Tout commence quand mes collègues de travail m'offrent un tente une place, ...à l'approche de la retraite.
😛 J'avais déjà une tente trois places pour la randonnée en montagne, un peu lourde bien que "ultralight"... quand on est seul. Je décide de m'offrir un bivouac nu, pendant deux jours, pour tester le matériel et me préparer pour l'été. En guise d'essai, je pars sur le littoral aquitain.
😎 Départ d'une station touristique de bord d'océan bien connue, par la plage. Pas inaperçu mon passage...! Encore habillé au début, "chez les textiles" avec tout le barda sur le dos : sac de couchage, tapis de sol, tente et tout les reste pour une nuit et les repas. Ouf....c'est encore bien lourd pour une première fois, et dans le sable, ça fait les mollets !! Bientôt isolé, au prix d'un effort remarquable d'équilibre, me voilà enfin en tenue de peau intégrale. La vraie ballade commence. Le spectacle est toujours aussi féérique à l'océan, tellement changeant. C'est jeudi, il fait un très beau temps. Je m'arréterais plusieurs fois pour me baigner. Avant le soir je chercherais l'endroit où dormir.
:# Initialement j'avais dans l'idée d'aller en forêt, avec l'espoir de voir de près des animaux. Finalement je choisis un endroit plus à découvert, loin d'un passage ou d'un sentier. Tout se passe bien, je suis comme un sauvage dans la nature, un retour à la préhistoire. La nuit arrive, je me couche, non sans avoir manger et pris le temps de voir le coucher de soleil.
😐 J'avais oublié la rusticité d'un tapis de sol. Mon dos s'habituera finalement. Et au coeur de la nuit ...comme de bien entendu....j'ai eu envie de satisfaire un petit besoin naturel. Il faut sortir. "Tiens il ne fait pas froid". Je suis nu. Le ciel est magnifiquement étoilé et je reste à le contempler. Oh pas longtemps...Tout à coup, là bas, dans le noir, derrière des pins, des grognements, comme des japements...des cris caractéristiques que j'identifie comme ceux d'une harde de sangliers. La frousse m'a pris d'un coup. Je suis rentré dans la tente, tête la première, sans demander mon reste. Abri pourtant combien illusoire si par hasard "la bête" décidait de venir me visiter!! Les cris s'éloigneront. J'ai pensé à l'insécurité des hommes préhistoriques. Je me suis demandé qu'elle était aujourd'hui la place de l'homme dans cette nature? En me sentant finalement si vulnérable, je me suis dit que l'homme avait un peu perdu sa place de suprématie dans la nature aujourd'hui, dès lors qu'il est dépouillé des gadjets de son monde civilisé". Voilà peut être pourquoi il y revient en force à coup de 4x4, de moto cross, de fusils...etc...pour se montrer qu'il est encore le "maitre" ? Sur ces pensées, le sommeil me reprendra.
:b La nuit se passera bien. Une fois encore avant le petit matin, ces cris retentiront non loin de moi. Je dois être près d'un passage d'animaux! Après le petit déjeuner, je remballe mon bivouac. Pas une trace de mon passage ne doit rester et rien ne marquera mon passage dans cette nauture sauvage. La féérie de la plage deserte, à marée basse, me fait oublier ma nuit, mes états d'âme, le poids du sac. Je me baignerais encore plusieurs fois et par petites haltes je rejoins la sation balnéaire, presque à contre coeur. Heureusement, la brume vendredi est tombée d'un coup, en 10 minutes, vers 17 heures. Ca m'encouragera à retourner au monde des textiles. Le retour sur Bordeaux puis par la rocade me paraitra une torture bien inhumaine. Je crois que je vais laisser les animaux régner sur les nuits du littoral.
Un sanglier peut certes charger, mais en général, il prend plutôt la poudre d'escampette; il ne charge qu'en état de légitime défense.
Il m'est arrivé un petit matin dans les Alpes maritimes (Vallée des Merveilles) de me dire "mince, j'ai planté ma tente au milieu d'un troupeau de moutons".
En fait, non, c'étaient des bouquetins, mais ça a exactement le même bêlement. Et à la différence du chamois, un bouquetin n'est pas farouche, il se laisse même approcher jusqu'à quelques mètres.
😛 Un sanglier qui s'approche à 3 mètres de la tente, au milieu de la nuit, ça m'est arrivé à la "Plage des Templiers".
A héliomonde, j'ai déjà vu, en hiver, des chevreuils à 5 mètres du sauna. je suis sorti pour les carresser, mais, ils ne m'ont pas laissés s'approcher d'assez près.
Une remarque. Il me semble qu'un homme nu, n'éffarouche pas autant les animaux.
Bonjour,
En ce qui concerne la dernière remarque, j'ai fait la même observation.
Est ce un hasard ou une réalité?
Amitiés
Francis
""Une remarque. Il me semble qu'un homme nu, n'éffarouche pas autant les animaux.""
Par contre un sanglier habillé ça m'inquiète toujours! les seuls fois ou j'en ai vu c'est après avoir picolé. Une fois même il avait un fusil.
😉 😛 😀
...ici il n'est pas question des animaux du zoo de Vincennes, ou de La Palmyre...qui ont l'habitude de contempler des humains curieux et désoeuvrés.
Dans leur milieu naturel et à une heure avancée de la nuit, les animaux sauvages et l'homme n'ont pas l'habitude de "partager" le même territoire. Autant pour l'un que pour les autres, la crainte peut paraître naturelle.
😎 Mais cet article n'avait pas pour but de philosopher sur la psychologie animale ..juste de faire partager un moment de natursime sauvage en Aquitaine.
