J'ouvre un sujet sur ce film que je ne connais pas et qui contient des scenes de nudité etonnantes (suite du sujet https://vivrenu.com/forum-du-naturisme/videos-films/film-point-de-fuite-de-noël-1987 et du message de musky)
j'ai vu qu'il passe actuellement dans une salle à paris
http://www.allocine.fr/seance/film_gen_cprojection=12023.html
je ne le trouve pas en vidéo , mais il y a une page qui en parle longuement : http://membres.lycos.fr/eclips/articles/house.htm
Le film est très interessant à voir et m'a beaucoup intriqué.Il ya beaucoup de scenes de nudité mais aucun érotisme, dans ce film les personnes nues sont indifférentes au regard des autres:
_Une femme nue venant se joindre a un grand repas;
_Un enfant nu cour a l'aveuglette et au ralentit durant 4 bonnes minutes dans une salle nu,on entend les echos de ces pas comme si il était à des centaines de lieues du spectateur;
_Il y a des hommes et des femmes nus regardant passivement je ne sais quoi(les personnages m'ont l'air déprimé comme si ils n'avaient plus aucun but dans leur vie);
_Le "visiteur" regarde d'une façon nostalgique une salle remplie d'adolescentes ricaneuses nues le regardant puis petit a petit la scene se floue et disparait comme un mirage(est ce le fantasme de l'homme);
_à la fin d'une fete,dans le salon un enfant est crucifié, c'est la fin et on a vu sur l'extérieur du manoir encerclé par des soldats.Est ce que depuis tout ce temps(des mois,des années, des décenies, des siecles) les résidents étaient bloqué par cette armée venu de nulle part à en perdre l'existance du monde extérieur et de ses principes, ils ne sont dictés que par leurs instincts mystiques.
C'était un résumé que j'ai fait d'apres ma mémoire confuse, je dois retrouver ce film dans mes affaires et réparer cette cassette cassé par un malheureux hasard.
Ce film est une allégorie de notre inconscience cherchant desespérement un but à notre existance.
On est dans l'expérimental. Le sacrifice final de l'enfant, comme pour "conjurer une menace extérieur" (l'ordre) signifie l'impossibilité du réalisateur de trouver un aboutissement à son projet créatif. Métaphore auto-critique. La nudité a partie liée avec l'hyperréalisme, le refus du formalisme, la quête purement artistique. Elle permet de rompre avec un référenciel culturel unique. Le film multiplie les apparitions étranges en évitant toute prétention. La volonté distanciatrice, qui aurait pu se révéler libératrice, échoue dans l'intrusion du rapport de force, comme l'aveu d'une douleur qu'on aimerait (tentative schizophrénique) déréaliser mais qui ressurgit.
Merci pour ton explication, un peu simpliste certe, mais j'y vois plus clair maintenant.
Satisfaite de voir que quelqu'un d'autre a visionné et étudié ce film.
musky
Des etres isolés dans leur chambre. Ils semblent épuisés. Autour d'eux des murs écaillés, des objets anciens. On entend des portes qui claquent, un va et vient incessant, des murmures.
Ou sommes-nous?
Dans un monde de torpeur, Bartas créé une pure fantasmagie qui célèbre la majesté des faibles et des effarés. Il filme surtout des visages, creusés, froissés.
Dans cette maison profonde comme une église, pleine de chiens, de pigeons et de mouches, humains et animaux finissent par se confondre. Meme longueur, meme façon de boire et de manger. Dans l'impassibilité souveraine de cet univers se cache peut-etre une paix absolue.
signé Musky
J'ai le film « The house » en Divx, un film très long environ 2 heures, pas ou très peux de dialogues. Le film se déroule lentement, à la vitesse de la vie des personnes qui habitent dans un asile.
Je dispose de deux autres films :
« Salo » une histoire qui se déroule pendant la deuxième guerre mondiale en Italie, mais des images dures de torture à la fin du film.
« Fait moi des vacances » deux enfants qui s'enfuient de leur cité, en profitant de monter dans une caravane et lendemain il découvre le camping naturiste (la scène dure <5 minute)
Salut
Christoren
Comment oser parler de Salo sur un forum naturiste !
Ce film de Pasolini est une insulte à l'éthique naturiste et la négation même de la dignité humaine. Les nombreuses scènes de nudité ne sont que prétextes au voyeurisme, à la torture et la scatologie.
C'est un de mes pires souvenirs cinématographiques !
André
