Le vendredi 13 juillet, j'ai été invité à participer à une réunion d'information concernant la mise en place du Parc National des Calanques.
Cette conférence avait lieu dans les locaux de la DDTM (direction départementale des territoires et de la mer) avec le Directeur de la DDTM et le Directeur par intérim du GIP.
Pour vous résumer la situation, 2011 est une année transitoire. L'établissement public, qui aura la gestion du Parc, n'est pas encore créé, malgré tout, le décret de création du Parc s'applique par l'intermédiaire du GIP des Calanques. De ce fait, le Directeur n'est pas encore nommé, il y aura un Directeur par intérim, les gardes ne sont pas encore embauchés et les maisons du Parc n'ont pas encore vu le jour. Ils ne pouvaient pas le faire avant tant que le Conseil d'Etat ne donnait pas son aval. Malgré les recours des chasseurs, des pêcheurs et de la plaisance, les choses avancent et suivent leur cours.
Je ferais une rétrospective de la réunion car je l'ai enregistré et je vais la diffuser à tout les invités. Pour d'une part, qu'ils voient que les naturistes sont sérieux et que l'on sache, plus largement, que nous nous impliquons dans le dossier des Calanques.
Durant cette réunion, j'ai pris la parole quand j'ai constaté que le naturisme n'était pas mentionné dans les brochures citant les activités autorisées. Bien sûr, je connaissais ces brochures et je savais que le naturisme n'y était pas inscrit, ce n'était pas une surprise. Mais j'ai voulu souligner à l'assistance, que nous étions la seule activité sans impact potentiellement négatif sur l'environnement, et plus ou moins officiellement reconnue par le Parc, à ne pas être cité dans les brochures. J'ai voulu leur souligner que pour moi c'était un vide préjudiciable pour notre activité car quand je dis à mes adhérents que le naturisme est autorisé, ils le voient dans aucune brochure, sauf dans un document comme la charte qui fait 70 pages. Quelque part, ils sont obligés de me croire sur parole ce qui est une situation absurde étant donné l'ancienneté de la pratique dans ces lieux. J'ai insisté en disant qu'on représentait un fort enjeu économique et touristique avec chaque jour à peu prés 200 naturistes présents et qu'il fallait en tenir compte. J'ai continué en demandant que le GIP joue le rôle d'intermédiaire pour que j'obtienne un rendez vous avec la mairie de Marseille quand le Parc sera créé. J'ai précisé que la loi était en notre faveur vu que le délit d'outrage public à la pudeur n'existait plus depuis 93 et que les gens nous acceptent de mieux en mieux, les émissions télés passées en sont bien la preuve.
Le Directeur par intérim m'a rappelé ce qu'il m'avait dit en réunion privé. A savoir que le Parc n'a aucune compétence pour légiférer sur un lieu ouvert au naturisme de manière officielle. De ce fait, ils ne peuvent pas dire officiellement que le Parc autorise le naturisme, par contre, le Parc reconnaît l'ancienneté de la pratique et son existence, ce qui pour eux, est différent (et ce n'est après tout pas si mal...). En plus, ils ont peur des conflits d'usages qu'une prise de position officielle du Parc en faveur du naturisme pourrait soulever (très grosse pression du monde de la mer). Il a rajouté que le naturisme n'était pas la seule activité autorisée (donc elle l'est, autorisée, non ?) qui ne soit pas mentionnée dans les brochures (le kite surf et le stand up paddle). Je n'ai pas relevé le fait que ces deux activités sont très minoritaires dans les Calanques. Il m'a redit qu'il ne voyait de problème à ce que le naturisme continue à être pratiqué comme c'est le cas actuellement mais qu'il ne pouvait pas statuer dessus, ni prendre d'engagement sur son avenir.
Il m'apparaît donc claire que c'est la seule activité des Calanques vouée à disparaître si on ne fait rien, puisque le Parc ne peut s'engager...
J'ai répondu que mon souhait serait de faire une dépêche AFP pour montrer que la pratique naturiste est reconnue dans les Calanques mais que j'étais confronté à un manque de clarté avec le GIP des Calanques.
