:# Un autre intervenant donc les interrogations devraient intéresser l'ami Jean-François :
Par Thierry LEDRU, le 29/04/2020 : Le naturiste, un "bon vivant" ?
http://la-haut.e-monsite.com/blog/le-naturiste-un-bon-vivant.html?fbclid=IwAR0FVL3gf8b_EAMxQciWeqxu3E8qkMY4OTSZ5qnMhwC_tzZMmtp3OJGq45E
Ma définition du bon-vivant: une belle tranche de foie gras avec un verre de Sauternes, ou une côte de boeuf au barbecue avec un verre de Médoc, ou une douzaine d'huitres avec du Picpoul de Pinet, ou un bar grillé au fenouil flambé au pastis avec un verre de Chablis, ou une mouclade (moules grillées sur les aiguilles de pin) sur une grande tartine de pain beurré avec un verre d'Entre-deux-mers.
A votre santé!
Histoire de continuer la réflexion :
et puis aussi : https://www.franceculture.fr/.../alerte-de-15000... ;
Prenez le temps d'écouter Aurélien BARRAU, astrophysicien et écologiste (à partir de 8:14) :
Pouvons-nous, en tant que naturistes rester sourds à ces alertes ? Pouvons-nous continuer de ne pas vouloir voir la catastrophe vers laquelle nous nous dirigeons à la vitesse grand V ?
Histoire de continuer la réflexion :
et puis aussi : https://www.franceculture.fr/.../alerte-de-15000... ;
Prenez le temps d'écouter Aurélien BARRAU, astrophysicien et écologiste (à partir de 8:14) :
Pouvons-nous, en tant que naturistes rester sourds à ces alertes ? Pouvons-nous continuer de ne pas vouloir voir la catastrophe vers laquelle nous nous dirigeons à la vitesse grand V ?
C'est très bien qu'il y ait des gens passionnés par leur sujet, même des prophètes.
Mais l'incantation de la prophétie - comme ce post-ci, totalement illisible - fera fuir sans espoir de retour quiconque serait susceptible d'entendre le message.
Prenez le temps d'écouter Aurélien BARRAU, astrophysicien et écologiste (à partir de 8:14) :
Pouvons-nous, en tant que naturistes rester sourds à ces alertes ? Pouvons-nous continuer de ne pas vouloir voir la catastrophe vers laquelle nous nous dirigeons à la vitesse grand V ?
On mélange souvent les questions démographiques et écologiques. Il le reconnaît lui-même: le problème actuellement n'est pas le dérèglement climatique dont les effets ne sont pas encore très importants (MAIS il vont le devenir dans les années à venir, d'une manière inéluctable) mais l'action DIRECTE de l'homme, par prélèvement excessif et rejets toxiques.
"Les chasseurs-cueilleurs étaient des prédateurs": bien vu, et ça fonctionnait parce qu'on étaient très peu nombreux!
Le problème majeur est l'augmentation exponentielle et inéluctable de la quantité d'humains: or, comme tout être vivant, le but ultime semble être de se reproduire ("le rêve de toute cellule est de devenir deux cellules", disait Francois Jacob). Or, on ne peut pas les tuer! Cet aspect de la question est traitée très sommairement quelques minutes, puis on passe à autre chose. Il cite la Chine, comme exemple brutal, mais justement n'est-ce pas une des raisons de leur succès?
Ce ne sont pas que les politiques le problème, mais la résistance instinctive des gens à accepter de réduire leur liberté. Exemple typique: celle de rouler à 80 km/h au lieu de 90, pourtant une concession relativement modeste, provoque une crise digne de la révolution française!
Léger aussi sur le plan économique, comme l'exemple de la dette (comme d'annuler la dette d'un pays en difficulté en disant simplement "Y-a plus dette", certes, mais rien n'est réglé pour autant. Si ce pays a ensuite besoin de capitaux pour se développer, va-t-on alors encore lui prêter, sachant qu'on pourrait encore l'annuler? Donc cela ne règle rien et ne conduit qu'au gaspillage.)
Le problème, c'est même si on n'ose pas se l'avouer, il a raison, mais on peut juste retarder de quelques décennies la catastrophe majeure, on peut agir sur la production de déchets et diminuer la consommation individuelle des habitants des pays riches, mais on ne peut pas inverser la tendance au niveau mondial.
Orateur remarquable, scientifique passionnant, mais je retiens en guise de conclusion une phrase qu'il a répétée plusieurs fois: "je ne sais pas ce qu'il faut faire".
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Si si, il en donne une : je reprends donc ici les mots d'Emuall Iug sur FB FFN : "La conclusion d'Aurélien Barrau (Lien ci-dessus) lors de cette passionnante conférence est de nous inviter à un activisme fractale (La fractalité est l'existence d'un motif qui ne dépend pas de l'échelle à laquelle on le regarde). C'est a dire qu'il n'y a pas à opposer les petits gestes aux grandes décisions, individualisme contre collectivisme, ... Il faut faire le pari de penser à partir de la vie... Il n'y a pas l'Homme d'un côté et la Nature de l'autre, nous faisons partie du Vivant..."
