bon après-midi,
Je voudrai vous parler de ma première expérience de nudité en commun qui remonte à l'age de 19 ans, en 1969, ce qui vous laisse deviner, dans quelle tranche d'age je me situe.
A cette époque, la randonue n'existait pas, du moins, je le suppose et pourtant c'est bien à une sorte de randonue que j'ai participé.
Comme étudiant, le naturisme m' était totalement étranger. J'avais vu, certes, le film "le gendarme de St Tropez" et entendu vaguement parler de l'ile du Levant. Mais rien de plus.
Préparant les écoles d'ingénieurs, j'étais dans un établissement privé en classe prépa. Pour nous ressourcer, juste avant les épreuves et concours, l'école nous offrait un séjour "vert" de 3 jours, en moyenne montagne.
Beaucoup, parmi nous continuaient, à tort, de réviser à fond et jusqu'au bout, pendant ce séjour de détente mais avec d'autres nous avions décidé de faire soit du sport soit des randonnées.
Partis en petit groupe de cinq ou six, nous découvrions les beautés de la nature sauvage de montagne, avec nos sacs à dos et le pique-nique. Dans notre groupe, un copain très zen, avait lors d'une randonnée suggéré que la tranquillité et la quiétude des lieux que nous parcourions, pourraient nous permettre de nous "foutre à poil" sans gêner personne, ni être vus.
Nous avions pris ça comme une simple boutade, sans penser que cela se produirait en réalité.
Après la pause pour le pique-nique, on fut d'abord surpris de voir ce copain se mettre un peu à l'écart et retirer tous ses vêtements, pour méditer en pratiquant des postures de yoga.
Ceci nous a surpris, sur le coup, mais il nous encouragea à l'imiter pour se rendre compte de l'effet ressenti.
A l'exception d'un ou deux membres du groupe, qui pudiquement restèrent habillés en tenue de randonneurs, nous fûmes trois ou quatre à, d'abord, nous mettre juste torse nu, puis en slip pour profiter des rayons de soleil
Et finalement, sans savoir pourquoi, on s'est retrouvé à plusieurs à abandonner carrément le slip et même si les premières impressions furent bizarres d'être nu en plein air, pour la première fois, globalement on ressentait du bien-être.
On a du rester plus d'une heure comme ça, avant de se rhabiller.
Mais j'ai gardé longtemps, un mauvais souvenir après cette initiation.
Au retour, quelques uns ont raconté ce qui s'était passé, et les autres ont pris leurs distances vis à vis de nous.
Nos comportements ont été qualifiés de " pas convenables" et une certaine méfiance s'est faite sentir. Certains nous ont même traité de pédés.
Pendant des années, je n'ai plus eu d'envie de rechercher des nouvelles expériences naturistes, tout du moins seul, sans être avec une femme..
Bienvenu sur notre forum, et merci pour le récit de cette initiation hors norme. Tu étais un précurseur!
Maintenant il te faut rattraper le temps perdu...
Un peu hors sujet, mais juste une remarque sur "Beaucoup, parmi nous continuaient, à tort, de réviser à fond et jusqu'au bout, "
Oui, tu as tout à fait raison, et j'ai mis du temps à m'en rendre compte, parce qu'étudiant, je révisais encore la nuit avant les épreuves.
Pourtant, dans ces épreuves, on juge le travail de toute une année, voire de toute une scolarité. Donc, quand on étudie une matière depuis des mois ou depuis des années, ce ne sont pas quelques heures de plus qui vont y changer grand chose.
En revanche, le stress s'invitera, la fatigue aussi, et vous aurez devant votre copie ou examinateur plus de mal à mobiliser vos connaissances et organiser votre réflexion.
C'est un peu comme le sport: il faut s'entrainer, mais aussi savoir se reposer la veille d'une compétition. On ne fait pas 25 km de course à pied le matin d'une compétition d'athlétisme!
A ressortir au printemps prochain, quand vos enfants passeront le bac ou autres examens et concours.
C'est un peu comme le sport: il faut s'entrainer, mais aussi savoir se reposer la veille d'une compétition. On ne fait pas 25 km de course à pied le matin d'une compétition d'athlétisme!
A ressortir au printemps prochain, quand vos enfants passeront le bac ou autres examens et concours.
Je crois que pour glyfor, ce sera le cas échéant ses petits-enfants qui pourront être concernés! 😉
Sinon, pour continuer un peu sur le HS, j'ai un ami qui était engagé dans une compétition de tennis cet été, il était convoqué l'après-midi et il n'a rien trouvé de mieux que de faire un footing de 15 km le matin, et à un bon rythme car c'est un sportif du type fou furieux, il ne sait rien faire à moitié. Et pourtant il n'est tout de même pas si jeune car il a 45 ans, évidemment il a fini par perdre son match après un bagarre de 2h30, contre un joueur très solide.
Pour revenir au sujet initial: être naturiste suppose pouvoir affronter le qu'en-dira-t-on.
Bien souvent on n'en dit rien, la peur des naturistes est infondée, mais parfois certains ricanent, voire jugent très négativement ("pédés", voire pire: pervers).
Il faut savoir se dire "si les gens qui disent du mal de moi savaient ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage".
D'où l'utilité que le naturisme soit médiatisé: émissions de télé, zone naturiste à Paris, stand naturiste à la fête de l'Huma, articles dans la presse, sites internet, vidéos Youtube et autres.
Et l'avantage de ne pas cacher notre pratique à nos collègues, voisins, et bien sûr familles et amis. Parce que ce sera "s'il ne s'en cache pas, c'est que ça n'a rien de répréhensible".
Evidemment, pour les collègues, voisins etc., il faudra s'en cacher auprès des plus cons.
Cela dépend des milieux qu'on fréquente, mais les cons ne sont pas toujours majoritaires.
En ce qui me concerne, tous les amis (toutes mes amies) le savent. Et si quelqu'un y trouvait à redire, cela me ferait estimer que cette personne ne vaut pas la peine que je reste ami. Cela ne m'est jamais arrivé, je n'ai jamais dû prendre de la distance parce qu'ils auraient appris que je suis naturiste.
