Sur le sujet j'ai écrit un post (dommage, en italien) pas loin dans son contenu, de ce que je lis dans vos messages. Merci à tous.
http://emanuelecinelli.wordpress.com/2013/10/22/paura-e-liberta-vivere-e-morire-a-15-anni/
Nudivago - Vitto
Je viens de le lire et j'aime beaucoup même si la traduction google est exécrable, comme d'habitude ! :=!
Je viens de le lire et j'aime beaucoup même si la traduction google est exécrable, comme d'habitude ! :=!
Merci Franz de ton attention.
J'ai essayé d'en faire une traduction:
Un garçon de quinze ans s'est pendu... Une nouvelle très triste qui laisse toujours les gens confus et un goût très amer dans la bouche.
Nous tous, la société dans son ensemble se sent coupable si, au lieu d'accueillir un garçon exubérant, vif, plein d'énergie, de joie et d'amour pour la vie est la cause d'une capitulation sans condition et sans appel.
Le mal on ne peut pas l'indemniser, est définitif et irrévocable. Incompréhensible.
Christian Adamek ne s'est pas suicidé parce qu'il était déprimé, pour une mauvaise note, en raison de difficultés dans la famille, une déception amoureuse, pour des brimades de la part des copains de classe... Il s'est tué pour une raison futile, pour une plaisanterie, pour l'une des nombreuses contradictions de nos sociétés « avancées » et «civilisées» ; contradictions qui, tôt ou tard, ils éclatent comme un furoncle. Une de ces contradictions est que l'incident s'est produit dans un pays (les Etats-Unis) où on magnifie le corps et la santé et on soumet l'esprit et le caractère, où il est très répandue une pornographie violente et extrême et Facebook pose an sainte nitouche. Et quoi dire - pour rester toujours dans les pays anglo-saxons - des match de rugby de la Nouvelle-Zélande avec des joueurs portant la seule chemise qu'ils avaient quand ils étaient nés et le de kangourou avec des organes génitaux floutés? Et la tergiversation entre la police britannique et Steve Gough ?
Pour un pari et une vidéo sur YouTube Christian Adamek a traversé à poil le terrain de jeu de l'école pendant la pause d'un match: Cinq secondes de liberté, à la dérobée et sacro-sainte, liberté qui s'achève en un éclat de rire, dans une nique anticonformiste et transgressive, sans méchanceté, sans malice. Contre les règles trop sûres d' avoir toujours raison.
Les cas de streakers ne son pas plu de nouvelles, au point que je ne vois pas trop loin le jour où en signe de protestation, pour le plaisir de le faire, par esprit estudiantin, nous allons voir le public d'un stade entier envahir le terrain de jeu en qualité de streakers.
Christian Adamek [ http://search.al.com/Adamek+Christian/ ] n'a pas été tué par la honte d'avoir été vu à poil, pour être simplement et spontanément un gosse qui aime jouer et plaisanter. Il s'est suicidé parce que son geste lui a mérité le carton rouge d'expulsion et l'hypothèque à vie de se voir inscrit (dans un excès de zèle des autorités scolaires) dans la liste des « délinquants sexuels ». Un coup de poing dans le ventre d' une violence qui lui a littéralement coupé le souffle. Il s'est tué, submergé par la peur, parce qu'il n'avait plus d'avenir, quelqu'un lui avait effacé ce droit. Il ya quelque chose d'immensément disproportionné et totalement démesuré: lois, règlements, mesures, les punitions qui écrasent tout à coup un garçon comme un bloc de pierre, comme une blatte. Il n'est pas correct d'utiliser la loi pour dissuasif terroriste, ça n'est ni civile, ni éducatif. Un prétendu attentat à la pudeur payé de sa vie ! À 15 ans! N'est-ce pas trop?
