La pièce d'Heinrich Von Kleist "Le Prince de Hombourg" qui avait été monté en 1951 par Jean Vilar au festival d'Avignon avec Gérard Philipe, retrouve le festival en 2014 avec une mise en scène de Giorgio Barberio Corsetti qui fait scandale car ce dernier a rajouté un prologue inédit montrant des corps d'hommes dénudés.
En principe, le spectacle tournera sur Sceaux, Toulon et Villeurbanne au début de l'année 2015.
Est-ce que quelqu'un a trouvé d'autres informations sur ce fameux prologue ?
J'ai lu les critiques du Monde et de Libération, et l'un comme l'autre ne parlaient pas de scandale au sujet de la nudité, mais à cause d'une mise-en-scène qu'ils jugeaient inepte.
Télérama est moins négatif mais reste dubitatif: "Ici le metteur en scène Giorgio Barberio Corsetti envisage surtout Hombourg en être mal dans sa vie, sa tête, son corps. Est-il homosexuel (comme le prétendrait un inutile prologue - rêvé - avec remise de lauriers par de jeunes éphèbes nus et très affectueux) ?"
Cela fait belle lurette qu'à Avignon des corps nus dans un spectacle ne font plus scandale!
J'ai vu le spectacle mercredi 9 juillet dans la cour du plais des Papes. C'était mon cadeau d'anniversaire, offert par mes parents ...
Au détour, malgré polaire chaude à capuche, pantalon long et chaussures montantes, on en est ressorti frigorifié , merci le mistral !
Le spectacle ne m'a pas tout enthousiasmé, l'histoire développée n'étant pas d'un intérêt suffisant à nous associer au sort de ce prince ayant désobéi aux ordres lors d'un assaut contre l'armée suédoise et étant condamné à mort par sa hiérarchie pour ce manquement aux règles militaires. Seule la mise en scène avait de l'intérêt et encore elle n'a pas fait l'unanimité autour de moi.
=Venons en au fait : le prologue avec les acteurs nus : une scène onirique, pas en lien du tout avec le reste du spectacle ( en bref ça sentait la pièce rapportée ) des soldats nus surgissant de trous dans la scène et habillant / couronnant leur prince .
En conclusion, j'ai vu des nudités à la fois bien plus à propos et plus réjouissantes que celles là, que ce soit au festival d'Avignon ou lors de représentations bien plus modestes lors des soirées Béléziennes, par exemple.
pierrot
