en réalité, on est jamais vraiment libre, car on a tous des contraintes, des engagements, des obligations de part et d'autres... mais, on peut quand même choisir d'augmenter ou de diminuer sa liberté...
et même si la sensation de liberté, c'est pas la liberté, ça y contribue un peu...
BONJOUR jojo
Ta réflexion est bonne en ce qui concerne le naturisme..
Excuse-moi pour mon erreur.. En fait j'ai dit LIBERTE CONDITIONNELLE ...
Il faudrait mieux dire que le naturisme c'est une sorte de LIBERATION.. c'est-à-dire que
il permet de retrouver un peu de LIBERTE qui sera malheureusement passagère...
Je ne peux pas dire que le naturisme c'est LA LIBERTé.. puisque
le naturisme c'est l'ensemble des règles qui prônent le rtour à la NATURE (Vivre en harmonie avec les autres, utiliser des aliments sains, exercer des activités coporels etc ...) et la LIBERTE c'est l'état dans lequel on ne subit aucune contrainte... Alors je ne peux pas dire que le naturisme est un état dans lequel il n'existe aucune obligation..
C'est pourquoi je préfère que le naturisme c'est un genre de LIBERATION alors que je te comprends que le naturisme c'est la LIBERTE...
AMITIES 😉
Vivre nu, c'est d'abord un plaisir sensuel et une acceptation complète de soi. La nudité en public est ensuite, et pour certains inconsciemment, un acte contre le modèle sociétal dominant qui nie le corps et la chair, ainsi que la sensualité au profit d'un pseudo spirituel. C'est donc bien in fine un acte de liberté.
Dyo
Etre libre c'est selon le bouddhisme "être capable de ne pas faire ce que nos pulsions nous poussent à faire".
Peut être que, être libre c'est rester habillé pour certains?
Autrement dit : "ne pas devenir l'esclave de soi-même".
C'est à méditer...
Une autre dimension à la vie. Il faut mourir à tout ce que l'on a en soi ! Car l'amour est frais et innocent, jeune et limpide.
Alors, ayant instauré en soi cet ordre, cette vertu, cette lumière, on peut aller au-delà de soi-même.
Ce qui signifie que l'esprit, ayant acquis un ordre qui n'est pas né de la pensée, devient alors totalement silencieux et tranquille ;naturellement, sans contrainte ni discipline.
Et à la lumière de ce silence, toute action est désormais possible, puisque notre vie s'abreuve à ce silence.
" Vivre nu est-il un acte de liberté" ?
Oui et non, car personnellement je dissocie "vivre nu" et "liberté".
Vivre nu est un plaisir qui concerne notre corps et notre esprit. On est bien dans notre peau. On n'a pas la contrainte des vêtements quand les conditions permettent de les retitrer. On n'associe pas la nudité avec le sexe et ses déviations. Etre nu est naturel.
Liberté : que de crimes a-ton commis en ton nom ! Etre libre c'est souvent une illusion. Vous connaissez le Code civil, le Code du travail, le Code fiscal...le Code de la route ? Qui a le droit de faire ce qu'il veut ?
Il y a une expression qui dit : "La liberté de chacun s'arrête où commence celle des autres". En approfondissant, ce n'est pas tout à fait exact. Je prèfère cette formule, appelée règle d'or (je crois) :"Fais aux autres ce que tu aimerais que l'on te fasse, ne fais pas aux autres ce que tu n'aimerais pas que l'on te fasse". Cela inclu l'acte social et le respect d'autrui. En excluant mensonge, hypocrisie, méchanceté, et autres gentillesses.
Etre nu chez soi quand on est seul. Etre nu dans un lieu naturiste. C'est vraiment une toute petite liberté !
Vivre nu est-il un acte de liberté?
Tout d'abord, définissons ce qu'est un acte. C'est une action humaine volontaire ou involontaire adaptée à une fin, donc un fait objectif et accompli. Ce qui suppose que vouloir vivre nu a un sens, c'est d'ailleurs le propre de l'homme, donner du sens à ce qu'il fait.
Quant à la liberté, elle a plusieurs définitions. Dans ce cas là il me semble que c'est plutôt la liberté d'agir selon ses pensées, sa volonté, ses croyances. Donc cela répond à la question, oui vivre nu est un acte de liberté du moment que cela respecte le principe de liberté décrit ci-dessus, c'est-à-dire ma liberté individuelle.