Il m'a répondu qu'il n'en voyait pas l'utilité et qu'il ne comprenait pas ce que je voulais obtenir. Après la réunion, je suis allé lui parler pour le rassurer et lui dire que je pensais faire la dépêche AFP en coordination avec le Parc pour avoir son aval, du reste la responsable de la communication était d'accord. D'après lui, ça n'apporterait que des soucis supplémentaires pour le Parc et pour mon association. Selon lui, ça risquerait d'engendrer un surcroit de fréquentation et il ne souhaite pas que les Calanques deviennent un second Levant (ouf, il n'a pas cité le Cap d'Agde) et qu'il ait tout les naturistes d'Europe qui débarquent dans les Calanques sans connaître les mentalités locales qui ne sont pas toujours favorables à notre mode de vie. S'il y a des problèmes avec un touriste naturiste, d'après lui, ça risquerait de retomber sur mon association, nuirait à mon image et à celui du naturisme en général. Il m'a conseillé de ne pas faire cette dépêche AFP mais m'a dit, en présence de quelques personnes autour de lui, que je pouvais continuer à faire mes randonues, que ça ne le dérangeait pas. Il a conclu en me disant, pour vivre heureux, vivons cachés....
Je termine ce résumé en disant qu'une autre personne a parlé du naturisme. Je le connais depuis le début de la concertation et représente les habitants d'une calanque habitée qui se nomme Morgiou. Ce qu'il a dit m'a surpris car à la suite de mon intervention, il a dit qu'il n'était pas du tout favorable à ce que le naturisme soit inscrit dans les brochures parce qu'il ne voulait pas subir de nouveaux les troubles qu'avaient provoqué les naturistes dans les années 50. A priori, les naturistes envoyaient des cailloux sur les pêcheurs qui s'approchaient de trop près et du coup, ils n'osaient plus y aller. Il y aurait eu même des prostitués qui trainaient dans le coin.....fantasme ??
Il a ensuite demandé à ce que les inscriptions « naturistes » soient enlevées des rochers pour qu'ils n'y reviennent plus. Après la réunion, je suis allé lui parler pour lui dire que les naturistes avaient depuis bien changé et que maintenant, ce sont eux qui reçoivent des cailloux.
Pour conclure, je ne vais pas faire cette dépêche AFP afin d'éviter de me mettre le Parc à dos mais vous pouvez compter sur moi pour :
Obtenir un rendez vous avec la mairie et avoir une réunion avec les futurs gardes des Calanques et les patrouilleurs pour l'année prochaine qui sera la première année du Parc.
Je dois bien vous avouer que si au début de mes démarches, on m'aurait dit « tu vas avoir le Directeur qui te dira que les randonues ne lui posent pas de problèmes et qu'il ne voit pas d'inconvénient au naturisme » j'aurais signé de suite même si rien n'aurait été écrit, mais au plus, j'avance, au plus je pense pouvoir obtenir de chose.
Amicalement,
Bruno
Résumé des démarches faites avec le GIP des Calanques à la suite de la 3éme action militante de Port Pin.
Le lendemain de cette journée, j'ai eu une réunion avec le GIP, depuis j'ai continué à échanger des mails avec quelques responsables. On m'a demandé de ne pas faire de copié collé de nos échanges, je vous en fais donc un résumé pour que vous soyez au courant des avancées.
Le sujet de ces mails est principalement : « Ou peuvent réellement aller les naturistes depuis que la seule crique officiellement reconnue à la pratique est interdite d'accès due à un éboulement de la falaise ? »
Malgré les nombreuses purges de la falaise, les éboulements ont continué. A la vue des contraintes géologiques et financières, il n'est pas envisageable de pouvoir continuer ces purges, la falaise est naturellement fragile. Donc la mairie a préféré faire un arrêté pour éviter un autre drame.
Le non respect de cet arrêté municipal constitue une infraction de première classe pour ceux, textiles et naturistes, qui continuent à s'y rendre.
