bonjour à tous... je suis naturiste depuis 2 ans, mais faire une vraie randonnue dans une forêt, c'est quelque chose qui me démangeait depuis longtemps... parce qu'une balade nu dans un parc comme Heliomonde, dans un environnement cloisonné et protégé, ce n'est pas la même chose. Je voulais savoir ce qu'on ressentait quand on la fait, dans un lieu "non autorisée". j'avais déjà fait quelques tentatives timides, la peur au ventre, quelques minutes, pas plus, avec un sweat short attaché autour de la taille (pour justifier que je n'étais pas totalement nu si on me surprenais...). Bref, la pudeur et la peur l'emportaient sur le ressenti...
Et bien aujourd'hui, je me suis lancé. Je suis allé à la carrière de sable de Villeneuve sur Auvers. Et là, ça a été une révélation ! je me suis mis entièrement nu, et j'ai déambulé pendant une bonne heure, sans rencontrer personne, (le short à la main quand même, au cas où...) et j'ai ressenti une sensation incroyable de liberté, de bien être, de communion avec la nature, de paix (je sais, tout ça fait un peu cliché...). Et surtout, l'absence totale de pudeur si j'avais rencontré quelqu'un. En tout cas c'est une expérience incroyable, peut être aussi parce que j'avais l'impression de surmonter un "interdit". J'ai même traversé la partie centrale, totalement exposée, et donc, je devenais visible si quelqu'un passait...
Je suis allé après à la butte au puits. Il n'y avait personne non plus. j'ai pu marcher totalement nu également, je suis allé sur la terrasse rocheuse, et fait le tour à pied, où j'était également exposé si quelqu'un passait...
et j'ai terminé, en voulant tester cet après midi la forêt de fontainebleau, près des gorges d'apremont... où il y a un peu plus de risque, parce que plus fréquenté... Mais je n'ai rencontré personnne non plus...
Voila, ces quelques mots pour vous faire partager mon expérience, car j'ai l'impression d'avoir franchi un pas...
cordialement
Eric
Bravo Eric! Félicitations pour ton courage, il fallait oser et tu l'as fait. Espérons que ce petit coin naturiste sauvage le restera.
Bonjour Eric , ce qui vous est advenu c'est la reprise de la connexion de votre mental avec votre être engendrant la symbiose avec la nature . Votre expérience je la pratique depuis deux ans tout en étant extrêmement pudique . La réalité doit s'imposée malgré tout ... ( le risque d'être vu nu ) Donc pour vivre heureux vivons caché . Vous imaginez l'explication suivante à un juge : " Et bien je pratique le naturisme afin de reprendre contact avec mon être ".
Là vous seriez acquitté mais pas devant "un psy" . ( Courage nous autres les naturistes )
bonsoir,
merci pour vos retours (soit sur ce fil, soit en MP). Oui, je suis d'accord, "pour vivre heureux, vivons cachés"... C'est la raison pour laquelle j'avais effectué au préalable des "repérages" sur site, pour m'assurer qu'ils étaient déserts aux heures où je m'y rendrais... Une fois arrivé sur place, il n'y avait aucun véhicule (ce qui ne veut pas dire qu'il n'y avait personne...) mais ça m'a certainement aidé à franchir le pas... Et à Fontainebleau, je suis passé par une allée dont l'entrée était condamnée par la chute d'un arbre énorme qui en rendait le passage quasiment infranchissable, mais que j'ai franchi... J'ai donc tout fait pour minimiser les risques, même si rétrospectivement, j'admets en avoir pris en marchant à découvert par moment... mais ce sentiment de liberté qu'on ressent à ce moment nous les fait oublier...
parce qu'une balade nu dans un parc comme Heliomonde, dans un environnement cloisonné et protégé, ce n'est pas la même chose. Je voulais savoir ce qu'on ressentait quand on la fait, dans un lieu "non autorisée".
Je suis un peu mitigé face à cette façon de présenter les choses. Loin de moi l'intention de critiquer le principe de la randonue, je la pratique à l'occasion, mais quelque chose me gêne dans cette remarque: elle laisse entendre que le "plus" serait l'excitation de risquer de se faire voir, le sentiment de transgression, l'attrait du fruit défendu. Je suis sûr que ce n'est pas vraiment ce que tu as voulu dire.
J'ai le sentiment inverse: s'il m'arrive aussi d'ôter mes vêtements quand je suis à peu près sûr de ne pas être vu, le fait d'être sur mes gardes me gâche un peu le plaisir tandis que de marcher par exemple sur les plages de l'Aquitaine sans aucune arrière-pensées me détend bien davantage.
C'est pourquoi la meilleure solution pour des lieux non dédiés (je me refuse à dire "interdits") est la balade en groupe. Le risque est ainsi partagé et devient négligeable, de plus on ajoute la dimension "en commun" qui est un élément fort du naturisme.
"quelque chose me gêne dans cette remarque: elle laisse entendre que le "plus" serait l'excitation de risquer de se faire voir, le sentiment de transgression, l'attrait du fruit défendu."
Je confirme que je ne cherche pas la transgression, et et la dernière des choses que je voudrais serait de de passer pour un exhibitionniste. J'ai juste eu un ressenti total de liberté, que je ne me souviens pas avoir ressenti quand je vais à Héliomonde. Je mets plutôt ça sur le compte d'avoir vaincu ma peur...
Vous imaginez l'explication suivante à un juge : " Et bien je pratique le naturisme afin de reprendre contact avec mon être ".
Là vous seriez acquitté mais pas devant "un psy" .
A mon avis, c'est plutôt l'inverse.
Face à un psy, tu serais encouragé; mais face à un juge, on ne sait plus trop aujourd'hui. Si c'est un juge favorable aux Droits de l'Homme, ça ira, sinon...
