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L’Air du temps: vacances solo, vacances dingos
[CHRONIQUE] Notre journaliste est partie seule cet été, dans un camping naturiste. Et elle conseille vivement cette expérience doublement libératrice!

Je trouve qu’on parle trop peu des vacances en solo. Surtout quand on est une femme. Et je trouve qu’on parle trop peu de naturisme. Surtout quand on est une femme. D’ailleurs, quand on tape «faire du naturisme seule en tant que femme» sur Google, l’intelligence artificielle prévient d’office: c’est possible, «à condition de suivre quelques conseils de sécurité».
C’était la première fois que je partais seule à l’étranger. Et qu’on se le dise: ce fut libérateur. Se lever le matin sans savoir ce qu’on va faire de sa journée, et sans que personne ne donne son avis, quel bonheur! Non pas que mes compagnes ou compagnons de voyage aient été désagréables par le passé. Mais ne penser qu’à soi, ne vivre que pour soi, de temps en temps, devrait être à l’agenda de tout le monde.
Si j’ai choisi le naturisme, c’est parce que j’avais besoin de me reconnecter à moi et à la nature, sans aucune entrave. Le camping dans lequel je me trouvais était idéal pour ça: planqué sous les arbres, au bord d’un fleuve, loin du trafic ou d’une ville.
J’y ai rencontré des gens comme on n’en rencontre pas ailleurs. Les rangs sociaux disparaissent avec les habits. On n’a soudainement plus rien à cacher et, comme par magie, les contacts se font plus fluides. Les discussions ne tournent plus autour de la météo ou d’autres sujets futiles. Quand on est déjà à nu, il n’y a pas besoin de gratter beaucoup pour apprendre à connaître l’autre, vraiment.