La réponse est individuelle et collective : il nous invite à changer (rapidement) de paradigme et d'agir, chacun à son niveau. Il précise aussi que le système actuel ne va pas se laisser faire et qu'il faudra sans doute avoir recours à des formes pacifistes de désobéissance civile... sans violence contre les personnes et en accompagnant les reconversions nécessaires (industrie de l'agro-alimentaire par exemple). Il dit aussi que tous les progrès technologiques ne sont pas forcément souhaitables, en prenant l'image d'un bulldozer fonctionnant à l'énergie solaire, mais que l'on utiliserait toujours pour raser la forêt amazonienne... Il pose clairement la question de l'éthique et de la morale, en lien avec le monde dans lequel on souhaite vivre, et nos rapports que l'on doit révolutionner (nous humains) avec le Vivant (la nature), sous peine de faire disparaitre le seul écosystème qui nous permette de vivre.
Nous autres naturistes avons en nous, dans notre ADN philosophique, tous les éléments pour aborder ces défis auxquels aucune génération avant la nôtre n'avait été confrontés : celle de la 6e extinction de masse du vivant (dont l'espèce humaine), dûe aux activités anthropiques...
Alors, on bouge ? Ou bien on continue à faire l'autruche ? Sommes-nous capables de rejoindre la jeunesse mondiale dans ce combat pour la défense du Vivant ? Pour que les futures générations puissent encore parler de la nature au présent ?
Le problème de la démographie se pose principalement en Afrique et en Asie du sud.
Cela fait un bon moment que, sans immigration, la population occidentale serait déclinante, ou au mieux stagnante.
La Chine a une population vieillissante, ils ont aboli la politique de l'enfant unique. Le Japon est un pays de vieux, au point que la retraite pour les conducteurs de trains, c'est à 74 ans.
Le cône sud de l'Amérique, et en gros l'Amérique centrale, c'est une démographie maitrisée.
En revanche, au Pakistan, au Bengla Desh, et surtout en Afrique, c'est la bombe démographique. Plusieurs pays dépassent 6 enfants par femme (c'est une moyenne: compte-tenu de celles qui n'ont pas d'enfants ou n'en ont qu'un ou deux, ou même trois ou quatre, ça veut dire que pour plein de femmes, en avoir 8 ou 10 ou 12 n'a rien d'extraordinaire).
Pas d'infrastructures, pas d'écoles etc. pour accompagner cette croissance démographique.
Il est là, le problème démographique, et pas chez Dupont ou Smith ou Müller qui seraient irresponsables ayant trois enfants.
Et quand on lit "enfin, économiquement, l'Afrique décolle", parce qu'ils ont un taux de croissance du PIB de 4%, si leur croissance démographique est supérieure, ça veut simplement dire qu'ils s'appauvrissent.
Oui, Aurélien Barrau indique en effet que les petits gestes de chacun font partie des comportements nécessaires, mais ne peuvent prétendre être une solution, et l'impression qui ressort de cette conférence est qu'elle ne semble pas accessible, on ne peut au mieux que retarder les échéances.
C'est un communicant exceptionnel, donc... on l'écoute. Et tu noteras qu'à aucun moment il n'a utilisé le mot "antispécisme", et cela d'autant moins qu'il a souligné le caractère très particulier de l'être humain, un cas unique, tellement "spécial" que l'on se souviendra de lui dans quelques millions d'années, en faisant des carottages, comme étant l'espèce qui a anéanti la quasi-totalité des animaux en l'espace de quelques siècles, donc en un temps dérisoire au plan géologique. En tout ça, en en ayant parfaitement conscience, ce qui rend l'homme encore bien plus à part.
Les mots sont importants quand on veut délivrer un message: il faut bannir désormais le terme "antispécisme".
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Le problème majeur est l'augmentation exponentielle et inéluctable de la quantité d'humains
NON ! On ne raconte pas n'importe quoi en démographie. La population n'augmente pas de manière exponentielle. Le taux de fécondité est inférieur dans les pays développés au maintien de la population (au Japon, par exemple, elle va passer de 140 millions en 2000 à 100 millions en 2050). Dire qu'elle est inéluctable est aussi une foutaise, puisque tous les pays de la planète, même en Afrique, sont entrés dans la transition démographique (allez voir sur un moteur de recherche de quoi il s'agit). En Chine, la population a atteint un maximum et elle commence à décroître.
Alors, ne prenons pas nos désirs ou nos angoisses pour la réalité. Il y a une différence entre ce qu'on perçoit, ou croit percevoir, et ce qui est réellement.
Alors, ne prenons pas nos désirs ou nos angoisses pour la réalité. Il y a une différence entre ce qu'on perçoit, ou croit percevoir, et ce qui est réellement.
Évidemment que le phénomène va s'arrêter, parce que les ressources de la planète ne sont pas illimitées, et tout le monde s'accordent pour dire qu'on est "dans le dur".