Il ne sera pas facile pour quiconque d'avoir la conscience tranquille en disant que finalement c'était un choix de l'enfant, qu'il s'est jugé par lui-même, que c'est la faute à personne s'il avait un sens moral un peu exagéré, que les adolescents - on le sait - sont des êtres fragiles, il doivent faire ses armes, s'ils ne peuvent gérer eux-mêmes, il est temps qu'ils l'apprennent, il ne faut pas confondre tolérance et laxisme, il est devoir de l'école apprendre comme il faut, les vraies valeurs, il faut placer des repères, sinon c'est le chaos, et elle abdique le mandat que la société, les parents lui avaient confiée.... Mais à la fin, officiellement, aucune mesure n'a été prise. Disons que l'élève a amplifié ses propres peurs...
Walt Disney, dans sa naïveté (?), dans son film Fantasia a laissé entendre que le feu de la passion, le feu qui brûle dans le sexe est le même que le feu de l'enfer et ce feu vient du sexe de Satan. Le message est plus que clair: ne pas jouer avec le feu! On ne plaisante pas avec le mal, on ne peut pas s'accomoder: tolérance zéro! Devoir de l'école (et de la société ) est d'isoler les violenta, qui donne des mauvais exemples, les brebis galeuses. Pour la bonne réputation de l'école, et des enseignants et par souci des élèves eux-mêmes et de leurs familles. [Pour des raisons de droits d'auteur, il n'est pas possible de reproduire l'image, je vous renvoie à ce lien ( http://www.squidoo.com/disney_villains dans la page, cherchez le nom du diable, Chernabog - le dieu de la nuit et de l'obscurité di folklore proto-slave, Černobog http://fr.wikipedia.org/wiki/Chernobog ]
Peut-être que Durkheim a raison, quand, il ya un siècle, déclare: «la pensée scientifique n'est qu'une forme plus parfaite de la pensée religieuse» (Les formes élémentaires de la vie religieuse, 1912, p. 613 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k744652.r=formes+vie+religieuse.langEN), à la lumière de cette affaire, on pourrait paraphraser la phrase en disant que «le concept d'Etat/société n'est rien de plus qu'une version sécularisée de la notion de religion/église.» Il semble que la société, avec ses propres lois, les coutumes et ses ordres emploie les mêmes méthodes, les mêmes os à ronger et les mêmes ostracismes, pivote sur des fondements axiomatiques comme s'ils étaient des dogmes. La société nous rend libres, nous émancipé, nous sauve... nous protège (lis « mafia »). En dehors, il ya des bandits, hors la loi, des apatrides, des indécis, des terroristes.
Comment est-il possible de dire que Christian n'est pas d'accord sur les règles, s'il a donné la preuve avec son suicide que l'appartenance à la société et à l' école était important pour lui autant que la vie. Faire le streaker n'était pas un geste de défi, de rébellion, de mépris ou de persiflage de l'ordre établi. Rien de tout cela. Il l'a fait pour son petit groupe d'amis, une farce, un pari et en la gagnant il a obtenu le consentement et la solidarité de son groupe, une épreuve de courage, d'auto-affirmation, de loyauté. Il ne soupçonnait nullement la promotion d'une part pourrait être équivalent à un recalage de l'autre: c'est comme ça, alors, que les adultes et les enfants se connaissent? A cela se réduit tout le grand bruit qu'on fait du « dialogue », et de l'" écoute " paternaliste ?
La disproportion est encore en considérant comme « délinquant sexuel», un garçon de 15 ans. La chronique ne manque pas de nous donner des nouvelles des épisodes certainement répréhensibles et condamnables. Mais est-ce que vous pouvez m'expliquer ce qui avait la course de Christian de « sexuellement offensant » et pour qui? On peut bien nous demander si les cinq secondes sur YouTube ont été de la vraie gloire [citation d'un poème de Manzoni sur la mort de Napoléon, Il cinque maggio]. Je me demande aussi: c'était vrai attentat à la pudeur? Une chose est certaine: c'est la loi qui crée le crime et le criminel... ou qui les couvre. Nous faisons et défaisons, mais au bout du fossé la culbute, et ceux qui paient, comme toujours, et tout d'abord, ce ne sont que des innocents.