Pour le moment, il n'est pas prévue que les agents du futur Parc National des Calanques soient assermentés pour verbaliser ce type d'infractions mais le CA du Parc pourrait décider, ultérieurement si le risque et la fréquentation de la calanque augmente, qu'ils le prennent à leur compte. Si c'est le cas, les gardes du Parc deviendraient compétents en la matière.
De toute manière, le Parc et le GIP actuel ont le devoir de signaler à la mairie tout manquement à la sécurité. Au sujet des Pierres tombées, l'info est déjà remontée.
L'équipe du GIP est disposé à participer à une réflexion sur les zones qui pourraient être propices à la pratique du naturisme MAIS il est noté que :
- Il ne s'agit pas d'une procédure réglementaire qui pourra être opposé par l'APNEL à l'égard des communes ou des autres usagers sur place
- Ceci ne sera pas inscrit sur aucune carte
- « Compte tenu de l'état de perception du naturisme dans la société » (je cite...) il ne pourra s'agir que de criques isolées, et pas de calanques très majoritairement fréquentées par des textiles (mais je ne lâcherai pas En vau, je veux bien faire un effort pour ne plus aller sur la plage de Port Pin mais il faut au moins me laisser En Vau, ou alors, on verra plus tard si on peut aller sur les rochers de Port Pin).
- Les inscriptions « plages naturistes » sont interdites (toutes inscriptions du reste et tout tag) et il conviendra de ne pas demander aux textiles sur place de faire du naturisme ou de quitter les lieux.
Vous pouvez deviner ce que j'ai répondu à ces mails, mais je vous fais un rapide résumé. Après les avoir remercié pour leur écoute et leur disponibilité, car, objectivement, j'aurai pu avoir pire, j'ai rappelé que le naturisme n'était pas si mal vu dans la société, à part peut être par une minorité mais si on doit les respecter, on doit aussi nous respecter. De plus, nos libertés ne sont pas inférieures à celles des autres. Que le délit d'outrage public à la pudeur n'existe plus et que la loi faisait la différence entre exhibitionnisme et naturisme, sinon le naturisme n'existerait même pas.
J'ai aussi rappelé que le naturisme était une pratique séculaire dans les calanques et que, donc, il fallait qu'il soit pérennisé dans ces lieux car il concerne un certain nombre de personnes. Que rien dans les textes du Parc n'interdit ce mode de vie en adéquation avec les objectifs du Parc, au contraire, qu'on ne peut pas dire qu'une pratique est reconnue, sans en même temps, ne lui octroyer aucun lieu précis, à moins qu'on puisse en faire ou on veut, ce qui n'est pas le cas ici.
Les naturistes, habitués de la crique des Pierres tombées, ont du mal à comprendre mon discours quand je leur dis qu'ils peuvent se mettre nus dés que l'endroit s'y prête, c'est-à-dire dés que la crique est plus ou moins tranquille. Ils voudraient un autre lieu, avec une vue aussi belle, ou ils auraient la garantie de ne pas être emmerdé par les gardes. En même temps, déclarer officiellement un autre lieu engendrerait un surcroit de voyeurs, ce qui est forcément la dernière de mes volontés.
Donc le choix est celui-ci :
- Soit on laisse faire, les naturistes des Pierres tombées risquent de recevoir encore des pierres sur la tête et au mieux des amendes. Mais il est possible que durant un certain temps, rien ne se passe. Et de mon côté, je continue mes randonues et mes sorties plages dans les lieux que je juge propices. Le risque, à terme, est que le naturisme se meurt parce qu'il n'aura pas de lieux dédiés et qu'un jour ou l'autre, les amendes vont pleuvoir aux Pierres tombées.
- Soit j'obtiens qu'une ou deux calanques, avant que toutes les criques soient surfréquentées, soient autorisées au naturisme mais le risque est qu'on me dise « ailleurs, de fait, c'est interdit ». Le risque est réel même si je n'y crois pas vraiment. Et que ces nouveaux lieux attirent les voyeurs.
La meilleure des solutions aurait été que ça se passe comme en Espagne mais avec une ville comme Marseille, c'est illusoire, du reste, nombre de naturistes n'auraient pas osé allé à Port Pin comme nous l'avons fait. On peut noter que la randonue passe bien et ça, c'est une grande victoire (ben, j'ai le droit de me lancer des fleurs, non ? mdr ).
