15 juin 2026
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Consultation 60 parlementaires / Le jour d'après

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Jeff87
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Autre article : https://www.konbini.com/fr/tendances-2/profession-tueur-les-coulisses-dun-abattoir-racontees-par-lun-de-ses-ouvriers/

Profession "tueur" : les coulisses d'un abattoir racontées par l'un de ses ouvriers

Dans son livre À l'abattoir, Stéphane Geffroy, ouvrier à l'abattoir breton de Liffré depuis vingt-cinq ans ans, nous livre un témoignage sur l'un des derniers lieux de travail à la chaîne de l'industrie française. Une profession dure, à l'écart du monde, souvent méprisée et dont la souffrance demeure muette et ignorée. Plongée dans le quotidien méconnu de ceux qui tuent les animaux que vous mangez.

Employé dans un abattoir (©Brasil2-Getty/iStock)
Employé dans un abattoir. (©Brasil2-Getty/iStock)
"La première fois que je suis entré à la tuerie, ça a été violent. [...] J'ai failli tomber dans les pommes et dégueuler, les deux en même temps je crois. [...] En une seconde, des images de mort et d'enfer me sont passées par la tête."
Ainsi s'ouvre À l'abattoir, à l'image de la vie professionnelle de son auteur, sans chichis. Une entrée en matière brute avec le monde du travail. À l'époque, Stéphane Geffroy a 19 ans et un parcours scolaire irrégulier. Mais face à sa volonté pour s'en sortir se dresse un obstacle de taille : un système scolaire aux rouages parfois incompréhensibles, hiérarchisé à l'absurde, et qui déconsidère les métiers manuels, réservés aux "nuls".
Une mauvaise maîtrise de l'anglais, obligatoire pour obtenir son CAP de menuiserie, le conduit à se réorienter vers un CAP plomberie pour lequel il décroche la médaille d'argent du meilleur apprenti de son département. Mais cela n'a visiblement pas été suffisant pour lui offrir la perspective d'un emploi. À l'époque, les abattoirs de Liffré recrutent : une "solution provisoire" pour Stéphane.
Six mois plus tard il gagne plus, à l'âge de 19 ans, que son père - artisan - après vingt-cinq ans d'ancienneté. "Je voyais bien ce que cet argent allait m'ouvrir comme possibilité... regarder l'avenir sans être stressé. Je suis donc resté et j'y suis toujours."
Bienvenu à la tuerie
Sur la chaîne d'abattage cadencée, Stéphane travaille en début de série, ce que le jargon nomme sans équivoque, "la tuerie". Autrement dit, là où la bête entre vivante d'un côté pour ressortir sous forme de carcasse de l'autre. À ses débuts, il occupe le poste de finition du découpage des têtes des bovins dont chaque pièce pèse en moyenne 20 kilos.
Un travail éprouvant physiquement, entre le bruit assourdissant (90 décibels, classés zone rouge par l'inspection du travail), une odeur de sang qui suinte et une cadence infernale qui attribue une minute quinze secondes à chaque tâche, sans oublier des températures chaudes en été et froides en hiver.
"Et comme je ne veux pas en rajouter, je ne rentre pas dans les détails pas très ragoûtants comme les abcès qui peuvent parfois t'exploser à la gueule. J'ai vu des gens prêts à vomir alors que je leur racontais tout ça dans une version pourtant bisounours."
Si Stéphane a voulu écrire ce livre, c'est pour mettre des mots sur ce dont les médias ne parlent jamais. Un monde où des ouvriers à la chaîne transforment, dans une ambiance quasi secrète, les bêtes en nourriture pour les hommes.
Mépris et omerta
Si le livre de Stéphane ne souhaite pas s'attarder sur la souffrance animale, c'est parce qu'il a vocation à mettre en lumière la souffrance humaine. En empêchant que des images sortent de leurs murs pour ne pas choquer le public, les abattoirs enferment avec ces animaux les hommes qui les transforment en morceaux de viandes. "On a été cachés, mis à l'écart du monde depuis des années", nous explique-t-il.
Pire qu'une existence fantomatique, la déconsidération du public après que plusieurs vidéos ont été postées sur le Net, notamment par l'association de défense des animaux L214, pour dénoncer les abus de la profession. "J'ai l'impression qu'on nous prend pour des assassins, alors qu'on ne fait que contribuer à l'alimentation des gens", analyse Stéphane qui se dit lui-même choqué face à la barbarie de ces images. Selon lui, elles ne reflètent en rien la réalité de son métier.
Le progrès semble s'être arrêté à la porte des abattoirs, où des hommes (et des femmes) travaillent comme autrefois, "comme dans des vieux films du genre Charlot". "Saignée", "découpage", "dépouille", "ablation", "éviscération"... La plupart des tâches est effectuée à l'ancienne, à même le corps et à la main, à l'aide de couteaux. Un processus inchangé depuis un siècle, excepté dans le domaine de l'hygiène en raison de la crise de la vache folle survenue en 1996. Mais, là encore, "c'est au consommateur plus qu'à l'ouvrier qu'on a pensé, déplore-t-il : c'est lui le roi, nous on vient après."
