Donc la plupart avons reçu une "mauvaise éducation". Si la "religion" -les religions: christiannisme, islam, bouddhisme, judaïsme, et caetera, dans toutes leurs variantes- ne produisent avant tout que des règles, des interdits et encore et toujours des interdits, on y trouve toujours le combat contre le plaisir non reproductif, la défiance envers l'harmonie naturelle, l'atteinte à l'épanouissement personnel et collectif. Avec la Chine, où le "religieux" est avant tout superstition (bien qu'un christiannisme, mineur, y progresse à l'Est), on constate que la religion n'est que l'expression particulière d'une névrose collective plus profonde.
Bien que non pratiquant, on peut très bien recycler l'esprit de "frein" normalisateur issu des parentalités antérieures. La névrose passe ainsi de génération en génération. Elle s'officialise et module toute une société humaine. On vit une époque où on peut prendre conscience de cela et sortir des schémas pièges, mais ça vaut pour tout le monde car le fiel de la névrose est partout répandu dans les médias, dans la rue, dans les milieux officieux.
Ourfarewell : Merci de montrer une fois encore combien la non-connaissance de quelque chose (ici la religion), combiné à certains phantasmes et idées reçues actuelles (du genre la religion c'est mortifère) entraîne une répulsion haineuse donc totalitaire ou fondamentaliste (genre fondamentaliste athée qui veut bouffer du curé).
De nombreuses personnes, de toutes religions, sont naturistes. Socialement, on remarque même que ce sont les CSP+, les plus croyantes, qui sont aussi les premières à être naturistes.
Bien sûr, on me répondra qu'il existe des groupements qui ne me suivent pas. C'est vrai que tous les chrétiens ne sont pas prêts à se mettre (à) nu. Mais cela prouve que la religion en tant que telle n'interfère en rien là dedans. Ce sont des codes sociaux, inventés par les hommes, parfois justifiés en faisant appel à Dieu (ex : Charia), mais parfois aussi par la démocratie, par les bonnes manières, ou je ne sais pas quoi d'autres.
Si certains prenaient le temps de venir voir ce qu'est vraiment un groupe religieux, il verrait que ce qui est écrit ci-dessus n'est que du n'importe quoi !
La religion, loin d'empêcher mon épanouissement personnel et collectif, est au contraire quelque chose qui donne un sens à ma vie, a notre vie, ce qui permet justement mon épanouissement personnel. Tous les croyants que je rencontre sont bien plus épanouis que la plupart de ceux qui ne savent pas où ils vont et qui sont d'ailleurs souvent à la recherche d'un idéal qui leur échappe.
Dans le genre n'importe quoi, on a aussi l'affirmation : "les religions: christianisme, islam, bouddhisme, judaïsme, et cætera, dans toutes leurs variantes- ne produisent avant tout que des règles, des interdits et encore et toujours des interdits".
En effet, les règles, quand elles existent, sont secondaires par rapport à la foi, et ne sont rien de plus que des recommandations permettant de vivre sa foi. Elles sont volontairement acceptées ou non suivant la personne. Tenter de comprendre une religion en lisant des textes qu'on prend à tort pour des sortes de lois est un chemin de facilité hasardeux qui ne peut aboutir qu'a une méconnaissance profonde de ce qu'est la religion. Quel imbécile dirait : « je n'aime pas la France car il y a une loi stupide et insensé qui m'interdis de continuer à rouler en voiture quand je vois une lampe rouge au dessus de la route ». Prise seule, cette loi est effectivement stupide. Elle ne se comprend que si l'on intègre le fait qu'il faut organiser la circulation routière afin d'éviter les accidents et de faire en sorte que chacun puisse avancer.
Le parfait exemple est le point sur la sexualité : peut on réduire une religion à « il est interdit de faire l'amour sans être reproductif » ? Ce serait totalement stupide ! Il n'y a pas besoin de lire trop de pages de l'encyclique de Benoît XVI « Dieu est amour ! » pour comprendre que le Pape, loin d'interdire l'amour du corps (éros en grecque), le donne pour indispensable à la réalisation du parfait amour, qui mélange corps (éros) et esprit (agape). En clair, les couples qui s'aiment vraiment sont invités à faire l'amour, même si celui-ci n'est pas reproductif. Qu'on se le dise ! Mais effectivement, ce n'est plus le plaisir qui est recherché, mais bien le bonheur. Et que celui-ci passe par le corps indique clairement que celui-ci est bel et bien à prendre en compte dans la réalisation de l'Homme. C'est d'ailleurs l'un des points de base de mon naturisme-chrétien.
