Dupond-Moretti va remplacer le simple rappel à la loi par l'avertissement pénal probatoire.
Une mesure judiciaire qui pénalement peut s'avérer plus dangereuse pour les naturistes interpellés par les forces de l'ordre, au titre de l'article 222-32.
Le rappel à la loi était un dispositif mal perçu de nos compatriotes, de nos forces de l’ordre et de nos élus. Cette réponse pénale, trop faible pour être efficace, représente 30 % des alternatives aux poursuites, soit 270.000 décisions dont 180.000 prononcées par les seules forces de l’ordre.
Ça n'est pas forcément une mauvaise nouvelle car le rappel à la loi était une simple mesure d'intimidation destinée à faire culpabiliser mais sans grande portée judiciaire, et typiquement dans le cas du naturisme pouvait inciter les personnes mises en cause à l'accepter, alors que dans beaucoup de cas un juge aurait relaxé. En ce qui concerne précisément la nudité publique, cette procédure était sans doute utilisée plus souvent que nécessaire à cause justement du flou juridique que nous dénonçons.
Soit une une infraction est constituée et mérite une sanction pénale, soit elle ne l'est pas et ce "rappel à la loi" n'a pas de sens, puisque justement on est censé la connaître ("nul n'est censé ignorer la loi").
Cet avertissement « sera délivré par la justice qui, pendant un an, mettra les mis en cause sous surveillance.
Aucune incidence pour n'importe quel justiciable, car dans les faits une personne avec de faits graves par exemple et condamné à 1 an ferme (le maxi pour l'exhibition sexuelle fortement avérée et récidiviste) ne fera qu'une peine aménagée avec bracelet électronique ou aménagée par ailleurs.
1 an ferme donc largement au delà du sursis et a des années lumières du rappel à la loi ou de son équivalent.
Et les naturistes ne font pas d'exhibition sexuelle et donc non concernés.
Avec l'essor des wnbr et autres ca sera de plus en plus difficile à mon avis aux tribunaux de continuer à nous amalgamer avec les exhibitionnistes.
