Notre Geneviève Tabouis macroniste (je vous parle d'un temps...) et quelques autres ont du mal à comprendre que l'écologie n'est pas seulement une priorité, mais un impératif absolu si l'on veut éviter la catastrophe mondiale pourtant déjà bien entamée : élévation des températures, submersion des zones côtières, disparition progressive de la biodiversité, guerres, migrations forcées, libération du méthane enfoui dans le permafrost, inversion du Gulf Stream, etc.
Peut-être est-il déjà trop tard, et l'on peut n'avoir comme objectif que de consommer toujours plus, puisque de toute façon, foutus pour foutus... Oui, c'est un choix. On peut aussi aller gueuler samedi pour la Marche pour le climat.
Quand on aura compris que l'urgence écologique nécessite des décisions pénalisantes dans le temps court, celui entre deux élections, et qui ne portent leurs fruits qu'à plus long terme, il sera déjà trop tard.
Il ne s'agit pas de consommer toujours plus, il s'agit que l'économie tourne bien. Or les économies actuelles, c'est 20% d'industrie, 3% d'agriculture, et plus de 75% de services. Avoir une économie qui tourne mieux, ça ne veut pas dire produire plus de biens.
Il faut arrêter de dire que le libéralisme ne peut que produire de la catastrophe écologique, alors que l'URSS ou la Chine ont le plus pollué le monde, et que ce sont les pays les plus riches (Norvège, Suisse etc.) qui, pour une richesse donnée, produisent le moins de nuisances environnementales.
Il n'est pas d'écologie possible avec une économie en mauvaise santé.
Ce n'est pas parce que nous sommes trop riches que nous polluons, c'est parce que nous ne le sommes pas assez.
Si l'économie marche mieux, nous pourrons investir dans des transports plus performants et moins polluants, dans des maisons mieux isolées, dans des industries moins polluantes.
Allez dire au smicard qu'il doit mettre sa diésel de 15 ans d'âge à la casse, il vous répondra "je voudrais bien, mais avec quoi je roule?".
Allez lui dire qu'il doit prendre les transports en commun quand pour aller de banlieue à banlieue il mettrait deux heures chaque jour dans chaque sens!
On peut toujours marcher pour le climat, c'est sympa, surtout s'il fait beau. Mais ça ne fera rien avancer.
Les gens se détournent du train? Quand on sait qu'un trajet de 100 Km peut prendre 1h40 gare à gare, ça peut se comprendre.
En France, nous avons trois millions de chômeurs et autant de précaires: il est illusoire de leur parler d'écologie.
"En France, nous avons trois millions de chômeurs et autant de précaires: il est illusoire de leur parler d'écologie.
"
Sauf si la transition énergétique leur donne du travail, ce qui est possible (et des vrais boulots, durables). Le livre de Jean Jouzel et Pierre Larrouturou : "pour éviter le chaos climatique et financier" en parle abondamment (éditions Odile Jacob, novembre 2017).
.
Je ne crois pas au capitalisme "vert", ni au communisme d'Etat "vert" non plus d'ailleurs, mais je préfère parler ici du modèle économique mondialisé, le capitalisme. Quand vous avez du capital à placer, vous le placez là où il y a les meilleurs rendements, c'est logique. Le court-termisme est donc dans l'ADN du capitalisme. Le capitalisme et l'écologie ne peuvent donc pas fonctionner ensemble.
Je pense à peu prés comme toi
Cepandant si les plus riches au lieu de se faire la guerre économique se décidaient à coopérer les choses pourraient prendre une autre tournure
Sinon c'est sur on va dans le mur
Un petit dessin humoristique vaut mieux qu'un long discours
Je ne crois pas au capitalisme "vert", ni au communisme d'Etat "vert" non plus d'ailleurs, mais je préfère parler ici du modèle économique mondialisé, le capitalisme. Quand vous avez du capital à placer, vous le placez là où il y a les meilleurs rendements, c'est logique. Le court-termisme est donc dans l'ADN du capitalisme. Le capitalisme et l'écologie ne peuvent donc pas fonctionner ensemble.
Erreur, Rafael. Investir dans les éoliennes (la Compagnie du vent, notamment) est rentable. Idem dans, par exemple, la distribution de produits bio, supérettes et rayons bio des supermarchés. On pourrait multiplier les exemples, dans différents secteurs.
