Vu dans les médias :
http://fr.canoe.ca/voyages/nouvelles/archives/2014/05/20140523-093123.html
http://www.lepopulaire.fr/2014/05/23/15-des-francais-seraient-attires-par-le-naturisme_11015546.html
(Relaxnews) - Des vacances, nu comme un ver ? Pourquoi pas... du moins ces séjours 100% nature(l) séduiraient de plus en plus de Français, qui pour le moins ne les trouvent pas choquantes.
Un sondage, réalisé par l'Ifop à la demande du Cluster Tourisme et Naturisme d'Atout France, l'organisme de promotion de la France, indique que 15% des personnes interrogées tenteraient bien ce type de séjours. 67% d'entre elles reconnaissent même qu'elles ne trouvent pas du tout choquant de passer des vacances sans porter un seul vêtement.
Plus de la moitié des sondés (54%) pensent que passer ses congés dans un espace naturiste permet de rencontrer des gens simples et naturels. Ils sont encore plus nombreux (61%) à reconnaître que pratiquer le naturisme c'est être tolérant et respectueux des autres et de l'environnement.
Les pratiquants attendent des domaines ouverts à ce type de séjours de la détente (49%), de la tranquillité (42%), et de l'évasion (33%). Les moins de 35 ans, eux, veulent pouvoir pratiquer des activités sportives (42%).
A quelques semaines des vacances d'été, la Fédération Française du Naturisme et trois groupements de domaines naturistes (France 4 Naturisme, France Espaces Naturistes, Natustar) renouvellent, sous l'égide d'Atout France, la campagne "Naturiste par nature". Objectif : attirer une nouvelle clientèle et consolider celle déjà acquise.
En effet, les domaines, membres du Cluster Tourisme et Naturisme d'Atout France, confirment un intérêt accru de la part des Français depuis deux ans, soulignant l'arrivée de nouvelles clientèles ainsi qu'un rajeunissement de celles-ci.
Cette étude a été menée en février 2014 auprès d'un échantillon représentatif de 1.005 personnes, selon la méthode des quotas.
Enfin un article très positif! (et qui ne nous refait pas encore le coup du Cap d'Agde)
Même si c'est encore perfectible, j'ai tout de même l'impression que l'image "grand public" du naturisme s'est nettement améliorée au cours de ces dernières années.
Et ce, en grande partie, grâce à ceux qui osent se "mouiller" face aux médias avides d'émissions plutôt racoleuses 😐 ...
Il y a quelques années, 10 % de gens se déclaraient tentés, contre 15% pour ce sondage !
A titre personnel, j'ose de plus en plus dire que nous sommes naturistes et à notre grande surprise, non seulement c'est parfaitement accepté mais en plus certains se proposent même de nous suivre dans un centre naturiste :b
Bref, évolution plutôt positive :b
Mais paradoxalement de plus en plus de craintes de voir des centres naturistes se "textiliser" 🙁
Fred.
:b Les centres naturistes se textilisent, mais si en même temps les espaces textiles se naturisent...voir mon nouveau site:
http://www.ecotourismebionaturisme.fr
Je pense personnellement que plus de la moitié de la population est ouverte au naturisme, mais que peu le pratique ou veuille le pratiquer réellement , en dehors du naturisme chez soi. Je pense aussi que certains aimeraient se mettre nu quand ils en ont envie, donc n'importe où et que les mêmes resteraient habillés dans des centres naturistes: autrement dit, ce n'est pas le naturisme qui progresse, c'est seulement la notion de liberté face à la nudité. Doit on s'en réjouir? pas forcément car, comme toute évolution, cela aura son côté positif, mais aussi ses aspects négatifs.
c'est seulement la notion de liberté face à la nudité. Doit on s'en réjouir?
Désolé, je n'ai gardé que quelques mots, mais moi, quand je lis "faut-il se réjouir du progrès d'une liberté", je dis oui!
:=!
Je ne crains au reste nullement la textilisation des centres naturistes, j'ai maintenant une douzaine d'années d'ancienneté sur l'internet naturiste, et déjà à l'époque je lisais que dans dix ans le naturisme aurait disparu.
(Comme j'ai entendu l'autre jour à la radio un journaliste qui lisait un article de journal au sujet de la délinquance des jeunes, ces jeunes délinquants de plus en plus tôt, de plus en plus violents, de plus en plus extérieurs à la société et sans perspective aucune de s'y intégrer un jour. Cet article datait du mois d'avril. Avril 1900 !!!)
Pour revenir au sujet: ne nous laissons pas tromper par certains résultats électoraux (que j'anticipe, par simple réalisme), ne nous laissons pas impressionner par les torrents de haine, de bêtise à l'état pur, de délire et d'intolérance que nous avons vus dans certaines manifestations, c'est une parole libérée, ils se sont lâchés, ils étaient déjà là avant il n'y a rien de nouveau, mais si l'on enlève l'écume, au dessous le courant est profond, inéluctable, et c'est d'ailleurs ça qui les fait enrager.
Tant qu'il y aura des naturistes plus jeunes que nous, il n'y a aucune raison que le naturisme meure avant nous même ( par définition ).
Il changera, surement, il évoluera peutetre, mais c'est comme tout. 😉
...
Je pense cependant qu'on verra plusieurs "formes" de naturisme coexister.
Ce qui est certain, c'est que ce ne sera plus : "tout nu tout le temps et par tous les temps (ou presque)"
C'est déjà le cas aujourd'hui.