À ce confinement psychologique au sein d'une quasi "no-go zone", il faut ajouter la pénibilité du travail sur laquelle ce milieu de taiseux s'épanche rarement.
"Pendant des années, je suis rentré totalement vidé à la maison, avec des courbatures dans les mains, les jambes et les avant-bras. [...] Je me réveillais plusieurs fois dans la nuit. Je m'en suis sorti en prenant chaque soir du Stilnox [un somnifère très puissant, ndlr]. Longtemps je n'en n'ai pas parlé aux copains, et puis j'ai vu que la plupart en était au même point. [...] Personne ne peut arriver à la tuerie et continuer à dormir comme si de rien n'était."
Sentiment d'infériorité et fierté tombant en désuétude, le syndicalisme fait petit à petit son apparition dans le milieu des abattoirs pour lutter contre l'emprise d'un patronat paternaliste d'un autre âge d'un côté et les brimades des petits chefs tout puissants que le capitalisme moderne laisse régner de l'autre.
Vieux à 50 ans
À l'heure du report du départ à la retraite, que faire d'une profession où les ouvriers sont vieux à 50 ans, cumulant les anxiolytiques pour dormir, les accidents de travail à répétition et les congés maladie à rallonge ? Au moment où nous rédigeons ces lignes, Stéphane Geffroy est lui-même en arrêt maladie depuis six mois pour un problème à l'épaule.
"À 45 ans, j'ai déjà eu deux hernies inguinales qui ont été opérées, une à chaque aine. J'ai aussi été opéré du canal carpien de la main gauche... Et je ne compte pas les multiples lombalgies, les varices, l'arthrose dans les mains et, plusieurs fois, des points de suture pour une corne rentrée dans la cuisse ou un couteau planté dans le bras, sans même mentionner l'ablation des amygdales à cause de l'alternance du chaud et du froid. [...] Mais tout se passe comme si on considérait que ça fait partie du boulot."
À ce rythme, la retraite à 65 ans le fait rire, jaune. "C'est rare de voir une personne qui atteint l'âge de la retraite et part vraiment au jour J. Elle est soit en arrêt maladie soit en maladie professionnelle avant de partir à la retraite, nous explique Stéphane. Ce que je veux faire comprendre au gouvernement, c'est qu'on ne se voit pas du tout rester jusqu'à 65 ans sur une chaîne d'abattage cadencée ; c'est pas possible et c'est même immoral." La solution toute trouvée jusqu'à présent ? Le turnover de jeunes et la multiplication des CDD. Des salariés "kleenex" et moins revendicatifs.
Un avenir incertain
Qui a envie de se lever avant 5 heures, de ne prendre que deux pauses de dix minutes dans la journée à côté de sa pause déjeuner pour conclure avec une ou deux heures supplémentaires ? Aux dires de Stéphane, pas grand monde. Les jeunes ne restent pas, ils n'ont plus envie de se faire imposer de telles contraintes.
Alors, que reste-t-il ? Ceux qui n'ont pas le choix, car dans le besoin. La technologie peut-être, qui commence déjà à s'immiscer dans les abattoirs comme les machines et les lasers. Encore faudrait-il que tous les animaux soient calibrés de façon identique de manière à rendre l'abattage mécanique possible.
À quoi ressemble l'avenir quand, à 45 ans, on voit planer le spectre de l'inaptitude au travail ?
"La perspective de rester plus longtemps sur la chaîne est en train de devenir insupportable pour moi. L'avenir commence sérieusement à m'angoisser. Si je ne suis pas le seul à penser comme ça, il va falloir faire quelque chose."
Oui, mais qui dans l'éventail politique s'empare concrètement de la question de la pénibilité du travail ? À l'aune de l'élection présidentielle de 2017 et après un quinquennat d'alternance, quel parti semble se préoccuper encore des ouvriers ? Stéphane lâche un rire gêné : "C'est une bonne question ! Très difficile de répondre..."
À l'abattoir de Stéphane Geffroy est paru aux éditions du Seuil.
Par Jeanne Pouget, publié le 28/04/2016


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Jeff87
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Et pour se rappeler de quoi l'on parle... https://www.konbini.com/fr/tendances-2/nouvelle-video-scandaleuse-montre-lenvers-du-decor-dun-abattoir-francais/

Message édité par : Jeff87 / 25-04-2020 12:27


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jean-mi77
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Je finis par ne plus lire la prose écrite ou relayée par Jeff. On a compris ta cause, Jeff.