Mais cela se complique si l'on pose la même question à un groupe de personnes ou à la société toute entière. Si j'estime que vivre nu dans un groupe c'est pour moi un acte de liberté sans prendre en compte l'avis des membres qui constituent ce groupe, je suis en train de leur imposer ma pensée et alors, si au départ c'était pour moi un acte de liberté, je suis en train d'en faire un dictat donc je suis entrain d'enfreindre la liberté des autres.
En ce qui concerne la société, elle est régie par des règles de droit qui me donnent des droits, des devoirs et des interdits.
Par exemple, si je décide de vivre chez moi toute l'année nu, rien ne me l'interdit mais si je décide d'aller dans le plus simple appareil au supermarché, j'enfreins la loi et donc je suis punissable et cela parce que la sociètè condamne la nudité.
Mais à cela on peut associer un autre débat, celui de la représentation de la nudité dans la société. Les lois doivent certainement évoluer avec les mentalités mais cela prend du temps et c'est normal car ce n'est pas parce que si nous vivions tous nu que nous éviterions les perversions par exemple. De plus, on peut se demander si l'architecture et l'urbanisme sont adaptés à la pratique d'une nudité collective et sociale ? Il me semble plus agréable de vivre nu dans un cadre envahi par la nature.
Donc, voilà pour quoi les gens se sont regroupés selon leurs façons de pensée (partis politiques par exemple), de vivre, de pratiquer (mouvement naturiste), dans le but de faire fleurir leurs idées et de donner du sens à leurs actes.
Vivre nu est un acte de liberté propre à chacun mais qui demande de prendre en compte l'Autre avec ses différences, la nudité ne s'impose pas mais se partage, d'où la nécéssité de tous vivre nus dans les centres de vacances lorsque cela est possible puisque c'est un grand moment de partage d'un acte individuel qui devient collectif bien évidemment avec toutes les variantes des motivations.
rodrigop. 🙂
Fais aux autres ce que tu aimerais que l'on te fasse, ne fais pas aux autres ce que tu n'aimerais pas que l'on te fasse". Cela inclu l'acte social et le respect d'autrui.
Cette sentence est dérivée du message évangélique « Tu aimeras ton prochain comme toi même » mais, à la différence de celui-ci, cette façon de faire à autrui ce qu'il n'a pas demandé qu'on lui fasse a aussi un côté pervers... Chacun est différent et n'a pas la même façon de ressentir. Certes, l'idée est de mettre en avant la notion de compassion, mais celle-ci est insuffisante et parfois mal venue.
La liberté n'a pour limites que les règles qu'un individu ou qu'un groupe s'imposent (et non pas la liberté des autres, cela n'a pas de sens). Le principe de non-nuisance à autrui ne doit pas nuire non plus aux libertés et à la dignité absolue de l'individu - que de lois, d'interdits stupides édictés au nom de la protection des conservatismes et des discriminations.
Une réflexion philosophique, c'est avancer une position et non un relativisme, de manière construite et argumentée. Evidemment, le sujet n'est pas vraiment philosophique (contrairement à "penser etc.") mais qd même intéressant.
"Vivre nu, est-ce faire acte de liberté ?"
:#
De prime abord, on ressent tout de suite en quoi il s'agit d'une action témoignant d'une certaine liberté.
Se défaire des vêtements, ne plus vivre sous la contrainte des apparences vestimentaires, c'est quitter symboliquement un monde où le corps est forcé de rester, au moins un minimum, masqué, contenu, caché, sans raison vitale.
Se départir de vêtements estimés inutiles, c'est aussi affirmer son opposition aux tendances répressives d'un environnement social qui réduit la nudité à sa fonction utilitariste et associe son expression, en raison d'un moralisme pudibon et d'une confusion avec un acte sexuel, à l'impudeur. Bref, c'est faire coupure avec des référentiels répressifs.
Enfin, mettre le corps à l'air libre fait partie des manières d'exprimer le rejet d'un mode de vie trop artificialisé, qui nuit au bien-être naturel du corps, à sa santé, et d'un désir de rejoindre et de promouvoir un autre mode de vie, moins stressé, en phase avec la nature et plus harmonieux entre les êtres, loin de la vanité.