Malgré mes démarches, il s'avère que la pérennisation de la pratique du naturisme ne soit pas une affaire gagnée.
En fait, je suis persuadé que la reconnaissance du naturisme, au sens nationale, passera par au moins quatre étapes, et il faut que ces quatre étapes soient réunis en même temps :
- Que plus de naturistes revendiquent leur mode de vie, d'ou l'appel de la ffn "dire le naturisme"
- L'agrément ministériel sur lequel la FFN travaille, le dossier est déposé au ministère, on a 3 ans pour y arriver
- Une reconnaissance de ce qu'apporte le naturisme sur le plan économique et touristique (plus ou moins c'est reconnu mais selon les régions)
- Une dépénalisation de la nudité saine et naturelle
Donc, pour en revenir aux Calanques, le problème est d'ordre national. En tant que Parc national, les calanques ne peuvent pas être une zone d'exception ou les naturistes pourraient aller ou ils veulent de manière officielle. Le Parc des calanques se calquent sur ce qu'il se fait au niveau national .....mais j'ai un bon rapport avec la direction, donc on m'a dit officieusement que je pouvais continuer à faire ce que je fais mais il ne faut pas que j'aille sur les lieux surfréquenté comme Port Pin....il est simplement dommage que les gens doivent me croire plus ou moins sur parole...après tout le travail fournit.
Amicalement,
Bruno
Bravo Bruno pour ton travail acharné et précis, du travail de dossier.
Je préfère dire "légalisation" plutôt que "dépénalisation". Dépénalisation, ça veut dire que ça n'est pas puni, mais sans être pour autant légalement réglementé. Ce débat a eu lieu il y a peu d'années en Belgique au sujet du suicide médicalement assisté, ils ont d'abord proposé de dépénaliser, et les partisans du droit à mourir dans la dignité ont dit "non, nous ne voulons pas du "pas vu pas pris" hypocrite, nous voulons une législation qui reconnaisse et encadre cette pratique.
Ils ont eu gain de cause.
Pour la nudité non sexuelle, je pense de même que la loi doit non pas la dépénaliser (comme on dépénaliserait par exemple la consommation de cannabis, même si en France ce n'est pas à l'ordre du jour, et je ne rentre pas ici dans ce débat), mais reconnaître, définir et encadrer cette pratique, dire voici ce qui est autorisé, voici ce qui est interdit.
C'est un débat qui dépasse bien sûr les Calanques, mais puisqu'outre les Calanques, Bruno tu milites en ce sens, je te touche un mot de cette question qui n'est pas que de vocabulaire.
Pour les rapports avec la mairie de Marseille, là ce que je dis est "off", tu ne peux évidemment pas le dire aux élus et fonctionnaires de la ville, mais la Ville de Marseille est une de celles pour lesquelles l'UMP se fait le plus de soucis, et bien sûr de l'autre côté, le PS a le plus d'espoirs de basculement à gauche.
Mais les élections ne seront que dans 2 ans au plus tôt (et sans doute 2 1/2 ou 3, on risque de les reculer because sinon trop d'élections d'un coup en 2014), autant faire des plans sur la comète.
Le travail en revanche auprès du gouvernement et du parlement au sujet du 222-32, lui, il est en route. Nous devrions avoir des nouvelles dans quelques mois. Jouent en faveur des naturistes les faits suivants: l'absurdité de l'application de la loi puisque la Cour de Cassation a confirmé une relaxe d'un homme qui s'était masturbé devant un enfant "qui, intrigué, avait le regard fixé", au motif que le sexe n'était pas visible, de la décision du Conseil Constitutionnel de retoquer l'article 222-33 du Code Pénal (celui sur le harcèlement sexuel) because trop imprécis, délit mal défini. Or, le 222-32 est encore moins défini, et encore plus imprécis, que le 222-33. En cas de procès pour exhibition sexuelle, une question préalable de constitutionnalité (QPC) serait certainement recevable, quelqu'un renvoyé devant un tribunal pour un cas de nudité simple pourrait dire "mais, au fait, l'exhibition sexuelle, c'est quoi, ça consiste en quoi au juste?".