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Jeff87
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Et personne ne t'y oblige d'ailleurs 😀


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Denis
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Posté par: @Jeff87

Et pour se rappeler de quoi l'on parle... https://www.konbini.com/fr/tendances-2/nouvelle-video-scandaleuse-montre-lenvers-du-decor-dun-abattoir-francais/

Jeff, tout le monde sait parfaitement de quoi on parle...

Les conditions d'abattages sont scandaleuses, il faut absolument prendre ce sujet et le faire avancer, mais ce n'est pas, comme l'indique le commentaire de cet homme dans la vidéo, en demandant à tous de ne plus consommer de produits d'origine animale, alors que l'homme fait cela depuis des millénaires.

Quand on se donne un objectif, le fait qu'il soit difficile à atteindre peut être une motivation, mais ça doit rester dans le domaine du possible. Si par exemple, tu veux vendre ta voiture et qu'un acheteur t'en propose 5000EUR alors que tu pensais en tirer davantage, et si tu as dans l'idée qu'il faut demander plus en espérant un compromis en ta faveur, tu vas peut-être proposer 10000, puis après négociation le prix se stabilisera, vers 6000, ou 7000. Mais si d'entrée, tu demandes 100000 euros, tu peux être certain que l'affaire s'arrêtera là. Or ce que feraient les antispécistes, dans cette situation, ce serait d'en exiger 10 millions d'euros...

Il y a des moyens d'avancer sur la question des abattoirs. Si on a besoin par exemple d'abattre un cheval de loisir parce qu'il s'est blessé gravement, son propriétaire qui pourtant est très attaché à sa monture sera obligé de le tuer pour éviter une longue agonie et une fin de vie calamiteuse. Même moi, dans cette situation, je ne prendrais pas le temps d'activer mon réseau de tueurs professionnels et si j'ai une arme sous la main, je m'en empare et boum! le cheval ne bouge plus. Alors si on est capable de faire cela pour un cheval, pourquoi ne ferait-on pas l'effort pour un mouton ou une vache? Il y a peut-être un surcoût, il faudra peut-être installer des caméras pour contrôler, mais si on demande aux Français s'ils seraient d'accord pour payer quelques centimes de plus par kg pour toutes ces installations/contrôles, je suis sûr que 99% des gens seraient d'accord. Surcoût qu'ils peuvent compenser largement en réduisant leur consommation de viande (autre objectif réaliste).

Voilà un objectif qui est atteignable, même au niveau européen. Il vaut mieux avancer à petits pas, année par année, plutôt que de se lancer dans une changement de civilisation à l'échelle du millénaire, que nous ne verrons jamais.
.


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PhilE
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Posté par: @jean-mi77

Je finis par ne plus lire la prose écrite ou relayée par Jeff. On a compris ta cause, Jeff.  

C'est un peu comme ces religieux qui pensent que c'est en nous envoyant des extraits de la Bible ou du Coran qui font 45 pages qu'ils vont nous convertir.
(Quand j'étais jeune, on faisait ça aussi avec Marx ou Mao).


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Filmé en 2010 lors de la plus belle des wnbr de brighton en HD le film sort fin septembre 2022

Jeff87
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Posté par: @PhilE

Posté par: @jean-mi77

Je finis par ne plus lire la prose écrite ou relayée par Jeff. On a compris ta cause, Jeff.  

C'est un peu comme ces religieux qui pensent que c'est en nous envoyant des extraits de la Bible ou du Coran qui font 45 pages qu'ils vont nous convertir.
(Quand j'étais jeune, on faisait ça aussi avec Marx ou Mao).  

