Cyclonudista bruxelloise du 20/06/2026 :
les vingt ans de cet évènement !
La Cyclonudista sur Vivacité (à archiver à partir de 44:33) :
Jérôme toujours aussi convaincant dans les médias
Pour mémoire, la WNBR 2025 : https://vivrenu.com/forum-du-naturisme/nudite-urbaine-et-militante/cyclonudista-bruxelloise-2025-les-vingt-ans-de-cet-evenement/
Ecologie
"Cyclonudista" : une manifestation de cyclistes nus à Bruxelles pour défendre l’écologie et le mouvement "bodypositive"
Le 20 juin prochain, se tiendra dans les rues de Bruxelles la 21e édition de Cyclonudista, une manifestation de cyclistes nus. Et si l’initiative prête à sourire, les revendications de ses participants sont tout à fait sérieuses. Explications dans le 6/8 avec Jérôme Jolibois, représentant de ce mouvement.
Un mouvement mondial, apparu en Belgique il y a 20 ans
Le mouvement naît en Espagne en 2001, à l’initiative de la Coordinadora de Colectivos Ciclonudistas d’Aragon. L’année suivante, un Canadien nommé Conrad Schmidt reprend ensuite l’idée pour créer la World Naked Bike Ride, déclinée aujourd’hui dans plus de 70 pays à travers le monde.
En Belgique, il faut attendre 2006 pour qu’un équivalent soit créé, dans l’objectif de dénoncer le manque d’infrastructures cyclistes à Bruxelles. "C’est vraiment une ville tout à la voiture. Quand je suis arrivé il y a 21 ans, je me suis renseigné auprès de partis politiques et aucun n’avait de politique cyclable solide", déplore Jérôme.
En faisant du vélo nu, il espère donc mettre en évidence cette problématique, et contribuer à faire bouger les lignes. Qui plus est, la nudité permet de symboliser la vulnérabilité des cyclistes, par rapport aux autres usagers de la route. "C’est montrer qu’on n’a pas de carrosserie, alerter sur la protection du cyclisme", précise Jérôme.
Le vélo comme alternative à la voiture
Mais au-delà de l’aspect sécuritaire, Cyclonudista rappelle aussi le rôle important du vélo, dans les enjeux d’écologie et de mobilité. "On n’est plus dans les années 70, où il y avait à peine une voiture par ménage. Maintenant, on en a parfois deux ou trois, surtout dans certains quartiers bruxellois, donc il faut trouver d’autres moyens de transport pour circuler en ville", affirme ainsi Jérôme.
C’est pourquoi il encourage tous ceux qui le peuvent à privilégier le vélo pour des trajets courts, de quelques kilomètres seulement. Il comprend toutefois que le pli soit difficile à prendre, au vu des aménagements actuels. "Il y a des améliorations, je ne le nie pas, mais très vite, on capitule devant les points difficiles. Tous les ronds-points, la place Meiser… On a tendance à aménager là où c’est pratique, là où c’est faisable, mais pas là où c’est nécessaire", constate-t-il.
Un questionnement sociétal
Du reste, l’événement s’inscrit dans une réflexion plus vaste sur la place du corps dans la société, et les réactions qu’il suscite ont pour but d’interroger notre regard sur la nudité. "Pourquoi est-ce qu’on n’est pas choqué de voir des voitures de plus en plus grosses qui polluent de plus en plus dans nos villes et devant les écoles, alors que voir un corps nu, ça nous choque ?", questionne ainsi Jérôme.
Il souligne d’ailleurs la dimension bodypositive de cette initiative, visant à "montrer des corps normaux, qu’on ne montre jamais". Une façon de s’affranchir des normes de beauté, pour encourager chacun à s’accepter tel qu’il est.
Pour retrouver l’interview de Jérôme Jolibois en intégralité dans la vidéo ci-dessus.
