Bonsoir Guy,
C'est un fait que je fus très occupé à converser de nos projets communs avec la superbe Manon, à propos justement d'un feuilleton naturiste à quatre mains + 2 pour les illustrations.
Comment peux-tu parler de mon style si tu n'as pas encore lu mon premier roman ? A propos de mon style, Jean-Luc Bouland sur Musenvie a tout comprise à mon esprit ma dérision et à ma forme d''humour, lui ! De même que Frédéric Vignale, le rédacteur pas chef du Mague et ils ne sont pas les seuls, comme quoi..... encore un fois !
Je me bats contre toutes les formes des préjugés et ma curiosité va bon train pour exercer mon esprit critique.
Et je ne cherche pas à plaire ou me complaire dans la norme établie du ronron littéraire nombriliste
En ce qui me concerne, je ne peux pas parler de ton style littéraire puisque je ne t'ai pas lu.
Non, désolé, je ne me considère pas comme un humaniste, mais comme un honnête homme versus 18 ème siècle avec la force de mes convictions à ne jamais vouloir imposer à quiconque ma philosophie de la vie, puisque je dénie toutes les formes de pouvoir.
Avec mes salutations fraternelles
Franck dit Bart pour la Singette
moi aussi je l'ai bien aimé cet article de Marie-Claire !
Le dialogue entre toi et moi, Franck, prend un tour trop personnel, qui n'intéresse plus personne et n'a plus rien à voir avec le sujet. Si tu veux bien nous le poursuivrons donc en messagerie privée.
désolé Papy,
J'assume toujours mes propos et leurs conséquences.
Parler de style et autres traitements d'un texte, et leurs interprétations cela peut intéresser les colistiers, d'autant que tu fus enseignant et moi ça m'intéresse, ça peut aussi permettre de désamorcer quelques bombes courantes liées à certaines préjugés véhiculés dans son éducation tant dans la famille qu'à l'école.
Mais, surtout ce qui m'intéresse, c'est notre conception de l'écriture en tant qu'écrivain naturiste, sujet jamais traité ici bas.
Fraternité du débat fraternel, d'autant que je me targue de ne posséder aucune vérité, mais un certain sens de l'humour mais surtout une auto-dérision à toute épreuve du temps !
Franck
Si tu préfères, je veux bien. Assumer ses propos et leurs conséquences et essayer d'écrire naturiste, nous avons au moins ça en commun.
Donc, je n'ai effectivement pas lu ton livre. Et j'ai bien précisé que le style qui ne m'avait pas donné envie de te connaître est celui que j'ai rencontré dans divers textes polémiques que tu as mis sur le net.
Attention, ça va cogner : pour moi des phrases tirebouchonnées maîtrisant mal la grammaire, un galimatias louchant à la fois vers Michel Audiard et vers Jean-Edern Hallier. Tous deux admirés pour leur style, j'en conviens. Mais il leur était manifestement naturel, Audiard dans la gouaille parigote, Hallier dans la boursouflure de l'ego que la culture et la maîtrise de la langue faisaient accepter à de nombreux critiques. Mais pour moi la culture n'excuse rien et j'ai horreur de l'enflure et de la pose. Sauf quelquefois chez Hugo à qui je pardonne en faveur de sa générosité et de son génie - qualités que je ne trouve pas chez Jean-Edern - et de la simplicité qu'il sait parfois retrouver au-delà de sa démesure.
Voilà. Maintenant je n'interdis à personne d'aimer. Et quand tu revendiques l'autodérision, c'est précisément ce qui m'avait échappé.
Ceci dit j'aime l'humour qui distancie, pas la dérision qui humilie - et qui est beaucoup plus à la mode parce qu'elle est facile et ne réclame aucune finesse - pas vraiment donc non plus l'autodérision qui me paraît toujours affectée. Car je crois qu'on peut trouver une certaine distance à l'égard de soi-même mais que personne n'accepte sincèrement de s'humilier.
Franck dit Bart, dit le Bartos, alias la Singette, voilà un jeu de masques qui me paraît un peu puéril, un peu signe de mal-être dans sa peau. Lequel des quatre assume ses propos ? Il me semble que depuis peu c'est Franck qui accepte de s'exprimer en dialoguant sur ce site, et je préfère.
