La permissivité de la société n'est-elle pas le moyen de garder le contrôle sur de grosses sources de revenus:
- Le chiffre d'affaire de la confection est gigantesque. La mode l'entretient. Pour les maillots de bain, plus la surface de tissu est minime, plus ils sont chers. Mesurez la perte de CA si la nudité était courante, surtout l'été et surtout dans les pays chauds.Dans l'air écologique du temps nous percevons bien la pollution générée par le vêtement, mais les lobbys entretiennent savamment la pudibonderie pour ne pas voir mourir la poule aux œufs d'or.
Concernant les enfants, c'est, je pense, surtout le monde religieux qui entretient les interdits. On sait ou cela mène. Après les révélations récentes, on apprend que les prêtres n'ont pas suffisamment d'éducation sexuelles. C'est déjà admettre qu'ils ont le droit d'avoir une sexualité, ce qui n'était pas évident il y a encore quelques mois. L'interdiction des relations sexuelles les entrainent forcément, à mon avis, vers des conduites, à tout le moins atypiques. Je me demande même si l'église admet aujourd'hui la masturbation comme une pratique normale et saine. Et que dire de la quasi absence des femmes dans la hiérarchie ecclésiastique. J'ai été 18 ans dans des écoles confessionnelles; je pense en parler en connaissance de cause.
Naturiste depuis mon plus jeune âge (caché évidemment, dans un tel milieu) je n'ai pas éprouvé de honte à l'adolescence, au contraire. J'avais classé définitivement ma religieuse mère dans l'erreur. J'en avais supputé l'impasse dès l'age de raison, et j'avais trouvé un tel bien être et une telle sensation de liberté dans le naturisme (sans le connaître), que je ne me voyais pas faire autrement. Pour moi, l'esprit 1968 fut une révélation, voire une "normalisation" de la société. Dommage que 50 ans plus tard la pudibonderie ait repris le dessus, poussée par les intérêts financiers sous-jacents.
Les enfants ne ressentent pas la honte du corps avant qu'on ne leur inculque. Si bien qu'à l'adolescence ils se retrouvent dans une situation d'ignorance (éducation sexuelle très défaillante, très mécaniciste, ne parlant surtout pas des pratiques des adultes.) Avec le développement sexuel (poussées hormonales), du désir, et la curiosité liée au développement intellectuel, il découvrent la pornographie et toute ses dérives. N'ayant que ce seul exemple, entouré d'interdits, et donc d'envie de transgression, ils s'éduquent comme ils peuvent, ne retenant que les poncifs porno. Les "nudes" existeraient-ils si la nudité était normale et habituelle, au moins dans les situations ou elle est naturelles : climat chaud, baignade, loisirs, sports, douches, sommeil, etc.... Le CA de l'industrie pornographique, faramineux, est de façon évidente un très gros frein à la tolérance du nu. Même remarque que pour les "nudes" sur sa pérennité si le nu devenait normal.
J'irai même jusqu'à dire que les perversions criminelles seraient très certainement bien réduite par une éducation honnête et complète des enfants. Je me demande même si ma profession, à la marge, n'a pas -elle aussi- des intérêts financiers à ce que cela se poursuive, sans compter la position très ambiguë de notre justice.
Force est de constater que le chemin est long pour arriver à une amélioration des choses; la prise de conscience écologique est peut-être une chance. Continuons de lutter activement, les vents nous redevenant un peu plus favorable.
Point n'est besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer.
