7 février 2026

Selon Titeuf, les Suisses ont un rapport plus détendu à la nudité

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PhilE
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Extrait: "«On sent qu'ici il y a une mentalité plus détendue par rapport à la nudité et à la sexualité. En France, en montrer autant serait inimaginable. La police débarquerait dare-dare», dixit Zep"

http://www.tdg.ch/culture/dr-zep-voyage-mr-titeuf/story/28604111

Au coeur de Bâle, à quelques encablures du Rhin, Jackson Pollock côtoie Zep. L'oeuvre de jeunesse de l'artiste américain peuple les murs du Kunstmuseum, les dessins de l'auteur genevois ceux du Cartoonmuseum tout proche, à l'enseigne d'une vaste exposition intitulée Dr. Zep & Mr. Titeuf. Conflit de célébrités? Surtout pas. Si Pollock attire les foules depuis le 2 octobre, Zep compte bien en faire de même, dès aujourd'hui et jusqu'au 23 avril. «Il est très connu en Suisse alémanique par toute une génération qui a découvert Titeuf et qui a souvent appris le français en lisant ses albums à l'école», assure Annette Gehrig, la directrice du Cartoonmuseum, coquet bâtiment aux parquets grinçants et aux étroits escaliers en bois.

Après avoir exposé notamment Sempé, Robert Crumb ou les as de la ligne claire, Hergé en tête, le seul musée suisse entièrement dédié au dessin et à la bande dessinée accueille Zep, pour sa première rétrospective en territoire germanophone. L'occasion de présenter sur trois étages, outre Titeuf, d'autres facettes moins connues de son créateur: oeuvres précoces, histoires réalistes, livres pour adultes, portraits de musiciens, carnets de croquis et autres superbes illustrations dont certaines, récentes, revisitent les classiques de l'histoire de l'art.

«Parfois, c'est un problème d'exposer de la bande dessinée. Les originaux sont d'un format restreint, au contraire de la surface du musée, environ 300 m2, relève Annette Gehrig. Avec Zep pourtant, la curatrice de l'exposition bâloise n'a connu aucun problème pour garnir les murs de son musée. Il a même fallu opérer des choix drastiques.

Mesurer le chemin parcouru

«Il n'y a qu'une seule page et un dessin de mon premier récit réaliste, Une histoire d'hommes, que j'aime beaucoup», constate Zep. Faute de place, certains épisodes de Titeuf ont été sacrifiés. «Le panel est tout de même assez large», se réjouit l'intéressé, qui a vu dans cette exposition un bon prétexte pour effectuer un point sur sa carrière. «Je ne regarde en principe jamais mes anciens albums. Ressortir de mes cartons des dessins qui datent parfois d'une quarantaine d'années, puisque certains ont été exécutés lorsque j'étais enfant, me permet de mesurer le chemin parcouru, les directions prises. Je redécouvre des pans de mon travail.»

A l'image de cette page d'essai autour du personnage de Spirou, datée de 1984, et exposée parmi les péchés de jeunesse de l'auteur, dans une vitrine qui contient également un des premiers cahiers de dessins de Zep, réalisé en 1974 - il avait alors 7 ans! - une BD qui s'inspire de dessins animés japonais à la Goldorak. «A cette époque, j'étais déjà persuadé que je deviendrais auteur de bandes dessinées. J'avais la naïveté de l'enfance. Dix ans plus tard, lorsque j'ai envoyé mes pages de Spirou aux Editions Dupuis, je me posais carrément en repreneur du célèbre groom. On m'a répondu: apprenez à dessiner et rappelez-nous dans dix ans! La baffe...»

Zep ne s'est pas découragé, conservant au fond de lui l'envie de représenter les personnages clés de son enfance. Le Cartoonmuseum montre quelques très belles aquarelles réalisées dans les années 2000 en hommage à Astérix, Lucky Luke ou Corto Maltese. «Tous les héros que mes prédécesseurs ont créés constituent aujourd'hui mon arbre généalogique personnel de la BD», commente l'auteur de Titeuf sur l'un des murs du musée.

Au premier étage de l'institution, Zep crée par vidéo interposée. En quelques coups de crayon, Titeuf et son copain Manu apparaissent en accéléré, sur un écran inséré dans une planche à dessin bourrée de crayons, de pinceaux et de tubes de gouache. A deux pas, le musée bâlois a encadré quelques pages fameuses extraites du blog de l'auteur, hébergé par le journal Le Monde. Reprises dans le tome II de What a wonderful world, fraîchement paru aux Editions Delcourt, elles placent Titeuf dans la peau d'un migrant. Echo mondial. «L'histoire a été visionnée un million de fois en quelques heures. Ça m'a complètement dépassé.»

Nudité et sexualité

Dans le même album qui le voit aborder avec une justesse bouleversante le drame de l'exode, Zep se pique aussi... de relooker les préservatifs. Le sexe a toujours intéressé de près le Genevois, et une section entière de son exposition en fait état, via des planches des albums Happy Sexe et Happy parents, ainsi que des extraits du Guide du zizi sexuel. «On sent qu'ici il y a une mentalité plus détendue par rapport à la nudité et à la sexualité. En France, en montrer autant serait inimaginable. La police débarquerait dare-dare», dixit Zep avant de conclure en philosophe: «On est fait pour le plaisir, et si possible pour le plaisir partagé. Sinon, Dieu nous a ratés».

«Dr Zep et Mr. Titeuf», du 26 novembre 2016 au 23 avril 2017, Cartoonmuseum Basel, St. Alban-Vorstadt 28.

(TDG)
(Créé: 25.11.2016, 16h09)


1 Réponse
Messages: 25
(@djangonuage)
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Disons que c'est plus l'avis de Zep (il habite à 300m de chez moi et est propriétaire des seules vignes de la commune de Genève) que de Titeuf 😉
https://fr.wikipedia.org/wiki/Zep


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