Comparaison n'est pas raison... 😀

En l'occurence, la religion ne repose sur rien de rationnel. C'est uniquement une question de foi. Et celle-ci est toujours en lien avec une hypothétique "vie" après celle-ci, qui serait meilleure si l'on observe les "commandements de Dieu"... écrits par des hommes qui nous disent avoir eu le privilège de l'avoir vu ou entendu... De plus, ces religions dites "du Livre" nous disent que nous ne sommes en rien comparables à ces animaux et qu'ils n'ont été créés (par Dieu), que pour notre bon plaisir, nous nourrir et nous servir...

La souffrance animale, elle, est bien réelle, ici et maintenant...

Et les progrès de la science nous ont démontré que nous sommes nous aussi des animaux ; que bien d'autres espèces animales aussi ont, comme nous, des émotions, ressentent le plaisir, la souffrance, développent des stratégies, utilisent des outils, ont un langage, une culture et des apprentissages, des jeux, sont intelligents, ont de la mémoire, ressentent le deuil, font preuve d'empathie (y compris à l'égard d'autres espèces) et parfois même ont la conscience de soi... La liste pourrait être encore plus longue.

La philosophie antispéciste est matérialiste et se situe aux antipodes de ces religions...

Au moins, avec Denis, on avance 😀 Les propositions que tu formules ne sont rien d'autre que celles qui sont défendues par les antisprécistes. Une chose est la position philosophique, autre-chose est la mise en place d'actions atteignables. Ca fait plus de 2 000 ans que des voix s'élèvent pour dire stop à la barbarie que nous faisons subir à une multitude d'animaux... Alors on sait bien que cela ne va pas changer d'un coup de baguette magique, sans que cela ne soit lié à une prise de conscience individuelle et collective. Et nous savons que cela ne peut pas se faire par la force, contrairement à ce que certains tentent de faire croire.... Par contre, les dangers qui pèsent sur notre environnement, le seul biotope qui permette à l'humanité de vivre, eux, sont bien réels et exigent que nous changions de paradigme.

Mais le départ de la discussion était le fait de nier que la notion d'antispécisme puisse faire partie de nos valeurs, à nous naturistes (motif mis en avant pour ne pas soutenir ma proposition sur le site Le Jour d'Après). Ou, pour le dire autrement, qu'elle puisse faire partie du "génome" de la pensée naturiste. Cette position n'est vraiment pas tenable historiquement, mais bon, faites vos recherches et replongez-vous dans les ouvrages qui traitent du naturisme, et même en remontant bien plus loin que les XIXe - début XXe, Épicure et Hippocrate étaient végétarien, comme bien d'autres encore dans notre "généalogie".

La question qui se pose donc aujourd'hui plus particulièrement à nous naturistes, qui nous définissons comme n'étant pas de "simples nudiste" ou "à poilistes", car nous avons, nous, une philosophie et le respect de l'environnement (si si, c'est même dans notre définition :b ).

Alors je vous le demande... qu'entendons-nous par ces mots : "Respect de l'environnement" ? Est-ce juste un beau vernis pour maquiller un simple "nudisme" ou "à-poilisme" ? Y-a-t-il encore aujourd'hui un vrai fond ou le "consumérisme nudiste" que certains dénoncent, a-t-il tout balayé ? Où mettez-vous le curseur ?


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Ce n'est pas parce que deux tendances (ou modes de vie, ou philosophies) se réfèrent à une notion (telle que "respect de l'environnement") qu'il faut les amalgamer.

Il y a des antispécistes qui sont naturistes, d'autres qui ne le sont pas.
Il y a des naturistes qui sont antispécistes, d'autres qui ne le sont pas.

Sinon, ce serait de la "pensée unique".

Ce n'est pas parce que Hitler croyait que la terre tourne, qu'il faut considérer Galilée comme un précurseur du nazisme.


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Site easy-rencontres naturistes

PhilE
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Ce n'est pas parce que deux tendances (ou modes de vie, ou philosophies) se réfèrent à une notion (telle que "respect de l'environnement") qu'il faut les amalgamer.

Il y a des antispécistes qui sont naturistes, d'autres qui ne le sont pas.
Il y a des naturistes qui sont antispécistes, d'autres qui ne le sont pas.

Sinon, ce serait de la "pensée unique".

Ce n'est pas parce que Hitler croyait que la terre tourne, qu'il faut considérer Galilée comme un précurseur du nazisme.

 

Ni non plus considérer que parce que Hitler était végétarien, tous les végétariens seraient des nazis.


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jean-mi77
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Posté par: @PhilE

Ni non plus considérer que parce que Hitler était végétarien, tous les végétariens seraient des nazis.  