J'ai souvent été confronté à des « idiots » qui se croient plus malin que tout le monde en critiquant les religions en utilisant des arguments ridicules qui montrent bien qu'ils n'y connaissent rien. Peut être devraient-ils se poser des question et se demandé si leur athéisme forcené ne prend pas toutes les caractéristiques que ce qu'ils dénoncent. La tentation totalitaire est dans tous les hommes et plus ont croit y échapper, plus nous l'épousons. J'ai la ferme convictions que vous pourrez éviter ces pièges. Et vous ?
Je comprends ton irritation à la lecture d'attaques un peu sommaires contre les religions. Elles méritent le respect dès lors et à condition qu'elles respectent les convictions différentes, ce qui hélas, même aujourd'hui, n'est pas toujours le cas.
Nous savons tous, je crois, qu'il y a des naturistes catholiques (entre autres appartenances religieuses). Tous les catholiques le savent-ils ? Et pour ramener ce débat à son sujet : l'Eglise catholique est-elle prête à reconnaître au naturisme une possible valeur éducative ?
Pour ma part, convaincu que le naturisme apporte à l'éducation de mes petits-enfants des bienfaits dont je n'ai pas bénéficié à leur âge, j'aimerais qu'un maximum d'enfants puissent y avoir accès et il me semble qu'on n'en prend pas le chemin quand on se soumet à une idée reçue (pas seulement dans les milieux religieux) selon laquelle il serait quelque part inavouable.
C'est quand même incroyable qu'on ne puisse pas revendiquer d'être athée sans se voir immédiatement taxer de "totalitarisme" et de "fondamentalisme". Termes qui ne sont pas choisis au hasard, bien évidemment.
Les "croyants" ne peuvent pas supporter l'idée qu'on puisse trouver une autre vérité que la leur.
A la question "croyez-vous en dieu", si l'on répond : "non", on s'entend dire sur un ton compatissant : "mais comme vous devez être malheureux !"
Eh bien non, je l'affirme haut et fort : on peut être très heureux sans croire en aucun dieu et sans pratiquer aucun culte.
Oui, je suis athée et je me revendique comme tel, sans complexes. D'ailleurs pourquoi en aurais-je ?
Ce qui n'exclut en aucun cas, quoi qu'on en dise, le respect de l'autre et de sa sensibilité.
Ne vous en déplaise, l'athée a une vie sprituelle au moins aussi riche que la vôtre, vous qui vous dites "croyants".
La différence réside dans le fait que l'athée n'a pas besoin d'apporter une réponse toute faite à ses interrogations les plus profondes ni aucun subterfuge à ses propres faiblesses. Je sais que beaucoup de gens ont du mal à admettre cela. L'athée passe toujours pour un être bizarre, voire suspect. Je me demande bien pourquoi.
Je n'ai besoin d'aucun "livre sacré", ni d'aucun dogme, ni d'aucun porte-parole du dogme pour m'épanouir, pour réfléchir, pour avoir ma propre pensée. Je suis un homme libre. Si d'autres ont besoin de tout cela, ils en sont également libres et je les respecte. Je ne les agresse pas. Mais qu'ils ne viennent pas essayer de m'imposer leur croyance ni leurs rites; qu'ils cessent de me mépriser et de me traîter de tous les noms parce que je ne partage pas leur vérité. Moi aussi je suis libre et si je ne crois ni en dieu ni en aucune religion c'est en connaissance de cause. L'athée n'est ni un inculte ni un idiot.
Concernant le chapitre sur la sexualité, j'ai juste une petite question, tout simple.
Je cite : "Il n'y a pas besoin de lire trop de pages de l'encyclique de Benoît XVI « Dieu est amour ! » pour comprendre que le Pape, loin d'interdire l'amour du corps (éros en grec), le donne pour indispensable à la réalisation du parfait amour, qui mélange corps (éros) et esprit (agape). En clair, les couples qui s'aiment vraiment sont invités à faire l'amour, même si celui-ci n'est pas reproductif. Qu'on se le dise !"
- Même les couples homosexuels, par conséquent ?...
Autre chose : "Ce n'est plus le plaisir qui est recherché, mais bien le bonheur. Et que celui-ci passe par le corps indique clairement que celui-ci est bel et bien à prendre en compte dans la réalisation de l'Homme." (d'abord, pourquoi une majuscule à "homme" ? Est-ce qu'on met une majuscule à "girafe", à "libellule" ou à "chimpanzé" ?... Non.)
