et
(entre autres)

L’Homme rare, de Nadia Beugré
Des culs, des culs, des culs. Dans cette chorégraphie presque entièrement dansée dos au public, cinq hommes, souvent nus, font onduler et vibrer leurs “jolies petites fesses”. Comme un pied de nez aux images stéréotypées de la masculinité, ils enchaînent des mouvements encore souvent considérés comme féminins, du twerk à la simple chaloupée. Mais cette avalanche quasi voyeuriste de postérieurs, portée par une majorité de danseurs noirs, met aussi le spectateur occidental face à l’habitus de l’exotisation des corps. Y a de la joie, surtout, dans ce spectacle créé par la chorégraphe franco-ivoirienne Nadia Beugré, qui s’ouvre sur un morceau de reggae entraînant de Gainsbourg. Et c’est dans une éclatante liberté que s’expriment ces cinq danseurs, dès les premières minutes et tout au long de la pièce.
Du 4 au 6 octobre à la Briqueterie, le 23 janvier au théâtre de Châtillon