Tu pourrais me répondre que dans mes histoires pour enfants je prends aussi des masques puisque mes petites héroïnes s'y expriment à la première personne. Ce sont des histoires pour enfants, il s'agissait donc d'écrire à leur portée et l'exercice est beaucoup moins facile qu'il n'y paraît. Plusieurs personnes m'ont dit y avoir retrouvé leur propre enfance et c'est ce qu'on pouvait me dire de plus agréable.
Quant à mon style naturel, il s'efforce d'être au service de la pensée, donc de s'adapter à la situation de communication dans laquelle elle s'exprime et d'éviter les effets gratuits. Les 375 interventions sur ce site que suit celle-ci en témoignent, je pense.
Y a-t-il un rapport entre style et naturisme ? Pour moi, sans doute. Ce que j'aime dans la nudité, c'est, surtout je crois, que le corps humain y apparaît dans sa vérité, débarrassé des oripeaux de l'hypocrisie sociale. Je reconnais la nécessité d'une certaine hypocrisie pour la vie sociale, peu de gens se montrant capables de regarder la vérité en face, - ce que les nudophobes ne supportent pas, je crois, c'est l'image d'eux-mêmes que la nudité d'autrui leur renvoie - mais j'apprécie tout effort pour s'en débarrasser, fût-ce partiellement. J'essaie donc de trouver une forme qui dénude ma pensée plutôt que de l'habiller.
Mias j'ai écrit pas mal d'autres choses qui ne sont pas publiées, et quand je fais parler un personnage, j'essaie de trouver sa façon de s'exprimer qui n'est pas la mienne mais passe nécessairement par moi, à la manière d'un acteur.
J'espère que ma réponse convient au débat que tu souhaitais et ...ma foi, ceux qu'elle n'intéresse pas ne l'auront tou simplement pas lue !
Tes propos sont très intéressants.
Tes remarques à propos de mon style, je ressens l'ancien prof de français, le stylo rouge à la main qui tire sur tout ce qui n'est pas conforme aux programmes (rires).
Certes, Michel Audiard ne m'est pas indifférent quant à Jean-Edern fou à lier, je ne l'ai jamais lu.
Il y a juste une chose que tu confonds encore une fois, c'est qu'il existe plusieurs personnalités et tonalités qui s'expriment et divergent, lorsque c'est la Singette qui s'exprime pour le Mague ou le Bartos, ici par exemple ou encore Franck dit Bart l'écrivain.
Je touche à tout et je ne veux surtout pas confondre les genres et être emprisonné dans une case. Je sais m'adapter aux personnes que j'interviewe, des sérieux au très déconnant comme avec mon ami Ramon Pipin.
Contrairement à toi, j'ai horreur des écritures qui sentent le renfermé.
Etre libertaire, c'est aussi avoir la plume libre et fiche des entorses aux bonnes règles de la bienséance, savoir se montrer irrespectueux et foncer dans le lard de la connerie crasse qui nous entoure. C'est ce que j'appelle la verve salutaire, à casser le vernis de la norme édictée et imposée à l'école, à l'université ou ailleurs...
Je comprends ton mal aise à lire les diatribes d'une Singette Missdinguette marionnette.
Si je l'adore et la chérie autant, c'est que par son truchement, je peux me permettre beaucoup de chose.
Dans les déliés de son esprit animal elle fâche son auteur et le tourne systématiquement en dérision. Va la lire sur le blog de la Singette, et tu comprendras.
Idem les trois critiques sur mon bog de Franck dit Bart !
C'est bien simple, parmi les retours de mon roman, soit, on accroche totalement et on accepte d'être entraîné dans des mondes parallèles soutenus par mon style baroque, soit, on est allergique incurable.
Les deux cas de figure, je les accepte bien volontiers et les revendique et surtout je ne cherche pas à plaire au plus grand nombre !
Je te cite quelques extraits de mon éditeur en quatrième de couverture de mon roman "Carl et les vies parallèles" :
"Une écriture alerte vous laisse à tout le moins sur le flanc et vous boursoufle le marque-page à ne pas tomber en carafe d'une ligne. Comment qualifier un tel roman de valeureuse jeunesse ?