Churchill, lui, était alcoolique, fumait des barreaux de chaise, ne faisait aucun sport et se nourrissait sans doute fort mal. Un exemple à suivre ? :b


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Jeff87
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Là pour le coup, je suis bien d'accord avec vous... enfin presque, pour partie.

L'histoire d'une pensée, les chemins qu'elle emprunte pour se constituer et le positionnement des individus à un moment donné n'est pas la même chose. Il ne faut pas en effet confondre les deux. Et ça marche dans les deux sens, hier comme aujourd'hui.

Mais pour ce qui concerne l'histoire de la pensée naturiste, le "végétarisme philosophique" est une constante. Il suffit d'ailleurs pour s'en convaincre de se replonger dans l'histoire du courant hygiéniste fin 18e et début 19e : "L'histoire du naturisme est en effet celle d'une circulation internationale d'idées et de pratiques. Parmi les figures les plus marquantes de ce phénomène, se distinguent Vincenz Prießnitz, Johan Schroth, Arnold Rikli, Sebastian Kneipp, Eduard Baltzer, Maximillian Bicher-Benner et Theodore Hahn." (La lutte pour l'instauration de nouvelles normes corporelles. Par Sylvain Villaret. Le 15 August 2019 /EspacesTemps.net, Works, 15.08.2019 https://www.espacestemps.net/en/articles/la-lutte-pour-linstauration-de-nouvelles-normes-corporelles/)

Or Eduard Baltzer n'est autre que celui qui a fondé la première association végétarienne en Allemagne, un végétarisme éthique et qu'il a été un pionnier du mouvement de réforme de la vie (Lebensreform), laquelle aura une influence certaine sur l'évolution du naturisme allemand.

Pour "l'Alimentation rationnelle" selon Sebastian Kneipp, l'un des 5 piliers, c'est plus de légumes et moins de viande ( https://www.kneipp.com/fr_fr/le-mag-kneipp/la-philosophie/5-piliers-kneipp/lalimentation/ )

Idem pour Maximillian Bicher-Benner ( https://www.bircher-benner.com/fr/fondation/histoire/ )

Theodore Hahn a exploité un sanatorium naturopathique Auf der Waid à Oberwaid près de Saint-Gall à partir de 1862. L'historien médical Karl Eduard Rothschuh a commenté que Hahn "a commencé exclusivement avec la cure de l'eau mais avec son ajout de diététique et de végétarisme à la cure de nature, il a poussé son influence dans le début du mouvement de réforme de la santé et de la vie. " Hahn a été influencé par le livre de Christoph Wilhelm Hufeland Makrobiotik et a commencé à prescrire à ses patients un régime lacto-végétarien qui se composait de pain de blé entier, de lait et de légumes non cuits. Le végétarisme de Hahn a influencé Eduard Baltzer.

On peut également citer Francine Barthe-Deloisy qui nous dit dans son célèbre Géographie de la nudité page 148, au chapitre l'intégration difficile du nudisme dans la nébuleuse naturiste que "le terme naturiste est indifféremment utilisé pour désigner un mode de traitement alternatif, une hygiène de vie fondée sur le régime végétarien, l'exposition aux éléments naturels, la culture physique en plein air ou encore l'association de ces quatre caractéristiques".

Donc, mon affirmation qui se voit contestée est pourtant bien un fait établi... :b
Mais c'est pas grave, chacun est libre, comme je l'ai dis, de le découvrir ou de l'ignorer.

Mais comme mon texte proposé à la sagacité des 60 parlementaires ne contient pas d'erreur, rien ne vous empêche de le soutenir et ce même si vous voulez continuer à manger de la viande, ce que personne ne vous conteste au sein de la FFN 😀

L'objectif étant quand même dans ce sujet, d'obtenir la fin des discriminations à l'égard des naturistes et de la liberté d'être nu...

Message édité par : Jeff87 / 26-04-2020 12:01


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Jeff87
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Tiens, à propos, un vieil article sur Frère Jacques, le patriarche du CHM... d'où est tiré cet extrait : "Une vie d'ascète qui lui convient, lui, le végétarien qui jeûne une fois par semaine. Éthique naturiste jusqu'au bout des ongles." https://www.charentelibre.fr/2014/08/16/frere-jacques-le-patriarche-de-montalivet,1909778.php?fbclid=IwAR1SGYDCtp4qVIMyfpiKEVrbZa4bt3dtaB9egf5dva-ab33WWQgZsUvXeO0

J'adore cette belle personne :=!


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