J'ai mis un extrait , manifestement la scène se passe au début du film à https://vivrenu.com/?page_id=60463
Elle s'inscrit dans une espèce de communauté naturiste
Il y en a qui vont tout de suite remarquer qu'ils ne s'assoient pas sans ....
De plus il n'y a pas d'enfants, ce qui ne reflete pas la réalité des clubs naturistes
Ca fait un peu ambiance maison de repos naturiste 😉
Je ne connais pas ce film par ailleurs
http://www.cinemovies.fr/fiche_film.php?IDfilm=6157
L'histoire :
À New York, dans les années 50, Diane Arbus (Nicole Kidman) délaisse sa vie bourgeoise pour découvrir un autre univers. Initiée par Lionel Sweeney (Robert Downey Jr.), elle va plonger dans le monde des marginaux et, en les côtoyant et les observant, devenir l'une des photographes les plus célèbres du monde.
Ce film est une biographie romancée d'une période de la vie de la célèbre photographe américaine Diane Arbus, qui a fait, entre autres, plusieurs séries de reportages dans des clubs naturistes dans les années 60. Il me semblait qu'on en avait déjà parlé, mais je n'ai pas retrouvé où (peut-être sur nat-fr ?). Il y a un livre de Patrick Roegiers (non illustré) qui raconte cette expérence, et plusieurs albums de photos.

Des photos de son oeuvre sont régulièrement vendues , voir http://web.artprice.com/ps/artitems.aspx?view=all&idarti=MTAyNDk4MzI2MzQyOTk=&refGenre=D&page=18
J'ai visionné l'extrait.
Pas mal, un Naturisme où tout le monde est nu ! Cela change des grands centres français, non ? 😉
Si on regarde bien la manière dont le montage st fait, la dernière scène de l'extrait est un bon exemple de la manière dont le cinéma emploie des doublures pour les scènes déshabillées, soit dit en passant.
l'extrait présente le début et la fin du film
le début ou elle discute avec les 2 personnes qui l'accueil
ensuite l'histoire avec son voisin poilu (comme la bête dans la belle et la bête ) qu'elle va raser
puis le film fini par la sécance ou nicole arrive dans le parc pour s'asseoir à coté de la jeune femme.
mikael
J'ai remarqué un côté vraiment négatif dans ce film qui présente une petite partie de la vie (romancée) de Diane Arbus. Il s'agit du moment de sa vie où elle s'aperçoit qu'elle n'est pas satisfaite de sa vie et décide d'entrer dans un monde qui l'attire profondément. Il s'agit quand même d'un monde à part constitué par des gens qui ne sont pas acceptés par la société. Son intérêt se dirige vers ce monde mystérieux où règnent la diversité, la folie et, dans une certaine façon, l'horreur. Donc, les séquences rélatives à la communauté naturiste certainement n'apportent pas une connotation positive à la philosophie naturiste.
Aufguss se trompe peut-être concernant le doublage de Nicole Kidman, parce que j'avais lu dans un gratuit New Yorkais une interview de cette actrice il y a quelques années. Elle se montrait nue sur scène à Brodway durant... sept secondes ! et déclarait se rendre régulièrement dans des centres "clothing optional" en Floride, pour décompresser un peu. Il y avait de quoi, puisqu'elle était encore mariée avec Tom Cruise, ce qui en soi devait être épuisant...
Une petite brève "people" à la veille de l'été.
Amicalement,
Non non, regarde bien les plans, comment ils sont coupés et montés ensemble. Mme Kidman n'est reconnaissable de manière certaine que sur les plans où on ne voit que son visage et ses épaules.
Tous les plans où on voit une partie plus importante de son corps sont de dos, et très probablement une doublure, du coup... sans quoi, ça ne serait pas monté et découpé de cette manière-là, justement.
Cher Aufguss,
en tout cas c'est bien fait, on s'y croirait ! Ce qui ne doit rien enlever aux propos de Nicole Kidman dans le Village Voice de l'époque (pas de raison de dire qu'on va dans un centre clothing optional si on n'y va pas, même en étant archi connue).
