Voici le début de l'article:
Sur l’île du Levant, au large d’Hyères, nu comme un ver
Le paysage y est sauvage, et les gens dénudés – c’est obligatoire en zone A. Lieu d’utopie et de naturisme depuis les années 1930, l’île varoise séduit la jeune communauté gay.
· Publié le 8 juillet 2022 à 10h59
Me voilà nue. Ou presque – j’ai des lunettes de soleil, des baskets et des chaussettes – sur le sentier dit « nature » de l’île du Levant, au large d’Hyères, face au massif des Maures. Le soleil caresse la peau, le paysage est sublime, avec option sensation de paradis. A droite, des criques rocheuses et la mer. A gauche, les buissons sauvages, touffus, des figues de Barbarie, des baies rouges. Je ressens ici une liberté et une joie rarement éprouvées.
Je suis nue parce que c’est obligatoire dans cette « zone A » de l’île, celle du littoral où je me trouve. Et sur cette partie du site « strictement réservé aux naturistes », l’arrêté municipal dit que « le nudisme intégral est de règle ». Dans d’autres zones, on est plus ou moins habillé. Je suis ici aussi parce que j’ai découvert récemment sur Instagram que tous mes amis gays étaient au Levant, une petite île où vit une centaine d’habitants à l’année. D’où mon interrogation : à quel moment ce spot de la Côte d’Azur est-il devenu la destination alternative à Berlin, voir un lieu de rendez-vous homosexuel ?
En réalité, l’île du Levant, ce n’est pas que ça. Ici, il y a des touristes naturistes pur jus. Des libertins hétérosexuels discrets. Des néohippies véganes en quête d’une autre vie. Des commerçants. Brigitte Gelman, présidente du syndicat Héliopolis (l’île est une copropriété privée), résume : « C’est un lieu où l’on peut vivre sans les diktats du continent et le regard des autres. Je pense que c’est le naturisme qui apporte ç
à quel moment ce spot de la Côte d’Azur est-il devenu la destination alternative à Berlin, voir un lieu de rendez-vous homosexuel ?
Lisez l'article complet. Le Levant a toujours été un haut lieu gay en France, comme l'affirme la "mémoire vivante" de l'île.
J'ai évoqué ici même la façon dont un séjour pourtant bref que j'y fis dans ma jeunesse m'avait façonné, et aidé à m'accepter comme j'étais. Une découverte pour moi. C'était dans les années 60.
Très bel article. À part cela,
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Aujourd'hui, certains insulaires craignent que ce paradis naturiste ne devienne un "ghetto gay"... et rappellent que la sexualité n'était pas dans le projet des frères Durville.
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Bien que les points de suspension puissent apporter un vingtaine de sens différents dans leur usage, ils me paraissent, ici, lier fortement — mais à tort à mon avis — les gays et la sexualité, exactement comme on lie la nudité à la sexualité — ce qui nous agace mais qu'ici on ne relève pas ; comme si les homosexuels ne pensaient qu'à baiser.