Par un bouquet de connotations : la présence parfois fait penser à du Fard Frédéric. Il comporte quelques accents rabelaisiens. (...) Mais c'est unique. C'est formidablement bien écrit avec un bruissement qui nous permet de rire, de nous émouvoir ou de nous indigner."
Sinon, il y a le compère Frédéric Picard qui est en train de le lire, il peut te confier ses premières impressions en toute objectivité.
Bien à toi.
O fête, quels sont tes projets d'écriture en ce moment ?
Quels sont tes rapports avec les éditeurs ?
Enfin, dans ma prochaine interview au président de la FFN, je ne manquerai pas de proposer que la librairie en ligne prenne sous on aile tous les livres des auteur(e)s qui étaient présents au salon du naturisme, et même une proposition que la FFN devienne éditrice sous forme de souscription des auteur(e)s naturistes qui galèrent avec l'édition à compte d'auteur.
Tu vois, malgré la richesse de nos différences, j'oeuvre pour que la culture naturiste soit diffusée et reconnue dans sa diversité sans oeillères et sans barrières normatives.
Fraternité littéraire et naturiste
Franck
merci au web myster d'effacer mon doublon, du à la Singette qui a encore appuyé sur le mauvais bouton en mangeant une banane et effacer en même temps ce présent message !
Doublon +1 ! Il y avait trois exemplaire du message !
La singette a peut-être abusé du Beaujolais nouveau au gout de banane !!
Message édité par : fpicard
Non, la primate préfère les cépages de ses futures pénates : le Médoc !
Certaines normes ne sont pas le vernis de la langue : elles en sont l'essence, si tu peux accepter ce mauvais calembour. Si son odeur est pour toi celle du renfermé, on dit que des goûts et des couleurs...des odeurs aussi sans doute, donc. Moi ce sont certaines libertés qu'on prend avec elle qui me paraissent n'être qu'un vernis de pacotille. Une autre forme de la préciosité, et même pas nouvelle. Et je n'aime pas l'odeur du vernis.
Ceci dit, il est vrai que certains dédoublements libératoires et jubilatoires sont féconds, et par exemple, en tant qu'écrivain signant ses oeuvres, San Antonio avait du génie là où Frédéric Dard n'avait que du talent. Encore que San Antonio se soit beaucoup plagié quand il a vu que ça se vendait.
Ceci dit encore, et sans me fier à ton éditeur, qui ne fait après tout que vanter sa marchandise, j'ai gagné à ce dialogue l'envie de lire ton livre.
Comme quoi, mon cher papy !
La richesse de nos différences triomphe toujours contre l'indifférence et l'offense faite par les préjugés.
La preuve, tu as gagné l'envie de lire mon livre. Mais comme celui-ci est épuisé, c'est sur le blog de Franck dit Bart que tu trouveras la formulation adéquate à la démarche de t'en rendre acquéreur.
Tu ne m'as répondu, quels étaient tes projets actuels et tes ouvrages à l'oeuvre à l'heure actuelle et de quoi retourne ta prose ?
Et l'idée solidaire, que tous les ouvrages des auteur(e)s naturistes soient visibles sur le site de la librairie de la FFN ?
Peut-être que finalement le Dard d'un certain Frédéric aura joué le rôle du pont entre nous, si c'est le cas, qu'il en soit remercié d'avoir piqué ta curiosité.
Avec mes salutations fraternelles littéraires et naturistes
Franck
O fête, j'avais un grand-père professeur de français en retraite à Antibes chez lequel je passais les vacances de pacques, c'était un vieux con réac qui ne m'a jamais donné le goût de lire et pour cela je lui en veux beaucoup. Heureusement, maturé et muni de mon esprit critique, je me suis rattrapé par la suite.
Il n'en pêche, gorgé de ces souvenirs, j'ai imaginé ma rencontre au Bastion (le restaurant) avec mon ami de toujours par les mots et les ciseaux la colle et les dialogues avec grand Jacques Prévert !
Tiens, une rencontre éditoriale qui se crée un mois après la date prévue... Suffisait d'attendre.
Alors, bonnes lectures réciproques à vous deux.
Moi, je m'en retourne à mon écriture journalistique, qui n'a rien à voir avec la littérature. Car là, on doit avant tout écrire pour le lecteur... Le premier qui rigole aura droit à un stage intensif de 10 jours...