Ce n'est pas pour autant qu'il faut défendre la logique capitaliste. Les Etats ont leur rôle à jouer, notamment par la fiscalité (isolation, économies d'énergie). Mais on peut défendre un capitalisme vertueux compatible avec la transition écologique.
Il existe des banques comme la Nef, qui est une coopérative, ou le Crédit mutuel, qui placent l'argent de leurs sociétaires dans les secteurs écologiques, éthiques, création de SCOP, etc. Si tu as des sous à placer...
Erreur, Rafael. Investir dans les éoliennes (la Compagnie du vent, notamment) est rentable. Idem dans, par exemple, la distribution de produits bio, supérettes et rayons bio des supermarchés. On pourrait multiplier les exemples, dans différents secteurs.
Ce n'est pas pour autant qu'il faut défendre la logique capitaliste. Les Etats ont leur rôle à jouer, notamment par la fiscalité (isolation, économies d'énergie). Mais on peut défendre un capitalisme vertueux compatible avec la transition écologique.
Il existe des banques comme la Nef, qui est une coopérative, ou le Crédit mutuel, qui placent l'argent de leurs sociétaires dans les secteurs écologiques, éthiques, création de SCOP, etc. Si tu as des sous à placer...
Oui heureusement qu'il reste encore un peu d'Etat pour réguler, mais au final le système politique n'est que la conséquence du système économique. L'Etat accompagne le développement du capitalisme, et les régulations que l'Etat met en place sont là finalement pour assurer la paix sociale nécessaire au développement des affaires...
Concernant les structures que tu as cité, elles sont presque toutes des coopératives et relèvent toutes de l'ESS (Économie Sociale et Solidaire). Ces structures sont justement la démonstration que l'on peut faire de l'économie NON capitaliste (non profit individuel, une finalité de l'activité au service de l'intérêt général, une non divisibilité des réserves, des emplois non délocalisables par un fort ancrage territorial de l'activité, une gouvernance d'entreprise démocratique associant les salariés aux décisions et au partage des bénéfices...).
Et oui, tu as raison, si on a des économies, c'est dans ces structures qu'il faut les placer. C'est ce que j'ai fais dès la création d'ENERCOOP ( http://www.enercoop.fr/), ou de TERRE DE LIEN ( http://www.terredeliens.org/). Mon épargne est au CREDIT COOPERATIF, et j'utilise la monnaie citoyenne LA GONETTE (mes EUR échangés servent à alimenter un fond de garantie de la NEF qui finance des projets ESS. Mais on là sur un investissement à lucrativité limité et sur du très long terme 😉
Par contre, NON, le capitalisme n'a pas aucune vertu écologique ! Les investissements, même dans l'écologie ou l'agriculture biologique, visent le rendement à court terme, et entraînent inévitablement une recherche de gain au détriment des hommes (les travailleurs-euses) et de la terre (l'environnement). Il faut par exemple boycotter les produits bio industriels vendus en grandes surfaces, qui n'ont rien d'écologiques, et acheter directement aux producteurs, dans des AMAP, ou dans des magasins bio qui ont une vrai éthique écologique et solidaire (ex : BIOCOOP). Le reste, c'est du greenwashing qui nous fait perdre du temps précieux par rapport à l'urgence du bouleversement écologique en cours...
Je suis en plein accord avec toi camarade Rafaël
Les états ne régule plus rien du tout
ils ne font qu'engraisser ceux qui en ont déjà beaucoup trop
Erreur, Rafael. Investir dans les éoliennes (la Compagnie du vent, notamment) est rentable.
Pour info, l'état est actionnaire de la compagnie du vent à hauteur de 24%. Ses actions dans la maison mère de la compagnie de vent lui ont rapporté plus de 500 millions d'euro en 2017...
Pas rentable?
Phil, ça me gêne un peu que tu cites autant l'allemagne dans ta démo.
L'Allemagne est quand même en train de louper sa décarbonation: Ils émettent pas loin du double de nous en quantité de CO2 par habitant, notamment avec leurs magnifiques centrales à charbon, cramant le pire des hydrocarbures : la lignite.
Comme transition énergétique : peut mieux faire... 😉
Mon épargne est au CREDIT COOPERATIF,
Pour rappel, le Crédit Coopératif appartient au Groupe des Banques Populaires, dont fait partie Natixis. Cela ne vous rappel rien Natixis 2008, crise des subprimes. :#
