de ces dernières semaines, combien de gens auraient pu faire autrement pour se déplacer ? ... Dans ma région la circulation n'a pas du tout faibli.
Devant les enjeux et l'urgence du réchauffement climatique, la machine politique est beaucoup trop lente et incertaine. La démocratie ne fonctionne qu'avec des gens honnêtes et ayant leur facultés cérébrales...le monde de l'argent et de l'hyper-consommation ne nous aide pas à ça.
C'est pourquoi je pense que sans la prise de conscience et initiative individuelle, c'est un combat perdu d'avance.
Aujourd'hui tout le monde peut observer directement, chaque été, chaque hivers, la réalité du réchauffement climatique, mais personne n'est prêt à sacrifier un tout petit peu de son confort ou sentiment (très relatif), de liberté.
C'est totalement désespérant mais c'est comme ça, et les promesses électorales de Ségolène ou Jean Vincent ne changeront pas grand chose, à mon avis.
Il est évident qu'il faut des initiatives individuelles en même temps qu'une bonne législation.
Le problème, en France, c'est qu'on a des écologistes politiques qui semblent ne pas savoir bien légiférer dans le domaine de l'écologie, et c'est pour cela que leurs scores électoraux sont si faibles.
Néanmoins, on peut avoir aussi de bons scores électoraux, avec des perspectives de législation effrayante, comme le FN. Le seul truc crédible avec le FN, et surtout Marine, ce sont leurs critiques des politiciens qui nous gouvernent depuis 40 ans, et c'est suffisant pour engranger de nombreuses voix.
