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Jusqu'au 30 janvier 2007 (derniers jours: allez-y) se tient l'exposition de photos d'Hans Silvester sur le clan d'une tribu d'Ethiopie, les Surma. Des photos magnifiques, émouvantes de beauté, à voir à la galerie située à droite dans l'enfilade du 12 rue Daval, près de la place de la Bastille, Paris 11e. Le bouquin des photos semble hors de prix (120EUR), dommage (sauf pour les gros friqués).
Le clan en question fait donc partie d' une tribu Surma d'environ 30.000 individus, répartis entre quelque 200 hameaux situés dans la vallée de l'Omo, dépression Sud du Grand Rift éthiopien. Chez ce peuple premier, tous les hommes et seulement eux, vivent nus (ou presque).
Plus que certain/es colifichets honorifiques, d'étonnantes peintures corporelles, obtenues à partir de pierres volcaniques, parent les garçons, toujours nus et au crâne parfaitement rasé.
Les filles, elles, se retrouvent dès la naissance vêtues d'un pagne en peau de chèvre ; les femmes n'apprécient pas être entièrement nues, au contraire des hommes, qui combattent ainsi.
En-dehors de leur activité de gardiens de troupeaux, qui s'opère par roulement, les jeunes garçons passent une grand partie de leur temps libre à se peindre, à se déguiser (même plusieurs fois par jour), et leur activité révèle un sens artistique éclatant. Entre deux gardiennages de troupeau, ils "jouent" à être artistes.
Comme le rapporte Hans Silvester, ces Surma ne comprennent pas pourquoi la photo "coupe" leurs corps ; ils n'aiment pas voir uniquement leur visage ou une partie d'eux car cela leur renvoie, différence culturelle oblige, à une impression de coupure. Ceci posé, les clichés d'Hans Silvester sont très réussis.
:=!
Heureusement, les difficultés d'accès (six longues routes terreuses) ont empêché la civilisation occidentale de venir bouleverser leur culture et d'atteindre à leur mode de vie. Honte aux quelques voyagistes qui, pour l'argent, organisent des sortes de safaris-photos pour touristes inconscients, en mal d'exotisme. Leur isolement reste cependant presque total.
Malgré tout, le réchauffement climatique, qui ne les épargne pas, cause un affaiblissement sinon un dérèglement des précipitations, ce qui pourrait menacer l'alimentation des troupeaux, sur lesquels les tribus construisent leur économie.
🙁
Les Surma, au contraire des Mursi, tribu rivale, ont un mode de vie plus guerrier, plutôt patriarcal et polygame. Toutefois, les rivalités inter-tribus ne sont jamais très violentes et les relations humaines apparaissent bien moins "violentes" que chez nous (ou ne serait-ce que plus près, en Erythrée et en Somalie).
Chez les Mursi, il est positif pour les filles d'avoir une expérience sexuelle diversifiée avant le mariage - elles pratiquent une contraception naturelle, fondée sur leurs cycles. Elles peuvent choisir leur époux à partir de 20 ans.
Message édité par : ourfarewell
L'exposition "Les Habits de la nature et les peuples de l'Omo" est prolongée jusqu'au 30 octobre 2007,
Maison-près-Bastille - 12 rue Daval Paris 11e
«L'élégance de leur naturel, rehaussée par la sensibilité de l'artiste, offre au visiteur un voyage polychrome au coeur de la forêt équatoriale».
pourquoi ne pas avoir complété le forum déjà ouvert sur le sujet? Peuples et groupes vivant nus .
a+ jacques
Pour répondre à ta question, jacques:
1) il s'agit avant tout d'une exposition de photos, et non seulement du portrait-découverte d'un peuple, bien que j'aie situé le peuple en question.
2) ayant contribué à l'ouverture du forum "Peuples et groupes vivant nus", ces habitants de cette vallée de l'Omo auraient certes le mérite de s'y retrouver mais comme je ne désirais pas en approfondir la connaissance, quiconque peut prendre le soin de le faire.