Amicalement,
C'est clair que cela n'enlève rin à la valeur de ses propos. L'usage d'une doublure est en fait probablement une décision d'ordre budgétaire. 😉
L'extrait vidéo de "Fur" (film très esthétique) sur ces quelques séquences se retrouve ici:
http://nudism.free.fr/article.php?sid=136 😎
Le passage de Diane Arbus du rôle de femme-mère (trop tôt mariée) étouffée dans son triste statut (photographe de mode) à celui d'artiste autonome (elle divorce à 36 ans) marque une sorte de tentative de libération et cette recherche pour le portrait de nudistes, quelqu'étrange qu'elle le rende, symbolise aussi cette démarche de "décorsetage"...
Née dans une riche famille juive vivant de la fourrure, dans un milieu bien trop sûr et rassurant, Diane va se plonger dans un univers laissé de côté, obscur ou sordide, cherchant à abattre la façade publique de ses sujets, au prix de sa propre vulnérabilité.
Ses images tendent à troubler la conscience, sans donner pour autant à comprendre ; d'où l'irritation marquée de Susan Sontag, qui la traite de voyeuse bourgeoise, de dépressive chouchoutée, de naine émotionnelle espérant dissoudre sa douleur dans l'habituation au regard horrifié sur l'autre. Sontag écrit ainsi: «Les photos d'Arbus retranchent la question politique (...) en suggérant un monde dans lequel chacun est étranger, désespérément isolé, immobilisé dans des identités et des relations mécaniques, paralysées.»
:#
Ses "freaks" (on peut en faire une lecture queer) ne sont pas forcément des "monstres" ou des "créatures bizarres" mais aussi des gens à part, oubliés ou marginaux ; elle a également photographié des gens en apparence banals mais dont certaines caractéristiques dévoilent une misère existentielle ou un ton pathétique, au regard d'une société américaine positiviste qui les évacue.
> Diane, dans un cheminement intime, dé-couvre ces personnes "différentes" comme elle essaie de se découvrir aussi, même si, au final dans le film, ça peut sembler ridicule, faute sans doute d'une certaine poésie ou de profondeur. Comme sa mère, la photographe, dont on peut faire une figure romantique torturée, sera rattrapée par la dépression.
Ses détracteurs accusent Diane Arbus d'avoir fait preuve d'une fausse familiarité avec ses sujets afin de renforcer encore leur étrangeté "freak" pour appâter la galerie, au lieu de s'engager dans une rapport de sincérité.
Bref, il lui est reproché de se servir des autres, en leur faisant croire à leur intérêt, à leur «normalité», dans le but d'en montrer au contraire l'aspect le plus sordide, le plus misérable -des plus excitants. Ce type de polémique pourrait tout aussi bien s'attacher au travail de Spencer Tunick.
🙁
Ses défenseurs affirment que la photographe, sincère, s'implique au contraire à intensifier la vérité de la différence, forcément déplaisante, à un moment où les sujets, relâchés, vides, perdent contrôle et se montrent eux-mêmes.
D'après ce qu'en dit l'auteur elle-même, j'en viendrais plutôt à retenir une intention non perverse.
Son rapport à ses "freaks", par exemple (mais tous ses sujets n'en furent pas!), lui inspire à la fois «honte et crainte», parce que ce sont des gens qui sont parvenus à surmonter une expérience traumatique de la vie. Certes, elle trouvait ce travail excitant, mais elle n'avait pas ce regard froid, détaché, puisqu'elle portait en haute estime ses sujets et vouait une adoration à certains.
En ce sens, je relève:
« À une époque où se mettent en place aux États-Unis des mouvements de contestation, de libération et de mise en valeur des minorités (noirs, mexicains, homosexuels...), [Diane Arbus] a été la première à dresser le portrait des exclus et des marginaux de la société américaine, ceux qu'elle nomme " le peuple élu des perdants ". Avec cette capacité d'émerveillement et d'empathie qui est la sienne, elle a eu ce don de faire passer pour normal ce qui est exceptionnel, et à l'inverse, de faire basculer le familier, le quotidien dans l'étrange. De même, elle a inversé les critères de beauté, pointé la laideur dans le normal et la beauté dans le difforme. Aujourd'hui encore, des artistes comme Nan Goldin, Cindy Sherman ou Jane Evelyn Atwood lui doivent beaucoup.»
:=!