Donc, dossier à suivre.
Pour en revenir aux Calanques: bien sûr, une indication du caractère naturiste de certaines plages risque d'attirer des voyeurs, mais plus la pratique en sera officielle, plus le risque deviendra gérable parce qu'on pourra dire à l'éventuel voyeur ou ronchon "je suis dans mon droit, alors passe ton chemin".
Quand ce n'est que toléré, dépénalisé, ou reconnu dans une charte de 60 pages, que répond-on à un importun? :#
Bruno, tu connais les calanques comme ta poche, si Port-Pin n'est pas "gagnable" sauf opérations militantes, il en existe certainement d'autres qui le sont.
Pour terminer sur les voyeurs, je citerai l'exemple de la plage du Lourtuais à Erquy (Côte d'Armor). Cette plage a un côté textile et un côté naturiste, et un gars est là pour surveiller la partie naturiste: ça se passe très bien, très bonne fréquentation, pas de voyeurs, et très bonne cohabitation avec les textiles.
Donc, avoir, du moins les week-ends et les jours en pleine saison, quelqu'un qui se chargerait de surveiller que la pratique reste bien naturiste, et qui serait en relation avec les gardes comme le gars de la FFN est en relation avec la police municipale à Erquy, ça serait une solution efficace.
Et, rassurées d'être dans leur droit, rassurées par le côté visible et officiel, rassurées par l'existence d'une surveillance, les femmes et familles viendraient nombreuses et en confiance.
Bruno, je suis épaté par ton énergie !
Et apparemment il va t'en falloir encore un bon moment
pour suivre l'évolution de ce parc national des calanques.
Jacques, il me semble que le nombre de personnes prêtes
à se déclarer officiellement naturistes est en augmention.
Je vois par exemple quelques personnes dans nos randonues qui,
il y a seulement deux ans, ne voulaient absolument pas être prises en photo,
et qui aujourd'hui acceptent même que leur photo soit diffusée ...
Je vois aussi des adhérents de clubs naturistes qui sortent de leur club,
découvrent la randonue, et reviennent, pleines d'enthousiasme ...
Les quatres étapes que proposent Bruno me semblent pas mal du tout.
Le plus important de tous est assurément la communication,
seul moyen de faire évoluer la vision du naturisme dans la société.
Il y a là un gros travail à faire, et c'est un travail à faire de façon récurente,
si on veut que le message passe (voir les techniques de propagande).
C'est par exemple dommage qu'on n'ait pas entendu la FFN ces jours-ci
à propos de la journée sans maillot. C'est le genre d'événément idéal
pour faire du buzz de manière sympathique (contexte plage et vacance),
et malgré la météo défavorable, on voit bien que les initiatives locales
prises ici où là, bien que modestes, ont attiré les média (presse, radio).
Il y a des leçons à en tirer pour l'année prochaine, et voir les choses en plus grand ...
Je suis bien conscient que les moyens financiers de la FFN sont limités,
ce qui est un réel soucis pour faire de la com' à grande échelle.
Mais aujourd'hui, on peut réduire les coûts grâce au net et viser le buzz ...
C'est un exercice délicat si on ne veut pas que ça tombe à plat,
mais je pense que cela pourrait être tenté, en s'y prenant bien.
J'ai quelques idées en réserve à ce sujet ...
Bruno et Jacques, cela vous arrive-t-il de venir du côté de la Bretagne ?
😉 Merci Philoux pour ton message plein de sympathie et de sollicitude.
Nous ne sommes que des humains, assaillis aussi par le doute et le découragement.
Et, sans le soutien et la participation de tous, le naturisme en liberté ne représente, malheureusement, pas grand chose.
Quand à la Bretagne, si le temps avait été plus clément, nous comptions bien allés participer aux initiatives locales.
Petit souvenir de notre dernière escapade chez vous :
C'est vrai que cela exige de la persévérance et de la patience mais aussi des appuis divers et variés !
