J'ai trouvé qu'un esprit "naturiste" se dégageait du film-ovni La Cicatrice intérieure, que je viens de découvrir. On peut le voir encore en ce moment au Saint-André des Arts à Paris. Le réalisateur, Philippe Garrel, est un cinéaste hors mode, aux oeuvres peu connues du grand public. Il vient de recevoir le Lion d'Argent à la mostra de Venise pour "Les Amants réguliers", malgré des spectateurs quelque peu déroutés (durée : 2h58). En tous cas, celui-là ne fait qu'une heure, mais il est dense.
Certains voient dans cette reprise de 1972 (film achevé en 1967 et produit en 1970) un chef-d'oeuvre (il s'inscrit dans une trilogie, avec Athanor et Le Berceau de cristal). On y trouve entre autres Pierre Clémenti, en cavalier nu, et Nico (compagne de Jim Morrisson, elle a joué dans sept films), astre noir vêtu de blanc, à la voix si mystérieuse.

Malgré son âpreté cinématographique (plans très longs, minimalisme, rudesse poétique), La Cicatrice intérieure exerce une attraction magnétique sur le spectateur réceptif, qui se laisse hypnotiser par cette fable onirique : rythme lancinant, musique planante de Nico, figures mythologiques, naturalité des sensations, allégorie intemporelle du drame amoureux.
Le film nous fait naviguer entre rêve et réalité. Les personnages, reclus, chacun, dans leur univers intérieur (leur souffrance quasi incommunicable), exaucent une sorte de rituel, marchant vers nulle part, confrontant achèvement destructeur et volonté de renaissance, emprisonnment et libération.
Dans la seconde partie du film (qui se passe en Irlande, la première ayant pour fond l'Egypte), Pierre Clémenti, grandiose de simplicité, apparaît, nu, tel un sagittaire errant, et son aura remplit chaque séquence.
Plongé dans une ambiance brute, sauvage, solitaire, le spectateur fait face aux quatre éléments fondamentaux, pour un nécessaire retour aux sources. Ce film nous offre le voyage d'un désespoir aux confins de la perception, échappée poétique à un monde aliénant.
je vais prendre un aspro....moi 🙁
N'abuse pas sur les aspros, c'est fait pour calmer la douleur, pas pour résoudre les problèmes psycho-cognitifs.
Pas beau pas moche, c'est toi? Je ne vois pas le rapport avec le film.
En tous cas, il n'y a pas de véritable création artistique sans souffrance.
Ourfarewell, est-ce que colargole ne faisait pas de l'humour?
Et la suite de son message, je crois bien que c'est sa signature
😉
désolé
je voulais faire un peu d'humour 😉
pour le pas beau pas moche 'cest ma signature ..... je ne me serais pas permis
si le film existe sur un support cd je veux bien le regarder
sans rancune 😛
à bientot
Pour info, ce film (La Cicatrice intérieure) sera projeté à la cinémathèque française (Paris Bercy), dans le cadre de la thématique "dandysmes", le dimanche 9 avril à 21h30.