.
Très intéressante cette notion de liberté évoquée par Libnatu.
Peut-être qu'on tend à la liberté totale des tenues, et enfin à la disparition des regards inquisiteurs sur l'apparence d'autrui, qu'il soit pour obliger les gens à s'habiller ou à se déshabiller ?
Peut-être que demain on s'habillera comme on voudra -la nudité étant l'expression quasi zéro de l'apparence, que chacun adoptera son mode décoratif comme une prolongation créative de sa personnalité, et que le regard qu'on y portera sera plus esthétique que moral ? Peut-être que demain sera la fin des caprices de la mode qui amusaient Montesquieu, et des "fashion victims" ?
A moins que ledit uniforme ne soit l'expression d'un mérite, d'une valeur auquel le porteur s'identifie, obligez un humain à porter un uniforme, même si ce dernier l'a choisi, il n'aura qu'une envie : l'enlever.
Si votre fonction vous oblige à vous encostarder, vous n'aurez qu'une envie : mettre des trucs informes de sport, et les enlever dès que possible.
Dans mon milieu où les tenues de travail sont parfois quasi aussi encombrantes que des combinaisons de cosmonautes (pluie et traitements phytos), si vous saviez comme parfois j'ai envie de porter des trucs féminins que je trouvais parfois ridicules ...
Une société capable d'évoluer ainsi est une société qui enfin irait au delà des apparences, et franchement je m'en réjouis.
(Au fait, je remercie ceux qui se sont inquiétés de mon absence, auxquels je préfère répondre ici collectivement : non, je ne suis pas morte, non je ne fais pas la gueule, non "jé n'ai pas changéééééé" et oui je suis très heureuse.
Je fais simplement comme la plupart des anciens qui étaient bavards à leurs débuts sur ce forum : quand il n'y a rien de nouveau à dire, autant se taire.
Ou alors on tombe dans le hors sujet, les pertes de temps en chicanes, le blabla mousseux pour admirer son nombril.)
Obligez un humain à porter un uniforme, même si ce dernier l'a choisi, il n'aura qu'une envie : l'enlever.
Cela me fait penser à un dessin humoristiques où l'on voit un groupe de lycéens anglais (ou japonais) tous en uniforme, et le groupe de lycéens français ricane "ha ha ha, regardez-les, tous habillés pareil"
Et les lycéens français sont tous en jeans sweat shirt et baskets 😀
Pour le coup d'avoir envie de quitter l'uniforme, je ne suis pas totalement sûr.
J'ai connu une fille qui était si heureuse d'avoir fait Saint-Cyr qu'elle portait son uniforme dès qu'elle pouvait.
Je lui ai dit
- tu serais fichue de dormir avec
- oui, tout à fait! euh en fait non, j'aurais peur de le froisser.
C'est-à-dire aussi que sauf sous la Chine de Mao ou en Corée du nord, où réellement à peu près tout le monde est habillé pareil, en fait chez nous, l'uniforme, au lieu d'uniformiser, en fait distingue, car assez rares sont les gens en uniforme.
Regardez les contrôleurs de train: ils sont presque toujours en tenue de ville, alors qu'autrefois ils avaient uniforme et casquette.
Fut un temps où un peu chaque profession avait sa façon de s'habiller, aussi selon qu'on était jour de semaine ou dimanche (où l'on s'endimanchait).
On pouvait, en croisant quelqu'un dans la rue, se dire "tiens, voilà un instituteur, un boucher, un notaire, un ouvrier, un paysan, un secrétaire de mairie, un receveur des impôts, un curé, un employé de banque" etc.
Aujourd'hui, ce n'est plus du tout pareil, on est bien en peine de savoir ce que fait quelqu'un dans le civil quand on le croise dans la rue (et en-dehors de leurs casernes, les militaires aussi sont en civil) et s'endimancher consiste au contraire à être en survêtement.
Pour ce qui est des couleurs, là le choix est très limité pour les hommes: noir, gris, beige, marron clair.
Un peu plus de variété pour les femmes, mais si peu, surtout en France du nord. Regardez une foule: il y a si peu de couleur!
Oui. Tu as développé de façon tout à fait opportune le début de ma phrase :
A moins que ledit uniforme ne soit l'expression d'un mérite, d'une valeur auquel le porteur s'identifie
Pour moi la tolérance, mère de liberté, commence avec la capacité d'aller au delà de l'apparence et des normes qui y sont attachées, du degré zéro -cf plus haut- à ... l'infini.
Plusieurs posts m'ont interpellé depuis que j'ai mis le mien. Moi aussi je me réjouis d'une plus grande liberté face à la nudité mais cette liberté s'arrête lorsqu'elle menace la liberté d'autrui. Par exemple, il faut que dans un centre naturiste, la personne nue se sente toujours à l'aise , dut-elle être la seule à être dans cette tenue lors d'une soirée ou au restaurant du centre par exemple.
L'uniforme distingue ou égalise: je ne suis pas pour l'uniforme qui distingue ( dans certaines professions) mais pour celui qui égalise: les vêtements, par exemple, différencient les classes sociales des enfants dans un établissement scolaire au point que tel garçon ou telle fille veut être habillé pareil que son copain ou que sa copine! l'uniforme résoudrait tous ces petits problèmes. Quand j'étais écolier ( il était une fois...) le port d'une blouse grise était obligatoire ce qui gommait déjà les différences entre les élèves.