Marseille, c'est cela ! 😀
Je crois que la reconnaissance du naturisme dans les calanques s'imposera s'il a une dépénalisation de la nudité naturelle sur le plan national (la nudité saine est un concept, selon moi, qui ne veut pas dire grand chose) et ensuite, par une évaluation au niveau local des retombées sur le plan économique, touristique et culturelle.
Pour ce faire entendre, il faut êtres des milliers et des milliers, et entreprendre des
manifestations pacifique, sur Paris, dans les grandes capital régional!
Mais il ne faut pas appelé a des manifestation nus, car les milliers de naturistes qui
comme
moi sont des citoyens qui ne veulent que vivres tranquillement cette hart de vivre.
ils ne viendrons pas, tous le monde n'a pas le courage de ceux qui font des cyclonue en
milieu urbain!
Mais pour arrivées a faire changé cette article 222-32 .
Il faut combattre avec sa tête et pas avec sa sensibilité.
Si vous voulez vraiment changées les choses, vous le pouvez.
Michel
PS ne pas tapé sur moi c'est juste une idée.
Bravo Bruno, encore une fois, pour tout ce que tu fais en faveur du naturisme aux seins des diverses associations et de tes diverses interventions. Toutefois, il faut quand même que ceux qui ne connaissent pas nos calanques sachent que le naturisme y est toléré, depuis de trés trés nombreuses années, dans de nombreux endroits. Si je ne considère que Cassis on peut citer bien sur la plage de l'Aréne à l'est, puis à l'ouest, les roches blanches, pamplemousse et en marchant un peu la pointe de cacau. Plus prés de Marseille, il y avait Sugiton et il reste le Mont-Rose (oui certes un peu plus discutable). Donc reconquérir Port-Pin était certainement une bonne idée, mais dans le contexte sociétal marseillais, où l'on voit des gens se baigner "habillés" sur les plages du Prophéte ou du Prado, c'est une tâche assez compliquée. Bref, faire reconnaître le naturisme dans les calanques et par le règlement du nouveau Parc National est totalement légitime, mais, il nous faut aussi parler des nombreux endroits ou le naturisme est toléré pour que tous les naturistes de Marseille, des environs et les touristes continuent de se les "approprier".
Tout à fait d'accord avec toi Réinscrit13 (me fais bizarre de t'appeler comme ça !! mdr !)
Voici ce que j'envisage de faire pour avoir une pérennité de la pratique du naturisme dans les Calanques.
Le problème est le suivant :
Le GIP, et le futur Parc, ne peut pas s'engager sur une législation nationale dont ils n'en ont pas la compétence. Et ce mot n'est pas à prendre au sens de "ils en sont pas capables" mais au sens que juridique, ce n'est pas eux de le faire et ils ne peuvent pas le faire, sinon, ça pourrait leur retomber dessus.
Mais ils octroient le "label" Parc (label entre guillemet, c'est plus une marque de reconnaissance) aux associations qui font un effort pour que leurs activités aient un minimum d'impact. Donc, si je m'engage à ne plus faire d'actions à Port Pin, à ne pas faire de dépêche AFP, à ne pas faire de manifestations de propagandes avec la banderole en coeur du Parc, à mettre en place une liste de sites propices à la pratique, à avertir le Parc lors des sorties de mon association......il est possible que l'apnel et l'ANP aient ce label Parc.....faudra que je voie comment faire avec le GIP à la rentrée.
Le Parc ne reconnaitra pas une pratique, qu'elle ne peut pas officialiser, mais une association. C'est pas forcément plus mal...
Amicalement,
Bruno
Message édité par : BrunoSaurez / 18-07-2012 14:40
Oui, c'est certainement un premier pas en avant qui permettra d'en faire d'autres et qui contribuera à pérenniser les plages et calanques "naturistes" que nous connaissons les uns et les autres. Il faudra veiller toutefois à ce que le label associatif puisse être associé à des lieux . Bref, un débat s'instaure et c'est ce qui est important, et, à nous de réfléchir pour obtenir de ces charmants technocrates, des avancées significatives.
