À
l'occasion de l'ouverture du musée des Arts et civilisations d'Afrique, d'Asie,
d'Océanie et des Amériques, situé quai Branly à Paris, ce documentaire retrace
l'histoire du regard occidental porté sur les peuples longtemps considérés comme
"primitifs". Une histoire dans laquelle le cinéma et la photographie ont joué un
grand rôle, fixant les ultimes confrontations entre les dernières sociétés
traditionnelles et l'Occident triomphant.
Voir la video coupée en 4 parties à
https://www.vivrenu.com/videos-reportages-et-films-et-arts-francais
ARTE F / © Library of Congress
À l'aide de documents scientifiques et artistiques, le réalisateur retrace
l'histoire édifiante du regard occidental porté sur l'"Autre", le "primitif",
depuis les premières descriptions du "bon sauvage" et du "chasseur de têtes"
jusqu'aux travaux d'ethnologues comme Marcel Griaule ou Claude Lévi-Strauss qui,
au XXe siècle, ont remis en cause bien des préjugés. Il nous remémore les
grandes étapes de l'expansion européenne, qui débutèrent avec les conquêtes
maritimes du XVe siècle et dont les guerres coloniales du XIXe siècle marquèrent
l'apogée. Devant cette avancée dévastatrice de l'homme blanc, l'Autre devait
disparaître ou se soumettre, avant que ne s'amorce une lente évolution des
mentalités.
LES
PETITS PLUS
D'un regard à l'autre
Depuis le XVe siècle et la découverte du Nouveau Monde, l'histoire des hommes
fut profondément marquée par l'expansionnisme de l'Occident, qui tenta d'imposer
son modèle économique, politique et religieux à des sociétés qui, pour la
plupart, ne survécurent pas à ce contact. Mais l'imaginaire de ces peuples se
perpétue à travers les oeuvres qu'ils ont créées et qui sont désormais exposées
dans les plus grands musées. Dans cet héritage complexe s'exprime quelque chose
d'essentiel : un rapport au monde différent du nôtre, fruit d'une pensée
élaborée que notre aveuglement nous empêcha longtemps de percevoir. Piégés par
leur ethnocentrisme et leur rationalisme, les conquérants, missionnaires,
commerçants, explorateurs et autres colons ne virent souvent dans l'expression
de ces cultures (danses, chants, costumes, sculptures, rites) que folklore,
sorcellerie et superstition. Ce documentaire raconte l'histoire tourmentée de
cette rencontre avec des cultures originales et mesure le chemin parcouru
jusqu'à la reconnaissance des "autres hommes", trop longtemps appelés
"primitifs". Réunissant des images d'archives exceptionnelles (extraits de films
coloniaux, exotiques, scientifiques, images des expositions universelles...), il
montre, au fil des siècles, les limites et les évolutions du regard porté sur
l'Autre. "Il s'agit de nous pencher avec lucidité sur une histoire récente, la
nôtre, et de relier les événements entre eux pour mesurer quelle fut l'arrogance
du monde occidental, pour comprendre notre responsabilité dans l'équilibre d'un
monde que nous savons désormais nécessairement pluriel", explique Michel Viotte,
qui a réalisé entre autres Les amants de l'aventure et Le dernier safari. Chaque
plan de son film nous parle de nos peurs, de nos ignorances, de nos vanités, de
nos cupidités, mais aussi de nos rêves, de nos courages, de notre volonté de
connaître et de comprendre. Dénué de toute nostalgie, adoptant une position
critique et humaniste, il interroge avec force la place accordée aujourd'hui aux
civilisations et aux arts dits "premiers".
lundi, 19 juin 2006 à 20:40
Rediffusions :
22.06.2006 à 15:15
26.06.2006 à 01:25
A la rencontre des autres hommes
(France, 2006, 85mn)
ARTE F
Réalisateur: Michel Viotte
http://www.arte-tv.com/fr/semaine/244,broadcastingNum=569169,day=3,week=25,year=2006.html
Message édité par : gilles
j'ai suivi hier lundi sur Arte l'emission ethnographique sur les peuples primitifs (afrique,oceanie,peuples eskimos etc...) dont les decouvertes par les occidentaux et les etudes ont été importantes dans les années 1920-1940.
Ce qui m'a frappé dans beaucoup de films d'explorateurs et chercheurs de l'epoque c'est qu'ils se retrouvaient souvent devant des populations qui pratiquaient une forme de naturisme naturel, adaptée à leur environnement et au climat.
Il semble ,hélas,qu'une des pré-occupations des "hommes blancs civilisés" ait été de faire rhabiller tous ces "sauvages indécents".
Est ce que quelqu un a des connaissances à faire partager sur ces brimades vestimentaires imposées à ces populations ?
Ton intervention me fait penser à ce que me disent souvent mes amis polynésiens qui me voient nu ou qui me savent naturiste: "Vous les Européens vous vous êtes battus pour nous obliger à nous habiller pendant 2 sciècles et maintenant vous voulez nous convaincre à vivre sainement nus" !!!
Bon, c'est toujours dit gentillement avec humour, et ça fait partir de l'évolution des moeurs!!!
Par contre, ça permet tout de même de revenir à certaines traditions. Les danseurs et danseuses reprennent leur costume d'antant fait de trois fois rien, et personne ne s'en offusque, que ce soit à la TV ou dans les salles de spectacle. Quelque soit ta profession, tu pourras te produire ainsi aux yeux de tous.
Et au fait, même si le naturisme n'est pas développer officiellement en Polynésie, il reste un élément presque normal, quand on gratte un peu le vernis posé par les missionnaires de l'époque; en tout cas, c'est ce que je remarque bien souvent! J'appelle ça un naturisme naturel bien adapté au climat et une saine évolution du problème!
Amicalement
François
Voir la video coupée en 4 parties à
https://www.vivrenu.com/videos-reportages-et-films-et-arts-francais
Bonsoir,
Effectivement François a raison, certains peuples pourraient retrouver unepartie de leurs traditions sans choquer personne. Je me rappelle avoir lu un roman (sur bases historiques) de l'arrivée de missionnaires à Hawai.
Par exemple, le surf y était pratiqué nu! Y compris par la famille royale
Amitiés
Francis