Toutefois, au-delà de l'«acte» de liberté, c'est-à-dire du fait de se rendre libéré, de se sentir libre, vivre nu, c'est aussi vivre tout court.
Vivre nu en permanence, du moins sur une période prolongée, si cela est du domaine du possible et autorisé, n'est plus un acte de liberté puisqu'on quitte un rapport d'opposition : cela devient une habitude, la nudité étant intégrée comme composante naturelle de vie et non plus comme manifestation de rejet. On passe donc de l'acte libérateur à l'être libéré. Vivre nu n'est donc «libérant» qu'en rapport avec ce qui s'oppose à cet état.
Dans un état de nudité libre et admise, vivre nu est-il vraiment perçu comme liberté ? Les tribus vivant ou ayant vécu relativement nues ont-elles, pour prendre un exemple, ce sentiment de liberté ?
Comme on le voit chez les Ikpeng (voir le reportage Le Jour où j'ai vu l'homme blanc), celui-ci tient davantage à l'indépendance que leur confère leur territoire et son exploitation. Cette petite tribu s'est revêtue d'articles textiles suite aux contacts occidentaux, mais elle n'a pas eu le sentiment de subir cet apport nouveau, comme une acculturation néfaste. Au contraire, on leur promettait une vie meilleure. S'habiller a donc été associé à un acte de liberté, d'affirmation nouvelle.
Or, cette liberté ne les a-t-elle pas piégés ?
Si les Ikpeng ont finalement regretté le fait de s'être fait manipulé par ces «colons», qui les ont dépossédés de leur racines à titre intéressé, leur mouvement de retour «au pays» s'accompagne-t-il, vu que les conditions le permettent, d'une vie sociale où la nudité reprend sa place ? Rien n'est moins sûr. Ils peuvent rejeter cette invasion culturelle tout en considérant leurs vêtements comme un apport matériel positif, exprimant un degré d'évolution. Sans pour autant avoir développé une association mentale entre pudeur et nudité, ils peuvent aussi ne pas établir de lien entre nudité et rejet occidental.
Ce processus d'acculturation a donc fonctionné comme une mise sous dépendance où l'habit revêt un pouvoir d'expression et de distinction. Le fait de se vêtir peut donc aussi être perçu comme un acte de liberté, d'autant plus si cela permet d'améliorer la protection du corps contre le froid et les agressions.
Cependant, l'habit révèle son potentiel d'aliénation en ceci que le processus d'éloignement de l'habitude de vivre nu s'avère plutôt irréversible dans un groupe social textilisé. C'est pourquoi vivre nu n'est acte de liberté qu'en réaction à une tendance textilisante forte. En effet, en imaginant l'inverse, c'est-à-dire que l'on considère la nudité comme la référence admise, vivre nu ne pourrait plus être du tout perçu comme un acte de liberté.
Ainsi, plus l'environnement social pousse à nous faire vivre habillés pour des raisons autres que celles relevant de nécessités physiologiques, plus le choix d'être nu reflète clairement un caractère libertaire.
Vivre nu n'est donc faire acte de liberté qu'en rapport avec une oppression et non pas en soi-même. Si vivre nu est souvent perçu comme un choix en décalage avec certaines conventions, ça n'est pas pour autant réductible à un manifeste, à une réaction en démarquage. Ses motivations profondes se situent au-delà du simple acte de liberté, avec pour fondement l'acceptation de son corps et de celui de l'autre tel qu'il est.
🙂
Message édité par : ourfarewell
Je ne connaissais pas cette pensée boudhiste, mais elle est un peu triste, et fort proche de préceptes chrétiens tout aussi sinistres. Si être libre c'est résister à ces pulsions, je préfère ne pas être libre (en tout cas de celles-ci).
En tout état de cause, vivre nu c'est la liberté du corps et le bien être de/dans celui-ci, quand la chaleur ambiante le permet.
Dyo
Mon propos précédent ne va en tous cas pas dans le sens des précédents, Dyonisos (rapport entre liberté et pulsions).
Je parle de "l'acte de liberté" et non pas de la liberté (de faire n'importe quoi).
d'après ma copine, (qui n'a encore jamais pratiqué le naturisme) le sentiment de liberté ressenti dans le naturisme, vient du fait d'oser retirer ses habits, et que comme c'est un acte peu ordinaire dans notre société, celà nous donne l'impression qu'on est plus libre que d'habitude...
