Si j'ai bien compris, elle a d'abord essayé d'"atterrir" sur la portion naturiste de la plage, et a reculé. Regards des naturistes qui voient arriver cette femme qui n'a que son haut de maillot? (situation atypique...). Ou parce qu'elle n'est pas membre du club/groupe?
En tout cas, elle est mieux accueillie - par l'indifférence - sur la partie textile! Est-ce le message que l'auteur veut faire passer?
J'ai été également, comme Europhom, frappé par cet aspect : la jeune femme essaie d'abord de sortir sur une plage naturiste, mais elle s'y trouve mal à l'aise. Elle semble avoir l'impression qu'elle est regardée, jugée et, finalement, rejetée : les naturistes apparaissent froids, rigides, inquisiteurs. Alors que c'est chez les textiles qu'elle trouve le courage de sortir et qu'elle passe finalement inaperçue.
Curieux.
La maman du garçon jette tout de même un regard incendiaire sur la nudiste involontaire. Et si cette mésaventure était arrivée à un homme, combien de temps pour voir arriver la police, les CRS et l'asile psychiatrique ?
LeChat
J'ai beaucoup aimé "La mer à boire". Merci à celui qui l'a mis sur ce forum. Edouard.
Oui, mais du coup son challenge est encore plus grand.. je pense que parfois on joue avec ses peurs pour ça, mieux se libérer. Et dans mon souvenir, elle sen sort complètement sereine
(et n'oublions pas que c'est une fiction, c'est plus le problème de la réalisatrice que du personnage lui même)
C'est un film très intéressant à court. Il semble une histoire écrite par naturiste Kafka.
J'ai bien aimé ce court-métrage car il y a quelque chose dans la manière de filmer qui nous rend le personnage très proche... De plus l'absence de paroles (à par les jeunes qui demandent leur ballon) renforce la dramaturgie... Il aurait du candidater aux Oscar comme The Artist 😀
Dommage que certains panoramiques soient un peu rapides et instables...
A bien y réfléchir, qu'est-ce qui la pousse, à la fin, à remonter sur la plage sans se cacher et à s'essuyer sans plus chercher à se dissimuler sinon la fatigue et la lassitude de cette trop longue baignade et du stress incessant qu'elle y a subi et auquel elle donne ainsi fin (d'accord elle avait dormi avant et dans le bateau, mais sa démarche lorsqu'elle remonte la plage est sans équivoque sur sa lassitude).
C'est vrai qu'on aurait bien aimé que la plage naturiste lui sauve la mise, mais le regard qu'elle y affronte n'est pas forcément pure invention : si dans les centres naturistes on se sent de suite en confiance, il faut avouer que sur certaines plages naturistes c'est un peu chacun pour soi et on garde un oeil en éveil pour repérer les mateurs ou tout ce qui n'est pas clair. C'est pour cela que pour une première expérience, je trouve qu'un centre est plus propice qu'une plage (sauf une dont on est certain qu'elle est bien familiale...).
Heureusement, à la fin elle échange un petit regard de complicité avec la naturiste au kayak...