- C'est exactement le contraire : l'un des principes fondamentaux des religions quelles qu'elles soient est de distinguer "l'esprit" de "la matière", c'est à dire de dissocier le corps et la pensée. C'est à mon avis une erreur fondamentale : l'esprit sans les sens, la pensée sans le corps, le sprituel sans la chair est une absurdité. L'esprit, qui serait noble et pur, et le corps qui est sale et méprisable. C'est la raison pour laquelle les sens et le plaisir ont à peu près toujours été culpabilisés par les religions. Au contraire, pour "bonifier" l'esprit, on torture le corps, on le met à l'épreuve. La souffrance comme rédemption n'est qu'un moyen grossier de garder l'emprise sur les corps et les vies intimes des gens.
On est au coeur du sujet : le naturisme, tel que je le conçois pour ma part, c'est précisément la rencontre des sens et de l'esprit par le bien-être et le retour à son propre "état naturel"; c'est l'émulation de l'un par l'autre, et réciproquement, comme aurait dit Pierre Dac.
Du point de vue de la réflexion sociologique et culturelle, je partage la réflexion d'Ourfarewell (dont le ton est souvent direct, véhément et sans concession, c'est vrai, c'est là sa marque de fabrique ;-)) réflexion qui, à mes yeux, est loin d'être aussi sommaire que vous le dites.
Vous pourrez tout m'opposer et vous aurez toujours des arguments dans votre manche, je le sais. Le dogme religieux a ceci de particulier qu'on peut y trouver et lui faire dire exactement tout et son contraire.
Permettez-moi dans cet échange de vous signaler un entretien du philosophe André Comte-Sponville dans "Psychologies" d'octobre. Il est intitulé "Les athées n'ont pas moins d'esprit que les autres." C'est la présentation d'un essai : l'Esprit de l'athéisme. Il est publlié chez Albin Michel. Je l'ai trouvé très dans l'esprit que nous essayons de vivre.
Si nous écrivions les uns les autres ce qui nous fait vivre, ce qui nous rend heureux, les découvertes enrichissantes que nous faisons, plus que les limites que nous percevons, et surtout chez les autres, nous nous aiderions à vivre ensemble. J'ai conscience que je n'échappe pas moi-même aux clichés tout fait sur des domaines que je connais peu ou pas.
Cette lecture m'a beaucoup apporté. Je constate que construire sa vie est un chantier jamais achevé. De nouvelles portes s'ouvrent, et peut-être que des fenêtres se ferment aussi. Des amis entrent, d'autres s'éloignent.
Pour réconcilier le corps et l'esprit, je dois travailler sur mon écoute. Entre ce que mes oreiles entendent, ou mes yeux lisent, et ce que je veux bien entendre, comprendre, il y a une distance à réduire.
Bonne journée à tous, sous le soleil ou la pluie qui seront les mêmes pour les uns et pour les autres. Sauf que certains aiment mieux l'un que l'autre.
Amitié
La réponse de Chris_Cran est tout simplement GERBANTE.
Beurk beurk rebeurk, honte à lui!!!!!
😐 😐
Il traite d'"idiots" (et pire encore) ceux qui ne sont pas d'accord, qui ne se "plient" pas aux sacro-saint Esprit du pape et de je-ne-sais quelles niaiseries! Ce faisant, il nous fait croire que ceux qui ont rejeté la religion catholique et lui attribuent les maux (qu'on connaît) sont de purs incultes, simplets, beaufs, vulgos ou j'en passe. Mais c'est typique de la manipulation religieuse, ça! Ca me débecte vous pouvez pas savoir.
Gilles et les modérateurs, je vous signale que par principe on a établi qu'il ne faudrait pas causer religion (trop lourdement), ni politique (politicienne, partisane), dans les pages des forums. Sinon c'est vite la guéguerre. Là, on a un sujet sur l'éducation, et voilà l'autre qui ramène sa fraise pour nous bassiner les trucs habituels (tout en faisant bien exprès d'éluder la question de la névrose collective, plus profonde que celle transmise par une religion, qui ne fait que le recycler et l'amplifier). BASTA!
Et comme dit l'an-archiste (et le naturiste, né anarchiste): "ni Dieu ni maître!"
:=!
