Paru le 15 mai 2019
"Etre en paix avec son corps, et comprendre ses complexes"
Comment faire la paix avec son corps ? Quand il n'est pas sommé d'inspirer le désir, on lui impose de respirer la santé. Ce hors-série remet en question les normes culturelles qui déterminent la façon dont les femmes vivent leur vie et traitent leur corps.
Se réconcilier avec son image, se sentir belle malgré les normes, libérer son corps, voici les thématiques qui seront abordées dans ce numéro.
Afin d'en savoir plus, faites le test : aimez-vous votre image ? rédigé par Christophe André, découvrez comment comprendre vos complexes et prendre soin de vous, et aussi, 8 rituels pour s'aimer mieux.
Retrouvez également, dans notre cahier spécial Yoga, ses bienfaits sur le corps et l'esprit, 5 bonnes raisons pour s'y mettre !
Autant de thèmes et de questions abordés dans ce hors-série pour changer son regard, et être enfin en paix avec soi-même.
Remarque : il est possible de feuilleter en ligne ce n° spécial du magazine ici = https://boutique.psychologies.com/psychologies-hs-52-mai-juin-2019.html#milibris
Ce hors-série est plutôt destiné à la gent féminine mais je vous propose tout de même de partager 2 articles (voir ci-dessous en format PDF), à savoir :
1) Apprivoiser sa nudité
2) Mon corps, ma planète
Merci pour ces articles.
Pour moi, je n'ai pas eu à faire la paix avec mon corps, puisque je n'ai jamais été en guerre contre lui.
Je vais contester le "c'est vers 6 ans qu'un enfant devient pudique".
C'est sans doute vrai pour la plupart des enfants, quand ils sont élevés dans des familles où la nudité est cachée, et associée à la honte ou au ridicule. (Les parents n'ont pas forcément conscience de ce que leur comportement peut induire, comme par exemple de glousser "hi hi, tout nu!" quand leur enfant est nu, ou des "habille-toi vite, on pourrait te voir").
Mes enfants ont 10 ans et demi et 7 ans et demi, et je n'ai absolument pas l'impression qu'ils soient pudiques.
Ils savent en revanche très bien que beaucoup de leurs condisciples ont honte de la nudité. Ils savent très bien qu'il y a des lieux où ça passe et d'autres où ça ne passe pas, des personnes auprès de qui ça passe, et d'autres non.
Par exemple, quand c'est ma mère qui les garde, ils vont mettre un pyjama, mais sinon, ils n'en mettent pas.
Sinon, je souscris aux conseils que donne l'article.
J'aurais ajouté "dormez nu". Il y a environ la moitié des Français (les sondages varient, je ne sais pas trop auxquels me fier) qui dorment avec des vêtements. Ce qui veut dire que pour la moitié des Français, les seuls moments où ils sont nus, c'est lors d'un rapport sexuel (oui, je sais, certains vont garder leur pyjama ou leur chemise de nuit) et sous la douche.
Mais être nu en-dehors de ces deux seuls moments, c'est déjà une méthode pour se réapproprier son corps.
Par exemple, quand c'est ma mère qui les garde, ils vont mettre un pyjama, mais sinon, ils n'en mettent pas.
C'est amusant parce que je souviens que vers 12 ans, alors qu'avec mon frère sous passions les vacances chez nos grands-parents (pendant que nos parents étaient en vadrouille à l'étranger), j'ai découvert le plaisir d'être nu sous mes draps, et un soir, alors que ma grand-mère était venue me dire bonsoir, elle s'aperçu que je ne portais pas de pyjama, et comme un enfant pris en faute j'ai trouvé une excuse bidon, comme quoi je n'en avais pas, ce qui était faux, bien sûr:
"Comment, ta mère a oublié le pyjama? Dès demain nous irons en acheter un".
Ce qui nous fîmes le lendemain, son choix se porta sur un modèle plutôt chic en velours côtelé rouge, que je possède toujours d'ailleurs, il est au fond d'une armoire, en souvenir. Je ne l'ai jamais porté, il est neuf (d'accord, plus d'une demi-siècle, mais c'est vintage) et je pense que je rentrerais toujours dedans!
