Je me réveille.
C'est une nuit d'Août.
Le silence.
Monta s'est endormi, l'océan aussi.
On le soupçonne vaguement de respirer derrière les dunes.
L'amour de ma vie est au plus profond de ses rêves.
Sa peau de pêche, dans une forêt de blés. C'est l'été.
Sa respiration est calée sur celle de la mer..
Je lui prends doucement la main. Elle soupire et la serre machinalement.
J'embrasse son épaule dorée.
Nous sommes nus depuis deux semaines.
Sereins, détendus, calmés.
Je n'ai plus sommeil.
Mes yeux éclaircissent la pénombre.
Je distingue mes problèmes : valise, fringues, boulot . Il faudra bien partir.
Fera t-il encore bleu demain ?
Je me lève.
Nu.
J'ouvre la tente. Doucement. je lève les yeux.
Splendeur !
Les étoilent éclatent comme jamais. C'est magnifique.
Véga, Altair et Deneb ! le triangle chante !
La nuit est bleue . Les pins diffusent le parfum d'été. Le sable est encore chaud. Doux . épais.
J'ai des envies d'océan.
Je marche.
Complètement nu.
Le silence.
Je traverse un océan de tentes. Tout dort. Sauf un hérisson . Je le dérange, il a l'air surpris.
Le vent est très épais, chaud et lent.
Je me sens extraordinairement bien.
Mes pieds s'enfoncent davantage dans le sable tiède. Mes pas émettent un léger bruit feutré. Un léger crissement. C'est la Dune qui râle un peu. Je lui marche sur le pied.
Quelqu'un en descend.
C'est une jeune Femme. Nue aussi.
Visiblement en dégustation nocturne aussi. Elle revient de l'Océan.
Elle a l'air en apesanteur .
Son corps est esquissé par un doux clair de Lune .
On se salue. Elle sourit et me glisse : « vous allez voir, c'est splendide. ! ».
L'odeur du sable, du sel et de l'océan a pris le relais de celle des pins.
La respiration océane se précise... j'arrive au sommet.
Je m'arrête . Je tombe à genoux. C'est époustouflant.
L'océan, en vagues phosphorescentes , diffuse une lueur interne. Il a l'air presque mauve.
Le sable est cuivré. Et le Ciel ! Ces milliards d'étoiles ! Dans velours noir profond.
Il y a plus d'étoiles dans ce Ciel que de grains de sable sur la plage !.
Mon corps est frôlé alternativement par les embruns et par le vent de sud je pense. Il frémit.
Le sable est comme de la soie.
Je suis nu. Je suis bien. Je me sens libre. Je me sens moi-même.
Je reste là. Dans ce feu d'artifice de sensations. Une heure. Deux heure peut-être.
Il fait incroyablement bon.
Je ne me souviens même plus d'être rentré.
Le lendemain matin, la chaleur était écrasante dés le matin.
Nous avons fait nos bagages. Il fallait partir.
Je n'ai jamais oublié les sensations ressenties cette nuit là.
Remettre des vêtements a été un martyr.
Et vous ? Quels sont vos plus beaux souvenirs de sensations naturistes ?
A vos plumes ! Faites-les nous partager !
Message édité par : maviphica
quel délice
à lire
et à imaginer...
C'est bien ça ! :=!
Ah ! remettre des vêtements .....nous avons tous ,je pense, ressenti ça comme une punition ,comme si la fin des vacances n'était pas suffisante.
C'est le prix à payer quand on a vécu ces sensations là,patience,le temps arrive de les ressentir à nouveau..........
😛
oui Frami, et vraiment 15 jours c'est terriblement court ! on a à peine le temps de déconnecter !
A chaque fois je me dis bon l'année prochaine 3 semaines ou un mois....
Mais bon... C'est la vie !
... vivement la retraite !
magnifique maviphica c'est comme ça que l'on aime entendre parler du naturisme.
le vivre ainsi est un pur moment de bonheur. :=!
merci ! 😉
j'aurais bien aimé que d'autres expriment leurs impressions marquantes (sensations) lors d'un séjour nat.
🙁