Cette croissance serait exponentielle si l'accès à la nourriture, les ressources naturelles et l'espace était illimités. J'ai lu une fois dans un article d'un biologiste qu'une colonie de bactéries comme la simple Escherichia coli, si on lui fournissait autant de nourriture qu'elle avait besoin, atteindrait en quelques jour la masse de la Terre. Ce qui limite son expansion, c'est la privation de ressource alimentaire.
Donc, pour la Terre, ça va s'arrêter, je te rejoins tout à fait. On n'est sans doute pas très loin des capacités maximales de ressources alimentaires, sauf à miser sur encore plus de ressources industrielles. Mais là où je crains le pire, c'est que cette régulation risque de se faire au prix de grandes souffrances, de déplacements de populations pour tenter d'accéder aux ressources (et pas seulement alimentaires) et de guerres. Et je te prie de croire que ce n'est pas "mon désir".
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C'est un communicant exceptionnel, donc... on l'écoute. Et tu noteras qu'à aucun moment il n'a utilisé le mot "antispécisme", et cela d'autant moins qu'il a souligné le caractère très particulier de l'être humain, un cas unique, tellement "spécial" que l'on se souviendra de lui dans quelques millions d'années, en faisant des carottages, comme étant l'espèce qui a anéanti la quasi-totalité des animaux en l'espace de quelques siècles, donc en un temps dérisoire au plan géologique. En tout ça, en en ayant parfaitement conscience, ce qui rend l'homme encore bien plus à part.
Les mots sont importants quand on veut délivrer un message: il faut bannir désormais le terme "antispécisme".
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Il n'a pas utilisé ce mot car ce n'était pas le sujet... Mais toute sa démarche et le combat qu'il mêne en est imprégné... Il est cohérent et parfaitement logique : http://www.leparisien.fr/societe/antispecisme-nous-reclamons-des-assises-nationales-de-la-question-animale-26-05-2019-8079930.php
On est plutôt dans une croissance logistique que dans une croissance exponentielle.
https://owl-ge.ch/travaux-d-eleves/2007-2008/article/qu-est-ce-qu-une-courbe-logistique
On a ainsi vu tour à tour la population de certains pays exploser, puis se stabiliser.
Prenez même des pays africains, comme le Maroc, l'Algérie, la Tunisie: la poussée démographique y est bien moins forte qu'il y a 30 ou 40 ans, ils tendent à se rapprocher des pays occidentaux.
C'est aussi le cas des pays d'Amérique latine.
Déjà au XIIIème siècle, Fibonacci avait étudié les populations de lapins. Quand on introduit des lapins dans un lieu où il n'y en a pas, au début, la croissance est exponentielle: chaque couple de lapin donne naissance à 6 lapins (ce qui fera en moyenne trois couples) qui donnent naissance à 6 lapins, et ainsi, la population passe de 2 à 6 puis à 18 puis à 108 etc. Mais, il avait compté à ce que, contrairement à ce qu'attendu, au bout d'un moment la population se stabilisait.
Il n'avait pas à l'époque les outils mathématiques pour l'expliquer, ce n'est qu'au 19ème siècle que Verhulst posera l'équation f(t) = K\frac{1}{1+ae^{-rt}}
(Merci à mon neveu qui prépare l'agro, et qui donc étudie à la fois les populations animales et les épizooties, de m'avoir filé ses cours et ainsi replongé dans des maths, ça faisait près de 40 ans que je n'y avais plus touché).
C'est pourquoi aujourd'hui les démographes emploient la notion de "transition démographique".
On faisait plein d'enfants, parce que plein mouraient. (Mon arrière-grand-mère a eu 13 enfants, seuls 5 ont survécu, ceux qui étaient nés avant que mon arrière-grand-père n'attrape la tuberculose, et mon grand-père qui n'a pas eu le temps d'être contaminé; les autres, mon ancêtre a gentiment transmis sa tuberculose à toute la famille).
Puis après, on commença à moins mourir, mais à toujours faire à peu près autant d'enfants. C'est en gros ce qu'on voit dans l'Afrique sub-saharienne aujourd'hui.
Du coup, la population explose.
Et après, on finit par intégrer que la mortalité a baissé, on finit par se rendre compte que l'avenir de la famille est assuré, et la natalité baisse.
C'est déjà notable dans certains pays africains.
7,2 enfants par femme au Niger, 2,2 en Tunisie, et pas mal de pays sud-américains sont au-dessous du seuil de renouvellement des générations. Chili 1,8, Brésil 1,7, Trinidad et Tobago 1,8, Cuba 1,7 etc.
Donc même des pays "pas riches" peuvent être au-dessous du renouvellement des générations (ce qui ne veut pas dire automatiquement, même si l'on exclut la variable émigration-immigration, une baisse de population: ça dépend de la structure de la pyramide des âges. Une population qui aurait par exemple 1,8 enfants par femme mais avec beaucoup de jeunes (parce qu'il y a peu, on faisait beaucoup plus d'enfants), elle va continuer à croître par une sorte d'effet d'inertie, les classes d'âges en mesure de faire des enfants étant nombreuses.
Pour résumer: oui, la population mondiale augmente, mais non, pas de façon exponentielle. Même en Afrique!