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Par exemple, quand c'est ma mère qui les garde, ils vont mettre un pyjama, mais sinon, ils n'en mettent pas.
C'est amusant parce que je souviens que vers 12 ans, alors qu'avec mon frère sous passions les vacances chez nos grands-parents (pendant que nos parents étaient en vadrouille à l'étranger), j'ai découvert le plaisir d'être nu sous mes draps, et un soir, alors que ma grand-mère était venue me dire bonsoir, elle s'aperçu que je ne portais pas de pyjama, et comme un enfant pris en faute j'ai trouvé une excuse bidon, comme quoi je n'en avais pas, ce qui était faux, bien sûr:
"Comment, ta mère a oublié le pyjama? Dès demain nous irons en acheter un".
Ce qui nous fîmes le lendemain, son choix se porta sur un modèle plutôt chic en velours côtelé rouge, que je possède toujours d'ailleurs, il est au fond d'une armoire, en souvenir. Je ne l'ai jamais porté, il est neuf (d'accord, plus d'une demi-siècle, mais c'est vintage) et je pense que je rentrerais toujours dedans!
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J'ai déjà raconté mes débuts du "sans pyjama", mais pour ceux qui n'auraient pas lu, je réitère mon récit.
C'est en entendant mon frère et ma belle-soeur parler avec ma soeur que j'ai découvert qu'on pouvait dormir sans pyjama. (Eh oui, c'est ça le conditionnement: ça ne me venait même pas à l'idée).
J'ai essayé. Depuis, je n'ai plus remis un pyjama.
Mais c'était pour moi une véritable transgression, quelque chose de "limite". Aussi, je faisais croire que j'en mettais un, en mettant mon pyjama de temps à autres dans le bac à linge sale.
Jusqu'au jour où ma mère m'a dit "si tu n'en mets pas, ça ne sert à rien de le laver!"
Quoi? C'est tout?!
Moi qui m'attendais à un sermon, à me faire traiter de débauché ou je ne sais quoi.
"Que de soucis nous nous sommes faits pour des malheurs qui ne sont pas arrivés" était une des citations favorites de mon père.
Je n'ai plus remis de pyjama, y compris quand j'ai dormi en groupe comme à l'armée de l'Air pendant les classes (Ceux nés après 1980 n'auront pas connu). Mais là, j'étais plus grand, prêt à assumer, y compris des quolibets, mais il n'y en eut pas.
Il m'est arrivé d'avoir une nuit d'hôtel offerte because avion annulé ("vous êtes en surclassement - ce que j'ignorais - vous pouvez partir aujourd'hui, ou demain et dans ce cas on vous offre l'hôtel et 150EUR de dédommagement par passager" J'ai accepté d'autant plus volontiers que ça nous a permis de rester un jour de plus à New York, c'était seulement pour avoir des billets moins chers que nous avions choisi notre date de retour). Les valises, elles, étaient déjà embarquées.
On nous a proposé des pyjamas, mais j'ai dit que ce n'était pas la peine parce que nous n'en mettions jamais.
Il y a quelques jours, je devais me faire opérer un oeil à cause d'une cataracte. Hospi de jour, pour laquelle il faut se déshabiller entièrement et se mettre "en slip", avant de revêtir veste et pantalon réglementaire. "Mais je n'ai pas de slip", Madame la préparatrice. On est allé m'en chercher un, dans son étui ! Tout ça pour opérer l'oeil !
L'opération ayant été reportée au 5 novembre, je veillerai, ce jour-là, à ne pas oublier cet accessoire indispensable de la chirurgie de l'oeil.
Il y a quelques jours, je devais me faire opérer un oeil à cause d'une cataracte. Hospi de jour, pour laquelle il faut se déshabiller entièrement et se mettre "en slip", avant de revêtir veste et pantalon réglementaire. "Mais je n'ai pas de slip", Madame la préparatrice. On est allé m'en chercher un, dans son étui ! Tout ça pour opérer l'oeil !
L'opération ayant été reportée au 5 novembre, je veillerai, ce jour-là, à ne pas oublier cet accessoire indispensable de la chirurgie de l'oeil.
N'oublie surtout pas tes lunettes, si un jour tu dois te faire opérer des testicules!