Après l'opposition bon enfant " naturiste vs nudiste" , voila " bons croyants rayonnants de vérité vs idiots sur toute la ligne " . JeanYves et Ourfarewell ont tout dit ..
Bonjour.
Effectivement, il est temps de ne plus parler de religion.
Mais ce n'est pas moi qui a ouvert le débat et qui a commencé à dire des choses assez déplaisant sur la religion. Ourfarewell peut trouver que ce que je dis est "gerbant", comme il tient le même discours, je pourrais lui renvoyer le compliment.
Mais je préfère ne pas en rajouter gratuitement et vous poser la question : pourquoi on peut taper sur la religion, et interdire de taper sur ceux qui tapent sur la religion, tout en tapant sur ceux qui tapent sur ceux qui tapent sur la religion ?
La réponse est simple : Aujourd'hui, il est bien vu d'accuser les croyants de tous les malheurs du monde (Sida en Afrique, guerres, et donc ici anti-naturisme). Après tous, l'Homme à besoin d'un Bouc Emissaire.
La religion est faite par l'homme, elle est donc perméable aux travers des hommes et des sociétés, mais elle n'en est pas pour autant l'origine (qui n'est pas au menu du jour)
Je n'ai jamais eu l'intention de dire du mal de ceux qui n'avait pas de religion. J'en connais plein, et je les respecte. Ils me respectent également. Je suis désolé que mes paroles aient été mal comprises. Je suis contre toute forme d'intolérance : qu'elle vienne des croyants envers des non croyants mais aussi des non-croyants envers les croyants.
J'espère que la discussion est close. Sinon, le mieux, c'est de m'écrire par courrier perso car le but de ce post n'est absolument pas de parler de cela.
Bon ! Après ces affrontements où chacun accuse l'autre d'intolérance (ça me rappelle le mot de Jules Renard : "Un égoïste, c'est quelqu'un qui ne pense pas à moi !"), si on revenait au sujet ?
"Croyants et non croyants" mais tous croyant au naturisme, nous partageons, je crois, l'idée que le corps est respectable, que la pratique du naturisme témoigne de ce respect et y habitue les enfants. La hantise de la pédophilie et de tout ce qui pourrait même vaguement y faire penser aboutit actuellement dans les écoles à des conduites non naturelles. Les enseignants sont sommés d'imiter la pudibonderie feinte de Tartufe, de s'adresser à leurs élèves comme à de purs esprits. Ne pas regarder, encore moins toucher des enfants qui attendent souvent un regard ou un geste affectueux comme un encouragement.
Non, repecter le corps ce n'est pas le nier. Les enfants ont le droit de s'exprimer avec leur corps sans que les adultes aient peur d'être mis en danger. Ils ont besoin qu'on le leur dise, et c'est en le leur disant et non pas en refusant d'en parler qu'on peut leur faire comprendre la différence entre le sain et le malsain.
Le naturisme est sans doute le seul mouvement d'éducation qui donne au corps sa juste place.
Bonsoir à tous et toutes. Même si cela n'a rien à voir avec le sujet, encore que, bravo à PAPYGB ET BALOO qui, par leurs commentaires plein de bon sens, tentent de mettre fin à certains "affrontements"... Merci. B.
De fait j'ai connu le naturisme bien après l'enfance et l'adolescence.
Donc je ne peux dire ce qu'il m'aurait apporté. Mais j'ai fréquenté le scoutisme dès sept ans, et je peux témoigner qu'il m'a aidé à vivre dans la nature et à commencer à la découvrir, à prendre plaisir des choses simples. J'ai appris à aimer les journées de grands vents, la musique de la pluie sur les arbres, le craquement du feu, les bruits de la nuit. Certes nous ne vivions pas nus dans ces cadres si merveilleux.
Mais je puis dire que le corps y avait bien sa place. Il y manquait sûrement le regard naturel sur la sexualité qu'apporte le naturisme. Faudrait-il imaginer un mouvement de scoutisme naturiste ? Avec toutes les réglementations des centres de vacances et de loisirs, le projet semble à long terme.
Amitié à tous et bonne fête de la Tousnus
Un mouvement de scoutisme naturiste...compliqué en effet. Mais il me semblerait...naturel, compte tenu de sa philosophie générale, que le scoutisme intègre le naturisme comme une pratique normale quand la situation s'y prête.
S'il y a des responsables de mouvements scouts parmi les lecteurs de ce post, qu'en pensent-ils ?
