Dans le journal du dimanche Le Bien Public,un article sur une génération libérée. Les habitants de singapour ne supportent plus les vêtements ?
je mets le liens en espérant que ça marche :
http://www.bienpublic.com/fr/france-monde/article/4463379/La-population-devoile-tout.html
Note de gilles : Laisse un espace avant le lien et il devient cliquable
Message édité par : gilles / 16-01-2011 18:08
J'archive le texte ici :
La population dévoile tout
Les cas d'exhibitionnisme se multiplient dans la cité-Etat. Une tendance qui illustre la volonté de briser le conformisme imposé depuis un demi-siècle.
«Attention ! Un mystérieux syndrome, qui pousse ses victimes à se débarrasser de leurs vêtements en public, sévit dans l'île. » À la veille de la nouvelle année, un tel message aurait eu son utilité pour ceux qui se rendaient à Singapour. Une épidémie d'exhibitionnisme a en effet récemment déferlé sur la cité-Etat. Comment l'expliquer ?
Le gouvernement a depuis longtemps pour ambition de faire de l'île un lieu de bouillonnement culturel capable de rivaliser avec les plus grandes capitales. Ces dernières années, Singapour a vu son voeu de notoriété partiellement exaucé mais pas forcément de la manière attendue. La promiscuité s'accroît et ce phénomène en laisse plus d'un perplexe.
Entre le cas d'une collégienne qui vendait ses dessous sur Internet et celui d'un jeune professeur stagiaire surpris avec des jeunes filles de 12 et 15 ans, c'est avant tout la multiplication des cas de nudité en public qui a retenu l'attention des Singapouriens.
La ville à nue
Un homme d'une vingtaine d'années s'est présenté dans le plus simple appareil pour commander un café dans un fast-food (on a refusé de le servir). La police a interpellé un quinquagénaire en tenue d'Adam assis sur le trottoir dans un quartier de la périphérie. Une femme s'est délestée de tous ses vêtements avant de monter à bord d'un bus. Comme elle refusait de se couvrir, le chauffeur lui a enjoint de s'asseoir au fond du bus en attendant l'arrivée de la police. Ces incidents ont tous eu lieu depuis la mi-décembre et les vidéos en ligne ont été visionnées plus de 50 000 fois. Felicia, une adolescente, vendait ses petites culottes sur Internet à 45 dollars singapouriens (26 euros) pièce. « J'ai porté chacune d'elles pendant au moins douze heures », certifiait-elle.
« Dans ce pays plus connu pour les semi-conducteurs et les châtiments corporels, le nombre des cas d'exhibitionnisme a explosé ces derniers temps », écrivait Jeff Mills, un expatrié, peu avant Noël. Ce phénomène est en réalité en expansion depuis 2007. Aujourd'hui, on constate en moyenne un cas tous les deux jours en dépit de la menace d'une amende de 2 000 $ (1 200 euros) et de trois mois d'emprisonnement. Selon les chiffres officiels, 105 cas ont été enregistrés au cours des six premiers mois de 2010, contre 166 en 2009, 146 en 2008 et 136 en 2007. À Singapour, la pornographie est prohibée et une certaine ambivalence règne à l'égard de la nudité. Les autorités souhaitent promouvoir les arts pour permettre à la ville de devenir un grand centre culturel à l'instar de Londres ou New York. Mais elles n'hésitent pas à interdire les oeuvres jugées trop licencieuses comme ce fut le cas en 2007 quand elles ont refusé qu'une galerie commerciale expose un nu féminin dans un espace public.
Révolution sexuelle
« La scène artistique joue la sécurité s'abstenant des thèmes controversés, et les artistes évitent délibérément les sujets sensibles, comme la politique et le sexe », relève un observateur. Du coup, ce sont des citoyens anonymes qui cherchent à faire bouger les choses. Une plage nudiste a été réclamée. De plus en plus, de jeunes femmes sont enclines à poser nues sur la toile en se soumettant au classement des internautes. Une pornographie artisanale émerge ainsi, mettant en scène de jeunes filles naïves qui se font filmer nues pour leur petit ami. Plusieurs d'entre elles ont été choquées de voir que leur vidéo circulait sur Internet et qu'elles étaient à leur insu devenues des stars du porno soft.
Après quarante années de carcan, une nouvelle génération cherche donc à rattraper le retard. Selon la marque de préservatifs Durex®, les jeunes de Singapour commencent de plus en plus tôt leur vie sexuelle. Ils perdent leur virginité en moyenne à moins de 18 ans et demi, bien avant leurs voisins. Quant aux Singapouriennes, 18 % d'entre elles font désormais le premier pas, contrairement à leurs aînées, une proportion nettement supérieure à celle qui est constatée dans le reste de l'Asie, selon un sondage du magazine américain Time.
Seah Chiang Nee Extrait du journal The Star, Kuala Lumpur
Publié le 16/01/2011
Alors qu'à Paris les autorités du "pays des droits de l'homme" répriment la simple nudité,
Singapour semble donc devenir le San-Francisco culturel du monde asiatique.
Tant mieux car cela doit être déprimant de vivre entassés dans ces grands buildings.
Nous avons quelques amis singapouriens et je sais qu'ils profitent déjà de cette ouverture.
Vont-ils lancer le naturisme en liberté et plus précisément la randonue dans les îles voisines ?
Ils avaient beaucoup appréciés leur initiation, l'an dernier, en Essonne.
