Je reviens de la piscine de Tarascon / Beaucaire. Et j'ai fait quelque chose qui me démangeait depuis un moment.
En arrivant, j'ai découvert qu'il y avait un vestiaire collectif, ce qui est toujours plus pratique que les micro cabines d'entrée où l'on manque de sa casser un coude à chaque habillage/déshabillage (je suis assez grand en fait). présent dans la place un retraité habillé en cycliste (il devait venir de faire du vélo sans doute). Je lui demande s'il ce sont des vestiaires, il me répond que oui, à condition de fermer la porte. Ni une ni deux, je l'entre ferme (au cas où d'autres personnes voudraient venir évidemment) et j'entreprends de me changer sans serviette, sans rien pour une fois. Présence ou pas, après tout, il ne s'agit que de se changer et cela représente un bon test pour moi. Le quidam lui est déjà en tshirt et fesses à l'air, ce qui ne semble pas le déranger le moins du monde. j'en fais autant mais dans l'autre sens. je vire tshirt et survet, pantalon et slip et me voici dans le plus simple appareil à chercher mon maillot que j'enfile doucement, à regret quand même. C'est bine plus agréable de faire les choses de manière naturelle que de devoir se conforter à la pudeur sociale dont on nous rabat les oreilles depuis notre enfance.
Je pars faire mes longueurs.
La fin de la séance est arrivée, je me retrouve tout seul dans l'eau et en profite jusqu'à ce que la maitre nageuse me demande de partir , n'étant jamais venu un jeudi, je ne savais pas que cela fermait une heure plus tôt.
Direction les douches. Je sors du bassin, le maillot trempé et subitement très lourd et collant. je ne suis pas du tout à l'aise. Je vais chercher mes produits et file sous la poire. Pour 6 douches , il y a déjà deux personnes; Un homme d'une cinquantaine d'année et un petiot de sept ans tout au plus. Je commence par me laver les cheveux et attend patiemment que le petit s'en aille, ce qu'il ne tarde pas à faire. je me retrouve ensuite seul avec cet inconnu qui se savonne dans son coin, se tortillant pour se laver avec son maillot, ce qui est assez drôle en soi car au final, il a l'air bien ennuyé. Ni une ni deux, moi j'enlève le mien . j'ai de suite l'impression d'une chappe qui s'évapore dans l'air et me retrouve nu sous la douche, comme libéré. Le bruit de succion du maillot me descendant des jambes achève de me convaincre. Je procède à mes ablutions libres et soulagé. Aucunement gêné. Heureux même. Je constate un début de réaction physique malencontreux (ce que je redoutais en fait, doublé au plaisir de prendre ma douche et de m'être débarrassé du maillot) mais je parviens rapidement à me contrôler et tout revient rapidement à al normale. Le plus, le petit truc à souligner, c'est que finalement, l'autre personne me voyant faire finit par en faire autant et se débarrasse à son tour de son maillot et poursuit indifféremment ses petites affaires. Nous voilà deux parfaits étrangers complètement nus dans des douches collectives, offerts au regard de tous (l'accès à la piscine et aux vestiaires se fait en passant devant la zone des douches) et nous en moquant complètement.
Soudain, je vois après m'être rincé et en ouvrant les yeux que des jeunes d'une quinzaine d'années arrivent petit à petit. Il appartiennent à un club qui récupère les bassins , ce qui explique la fermeture précoce de ce soir. Mon compagnon de passage remet alors son maillot (alors qu'il vient de se doucher, qu'il est propre et que son maillot traîne par terre , récupérant l'ensemble des eaux d'évacuation et de savon... pas très hygiénique tout cela, d'autant qu'après avoir fait ce qu'il venait de faire, il aurait été plus simple de regagner le vestiaire dans le plus simple appareil, mais bon...). Quant à moi, je fini de me rincer et me surprend à répondre aux bonjours gênés des jeunes qui passent (j'ai 30 ans, je ne suis quand même pas si vieux par rapport à eux!). Leur sourire est gêné, mais mes réponses sont franches. je termine, passe ma serviette autour de la taille et regagne mon casier qui est dans le passage couloir et m'essuie convenablement sans me soucier du passage. Puis je sors de l'établissement. Mon pantalon me colle , il me comprime, le t shirt m'empêche de profiter de la légère brise qui me passe toutefois sur le visage. je regrette de n'avoir pas pus rester nu pour rentrer chez moi.
Ce fut un plaisir court mais tellement agréable.Les prochaines fois, je recommencerais, sans hésiter. Et cela me donne encore plus envie de tenter l'aventure naturiste, la vraie.
voilà, je voulais juste partager cette expérience avec vous. 😉