Je reprends simplement ceci de Nudivago :
Christian Adamek n'a pas été tué par la honte d'avoir été vu à poil, pour être simplement et spontanément un gosse qui aime jouer et plaisanter. Il s'est suicidé parce que son geste lui a mérité le carton rouge d'expulsion et l'hypothèque à vie de se voir inscrit (dans un excès de zèle des autorités scolaires) dans la liste des « délinquants sexuels ». Un coup de poing dans le ventre d' une violence qui lui a littéralement coupé le souffle. Il s'est tué, submergé par la peur, parce qu'il n'avait plus d'avenir, quelqu'un lui avait effacé ce droit. Il ya quelque chose d'immensément disproportionné et totalement démesuré: lois, règlements, mesures, les punitions qui écrasent tout à coup un garçon comme un bloc de pierre, comme une blatte. Il n'est pas correct d'utiliser la loi pour dissuasif terroriste, ça n'est ni civile, ni éducatif. Un prétendu attentat à la pudeur payé de sa vie ! À 15 ans! N'est-ce pas trop?
Les mots me manquent pour décrire l'infinie connerie de cette sanction.
S'il avait "joué" avec une console proposant des jeux hyper-violents, il serait encore en vie.
Par contre, il aurait peut-être commis un carnage un peu plus tard dans son école avec la carabine de papa...
Juste pour faire remonter ce post, pare que, finalement, un jeune de 15 ans est MORT (désolé pour les majuscules)
Mais je divague et je sort du correctement correct.
Le monde va bien 🙂
J'aime de plus en plus les humanistes, manque de bol, ils ne sont pas majoritaires 🙁
Excusez le déterrage en règle, mais je tombe sur ce (triste) sujet qui me rappelle une anecdote beaucoup plus légère mais néanmoins édifiante :
Il y a un bon paquet d'années (12 ou 13) ma fille ainée était en crêche. Un beau jour d'été, ma femme va la chercher et, à son arrivée, se fait convoquer par la directrice :
" Mme, nous avons eu un petit problème avec votre fille aujourd'hui" (ma femme blêmit) ; "nous l'avons retrouvée au milieu des autres enfants, totalement nue, ce qui est inacceptable" (comprendre que le bout'chou avait viré sa couche et son teeshirt et que d'autres avaient commencé à l'imiter..il sevait faire dans les 30 - 33° ce jour là).
"Nous avons donc du l'isoler du reste du groupe" : ma fille avait passé le reste de la journée seule dans une pièce.... 😮
Ca se passait en France, il y à quelques années, dans la crêche d'un établissement hospitalier (réservée au personnel).
Je peux vous dire que là, vous prenez la position du lotus avec les petites cymbales et vous faites un gros efforts de matrise de soi...
Le jour où on me démontrera que le puritanisme apporte un iota de "bien", ok je reverrai mon jugement, mais pour le moment je conchie le puritanisme qui n'amène QUE de la merde ! 😐 😐 😐
Jacques, tu dis "notre société est "malade"; Je dirais même qu'elle marche sur la tête.
Ce gamin s'est pendu :paf parce qu'il a fait un "truc" qui ne se fait pas.
Mais pourquoi ne peut-on faire cela 😮 (sauf à le faire durant le jeu même)En revanche, on peut toujours voir des images hyper violentes à la télé, trouver des magazines vantant le luxe et la superficialité.
Notre monde "civilisé" en est arrivé à un état de négationnisme du corps.Je pense que tu as parfaitement pointé l'origine du "pb" :
"ce simple "délit d'apparence" sécrété par cette névrose collective héritée du "religieux" ? "Je ne vais pas me faire que des amis mais il faut accepter de voir la réalité en face...
Au fait, comme on dit au JT :
Steve GOUGH est toujours en prison, ne l'oublions pas...
La nudité est mise en valeur soit pour le sexe soit pour vendre.
C'est le corélaire du puritanisme aussi.
