1967 - Belezy - LVS n°113 - sep oct 1967
Bélézy ouvre en 65. Francis Schelstraete en est le fondateur. Vivant à Villeneuve-les-Avignon, cet enseignant de musique était membre du Club du soleil d'Avignon.
07.04.1930 - le petit marseillais
Les Jésuites de la Baume-les-Aix fréquentaient le domaine naturiste du Jas du Sarraire à Jouques (près d'Aix en Provence) dans les années 70/80.
Ils en avaient fait un dossier d'une vingtaine de page dans leur périodique.
En 1805, le jeune grenoblois Henri Beyle vient s'installer pour un séjour de presque une année à Marseille.
Il a vingt-deux ans, il n'est pas encore un écrivain célèbre sous le pseudonyme de Stendhal, et il est amoureux d'une très belle actrice, Mélanie Guibert, qui a quitté Paris pour un contrat au Grand Théâtre (qui deviendra l'Opéra) de Marseille.
Le couple loge rue Sainte, se promène sur les quais, et sur les rives de l'Huveaune qui est alors un joli cours d'eau propre et très verdoyant. Mélanie aime s'y baigner ; c'est une époque où des Marseillais se baignent sans « costume de bain » et pour cause puisque ce calamiteux vêtement n'a pas encore été inventé. Le tableau de Joseph Vernet L'entrée du port de Marseille peint cinquante ans plus tôt, montre des baigneurs nus à proximité de familles bourgeoises très habillées mais nullement offusquées.
"J'eus le plaisir délicieux de voir ma maîtresse, supérieurement bien faite, se baigner dans l'Huveaune couronnée de grands arbres" écrira plus tard Beyle devenu Stendhal dans un livre autobiographique, La vie de Henri Brulard.
Une voie en impasse du 9e arrondissement de Marseille porte le nom d'« avenue Stendhal ».
Voici un court paragraphe que je vais supprimer également, trop anecdotique à mon sens.
1951, l'apparition d'un nouveau groupe naturiste Marseillais éphémère : « Universal »
G. Allard est nommé nouveau délégué régional de la FFN. Il est ajiste (membre du mouvement des auberges de jeunesse) ran-donneur et Marseillais. Il est proche des Naturistes de Provence et du Libres Culturistes de Provence,, il souhaite rapprocher les adhérents fréquentant les deux structures, mais faire aussi la promotion de la région marseil-laise et de ses belles calanques. C'est un regroupement informel entre naturistes, qu'il désigne sous le nom peu commun d'« Univeral ». Au lendemain de la guerre, les anglicismes sont à la mode, mais ce nom passe mal chez les naturistes marseillais. On lit dans le numéro 18 de « La Vie au soleil » que ce nouveau groupe sera un relais international des naturistes randonneurs Paris-Côte d'Azur. Il mettait à disposition une documentation na-turiste et culturiste fournie et organisait des sorties collectives en camping, mais aussi sur « une plage gymnique près de Marseille ». Il y a de fortes chances qu'il parle ici des Pierres Tombées de Sugi-ton.
La cotisation était de 250 FF. Le plus étonnant est qu'une caisse de secours pour naturistes « en panne » était prévu. L'organisation devait recevoir et conseiller les naturistes isolés munis d'une licence FFN. Pour tous renseignements, le siège était situé au 46 rue de la République dans le 1er arrondissement de Marseille. L'idée était de dépasser un angle égoïste qu'on repro-chait parfois à nos pionniers. Le naturisme avait alors l'image d'une communauté repliée sur elle-même que le Dr Poucel re-grettait. Cette approche universelle, profondément altruiste, imaginait pouvoir rassembler toutes les consciences autour des valeurs communes du naturisme.
A priori, le groupe n'a pas donné les suites espérées, rapide-ment, il s'est dissous faute de demandes
Message édité par : BrunoSaurez / 18-12-2018 19:08
Message édité par : BrunoSaurez / 18-12-2018 19:09
2.08.1871 - Journal "Le Citoyen" on rapporte des gens qui se baignent nus dans le Jarret à Marseille
Oxent Miesseroff (photo de 1946), alias Mattei de son nom de résistant dans le maquis de Barrême, tenait avec sa femme Génia, le centre naturiste des Libres Culturistes de Provence.
Il pensera toute sa vie aux atrocités qu'il a vécues durant la seconde guerre mondiale. Dans sa « Tribune Libre » du 27 avril 1968, ayant pour titre « Introduction aux débats sur le naturisme et l'évolution générale », il écrit :
« Il nous semble invraisemblable qu'il n'y a pas si longtemps on mettait en prison les gens qui n'allaient pas à la messe, qu'on a brûlé des milliers d'hérétiques et de sorcières, qu'on faisait dévorer par des fauves les premiers chrétiens, qu'on égorgeait de belles jeunes filles en honneur d'une divinité quelconque. On serait enclin à croire qu'actuellement, au moins dans des pays civilisés, ces choses-là seraient impossibles. Il y a 25 ans, le massacre inutile de six millions de Juifs dans un pays des plus civilisés a prouvé le contraire ».
La carte topographique 1957-1962 précise qu'une partie de la dalle de la Lèque (Calanques de Marseille) est fréquentée par des naturistes
"Une plage pour naturistes à Marseille serait la bienvenue" c'est une citation d'une hôtesse de l'Office du Tourisme de l'époque
1984 - 13 mars - Le Provençal
Josef Wolf peint par Jean Murat à Sugiton.
Wolf était un déserteur allemand qui s'était réfugié dans les Calanques pendant l'occupation. Il est resté sur Marseille après la guerre et était apprécié de tous les naturistes.
La page Facebook sur l'histoire du naturisme a été suspendu il y a une dizaine de jours. j'ai fait appel mais ils ne semblent pas pressé de répondre, je pense que c'est définitif. Je pense la refaire mais pas tout de suite.
1960, le nudisme se propage sur tout le littoral
Nudisme à la sauvette - Vivre d'abord - juillet-aout 1960 N°70 - 34éme année
